Val-et-Châtillon

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Les Amis d’Alfred RENAUDIN

  • Fondée le 17 mars 2012 à Val-et-Châtillon, cette association a pour but de :
    • Promouvoir l’œuvre du peintre Alfred RENAUDIN (1866-1944).
    • Recenser l’ensemble des œuvres de l’artiste et tout autre document le concernant.
    • Editer des brochures ou tout document se rapportant à sa vie et à son œuvre.
    • Organiser des événements en rapport avec Alfred RENAUDIN montrant la cohérence et le contexte.
    • Organiser les manifestations marquant le 150ème anniversaire de sa naissance en 2016.
  • Présidente d’honneur : Madame Elisabeth THOMAS
    Président : Monsieur Olivier BENA
    Vice-présidente : Madame Josiane TALLOTTE
    Trésorière : Madame Josiane EHRLE
    Secrétaire : Monsieur Henri HARD
  • Statuts.
  • Appel à cotisation pour 2019

Prochainement :

  • 22/06/19 : Alfred Renaudin - Le Musée sort de son Palais

Dernières actualités :

L’art scandinave en conférence

Publié le mardi 30 avril 2019

Auteur : Olivier Béna

A l’invitation des Amis d’Alfred Renaudin, Enora Barbey, médiatrice culturelle au musée des beaux-arts de Nancy, a évoqué l’âge d’or de la peinture scandinave au tournant des 19ème et 20ème siècles.

Ces sensibilités nordiques ont montré que les paysages y ont une place déterminante, tout comme le traitement le plus réaliste possible de la lumière. Le plus célèbre reste le Norvégien Edvard Munch, précurseur de l’expressionnisme, et son Cri, mondialement connu.

Olivier Béna


Quand Alfred Renaudin peignait Notre Dame de Paris

Publié le mercredi 17 avril 2019

Auteur : Olivier BENA


Il y a tout juste un siècle, A. Renaudin peignait Notre Dame de Paris.
 

S’il est vrai que le grand public retient principalement ses paysages ruraux lorrains, Alfred Renaudin a été aussi un témoin de la vie parisienne et des transformations urbaines de la capitale. De par la proximité de son atelier situé rue Caulaincourt, Il a notamment peint l’aménagement du quartier de Montmartre et de toutes les artères attenantes. Outre la jeune Tour Eiffel, le Palais-Bourbon, le Sacré-Cœur ou encore le Louvre, il a mis en couleurs cette vue magistrale de la cathédrale Notre-Dame depuis la rive gauche de la Seine où deux hommes endimanchés s’attèlent à la représenter assis au bord de l’eau. On y distingue clairement la flèche de Viollet-le-Duc ainsi qu’une grande partie de la toiture désormais réduites en cendres. Cette toile de collection particulière signée en bas à droite, notée Paris et datée de 1919 est aujourd’hui considérée comme une trace artistique et historique de l’édifice sinistré. L’inventaire de l’artiste-peintre laisse apparaître une autre œuvre plus lumineuse où se reflètent les tours du monument dans le fleuve non loin du pont Saint-Michel

Olivier Béna.


Questions à … Enora Barbey, médiatrice culturelle au musée des Beaux-Arts de Nancy

Publié le jeudi 11 avril 2019

Qu’est-ce qui caractérise ce mouvement nordique ?

Ce qui pourrait caractériser la peinture scandinave de la fin du 19ème et du début du 20ème siècle serait justement son absence de caractéristique commune. Malgré des similitudes en termes de géographie, de climat, les quatre pays scandinaves (Danemark, Suède, Norvège et Finlande) présentent des histoires différentes et donc une histoire de l’art propre à chacun, même si toute influence réciproque et vis-à-vis des mouvements européens ne doit pas être écartée.

Y-a-t-il un lien avec l’impressionnisme qui lui est contemporain ?

Parmi tous les peintres scandinaves, seuls certains peintres suédois ont été influencés directement par les artistes impressionnistes français, comme le suédois Karl Nordström. Il est vrai que, comme chez les impressionnistes, le paysage tient une place déterminante dans la peinture scandinave de cette époque, tout comme le traitement de la lumière. Certains adopteront même une touche évoquant celle des impressionnistes. Mais de manière générale, l’influence impressionniste est indirecte.

Qui sont les grands maîtres de la peinture scandinave ?

Les grands noms de la peinture scandinave n’ont malheureusement pas encore réellement franchi les frontières de leurs pays. Toutefois certains peintres ont récemment fait l’objet de rétrospectives dans des expositions parisiennes. Le plus connu de tous est évidemment le norvégien Edvard Munch, à ce nom pourraient s’ajouter le finlandais Akseli Gallen-Kallela, le suédois Angers Zorn et le danois Peder-Severin Kroyer.

Retrouvez-vous des éléments typiques à ce courant dans la peinture d’A. Renaudin ?

Les œuvres d’Alfred Renaudin présentent deux éléments essentiels de la peinture scandinave du tournant des 19ème et 20ème siècles : le genre du paysage, que beaucoup de peintres scandinaves adoptent, en particuliers les peintres finlandais, et le traitement de la lumière avec une recherche de luminosité la plus réaliste possible.

 

Enora Barbey donnera la conférence « Sensibilités nordiques : l’âge d’or de la peinture scandinave au tournant des 19ème et 20ème siècles », le 27 avril à 15h à la salle des fêtes de Val-et-Châtillon en lien avec les Amis d’Alfred Renaudin. Ouvert gratuitement à tous.

Propos recueillis par Olivier Béna

 


Questions à … Eric Freysselinard, préfet de Meurthe-et-Moselle et arrière-petit-fils d’Albert Lebrun

Publié le mercredi 03 avril 2019


crédit photo : Alexandre MARCHI - L’Est Républicain

 

Qui était Marguerite dont vous publiez le journal ?

Marguerite ou Mme Albert Lebrun, l’épouse du dernier président de la IIIe République, a consigné, d’août 1939 à juillet 1940, chaque jour, avec les informations reçues de son mari, ses doutes et ses émotions, sa propre observation des événements et des acteurs d’une histoire en train de se faire.

Comment avez-vous procédé pour le rédiger ?

A travers un récit profondément humain et en même temps très bien informé, Marguerite Lebrun raconte cette longue descente aux enfers, de la déclaration de guerre à l’invasion de la France et à la prise de pouvoir par Pétain. Grâce à son récit sur le vif, on découvre le volontarisme de Daladier puis de Reynaud, les manœuvres de Laval, l’excitation de Weygand et l’apathie apparente de Pétain, qui vont, après quelques mois d’une drôle de guerre, amener la France à collaborer avec la nouvelle puissance européenne.

Après avoir signé une biographie primée par l’Académie Stanislas de votre bisaïeul, qu’apporte ce nouvel opus ?

Ce récit, inédit et authentique, sans artifice car non destiné à la publication, parsemé d’anecdotes souvent drôles, passionnera le lecteur, en resituant l’époque sans les travers que peut parfois apporter l’analyse historique postérieure. C’est un document exceptionnel proposé aux Presses universitaires de Lorraine. Un 3ème livre sera d’ailleurs publié l’année prochaine, aux Presses universitaires de Grenoble. Il s’agira de la suite du journal qui ira du 15 juillet 1940 à octobre 1947, racontant le séjour du couple à Vizille, en Isère, pendant la guerre.

Quel lien unissait votre famille à Alfred Renaudin ?

Alfred Renaudin est appelé par le Président Lebrun, qui lui commande une série de tableaux pour sa propriété à Mercy-le-Haut. Ravi, il lui achètera également une toile représentant la maison natale à Chamagne du peintre Claude Gellée. Par décret du 31 juillet 1934, Alfred Renaudin est fait chevalier de la Légion d’Honneur.

Durant cette même période du journal, dans la nuit du 9 au 10 mai 1940, une des premières bombes tombées sur Nancy échoue sur la maison de la famille Renaudin, rue Pasteur, qui est partiellement dévastée ainsi que l’atelier. Rejoignant Fontannes et l’Auvergne qui les avaient si bien accueillis à la fin de la Grande Guerre, Alfred Renaudin ne reverra jamais vivant sa chère Lorraine.

 

Propos recueillis par Olivier Béna
 

Eric Freysselinard donnera la conférence « Comment la IIIe République a sombré, journal de Marguerite Lebrun septembre 1939-juillet 1940.» le 6 avril à 15h à la salle des fêtes de Val-et-Châtillon en lien avec les Amis d’Alfred Renaudin. Il s’en suivra une vente et une signature du livre du même titre. Ouvert gratuitement à tous.

(édit. 8/04/2019 : galerie photos)


Article du bulletin municipal 2018

Publié le mercredi 27 février 2019

L’année 2018 qui se termine a vu encore de nombreuses activités et projets au compteur de l’association rendant hommage à l’artiste-peintre Alfred Renaudin, inhumé au cimetière communal.

Forte de ses 71 adhérents, elle œuvre à offrir une proposition culturelle sur le secteur autour de l’art par le biais de conférences gratuites ouvertes à tous mais aussi par des sorties ou autres événements. La cotisation est fixée à 10 €. Reconnue d’utilité générale, tout don se voit attribuer un reçu fiscal pour déduction à 66 %.

Le Comité remercie la Commune de Val-et-Châtillon pour le prêt à titre gracieux de la « buvette » pour l’organisation des conférences et de l’assemblée générale. L’association n’a sollicité aucune subvention communale comme en 2017.

Adjugé, vendu !

Le 6 mars, Maître Sylvie Teitgen, commissaire-priseur chez Anticthermal à Nancy, est venue présenter son métier, de plus en plus médiatisé par les émissions de télévision comme « Affaire conclue ! ».

Me Teitgen a terminé son intervention en faisant visionner de nombreuses œuvres dont celles d’Alfred Renaudin, dont la cote est locale et pour lequel il manque une grande exposition d’envergure nationale pour le transporter hors de sa chère Lorraine.

Des particuliers ont montré des objets apportés pour une expertise sommaire. Le président a remis en cadeau à Me Teitgen le livre sur A. Renaudin afin qu’elle puisse découvrir plus en profondeur l’artiste-peintre dont elle voit souvent passer entre ses mains des toiles dans son hôtel de ventes.

Cinq toiles d’Alfred Renaudin léguées au Musée du Château de Lunéville

Quelques mois après le décès de Marie-Louise Beylstein en juillet 2017 à l’âge de 101 ans, la succession de ses biens a conduit au legs de cinq œuvres de l’artiste-peintre au musée du château de Lunéville. C’était la volonté de son époux, André Beylstein. Ces toiles proviennent de l’acquisition d’Auguste Beystein, épicier rue Gambetta à Lunéville, et père d’André Beylstein, comme l’a indiqué l’arrière-petit-fils de ces derniers, Etienne Delouche, également présent lors de l’événement.

La conférence de presse de présentation s’est tenue dans la salle de la Livrée sous la présidence de Nicole Creusot, vice-présidente du Conseil Départemental et de Catherine Guyon, présidente de l’association des Amis du château et de son musée.

Elles représentent des vues des villages de Fénétrange en Moselle, Vathiménil, un jardin d’Essey-la-Côte, l’atelier parisien du peintre, et Sepvigny dans la Meuse. Ce dernier a été d’emblée prêté pour l’exposition au Musée barrois de Bar-le-Duc. Dans les prochains temps, les 24 toiles déjà appartenant au château de Lunéville seront rejointes par deux autres léguées par la famille du Docteur Jean Bichat.

Marguerite Delorme, l’orientaliste lorraine 

Le 14 avril, Astrid Mallick est venue présenter la vie et l’œuvre de Marguerite Delorme. Née à Lunéville en 1876, elle est l’élève de Luc-Olivier Merson. Elle remporte un prix qui lui permet de partir au Maroc. Elle y passera presque 25 ans. Se mélangeant à la vie locale, elle dessine, peint ou grave les paysages, les vues de ville, mais aussi les femmes marocaines.

Art en ciel lorrain 

Le 28 avril, Robert Florentin a présenté une conférence sur le thème du ciel dans l’art lorrain. De Claude Gelée en passant par de nombreux artistes comme Jules Bastien-Lepage, Michel Colle, sans oublier Alfred Renaudin, tous ont exprimé des horizons, des espaces ouverts dans leurs tableaux ou leurs vitraux, revêtant ainsi un traitement particulier de leur talent.

Assemblée générale 2018

Après la conférence de Robert Florentin s’est tenue l’assemblée générale de l’association, sous la présidence d’Olivier Béna. Un hommage appuyé a été rendu à Jean-François Puyrigaud, décédé à Paris le 23 novembre 2017, petit-fils de l’artiste-peintre et rare contemporain à l’avoir connu.

Le conseil d’administration, élu pour 2 ans, a été reconduit : Olivier Béna, président, Josiane Tallotte, vice-présidente, Henri Hard, secrétaire, Josiane Ehrlé, trésorière, Marie-Jeanne et Denis-Joël Ohlsson, Michel Godard et Jean-Luc Michel, membres.

A l’issue, un vase en grès réalisé par Anne Campiche, céramiste à Badonviller, a été offert à Robert Florentin. Attaché à la culture populaire, il met en lumière les artistes lorrains talentueux mais souvent oubliés. L’association a remercié cet érudit déjà venu à plusieurs reprises partager ses découvertes et ses connaissances au cours de conférences passionnantes.

Un bouquet de fleurs a été offert à son épouse. Nul doute que l’ensemble aurait inspiré Alfred Renaudin !

Exposition « La Meuse vue par les peintres »

Dans le cadre de l’exposition « La Meuse vue par les peintres » présentée au Musée Barrois de Bar-le-Duc du 19 mai au 23 septembre, l’association a participé activement en transmettant ses données récoltées depuis 2012 sur les œuvres de l’artiste à qui elle se consacre.

C’est ainsi que plusieurs musées et collectionneurs privés ont accepté d’y concourir et que des paysages représentant Bar-le-Duc, Verdun avant et après la bataille, Sepvigny, Vaucouleurs, les ruines du château de Gombervaux, … ont été accrochés sur les cimaises pour le plus grand plaisir des visiteurs. Un carnet de croquis au fusain sur papier est également dévoilé pour l’occasion.

Une bonne opportunité de redécouvrir le talent de celui qui voulait que « l’on se promène dans ses toiles » et tant d’autres maîtres comme Victor Prouvé ou Jules Bastien-Lepage.

La visite se décomposait en trois temps forts mettant en valeur le regard de ces artistes sur le département de la Meuse : entre ville et campagne, vie quotidienne, activités économiques et une terre d’histoire et d’art.

Sur les traces d’Alfred Renaudin … à Varennes-en-Argonne

La sortie annuelle à la découverte des lieux peints par A. Renaudin a conduit une vingtaine de participants en Meuse, en présence d’Elisabeth Thomas, petite-fille de l’artiste.

Le programme de la journée avait été concocté par Michel Godard, membre du conseil d’administration et régional de l’étape. Accueillis en mairie par le maire Jean-Marie Lambert, il a été remis en cadeau le livre de l’exposition de 2015 pour la bibliothèque communale. Puis, Michel Godard a évoqué la vie et l’œuvre d’un Varennois oublié, Lucien Jacques. Ayant plusieurs cordes à son arc allant de l’aquarelle à l’écriture, cet artiste illumina de sa présence empreinte de poésie de nombreux cercles artistiques de la première moitié du 20ème siècle. C’est lui qui découvrit Jean Giono, le fit connaître et fut son plus fidèle ami.

La visite s’est poursuivie dans le village aux endroits mis en lumière par Renaudin dans ses toiles et dessins : la maison Sauce, la tour de l’Horloge et les bords de l’Aire. Après un passage à l’église classée grâce aux vitraux réalisés par Jacques Gruber et un déjeuner au restaurant le Grand Monarque, les Amis ont fait une halte au Mémorial de Pennsylvanie, édifié en 1927 en souvenir des soldats américains morts durant les combats de 1918 pour libérer Varennes. Le groupe a visité ensuite le musée d’Argonne dans lequel est évoquée l’histoire locale dont l’arrestation, le 21 juin 1791, de Louis XVI et de la famille royale qui tentaient de rejoindre Montmédy.

En 1903, A. Renaudin a passé quelques jours dans la commune où il s’est plu à représenter le pittoresque étagement des maisons surplombant l’Aire coulant au pied de la Tour Louis XVI. Il a peint plusieurs toiles, revenant tous les matins au même endroit pour conserver la même luminosité. Une dizaine de tableaux ont été répertoriés donnant une autre vue de Varennes, détruite durant la Grande Guerre. En 1904, il réalisa même deux dessins à la plume pour l’ouvrage d’Ernest Beauguitte, L’Âme meusienne, en écho à l’exposition au Salon des Artistes Français d’une grande toile représentant Varennes, aujourd’hui propriété du musée du château de Dieppe. Une nouvelle toile a été découverte et vendue à Nancy chez Nabécor représentant une autre rive de l’Aire le 6 octobre 2018.

Trois toiles de Renaudin vendus chez Sotheby’s

Le 21 juin, la prestigieuse Maison Sotheby’s à Paris a organisé une vente aux enchères réunissant une partie de la succession de Jean-Louis Burtin. Sculpteur, ami et exécuteur testamentaire d’Emile Friant, il était également un grand collectionneur.

D’autres maîtres reconnus de l’art lorrain comme Jules Bastien Lepage, Henri Royer, Edmond-Marie Petitjean ou Jacques Majorelle figuraient en bonne place dans le magnifique catalogue de vente. Parmi les lots à acquérir se trouvaient également trois tableaux d’Alfred Renaudin représentant une rue à Ourches-sur-Meuse, le château de Réchicourt, mais aussi une vue panoramique de Cirey-sur-Vezouze. Avec l’accord des nouveaux propriétaires, l’association en a fait une copie sur une toile de 120 X 80 cm et l’a exposée au Salon des Artistes Locaux à Cirey-sur-Vezouze, les 2 et 3 septembre derniers.

Vers un catalogue raisonné ou plutôt un nouveau livre sur A. Renaudin

Depuis juillet, l’association s’est lancé un nouveau défi à savoir réaliser le catalogue raisonné des œuvres de celui qu’elle honore. L’objectif est de retrouver un maximum d’œuvres de quelque type que ce soit: huile sur toile, faïence, lithographie, aquarelle …

On estime à environ 1 000 l’ensemble du talent exprimé par le maître. Pour ce faire, l’inventaire reprendra pour chaque saisie le titre de l’œuvre, la date de réalisation, le format, la technique, et tout autre détail ou histoire à connaître. Le but ultime sera d’en retrouver un maximum ou tout au moins une fourchette fixée entre 350 et 400 œuvres. Les propriétaires privés peuvent se rapprocher de l’association pour communiquer.

Le terme « collection particulière » offre une totale protection. Il s’exercera également un strict devoir de confidentialité vis-à-vis des données collectées.

La suite logique de ce travail de bénédictin pourrait être une publication.

Après le catalogue de l’exposition du château de Lunéville en 2015 mais aussi celui réalisé pour celle présentée à Bar-le-Duc sur « La Meuse vue par les peintres », ce 3ème opus permettra de poser scientifiquement l’art de Renaudin mais surtout de le faire entrer définitivement au panthéon des artistes lorrains.

A la découverte du « Parcours Chagall » avec le C.A.J.T.

Fin juillet, une sortie a été organisée le temps d’un après-midi à Sarrebourg sur le « Parcours Chagall ». Seuls cinq enfants avaient répondu à cette proposition pourtant peu onéreuse. Dans un premier temps, le groupe a visité la chapelle des Cordeliers où se trouve le vitrail monumental « La Paix » ou « l’Arbre de Vie ». Des explications très intéressantes et pédagogiques ont été apportées sur sa composition : couleurs, symboliques, personnages et clins d’œil de l’artiste pour la postérité.

Dans un second temps, plus manuel, les enfants ont réalisé à leur goût un arbre de vie à partir de morceaux de tissu à la manière des esquisses préparatoires du vitrail ; cela a permis de laisser cours à leur imagination et leur créativité. Pour les plus rapides, ils ont pu s’exercer au tissage sur un petit métier en écho à l’observation de la tapisserie d’Yvette Cauquil-Prince. Cet après-midi culturel a beaucoup plu aux participants. A noter que l’atelier artistique « à la manière d’Alfred Renaudin » a dû être annulé faute d’inscriptions.

La révolution impressionniste

Le 22 septembre, dans la salle du Conseil à la Mairie, Marie-Pierre Gantzer, artiste plasticienne, a présenté une conférence montrant comment, au cours du 19ème siècle, les peintres français ont bouleversé les codes et imposé une vision transformant radicalement l’espace pictural. A l’aide d’œuvres et de démarches de création, elle a mis en évidence les signes de cette rupture qui préfigurent la modernité.

7 tableaux de Renaudin vendus chez Nabécor

Le 7 octobre, chez Me Perrin, une autre partie de la collection Burtin a été dispersée. Parmi les lots à acquérir se trouvaient également 7 tableaux représentant Metz, les ruines du château de Réchicourt, Varennes-en-Argonne, Baccarat, Ville-sur-Yron, le vieux calvaire à Fresnes-en-Woëvre mais aussi le Houchot de Petitmont.

 

 

L’art des Donzelli dans la Meuse

Le 27 octobre, à l’approche du Centenaire de l’Armistice, et en marge de la rénovation du monument aux morts, Dominique Lacorde, historien et écrivain argonnais, dans un large diaporama, a présenté une biographie suivie des œuvres remarquables des artistes italiens, Duilio et Dante Donzelli, père et fils, sculpteurs et artistes peintres, qui ont participé à la reconstruction artistique meusienne. Ils ont peint de nombreuses fresques d’inspiration renaissance et byzantine dans 66 églises et sculpté une cinquantaine de monuments aux morts.

Olivier Béna

http://val-et-chatillon.com/associations/amis-alfred-renaudin

https://www.facebook.com/amisalfredrenaudin/


Des projets ambitieux pour les Amis d’Alfred Renaudin

Publié le mercredi 06 février 2019

Depuis 7 ans, l’association rendant hommage au peintre Alfred Renaudin a à cœur de faire connaître et reconnaître le maitre paysagiste au panthéon des grands artistes lorrains.

Après une année 2018 riche en événements, 2019 n’en sera pas moins chargée. Forte de ses 71 membres, plusieurs conférences gratuites et ouvertes à tous, en raison de l’impérieuse nécessité de décentraliser la culture artistique en campagne. La première se tiendra le 6 avril à la salle des fêtes sur le thème Comment la IIIème République a sombré, journal de Marguerite Lebrun - septembre 1939-juillet 1940 par Eric Freysselinard, préfet de Meurthe-et-Moselle et arrière-petit-fils d’Albert Lebrun. Puis le 27 avril, Enora Barbey, médiatrice culturelle au Musée des Beaux-Arts de Nancy, évoquera les Sensibilités nordiques ou l’âge d’or de la peinture scandinave au tournant des 19ème et 20ème siècles.

L’assemblée générale et la journée « sur les traces d’Alfred Renaudin » auront lieu le 18 mai dans la cité médiévale de Fénétrange, sujet de plusieurs tableaux. Puis, le 22 juin, un rendez-vous unique pour l’association aura lieu à la salle des fêtes avec l’opération « Le Musée sort de son Palais » en lien avec le Comité d’Histoire Régionale et le Musée Lorrain de Nancy.

La recherche des œuvres est un axe important en vue de la rédaction d’un nouveau livre sur Alfred Renaudin. En lien avec Serge Domini Editeur, il se verra illustré de toiles et autres inédits déjà retrouvés chez des particuliers. La poursuite du suivi de la vente d’œuvres de particulier à particulier ou via les hôtels de vente occupe une part non négligeable des activités invisibles sur comité.

L’adhésion est de 10 €. Il est également possible de faire des dons déductibles à 66 % des impôts. Les derniers livres disponibles, Alfred Renaudin, les couleurs de la Lorraine, restent en vente à la mairie au prix de 25 €.

Contact : Olivier BENA, 03 83 42 58 86  ou bena_olivier@yahoo.fr


Alfred Renaudin, un artiste face à la Grande Guerre

Publié le mercredi 14 novembre 2018


Gerbéviller en ruines

En 1914, lorsque la Première guerre mondiale éclate, Alfred Renaudin a 48 ans et n’est plus apte à être soldat, mais il n’en est pas moins indifférent. Il s’engage pour les autres en œuvrant à l’Ecole des Beaux-Arts de Nancy devenu un hôpital. A sa fermeture, il quitte la Lorraine avec sa famille pour rejoindre Paris et son atelier rue Caulaincourt. La vie parisienne est aussi sévèrement marquée par le conflit. Fin 1917 ou début 1918, c’est vers l’Auvergne qu’il se dirige ou plus précisément le Brioudois, à Fontannes, qui le séduit. Il y trouve une contrée pittoresque qu’il ne tarde pas de peindre, comme l’abbaye de Lavaudieu avec son splendide cloitre gothique. A son retour en Lorraine, Renaudin passe, comme nombre d’artistes-peintres de son époque,  plusieurs années à représenter les conséquences de la Grande Guerre et les ruines de Gerbéviller la martyre ou de Verdun et sa bataille en une grande quantité de toiles. Il laisse ainsi un témoignage artistique sincère des dévastations allemandes. Bien que représentant des événements tragiques, Renaudin place toujours des éléments évoquant l’espoir en l’avenir par le biais de fleurs qui poussent dans les décombres  ou d’enfants, signes de la vie qui continue. A l’aide du médecin général Edmond Delorme, Renaudin contribue à la création du Musée d’Art et d’Industrie de Lunéville. Il enrichit les collections en faisant don d’une série de toiles importante représentant la ligne du front du Grand Couronné mais aussi d’un grand panorama de la ligne bleue des Vosges.

Olivier BENA


L’art des Donzelli dans la Meuse

Publié le mercredi 10 octobre 2018

 


Dominique Lacorde dans l’église de Seuzey peinte par Dante Donzelli

 

A l’approche du Centenaire de l’Armistice du 11 novembre 1918, et en marge de la rénovation du monument aux morts, Dominique Lacorde, historien et écrivain argonnais, donnera la conférence « L’art en héritage : sur la trace des Donzelli en Meuse » le 27 octobre à 15h à la salle des fêtes. Ses travaux de recherche, en lien avec Patricia Pierson, ont été couronnés par le prix littéraire lorrain Georges Sadler décerné en 2017 par la prestigieuse Académie Stanislas.

Dans un large diaporama, il présentera une biographie suivie des œuvres remarquables des artistes italiens, Duilio et Dante Donzelli, père et fils, sculpteurs et artistes peintres qui ont participé à la reconstruction artistique meusienne. Sur 180 églises détruites puis reconstruites après la Grande Guerre, ils ont peint de nombreuses fresques d’inspiration renaissance et byzantine dans 66 églises et sculpté une cinquantaine de monuments aux morts. L’église de Mécrin compte, par exemple, à elle seule une trentaine de tableaux dont plusieurs évoquant la vie de St Evre, 7ème évêque de Toul.

Diplômé de l’école royale des Beaux-Arts d’Urbino, la ville de Raphaël, Duilio Donzelli quitte l’Italie en 1912 pour le Luxembourg où il s’installe comme ouvrier métallurgiste. Il réalise ainsi une centaine de mascarons dans le centre d’Esch-sur-Alzette. Plus tard, il rejoint la Meuse. Parmi les œuvres du père, on retrouve notamment l’église, la grande fontaine, le monument aux morts de Lacroix-sur-Meuse. Il en est de même pour les communes de Seuzey, Fresnes-en-Woëvre, … Dante Donzelli, le fils, a été l’artiste officiel reconnu par le diocèse de Verdun de 1957 à 1969 et a réalisé de nombreuses œuvres d’art sacré. Bien que formé par son père, ce dernier n’avait pas le même style et les courants de mode étaient alors différents.

Ouvert gratuitement à tous. Vente et dédicace du livre. 

 

Olivier BENA


Sept toiles de Renaudin vendues aux enchères

Publié le lundi 08 octobre 2018

Auteur : Olivier BENA

  Alors que le marché de l’art reprend vie après la pause estivale, l’hôtel de ventes Nabécor à Nancy a dispersé une nouvelle partie de la collection Burtin. Sculpteur, ami et exécuteur testamentaire de Friant, il était également un grand collectionneur et l’auteur des décors de nombreux édifices nancéens.

D’autres maîtres reconnus de l’art lorrain comme Chepfer, Grandgérard ou Petitjean figuraient en bonne place dans le magnifique catalogue de vente. Parmi les lots à acquérir se trouvaient également sept tableaux d’Alfred Renaudin représentant Metz, les ruines du château de Réchicourt, Varennes-en-Argonne, Baccarat, Ville-sur-Yron, le vieux calvaire à Fresnes-en-Woëvre mais aussi Petitmont.

Cette huile sur toile signée, située « Petitmont » et datée « 97 » en bas à droite, représente l’ancien puits à balancier, au lieudit Le Houchot, disparu en 1904. Estimé à 1 800 €, il a été cédé pour 3 200 €. Le balancier à tirer l’eau est un ingénieux dispositif élévateur reposant sur le principe du levier appuyé en son milieu sur un pivot et portant à un bout un récipient et à l’autre un contrepoids. Il suffit de faire varier le poids d’un des bras du balancier pour imprimer à ce dernier un mouvement de bascule. Autour s’articulent des maisons lorraines avec des granges, des tas de bois ou de fumier, sans oublier les poules, détails essentiels qui composent les œuvres de Renaudin. Cette scène de vie lorraine est typique de ce qu’aimait dépeindre ce véritable chantre de la ruralité. L’œuvre a été utilisée en 1986 pour illustrer la couverture d’un numéro de la revue lorraine populaire. Un tableau datant de 1902 représentant un autre puits à balancier sous la neige à Val-et-Châtillon a été répertorié dans un livre sur le secteur par Jean-Paul Philbert.  

Olivier BENA

A télécharger : tableau des ventes.

 


Conférence sur la révolution impressionniste

Publié le mercredi 26 septembre 2018

Auteur : Olivier BENA

A l’invitation des Amis d’Alfred Renaudin, Marie-Pierre Gantzer, artiste plasticienne, a présenté une conférence montrant comment, au cours du 19ème siècle, les peintres français ont bouleversé les codes et imposé une vision transformant radicalement l’espace pictural. A l’aide d’œuvres et de démarches de création, elle a mis en évidence les signes de cette rupture qui préfigurent la modernité.

Olivier BENA

 


Questions à …. Marie-Pierre Gantzer, artiste plasticienne

Publié le jeudi 20 septembre 2018

Qu’est-ce que l’impressionnisme ? Pourquoi y associez-vous le terme de « révolution » ?

Dans la 2ème moitié du 19ème siècle, des peintres qui souhaitent s’affranchir des règles académiques et exercer librement leur art décident de se regrouper pour exposer en marge des circuits officiels. Avant même que le terme d’impressionnisme ne soit formulé par un critique lors de leur première exposition, les idées des artistes circulent avec des échanges parfois vifs, lors de rencontres dans les cafés et les académies libres.

Qui sont les artistes qui composent la palette colorée de votre conférence ?

En prenant appui sur des œuvres et des écrits de l’époque, je tenterai de mettre en évidence par-delà les singularités, ce qui constitue une nouvelle vision qui n’est pas sans conséquence sur la manière de peindre et qui provoque un réel scandale à une époque où le monde connaît lui aussi de profondes mutations.

Et Alfred Renaudin, contemporain de cette époque ?

Bien que ne faisant pas partie des impressionnistes, il se rapproche d’eux par un goût prononcé en commun prononcé pour la lumière et le paysage.

Quelle est votre actualité en cette rentrée ?

Je travaille actuellement à la mise en place d’une exposition à la médiathèque de Creutzwald en lien avec des ateliers menés dans des écoles de la ville en mars dernier, où je présente également quelques-unes de mes créations récentes.

 

Marie-Pierre Gantzer donnera la conférence « La révolution impressionniste » le 22 septembre à 15h à la mairie de Val-et-Châtillon en lien avec les Amis d’Alfred Renaudin. Ouvert gratuitement à tous.


Alfred RENAUDIN et… le15 août

Publié le jeudi 30 août 2018

Chaque année, le 15 août, Alfred Renaudin offrait un petit paysage peint sur panneau à Mme Albert Malgras, qui l’avait aidé à ses débuts. Il choisissait parmi ses grands formats présentés à Paris, notamment au Salon des Artistes Français, ayant reçu un accueil favorable ou bien une récompense, pour les reproduire en petit format de même type et les offrir à Mme Malgras ou à ses amis.

Née Corinne de Mirbeck en 1842 en Uruguay, et arrière-petite-fille de Nicolas de Mirbeck (1738-1795), peintre du Roi Stanislas, elle avait épousé en 1868 à Saint-Maurice-aux-Forges, Albert Malgras (1839-1915), magistrat à Lunéville.

Alfred Renaudin a été le professeur de peinture de leur fille Andrée (1869-1943), devenue par son mariage Mme la baronne Maurice de Saint-André.

Leur neveu, Léon Malgras (1875-1966), sous le pseudonyme de René d’Avril, était poète et critique d’art et écrivit le 29 mai 1945, quelques mois après le décès du maître :

« Que de fois n’ai-je pas admiré soit dans son atelier, soit aux expositions, ce que son pinceau exact mais jamais froid, traduisait d’amour de nos campagnes lorraines, lesquelles ne donnent pas volontiers leur cœur, mais le réservent presque tout entier à leur fils. ».

La Porte de France à Vaucouleurs (col. part.)

 

Voici les œuvres déjà connues :

La Vaise (1907)

Paysage lorrain (1909)

Porte de France à Vaucouleurs (1910)

Sepvigny-sur-Meuse (1911)

Pagny-la-Blanche-Côte (1912)

Maixe (1914)

Gerbéviller (1915)

Montmartre, le dernier moulin (1916)

Fontannes (1918)

La Porte Chaussée à Verdun (1919)

Vaucouleurs (1920)

Olivier BENA


A la découverte du « Parcours Chagall »

Publié le mardi 24 juillet 2018

Auteur : Olivier BENA

A l’initiative de l’association « Les Amis d’Alfred Renaudin », en lien avec le CAJT de la Comcom’ du Piémont Vosgien, une sortie a été organisée le temps d’un après-midi à Sarrebourg sur le « Parcours Chagall ». Seuls cinq enfants avaient répondu à cette proposition pourtant peu onéreuse.

Dans un premier temps, le groupe a visité la chapelle des Cordeliers où se trouve le vitrail monumental « La Paix » ou « l’Arbre de Vie ». C’est la plus grande verrière jamais réalisée par le peintre Marc Chagall. Elle mesure 7,50 m de large, 12 m de haut, pèse 900 kg, et est formée de 13 000 morceaux de verre. Ce dernier est bien plus imposant que celui de l’ONU à New York, dont la reproduction, sous la forme d’une tapisserie d’Yvette Cauquil-Prince, est exposée au Musée du Pays de Sarrebourg. Des explications très intéressantes et pédagogiques ont été apportées sur sa composition : couleurs, symboliques, personnages et clins d’œil de l’artiste pour la postérité.

Dans un second temps, plus manuel, les enfants ont réalisé à leur goût un arbre de vie à partir de morceaux de tissu à la manière des esquisses préparatoires du vitrail ; cela a permis de laisser cours à leur imagination et leur créativité. C’est ainsi que le projet du vitrail avait débuté. Pour les plus rapides, ils ont pu s’exercer au tissage sur un petit métier en écho à l’observation de la tapisserie d’Yvette Cauquil-Prince. Cet après-midi culturel a beaucoup plu aux participants. A noter que l’atelier artistique « à la manière d’Alfred Renaudin » a dû être annulé faute d’inscriptions.

Olivier BENA

 


Trois Renaudin vendus chez Sotheby’s Paris

Publié le mardi 26 juin 2018

Auteur : Olivier BENA

Le 21 juin dernier, la prestigieuse Maison Sotheby’s à Paris a organisé une vente aux enchères réunissant une partie de la succession de Jean-Louis Burtin. Sculpteur, ami et exécuteur testamentaire d’Emile Friant, il était également un grand collectionneur.

D’autres maîtres reconnus de l’art lorrain comme Jules Bastien Lepage, Henri Royer, Edmond-Marie Petitjean ou Jacques Majorelle figuraient en bonne place dans le magnifique catalogue de vente.

Parmi les lots à acquérir se trouvaient également trois tableaux d’Alfred Renaudin représentant une rue à Ourches-sur-Meuse, le château de Réchicourt, mais aussi une vue panoramique de Cirey-sur-Vezouze.

Signée et datée 1924 en bas à droite, cette peinture se décrit comme une composition typique de la palette de celui qui « voulait que l’on se promène dans ses toiles ». Au premier plan s’organise un décor champêtre parsemé d’arbres et de fleurs dans lequel évolue un personnage. Puis viennent quelques maisons et au centre du tableau l’église facilement reconnaissable. Dans le fond se dessinent des nuages de fumée dégagées par les usines qui aujourd’hui n’existent plus. Une anomalie malicieuse de la part de « Monsieur Gris-Subtil », comme le surnommaient les critiques, laisse pointer le clocher de Petitmont dans la fond à droite alors que c’est topographiquement impossible ! Enfin, le voile se lève sur l’horizon entre le ciel et la terre confondus par les nuances harmonieuses de couleur sur le massif des Vosges. Renaudin aimait beaucoup peindre les mêmes tableaux et c’est ainsi que le château de Lunéville a exposé en 2015 lors de la rétrospective consacrée au maître une œuvre « jumelle » à quelques détails près de lumière, de couleurs et de composition. Adjugé à 3 800 €.

Concernant l’œuvre représentant Réchicourt-le-Château, l’aspect rural est représenté par des volailles qui gambadent et picorent dans la cour fermée du château. Divers outils agricoles et une ancienne charrette prolongent la thématique du décor. L’arrière-plan laisse place à la pierre et aux vestiges du temps marqués par la majestueuse porte d’entrée ou encore les fenêtres à croisée. Cela constitue un témoignage iconographique riche de cet héritage patrimonial. En juin 1986, cette même œuvre a illustré l’affiche de l’exposition organisée par la libraire lorraine à Nancy de Jean-Marie Cuny en lien avec les filles d’Alfred Renaudin. Outre Metz, Alfred Renaudin a très peu peint la Moselle si ce n’est Bliesbruck, Moyenvic, Heckling, … ou encore la cité médiévale de Fénétrange et son château, montrant une fois de plus son véritable amoureux de la pierre. Adjugé à 7 500 €.

La rue d’Ourches-sur-Meuse a été vendue 3 500 €.

Olivier BENA

Copyrights photographiques : Sotheby’s Paris.


Sur les traces d’Alfred Renaudin à Varennes-en-Argonne

Publié le lundi 11 juin 2018

Auteur : Olivier Béna

  
Les Amis d’Alfred Renaudin sur le pont surplombant l’Aire.

 

 La sortie annuelle à la découverte des lieux peints par Alfred Renaudin a conduit une vingtaine de participants en Meuse, en présence d’Elisabeth Thomas, petite-fille de l’artiste. Le programme de la journée avait été concocté par Michel Godard, membre du conseil d’administration et régional de l’étape. Accueillis en mairie par le maire Jean-Marie Lambert, le président Olivier Béna a remis en cadeau le livre de l’exposition de 2015 pour la bibliothèque communale. Puis, Michel Godard a évoqué la vie et l’œuvre d’un Varennois oublié, Lucien Jacques. Ayant plusieurs cordes à son arc allant de l’aquarelle à l’écriture, cet artiste illumina de sa présence empreinte de poésie de nombreux cercles artistiques de la première moitié du 20ème siècle. C’est lui qui découvrit Jean Giono, le fit connaître et fut son plus fidèle ami. La visite s’est poursuivie dans le village aux endroits mis en lumière par Renaudin dans ses toiles et dessins : la maison Sauce, la tour de l’Horloge et les bords de l’Aire. Après un passage à l’église classée aux vitraux réalisés par Jacques Gruber et un déjeuner au restaurant le Grand Monarque, les Amis ont fait une halte au Mémorial de Pennsylvanie, édifié en 1927 en souvenir des soldats américains morts durant les combats de 1918 pour libérer Varennes. Le groupe a visité ensuite le musée d’Argonne dans lequel est évoquée l’histoire locale dont l’arrestation, le 21 juin 1791, de Louis XVI et de la famille royale qui tentaient de rejoindre Montmédy.

 

En 1903, Alfred Renaudin a passé quelques jours dans la commune où il s’est plu à représenter le pittoresque étagement des maisons surplombant l’Aire coulant au pied de la Tour Louis XVI. Il a peint plusieurs toiles, revenant tous les matins au même endroit pour conserver la même luminosité. Une dizaine de tableaux ont été répertoriés donnant une autre vue de Varennes, détruite durant la Grande Guerre. En 1904, il réalisa même deux dessins à la plume pour l’ouvrage d’Ernest Beauguitte, L’Âme meusienne, en écho à l’exposition au Salon des Artistes Français d’une grande toile représentant Varennes, aujourd’hui propriété du musée du château de Dieppe. L’année meusienne de Renaudin continue jusqu’au 23 septembre avec l’exposition "La Meuse vue par les peintres" dont neuf de ses œuvres au Musée de Bar-le-Duc. 

Olivier Béna


Neuf Renaudin exposés à Bar-le-Duc

Publié le mercredi 23 mai 2018

Auteur : Olivier Béna

Dans le cadre de l’exposition « La Meuse vue par les peintres » présentée au Musée Barrois de Bar-le-Duc jusqu’au 23 septembre, l’association « Les Amis d’Alfred Renaudin » a participé activement en transmettant ses données récoltées depuis 2012 sur les œuvres de l’artiste-peintre à qui elle se consacre. C’est ainsi que plusieurs musées et collectionneurs privés ont accepté d’y concourir et que des paysages représentant Bar-le-Duc, Verdun avant et après la bataille, Sepvigny, Vaucouleurs, les ruines du château de Gombervaux, … ont été accrochés sur les cimaises pour le plus grand plaisir des visiteurs. Un carnet de croquis au fusain sur papier est également dévoilé pour l’occasion. Une bonne opportunité de redécouvrir le talent de celui qui voulait que « l’on se promène dans ses toiles » et tant d’autres maîtres comme Victor Prouvé ou Jules Bastien-Lepage.

La visite se décompose en trois temps forts mettant en valeur le regard de ces artistes sur le département de la Meuse : entre ville et campagne, vie quotidienne, activités économiques et une terre d’histoire et d’art. Michel Godard, membre du conseil d’administration a représenté l’association et les descendants de la famille Renaudin au vernissage. Un catalogue de l’exposition rédigé par Francine Roze et édité par Serge Domini est en vente au prix de 25 € et disponible en mairie.

Olivier Béna


Articles archivés :

ART-EN-CIEL LORRAIN Publié le lundi 30 avril 2018

Les Amis d’Alfred Renaudin sous le signe de la Meuse Publié le lundi 30 avril 2018

Questions à … Robert Florentin, spécialiste en histoire de l’art lorrain Publié le mercredi 25 avril 2018

Questions à … Astrid Mallick, spécialiste de Marguerite Delorme Publié le lundi 09 avril 2018

Cinq toiles d’Alfred Renaudin léguées au Musée du château de Lunéville Publié le vendredi 30 mars 2018

Adjugé, vendu ! Publié le mercredi 07 mars 2018

Article du bulletin municipal 2017 Publié le mercredi 03 janvier 2018

Les « Amis d’Alfred Renaudin » en deuil Publié le mardi 28 novembre 2017

Sortie automnale au château de Lunéville Publié le jeudi 26 octobre 2017

Les Amis d’Alfred Renaudin à Metz Publié le lundi 12 juin 2017

Conférence sur Alfred Renaudin au Cercle Généalogique de Lunéville Publié le mercredi 03 mai 2017

Procès-verbal de l’assemblée générale 2017 Publié le mercredi 03 mai 2017

Projets à foison pour les Amis d’Alfred Renaudin Publié le lundi 24 avril 2017

« Les Amis d’Alfred Renaudin » préparent les journées d’histoire régionale Publié le lundi 20 mars 2017

Tous Friant d’Emile Publié le jeudi 19 janvier 2017

Sur les traces d’Alfred Renaudin à Verdun Publié le lundi 06 juin 2016

VOYAGE « Sur les traces d’A. RENAUDIN » à VERDUN Publié le mercredi 11 mai 2016

Ses Amis fêtent les 150 ans d’Alfred Renaudin à Raon L’Etape Publié le lundi 11 avril 2016

Les Amis d’Alfred Renaudin découvrent le salon d’honneur de l’Hôtel de Ville de Raon-L’Etape Publié le lundi 11 avril 2016

Conférence sur Eugène Corbin – Les Amis d’Alfred Renaudin Publié le mardi 27 octobre 2015

Alfred Renaudin exposé au château de Lunéville Publié le lundi 06 juillet 2015

Souscription "Alfred Renaudin, les couleurs de Lorraine" Publié le mardi 05 mai 2015

Itinéraire du tableau « VAL ET CHATILLON 97 » du peintre Alfred RENAUDIN Publié le vendredi 20 mars 2015

Une exposition et un catalogue en projets pour 2015 pour les Amis d’Alfred Renaudin Publié le lundi 16 mars 2015

Visite de la salle Chambrette Publié le lundi 16 mars 2015

Conférence sur Alfred Renaudin à Einville-au-Jard Publié le lundi 02 mars 2015

Les artistes lorrains dans la Grande Guerre Publié le mercredi 25 février 2015

Appel au don des Amis d’Alfred RENAUDIN Publié le lundi 05 janvier 2015

Bulletin d’information des Amis d’Alfred Renaudin Publié le lundi 15 décembre 2014

Conférence sur l’atelier d’art de Maurice de Ravinel Publié le lundi 06 octobre 2014

Alfred Renaudin s’expose au fil de l’eau Publié le mardi 05 août 2014

Sur les traces d’Alfred RENAUDIN Publié le mardi 10 juin 2014

Conférence « Des artistes dans la Grande Guerre » par Robert FLORENTIN Publié le mercredi 30 avril 2014

Les Amis d’Alfred RENAUDIN en assemblée générale Publié le vendredi 18 avril 2014

L’Art Nouveau en conférence Publié le mercredi 16 avril 2014

Bulletin d’information 2013 Publié le mercredi 01 janvier 2014

Conférence sur Albert LEBRUN (2014)

Les Amis d’Alfred RENAUDIN à Vic-sur-Seille (2013)

Compte rendu de l’année 2012

Les amis de Renaudin aux journées d’Histoire régionale (2013)

Acte de naissance d’Alfred RENAUDIN

Les Amis de Renaudin en conférence à Raon l’Etape (2013)

Les Amis d’Alfred RENAUDIN à Nancy (2013)

Procès-verbal de l’assemblée constitutive

Bulletin d’information 2012

Sortie découverte à Toul et Gombervaux en mars 2012

Comptes rendus de réunion

 

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