Val-et-Châtillon

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Les Amis d’Alfred RENAUDIN

  • Fondée le 17 mars 2012 à Val-et-Châtillon, cette association a pour but de :
    • Promouvoir l’œuvre du peintre Alfred RENAUDIN (1866-1944).
    • Recenser l’ensemble des œuvres de l’artiste et tout autre document le concernant.
    • Editer des brochures ou tout document se rapportant à sa vie et à son œuvre.
    • Organiser des événements en rapport avec Alfred RENAUDIN montrant la cohérence et le contexte.
    • Organiser les manifestations marquant le 150ème anniversaire de sa naissance en 2016.
  • Présidente d’honneur : Madame Elisabeth THOMAS
    Président : Monsieur Olivier BENA
    Vice-présidente : Madame Josiane TALLOTTE
    Trésorière : Madame Josiane EHRLE
    Secrétaire : Monsieur Henri HARD
  • Statuts.
  • Appel à cotisation pour 2022
  • https://www.facebook.com/amisalfredrenaudin/

Prochainement :

  • 09/07/22 : Atelier poterie

Dernières actualités :

« Sur les traces d’Alfred Renaudin »  à Saint-Nicolas-de-Port

Publié le mercredi 29 juin 2022

Auteur : Olivier BENA

Reportée depuis deux ans pour cause de pandémie, la sortie annuelle « Sur les traces d’Alfred Renaudin » a conduit douze participants à Saint-Nicolas-de-Port. L’objectif est toujours de visiter un lieu peint par l’artiste-peintre. En l’occurrence, Renaudin a mis en couleurs la basilique datant du 15ème siècle.

La matinée a été consacrée à la découverte de la fabuleuse histoire de la photographie et du cinéma dans un espace de 1 000 m² situé dans l’ancienne caserne du 4°BCP, accueillant plus de 3 000 objets autour de la thématique. La pause-déjeuner a été prise au restaurant Le Basilic avant de rejoindre la basilique. Dans cet immense édifice, Thibaut Laplace, membre de l’association et président de l’association Connaissance et Renaissance de la Basilique, a offert un parcours multiséculaire autour de l’histoire de la basilique et des différents événements l’ayant marqué. Depuis le legs Croué-Friedman, de nombreuses restaurations ont été effectuées.

Pour terminer la journée, les « Amis » se sont rendus au musée français de la brasserie où Jacqueline, jeune allemande en études en France, a mené la visite et ses riches explications de mains de maître … d’orge avant une dégustation rafraichissante en raison de la chaleur.

Olivier BENA

Galerie photos (Copyright: Françoise Etienne) : http://val-et-chatillon.com/photos/index.php?/category/205 

Une journée bien remplie à la découverte de Saint-Nicolas-de-Port.


Une toile auvergnate de Renaudin vendue aux enchères

Publié le lundi 27 juin 2022


Les moulins étaient une thématique familière des œuvres de Renaudin.

 

 

L’hôtel des ventes Vassy-Jalenques de Clermont-Ferrand a procédé à une vente aux enchères de 250 lots environ. Parmi eux se trouvait une toile d’Alfred Renaudin représentant un moulin à eau au format traditionnel. Malheureusement, mise à part l’indication orale du commissaire-priseur précisant qu’il s’agissait d’un moulin situé en Auvergne, l’œuvre, contrairement à son habitude, n’apporte aucun détail quant au lieu et à la date d’exécution. Estimé entre 2 000 et 3 000 €, les enchères se sont une nouvelle fois vite emballées pour atteindre le montant de 3 700 € au coup de marteau final. Toute information permettant la localisation du site sera la bienvenue. Renaudin a passé deux parties de sa vie en Auvergne à la fin de la Grande Guerre et quasiment durant toute la 2ème guerre mondiale jusqu’à son décès prématuré en novembre 1944 à Fontannes.

Oliver BENA


Une aquarelle napolitaine de Renaudin vendue 1 500 €

Publié le jeudi 23 juin 2022

Au cœur de la canicule, Côte Basque Enchères Lelièvre – Cabarrouy de Saint-Jean-de-Luz a dispersé aux enchères des lots provenant du château de Joantho. Parmi eux se trouvait une aquarelle marine sur papier signée et datée (18)96. De format 29 X 49 cm, l’artiste a peint une vue de la ville italienne de Naples avec en arrière-plan le Vésuve. Estimée entre 300 et 500 €, elle a été vendue 1 500 € au coup de marteau final.

Oliver BENA


Une aquarelle de marguerites d’Alfred Renaudin aux enchères

Publié le mercredi 15 juin 2022


Ces marguerites sont-elles un hommage à sa fille ?

 

A l’occasion d’une vente hommage à Victor et Jean Prouvé à Anticthermal chez Me Sylvie Teitgen, figurait dans le catalogue une aquarelle d’Alfred Renaudin datant de 1902. De format 55 X 31 cm, cette nature morte aux marguerites est encadrée dans un bel écrin en stuc doré. L’œuvre s’inscrit parfaitement dans le style floral de l’artiste-peintre. S’agit-il d’un clin d’œil subtil en lien avec la naissance de sa première fille en août 1902 et prénommée … Marguerite ? La mise à prix de 100 € a explosé à 1 600 € au coup de marteau final.

Olivier BENA


Un bord de rivière peint par Renaudin vendu aux enchères

Publié le lundi 16 mai 2022

Suite à une succession à Bertrichamps, 71 lots ont été dispersés aux enchères par Mes Morel de Saint-Dié sur place directement. Parmi eux figurait une toile de 1891 d’Alfred Renaudin de format classique. Représentant le bord d’une rivière avec une importante végétation, le lieu n’est pas précisé sur le tableau. Estimé entre 80 et 100 €, le coup de marteau final a conclu la vente à 2 500 €.

Olivier BENA

Cette œuvre inédite d’Alfred Renaudin a été découverte lors d’une succession.


Une plaque-hommage à Alfred Renaudin dévoilée au cimetière

Publié le lundi 16 mai 2022


La plaque-hommage se situe près de l’entrée du cimetière du bas

 

A l’occasion de la « Nuit européenne des Musées » et à quelques jours de l’anniversaire d’Alfred Renaudin, ses « amis » se sont réunis pour honorer une fois encore sa mémoire.

Pour son 10ème anniversaire, l’association a souhaité installer une plaque-hommage au cimetière communal afin de signaler précisément l’emplacement de sa sépulture à la manière de ce qui se fait dans les grands cimetières tels que le Père-Lachaise à Paris. C’était un vœu cher du président Olivier Béna à la suite de rencontres fortuites dans le cimetière de promeneurs à la recherche de ladite tombe. Renaudin apporte ainsi un coup de lumière coloré et artistique à la commune où il repose et où il a trouvé l’amour avec Marie-Marguerite Zeller, fille du directeur des Ets Bechmann.

De dimensions 40 X 30 cm, la plaque a été conçue par Fixaris Poussing Ancerviller. D’un montant de 1 608 €, elle a été entièrement financée par l’association, sans aides publiques, mais uniquement grâce à la générosité des adhérents. Elle se compose notamment d’un médaillon dans lequel figure un portrait de l’artiste-peintre réalisé par le portraitiste Georges Boisselier. Ce projet de longue date voit enfin son aboutissement. La Municipalité a accepté la pose de ladite plaque sur le mur du cimetière.

Une brève mais émouvante cérémonie s’est tenue à la suite de la conférence d’Enora Barbey en présence de Marie-Thérèse Gérard, maire-adjointe, et de deux conseillères municipales. La plaque a été dévoilée par Josiane Ehrlé, trésorière, et Henri Hard, secrétaire. Un bouquet champêtre à l’image des compositions pastorales du maître a été déposé sur la tombe familiale pour clôturer l’événement.

Olivier BENA

Album photos : http://val-et-chatillon.com/photos/index.php?/category/199


Une reconstitution de l’atelier parisien de Renaudin au Musée du Textile

Publié le jeudi 28 avril 2022


Henri Hard a reconstitué l’atelier du peintre à partir d’une photo d’époque.

 

Alors que les bénévoles mettent les bouchées doubles en prévision de la réouverture du Musée pour la nouvelle saison, les « Amis d’Alfred Renaudin » en ont profité pour y poser leurs valises ou plutôt leur chevalet ! En juin dernier, la veuve du petit-fils de l’artiste-peintre a fait don à l’association des éléments provenant directement de la succession, en lien avec l’atelier parisien situé rue Caulaincourt.

De retour en Lorraine, la table, les chaises, le chevalet, la palette, le vase et même le chapeau ont été intégrés à l’inventaire. Henri Hard, secrétaire de l’association et surtout fin bricoleur, a mis en place une reconstitution de l’atelier grâce à une photographie représentant le maître du paysage dans ce lieu aujourd’hui disparu. Les liens sont forts entre le passé industriel de la commune et la famille Renaudin sont indissociables. En effet, Jules Zeller, beau-père d’Alfred Renaudin, a été le directeur des Ets Bechmann et René Veillon, fondateur de la S.C.L., était le cousin par alliance de Mme Renaudin.

Durant toute la saison, y compris le 15 août, les visiteurs pourront découvrir l’ensemble dans la galerie du musée. Reste plus qu’à ajouter une reproduction du tableau représentant le moulin de Jaulny, poussant ainsi à son extrême les similitudes avec le cliché d’archives.

Olivier BENA

 


Deux toiles d’Alfred Renaudin en dépôt à la médiathèque

Publié le vendredi 22 avril 2022

Les murs de la médiathèque municipale sont désormais ornés de deux œuvres d’Alfred Renaudin
Les murs de la médiathèque municipale sont désormais ornés de deux œuvres d’Alfred Renaudin

 

Reconnue d’utilité générale depuis 2015, l’association « Les Amis d’Alfred Renaudin » se doit de déposer les œuvres qu’elle acquiert dans des lieux publics. C’est ainsi que la médiathèque municipale de Cirey a retenu toute l’attention du conseil d’administration pour y déposer l’aquarelle fleurie achetée en février 2021 à Rouen. Elle avait passé toute la saison dernière à la Maison de la Forêt à Saint-Sauveur. Une convention en bonne et due forme a été signée avec la Municipalité. De même, à l’occasion du Salon des Artistes Locaux en 2018, l’association avait réalisé une copie d’une toile de l’artiste-peintre datant de 1924 représentant la commune. La vraie toile a été vendue chez Sotheby’s Paris au prix de 4 750 € et sa sœur quasi jumelle se trouve dans les réserves du château de Lunéville. Afin de faire découvrir aux bibliophiles l’œuvre d’Alfred Renaudin, le livre éponyme, publié à l’occasion de l’exposition touloise de 2021, a été offert par l’association à la Municipalité. Il trouvera sans aucun doute une place de choix dans les rayons pour le plaisir des amateurs d’art.

Olivier BENA


Conférence : les faïenceries Keller et Guérin en 1900

Publié le mardi 12 avril 2022


Comme support à son exposé, Pierre-Philippe Arnould a présenté sa propre collection.

 

Le président de l’association des amis d’Alfred Renaudin, Olivier Béna, en présentant le conférencier du jour, Pierre-Philippe Arnould, a précisé que cette conférence coïncidait avec un évènement récent : la fermeture définitive de la faïencerie de Saint-Clément.

L’exposé s’attachait plus particulièrement à la période 1900 qui, a précisé le conférencier, « concentre les influences artistiques en vogue », s’appuyant sur un travail d’importance accompli à la fin de ses études en histoire de l’art : un mémoire sur la collection des faïences Keller et Guérin Lunéville du musée de l’école de Nancy.


Des pièces personnelles du conférencier évoquant la production des faïenceries de Lunéville dans les années 1900

Alfred Renaudin

Pierre-Philippe Arnould a aussi apporté sa propre collection, évoquant ainsi les tendances artistiques de l’époque : un attachement aux pièces traditionnelles (Louis XVI), une influence japonisante, conduisant résolument à l’influence Art nouveau et ses décors végétaux.

 

L’occasion d’évoquer le talent de cet artiste lorrain, Alfred Renaudin, vosgien de naissance, arrivé à Croismare à 4 ans, qui travailla d’abord à la verrerie locale où il fut fasciné par les formes naissant au bout de la cane des souffleurs… En 1881, il est embauché comme apprenti céramiste à Lunéville ; il est rapidement remarqué par ses patrons, MM. Keller et Guérin, pour ses brillantes dispositions à la peinture et au dessin. Il deviendra alors un brillant artiste peintre paysagiste de son époque. Aujourd’hui, « il est encore très difficile de rattacher une pièce de l’époque à ce peintre : il ne les signait pas ». Les recherches continuent.

 

Copyright photos et texte: Guy Bourguignon - L’Est Républicain, édition de Lunéville.

D’autres photographies : http://val-et-chatillon.com/photos/index.php?/category/198


Une aquarelle représentant une ferme lorraine aux clématites vendue 1 800 € aux enchères

Publié le mercredi 30 mars 2022

Auteur : Olivier BENA

Estimée entre 900 et 1 000 €, elle a été adjugée à 1 800 €

 

Dans le cadre d’une belle vente cataloguée à l’hôtel des ventes de St-Dié, Me Morel a vendu aux enchères une petite aquarelle d’Alfred Renaudin.

Signée et datée (18)97 en bas à droite, de format 19 x 28 cm, l’œuvre représente une ferme lorraine aux clématites non située doublée d’une étude à la clématite en bas à droite de la marie-louise. Tout dans la composition laisse apparaître les thèmes chers à l’artiste-peintre : les pots de plante, une poule picorant avec ses poussins au 1er plan ou encore la construction en elle-même de la ferme avec un appentis en bois. En haut des escaliers en pierre, un chat blanc veille au grain, regardant même fixement le spectateur et l’invitant à entrer dans cette scène de vie rurale.

La clématite est l’élément naturel principal de l’ensemble. D’étude, elle est intégrée dans l’aquarelle comme végétation dominante. Il est intéressant de noter qu’Alfred Renaudin a réalisé une œuvre quasi similaire en grand format en 1896.

Olivier BENA


Une vue de Vézelise d’Alfred Renaudin vendue 410 €

Publié le mercredi 23 mars 2022

Auteur : Olivier BENA


La petite aquarelle représente les bords du Brénon à Vézelise.

 

A l’occasion d’une vente de lots d’arts graphiques proposée par Mes Rouillac de l’hôtel des ventes de Vendôme figurait une aquarelle d’Alfred Renaudin représentant Vézelise et la rivière du Brénon.

D’un format de 17 X 24,5 cm, l’œuvre est issue de la collection du Dr Émile Simon, médecin-chef à hôpital de Lunéville autour de 1900. Elle a été mise en vente par ses descendants installés en Touraine.

Signée en bas à droite mais non datée, elle a très certainement été offerte par l’artiste-peintre comme il le faisait en remerciements ou par amitié.

Les couleurs très claires apportent une grande luminosité à l’ensemble de la composition. En 1907, Renaudin envoie une toile quasi similaire intitulée « Journée d’octobre à Vézelise » pour l’exposition du Salon des Artistes Français. L’année suivante, en 1908, il est classé Hors Concours.

L’association « Les Amis d’Alfred Renaudin » dénombre plusieurs œuvres exécutées à différentes époques et toutes centrées autour du Brénon. C’est le cas du vieux moulin présenté en 1923 à ce même salon parisien ou encore diverses représentations en contresens du cours d’eau, affluent du Madon. Estimée entre 150 et 300 €, le coup de marteau a conclu la vente au prix de 410 €.

Olivier BENA


Le tableau des ruines du moulin à plâtre de Xerbéviller vendu aux enchères.

Publié le mercredi 23 mars 2022


La toile est un témoignage d’un patrimoine meunier aujourd’hui disparu.

 

A l’occasion d’une vente de lots d’arts graphiques proposée par Mes Rouillac de l’hôtel des ventes de Vendôme se trouvait une huile sur toile d’Alfred Renaudin représentant les ruines du moulin à plâtre de Xerbéviller, situé à Lunéville, où coule un bras de la Vezouze.

De format classique de 50 X 73 cm, l’œuvre est issue de la collection du Dr Émile Simon, médecin-chef à hôpital de Lunéville autour de 1900. Elle a été mise en vente par ses descendants installés en Touraine.

Datant de 1915, comme la majeure production de Renaudin concernant le martyre de Gerbéviller, l’œuvre est signée en bas à droite et titrée « Lunéville ».

Construit en 1686, ce moulin est au départ un moulin à blé. Puis, acheté en 1797 par Sébastien Keller, propriétaire de la faïencerie de Lunéville, il est transformé en moulin à terre, à émail et à gypse, et s’y ajoute une plâtrière. L’ensemble des bâtiments est reconstruit ensuite dans la 1ère moitié du 19ème siècle. Détruite en septembre 1914, l’ensemble est partiellement reconstruite en 1920 puis désaffecté entre 1930 et 1934. Aujourd’hui, il ne reste plus qu’un nom et une maison qui évoquent ce lieu très animé autrefois par les ouvriers chargés de son exploitation.

Le Cercle Généalogique du Lunévillois a réalisé il y a quelques années une exposition sur celui-ci. D’après une autre œuvre d’A. Renaudin de 1895 représentant le même site, il semblerait qu’un incendie ait également sévi en 1901. D’ailleurs, familier des lieux, Renaudin écrit dans son journal en 1885 « puis je suis parti du côté du moulin à plâtre peindre le paysage. Je me suis installé au même endroit que les jours précédents. »

Comme toujours dans cette composition représentant la désolation de la guerre et des ruines se nichent des signes d’espoir avec l’ample végétation qui recouvre la scène et le paisible pêcheur à la ligne vaquant à ses occupations au cœur de la Grande Guerre. La toile se veut aussi être un témoignage fort de cette époque désormais disparue.

Mise à prix à 1 200 €, cette œuvre inédite au grand public a rencontré un franc succès d’enchères atteignant l’adjudication de 4 800 €.

Olivier BENA


La faïencerie K&G au tournant 1900 en conférence

Publié le mardi 15 mars 2022

L’association « Les Amis d’Alfred Renaudin » organisera sa 1ère conférence de l’année 2022 à la salle de l’Ecureuil, quai de Strasbourg à Lunéville, sur le thème de la faïencerie.

Présentée par Pierre-Philippe Arnould, étudiant en droit et en histoire de l’art, cette dernière analysera la situation de la célèbre manufacture Keller et Guérin au tournant 1900.

Pourriez-vous évoquer succinctement l’historique de la faïencerie K & G ?

Désignée comme la cité cavalière, Lunéville n’en est pas moins la cité faïencière. Depuis la fin du 17ème siècle, les premiers potiers et faïenciers apparaissent. Plusieurs établissements ouvriront ensuite. Les origines de la manufacture Keller et Guérin sont à trouver dans l’implantation de la faïencerie de Jacques Chambrette (fils) en 1731. Sous la protection des ducs de Lorraine, la manufacture se développe et étend sa renommée. Mais Lunéville souffre de la fiscalité propre à la Lorraine ce qui pousse Jacques Chambrette à ouvrir une seconde manufacture à Saint-Clément alors territoire des Trois-Évêchés où les taxes douanières sont moindres. Après la mort de Chambrette, la manufacture décline. Son fils Gabriel garde celle de Lunéville tandis que Charles Loyal rachète celle de Saint-Clément qui devient alors établissement indépendant. Après un fort déclin de l’activité, la faïencerie de Lunéville est rachetée par Sébastien Keller en 1786. La manufacture ne sera dénommée Keller & Guérin qu’à partir de 1832. Les progrès techniques acquis par la faïencerie lui permettent de se développer tout au long du 19ème siècle. La réunification de Lunéville et Saint-Clément intervient en 1892 à un moment où elles dominent la production faïencière française. C’est aussi à cette époque qu’un atelier d’art sous la conduite du baron de Ravinel est créé et voit la collaboration de nombreux artistes. Une émulation sans précédent qui permet à la faïencerie de produire des pièces originales, d’une grande qualité artistique avec des formes et décors permis par une recherche technique à la pointe.

Pourquoi vous attachez-vous à cette période particulière du tournant 1900 ?

Cette période concentre les influences artistiques en vogue. La manufacture s’inscrit pleinement dans la sphère d’influence de l’École de Nancy. La participation de certains artistes l’atteste. Mais c’est surtout la recherche stylistique inédite qui permet de produire une variété que beaucoup n’imaginent pas. Bénéficiant de cette influence nancéienne, l’Art nouveau qui s’y développe en garde les caractéristiques : rigueur botanique, recherche à partir des formes organiques conjuguées avec un décor végétal élégant. L’observation de la nature devient une source d’inspiration inépuisable. La manufacture a su tirer profit de ce goût nouveau tant dans sa production artistique que dans sa production industrielle, faisant entrer cet art dans tous les foyers. Mais cette production novatrice n’est pas au goût de tous. D’autres préféreront les pièces plus classiques avec les pastiches de style rocaille et Louis XVI.

Rupture ? Continuité ?

Il y a durant cette période une rupture stylistique dans les formes et décors permise aussi par une rupture technique. La forme d’inspiration végétale est inédite. Les techniques de décor permettent aussi une production industrialisée, notamment grâce au vapo (aérographe). Toutefois, ce renouveau n’apparaît pas ex nihilo. L’Art nouveau trouve ses sources dans le gothique flamboyant et les décors floraux du Moyen Âge. Le japonisme qui l’a précédé reste une source d’inspiration. L’Art nouveau n’apparaît finalement pas tant en rupture. De plus, les styles précédents perdurent. La production de pastiches Louis XVI et rocaille reste importante et continue de plaire. Deux types de production cohabitent, pas forcément pour les mêmes publics.

Quels types de pièces présenterez-vous aux participants ?

Ayant travaillé à partir de la collection K&G du Musée de l’École de Nancy, j’ai surtout étudié ce corpus. Ma collection se rapprochant de beaucoup de pièces étudiées, je pourrai ainsi présenter des faïences variées datant de cette période : de pots couverts de style Louis XVI à des flammés Art nouveau en passant par des vases joignant forme et décor original. Quelques dizaines de pièces de cette époque pour un panorama de la production vers 1900. C’est toujours tellement préférable de voir les pièces en vrai, de pouvoir en apprécier les formes et les couleurs réelles que sur un écran ou un livre.

Les mesures sanitaires appliquées seront celles en vigueur au moment de la conférence. La jauge de 100 participants ne pourra être dépassée. Des pièces en faïence seront également exposées et décryptées. Conférence gratuite et ouverte à tous.

Propos recueillis Par Olivier BENA

Informations et renseignements auprès de l’association : 07 82 56 88 47

 


« Les Amis d’Alfred Renaudin » ont 10 ans !

Publié le lundi 07 mars 2022

Auteur : Olivier BENA


Après 10 ans d’existence, les Amis d’A. Renaudin fourmillent toujours autant de projets.

 

Voici déjà une décennie que la belle aventure a été lancée (le 17 mars 2012) quelques mois seulement après l’inauguration de l’Esplanade Renaudin (derrière la salle des fêtes) et des journées du Patrimoine qui lui avaient été en partie consacrées. Depuis, beaucoup de chemin a été parcouru !

Forte de ses plus de 100 membres, l’association poursuit ses missions. Le principal objectif est de faire connaître et reconnaître l’artiste-peintre, inhumé au cimetière communal, parmi les grands artistes lorrains de son temps, dont beaucoup sont hélas tombés dans l’oubli.

Chaque année, l’association a l’occasion de proposer plusieurs conférences de grande qualité gratuites et ouvertes à tous autour de thèmes toujours en lien avec l’art. Cette offre de culture populaire devrait permettre de décentraliser les musées et lieux d’exposition à la campagne, mais ne rencontre pas toujours le public escompté.

De même, le recensement des œuvres et documents ainsi que le lien avec les salles de vente et divers antiquaires ont permis d’enrichir graduellement le catalogue raisonné de Renaudin. Il n’est pas une semaine sans que des nouveautés surgissent dont ne sait où. La cote de vente des toiles augmente sans cesse car l’existence de l’association et les différentes publications attirent l’œil des amateurs et des collectionneurs.

Deux expositions, et surtout deux ouvrages, en 2015 à Lunéville et en 2020/2021 à Toul, ont trouvé un public curieux de la peinture sincère et fidèle d’Alfred Renaudin.

La cohésion de l’association repose sur les rencontres lors des assemblées générales mais aussi de la sortie annuelle « Sur les traces d’Alfred Renaudin », qui conduira les adhérents à St Nicolas de Port le 25 juin prochain. Afin de localiser sa tombe, une plaque sera bientôt apposée au cimetière en accord avec la Municipalité. L’ultime défi à relever serait la création d’une salle muséale dans le Lunévillois mettant en lumière les talents du « chantre de la ruralité » mais aussi de ses contemporains, à l’image du musée Georges de la Tour à Vic-sur-Seille.

Olivier BENA


Une toile parisienne de Renaudin adjugée 9 600 €

Publié le mercredi 23 février 2022

Un effet Notre Dame de Paris a-t-il enflammé le prix d’adjudication ?

 

Dans les 300 lots du catalogue de la 21ème vente consacrée aux artistes lorrains et du Grand-Est chez Est-Enchères à Metz, Mes Thomas et Bock proposaient des œuvres de Gilles Fabre, Adrienne Jouclard, Jacques Majorelle ou encore Paul-Emile Colin.

Parmi elles, se trouvait une œuvre d’A. Renaudin, déjà connue sous d’autres formats, représentant une vue parisienne depuis le quai Saint-Michel dans le 5ème arr. de la capitale. Datant de 1917, au moment où la famille Renaudin fait étape à Paris avant de rejoindre Fontannes pour la fin de la Grande Guerre, elle est de format classique 51 X 72 cm.

L’eau est une nouvelle fois le thème principal du tableau puisqu’elle est dépeinte dans un ciel bleu clair mais quelque peu nuageux, mais également à travers les reflets de la scène dans la Seine qui longe le quai.

Au milieu de l’ensemble se dessine le pont St-Michel, reliant la place du même nom (sur la rive gauche) au Bd du Palais sur l’île de la Cité. Cet édifice date initialement de 1378 et a été reconstruit plusieurs fois. Le pont actuel (1857) est long de 62 m et large de 30 m et comprend trois arches en plein cintre. Au centre de l’imposte de chaque pile figure un « N », rappelant l’emblème impérial de Napoléon III.

Dans le fond gauche, derrière des arbres, se dresse la cathédrale Notre-Dame, ses deux tours facilement identifiables et la flèche de Viollet-le-Duc, réduite en cendres lors de l’incendie du 15 avril 2019. De part et d’autre de la toile se situent des Parisiens assis sur les quais ou encore des barques voguant sur le fleuve. Quelques petites touches de peinture laissent également entrevoir des personnages traversant le pont.

Mise à prix à 3 000 €, le coup de marteau final a conclu la vente à 9 600 €.

Olivier BENA


Une toile représentant Fontenoy-sur-Moselle de Renaudin vendue 5 600 € aux enchères

Publié le mercredi 02 février 2022

La première vente aux enchères contenant un tableau d’A. Renaudin s’est déroulée à Montargis dans le Loiret le 29 janvier dernier. De format classique, 48 X 71,5 cm, l’œuvre représente la localité de Fontenoy-sur-Moselle, près de Toul, et plus précisément la rue de la Loi. Une comparaison avec une vue actuelle montre que la physionomie du lieu n’a guère changé en près d’un siècle.

Daté de 1930, le tableau est une ode à la campagne dépeinte par le « chantre de la ruralité » : les maisons lorraines avec leurs portes de granges, le puits, la charrette aux grosses roues, les divers animaux qui se promènent sous le regard vigilant de la fermière, … Dans le fond se dresse le clocher de l’église St-Laurent, ancienne chapelle castrale où reposent les comtes de Fontenoy. Le ciel bleu et peu nuageux, ainsi que la clarté de la scène, apportent à l’ensemble une véritable luminosité.

L’association « Les Amis d’Alfred Renaudin » recense désormais trois œuvres de cette commune datant de cette période. Une toile, du même style et reprenant tous les codes, a eu les honneurs de la télévision puisque vendue sous l’œil des caméras de l’émission "Enchères made in France" en 2015. La 3ème est une vue depuis la Moselle qui traverse le village où des canards flottent à leur aise.

Le prix de départ à 1 000 € s’est envolé à 5 600 € au coup de marteau.

Olivier BENA


Une vue ancienne de Montmartre vendue 3 900 €

Publié le jeudi 27 janvier 2022

Emmanuel Roucher de la Galerie d’art Chaptal située dans le 9ème arr. de Paris proposait à la vente une très belle toile d’Alfred Renaudin représentant une vue sur les hauteurs de Montmartre datant de 1898. De format 50 X 65 cm et en très bon état de conservation, l’œuvre est, hors de sa qualité de facture, un témoignage exceptionnel de ce qu’était le lieu avant qu’il ne devienne un des plus célèbres quartiers touristiques parisiens encore aujourd’hui.

Au premier abord, si le titre de la toile n’est pas connu, le spectateur peut s’imaginer être dans une scène pastorale au cœur de la vie rurale. Le premier plan laisse apparaître de vastes prairies vallonées dans lesquelles paissent des moutons gardés par un berger. La Capitale se dévoile uniquement dans l’observation de la ligne de crête où se déploient les grands monuments parisiens tels que Notre Dame, le dôme doré des Invalides, le Val de Grâce, …

Avant son rattachement administratif à la Ville de Paris en 1860, Montmartre était un village. Indépendant puis annexé, en vertu de la loi d’expansion de la Paris, il devient ainsi le 18ème arrondissement aussi appelé les « Buttes-Montmartre ». Alfred Renaudin a été un témoin direct de l’évolution du quartier puisqu’il avait son atelier rue Caulaincourt. Son travail apporte de nombreuses œuvres qui en témoignent. Il est toutefois dommage que cette vue n’offre pas un aperçu de la basilique du Sacré-Cœur, symbole de cette époque, probablement située non loin de ce point de vue choisi par l’artiste-peintre.

Olivier BENA


Le tableau a été vendu 3 900 €


Les Amis d’Alfred Renaudin adhèrent à une coopérative solidaire

Publié le mardi 25 janvier 2022

Sur proposition de Marie-Christine Jacquemin, membre de l’association et membre de la coopérative solidaire depuis 2 ans, le comité d’administration vient d’accepter de participer à titre expérimental pendant l’année 2022, afin de trouver de nouvelles ressources pour financer ses divers projets. C’est la première association du sud-Lunévillois à y collaborer. L’association espère gagner une centaine d’euros et peut parrainer désormais les personnes à se lancer dans l’aventure au papillon ! Des séances d’information ont lieu en visio-conférence tous les jeudis soir à 20h30.

Renseignements auprès de Marie-Christine Jacquemin : 06.89.52.84.00

Olivier Béna


Les Amis d’Alfred Renaudin : le renouvellement des cotisations offert pour 2022

Publié le mardi 25 janvier 2022

Le dynamisme de l’association ne faiblit pas et les projets sont actuellement en cours de planification en fonction de l’évolution de la situation sanitaire. Composée de 101 membres, il a été décidé lors de l’assemblée générale du 23 octobre dernier que les membres de 2021 seraient exemptés de cotisation pour 2022. En effet, nombre de conférences et événements ont dû être annulés. L’association concourt à apporter une offre artistique et culturelle sur le Territoire sud-lunévillois depuis presque 10 ans ! La cotisation de 10 € n’a pas évolué depuis le 17 mars 2012. Depuis le 1er décembre 2015, elle est reconnue d’utilité générale par les services fiscaux. Ce statut lui procure la possibilité d’établir des reçus fiscaux pour tout don supérieur à 5 € et déductible à 66 % sur les impôts de l’année suivante. Ne vivant pas de subvention publique mais uniquement de la générosité de ses adhérents et autres partenaires, les conférences sont gratuites et ouvertes dans un souci d’éducation populaire.

Contact avec l’association : Olivier Béna, 07 82 56 88 47


Le tableau du moulin de Puxe de Renaudin vendu 5 600 €

Publié le mardi 25 janvier 2022

C’est dans le Var qu’est apparu le premier tableau à vendre d’Alfred Renaudin pour 2022. Pascal Ferrara, antiquaire établi à Rougiers, proposait cette toile au format classique, signée et datée 1907 en bas à droite et localisée à Puxe.

En parfait état de conservation, l’œuvre provient d’une succession familiale et se trouvait dans une maison qui a été récemment vidée. Le tableau semble y avoir demeuré près d’un demi-siècle sur les murs ! Le cadre, malgré quelques éclats, porte un cartel précisant que le site représenté est le Moulin de Puxe sur l’Orne.

Située près de Briey, à la jonction des trois départements, cette petite commune rurale est surtout connue pour son château qui est devenu depuis 20 ans un lieu d’accueil après avoir appartenu au diocèse de Nancy-Toul. Le moulin se situait en contrebas du château et de l’église. Il ne reste plus que le bief aujourd’hui. La vue est prise en direction de l’ouest, depuis la route qui file en Puxe et Jeandelize.

La facture de la toile permet de mettre en lumière les thèmes de prédilection de l’artiste-peintre, à savoir, l’eau, exprimée par le ciel nuageux et les reflets de la scène dans l’Orne. Les vieilles pierres du moulin et la roue à aubes sont magnifiquement représentées. La végétation abondante apporte à l’œuvre un véritable romantisme dans cet endroit où le temps semble suspendu. Les couleurs lumineuses contribuent à offrir un véritable cachet à l’ensemble de la composition.

Au départ vendu pour 4 200 €, la liste des potentiels acquéreurs s’allongeant a fait grimper le prix final à 5 600 €.

Olivier BENA


Les moulins ont toujours beaucoup inspiré Alfred RENAUDIN.

 

 


Les Amis d’Alfred Renaudin : le tableau perdu par le transporteur !

Publié le mardi 25 janvier 2022

Fin novembre 2021, l’association ‘Les Amis d’Alfred Renaudin » a acquis à l’hôtel des ventes Giraudeau à Tours une toile, de format 24 X 35 cm, signée A Renaudin, datant de 1890, et représentant le château de Blâmont. Le comité d’administration lui avait préparé un bel avenir à travers un nettoyage et une restauration mais aussi un dépôt en mairie de Blâmont. Hélas ! L’hôtel de ventes proposait trois transporteurs aux prix très différents. Le choix de la société retenue, pas la moins chère, aura été fatal à l’œuvre. Dès le 30 novembre, tout avait été organisé pour l’envoi direct chez Pierre Harcos, restaurateur de tableaux à Nancy. Mais la toile a disparu ! Après diverses péripéties, près de deux mois après son acquisition, l’œuvre n’a pas été retrouvée ! La société de transports missionnée va procéder au remboursement du tableau et des frais d’expédition. L’association déplore beaucoup tout cela et sera très vigilante dans les ventes à venir d’œuvres d’Alfred Renaudin car nul ne sait ce qu’elle est finalement devenue.

Olivier BENA

La toile avait été acquise 1 200 € par l’association.


Un documentaire vidéo sur l’exposition « Alfred Renaudin (1866-1944) »

Publié le lundi 17 janvier 2022

Dans le cadre de son stage de fin d’études de Licence 3 d’Art du spectacle – conception et mise en œuvre de projet culturel, Thomas Sanamane, a réalisé une rétrospective vidéo de l’exposition touloise sur Alfred Renaudin.

Très perturbée en raison de la crise sanitaire et de la fermeture des musées, le but premier était de trouver une manière de partager l’exposition avec le grand public. L’idée est aussi venue de proposer une visite virtuelle via internet.

Il a fallu environ deux mois pour finaliser le tout comprenant la recherche d’idées pour la forme, l’écriture, le tournage et le montage. Un maximum d’œuvres a été filmé puisqu’il s’agissait du plus grand rassemblement de toiles tout en privilégiant différentes échelles de plan et mouvements pour ne pas faire un exposé mais proposer un ensemble dynamique et captivant.

Filmer une exposition est une contrainte très intéressante car elle pose les questions du comment filmer des tableaux ou encore comment rendre justice aux œuvres présentées ?

Lorrain d’origine, l’étudiant talentueux a apprécié de découvrir une autre époque et certains lieux peints. Il montre l’évolution entre le passé et le présent de ces derniers. Cependant, le vidéaste a eu une préférence pour les peintures de fleurs marquant le début de carrière d’Alfred Renaudin.

L’association « Les Amis d’Alfred Renaudin » a obtenu les droits des vidéos. Elles se composent d’un reportage de 20 minutes et de 7 focus sur des œuvres dignes de l’émission de France 2, Ouh là l’Art! Pour féliciter ce brillant travail et l’encourager, un chèque de 100 € lui a été remis pour cette contribution à l’un des objectifs de l’association, promouvoir l’artiste-peintre et son œuvre.

Olivier BENA

Reportage sur l’exposition :

https://www.youtube.com/watch?v=XmAZSOnrLGA

7 focus sur des œuvres d’Alfred Renaudin :

https://www.youtube.com/playlist?list=PLF0cqOZHiZyd6JKPRVyyknTP_XBgfAP2A

Copyright vidéos : Thomas Sanamane


Une toile de Renaudin représentant « la Martyre » vendue aux enchères

Publié le mardi 21 décembre 2021

A quelques jours de la trêve des confiseurs, une magnifique vente de mobilier et d’objets d’art s’est déroulée à Nancy, boulevard Albert 1er, chez Alexandre Landre. Parmi les différents lots figurait une œuvre d’Alfred Renaudin représentant Gerbéviller, la martyre.

De format classique 50 x 84 cm, en plus de sa signature en bas à droite, l’artiste-peintre a ajouté ce commentaire : « Gerbéviller, incendiée par les Allemands le 24 août 1914 ». Peinte en 1915, soit quelques mois après la tragédie, cette thématique a beaucoup inspiré Alfred Renaudin. Comme nombre de ses contemporains composant cette « armée de l’art », le maître a immortalisé ces scènes de désolation et de chaos. A ce jour, l’association « Les Amis d’Alfred Renaudin » a recensé plus d’une vingtaine de toiles, de formats différents, autour de cette vision apocalyptique.

Parmi elles, certaines sont quasi similaires à cette dernière notamment une toile conservée au château de Lunéville et une autre offerte à la mairie de Gerbéviller par la princesse Gabrielle d’Arenberg en 2017. Sur celle-ci, Renaudin précisait également au dos de la toile : « au centre, une maisonnette négligée par les incendiaires et protégée des bombardements par l’église, sert d’abri aux propriétaires des ruines ». L’huile sur toile, malgré cette scène d’horreur, est remplie d’éléments propices à l’espoir. La fillette sortant de l’abri et placée au centre, est source d’avenir dans cette vie qui continue malgré tout ce désordre. La couleur ocre, qui domine la toile, apporte une certaine lumière à la noirceur évoqué par l’événement, rehaussé d’un ciel bleu nuageux. L’estimation du commissaire-priseur était comprise entre 1 400 et 1 600 €. Le lot a été adjugé à 4 700 € au coup de marteau final des enchères.

Olivier BENA


Une affiche d’exposition d’Alfred Renaudin vendue aux enchères

Publié le lundi 20 décembre 2021

Pour la deuxième fois cette année, un lot concernant Alfred Renaudin a été vendu au Luxembourg. La maison de ventes aux enchères « Goldfield Auction », située à Steinfort, a proposé un magnifique catalogue de collection d’Europe et d’Asie composé de 425 lots. Il s’agit d’une affiche préparatoire à une exposition de peintures de paysages réalisée par Alfred Renaudin lui-même, donnant à l’objet un caractère assez inédit et unique en soit.

Conservée dans un état quasi parfait, notamment par sa préservation dans un cadre, le dessin sans cadre est de format 70 X 100 cm. L’auteur y a précisé les dates d’exposition comprise entre le « 15 et le 29 décembre 1932 » mais sans y indiquer le lieu précis d’exposition. Il ajoute quelques sites peints comme Avricourt, Grasse (où son épouse allait en cure), Coulommiers (en région parisienne) et Prény, proche de Pont-à-Mousson. Le dessin soigné à la mine de crayon représente une vue de l’entrée du château fort médiéval de Prény. Cette thématique a fait l’objet d’envois de toiles au salon des artistes français de Paris en 1931 et 1932. Une vue de Prény a d’ailleurs été vendue aux enchères à Nabécor en avril dernier pour 2 000 €. Estimée entre 300 et 600 €, l’affiche a été adjugée à 600 € (par téléphone).

Olivier BENA

 


Les Amis d’Alfred Renaudin acquièrent une toile représentant le château

Publié le mercredi 01 décembre 2021

 

A l’occasion d’une vente aux enchères à l’hôtel des ventes Giraudeau à Tours, une toile, de format 24 X 35 cm, signée A Renaudin, datant de 1890, figurait parmi les très nombreux lots. Sans titre, elle a été notée « ruines » par l’expert de la vente. Mais pour les autochtones du secteur, ce sont bien les ruines du château de Blâmont qu’a voulu représenter l’artiste-peintre. L’association « Les Amis d’Alfred Renaudin », très intéressée par la toile s’est placée sur les rangs en déposant un ordre de vente de 2 000 €. Avec chance, malgré une enchère répétée en salle, elle a pu conclure l’affaire au prix marteau de 1 200 €, sans les frais d’adjudication et de transport. La toile avait été estimée entre 150 et 200 €. Désormais, l’œuvre apportée par son propriétaire lors d’une journée d’expertise et retrouvée comme un trésor de grenier va regagner la Lorraine. En raison de quelques accidents liés au temps principalement, elle passera d’abord entre les mains d’or de Pierre Harcos à Nancy pour un nettoyage, une restauration et un encadrement. L’objectif final de l’association serait un dépôt de l’œuvre à l’hôtel de ville de Blâmont pour le plus grand plaisir de tous, Blâmontois ou non. Même si elle n’apporte rien de nouveau sur la connaissance historique et physique du château puisqu’elle ressemble de près à une ancienne carte postale, la toile est de nouveau un témoignage en couleurs de cet amoureux des vieilles pierres qu’était Alfred Renaudin même dans ses jeunes années. Pour mémoire il existe d’autres toiles référencées représentant sous différents œuvres la clef de voûte de Blâmont.

L’association possède désormais 3 œuvres acquises grâce à la générosité de ses adhérents.

Olivier BENA

 


« Une matinée d’été à Lavaudieu » d’A. Renaudin vendue aux enchères

Publié le lundi 22 novembre 2021

A quelques jours de la St André, une œuvre d’Alfred Renaudin, représentant l’abbaye de Lavaudieu, a été vendue aux enchères à Howald au Luxembourg par la maison de vente Kanerz Art Luxembourg. Issu de la collection privée d’un expatrié, le tableau est de format classique, 46 X 61 cm. L’huile sur toile est signée en bas à droite et annotée « Lavaudieu 1918 ». Son excellent état a permis une estimation par le commissaire-priseur entre 1 800 et 2 200 €. L’affaire s’est conclue à 1 800 € au coup de marteau.

Au bord de la Senouire, dans un écrin de prairies et de pentes boisées, se niche le village de Lavaudieu qui mérite le label de "plus beau village de France" et dont le charme ne manque pas d’enchanter les visiteurs. Son abbaye, fondée en 1057 par St Robert, le fondateur de La Chaise-Dieu, a accueilli des moniales bénédictines jusqu’à la Révolution. Il en subsiste essentiellement le cloître roman, unique en Auvergne, et le réfectoire, orné d’une grande fresque d’influence byzantine du 12ème siècle, et abritant un christ roman d’une émouvante beauté. L’église recèle aussi un remarquable ensemble de peintures murales de l’Ecole Italienne du 16ème siècle : scènes de la Passion, unique et très curieuse allégorie de la Mort Noire.

C’est sans doute pour toutes ces raisons que Renaudin a dû être subjugué par ces lieux pittoresques à son arrivée en Auvergne pour se réfugier à la fin de la Grande Guerre. Il y installe ainsi à plusieurs reprises son chevalet pour faire ressortir la splendeur et les lumières de ce joyau patrimonial qu’entretient avec ténacité l’association Vallis Dei. En 1925, la seule toile envoyée par l’artiste au Salon des Artistes français est une représentation de l’abbaye.

Vallis Dei, via son depuis président d’honneur, Daniel Bailly, est en lien depuis plus de 10 ans avec Olivier Béna, avant même la constitution de l’association des Amis d’A. Renaudin. C’est ainsi qu’en 2012, des contacts avec une commissaire-priseur ont permis l’acquisition d’une toile semblable à cette dernière et datée de 1925, pouvant être celle du salon ? Tout récemment, une œuvre représentant le splendide cloitre (exposée en 2015 à Lunéville et reproduite dans les deux ouvrages d’exposition) de 1918 a été également acquise au prix de 4 500 €. Elles sont exposées dans le petit musée de Lavaudieu dont l’association a la charge. Une 3ème toile appartenant à un collectionneur privé a été exposée à Toul il y a quelques mois et illustre l’une des pages du magnifique livre Alfred Renaudin (1866-1944), toujours en vente auprès de l’association.

Olivier BENA

Lien : association Vallis Dei - les Amis de Lavaudieu: http://www.abbayedelavaudieu.fr/


La toile représentant Lavaudieu a été adjugée à 1 800 €


ART : Alfred Renaudin s’éteignait il y a 77 ans

Publié le dimanche 07 novembre 2021

Auteur : Olivier BENA

Dans la nuit du 9 au 10 mai 1940, une des premières bombes tombées sur Nancy échoue sur l’arrière de la villa Ambiel, rue Pasteur, où se situe également l’atelier du maître. La famille Renaudin quitte la Lorraine pour rejoindre Fontannes en Haute-Loire, où ils avaient été si bien accueillis à la fin de la Grande Guerre.

Le 23 mai 1940, son gendre, Jean Biet, lieutenant du 43ème régiment d’infanterie coloniale, meurt pour la France à Sedan à 31 ans. La famille avait été également endeuillée avant leur départ précipité par le décès de Mme Zeller le 2 février 1940. Renaudin trouve consolation dans son art et dans l’affection des siens qui l’entourent notamment grâce à la venue au monde de son petit-fils, Jean-François.

Son atelier auvergnat est une modeste grange attenante à la ferme où il habite. Le feu qui a marqué sa vie vient le frapper une ultime fois lorsque le 3 novembre 1942, en fin de soirée, le foin et la paille s’embrasent laissant réduit à néant son univers et cet endroit de création. Tout le labeur produit sur place est détruit de même que toutes les toiles précieuses sauvées lors du bombardement nancéen. C’est le travail de plusieurs années et le meilleur de toute une vie qui partent en fumée ! Très affecté de ces pertes inestimables et irréparables, il accepte l’épreuve comme celles déjà traversées auparavant avec un courage extraordinaire. La seule chose qui selon lui permet de combler ce vide, c’est de travailler davantage. Il reprend de plus belle et continue ses longues et nombreuses séances de peinture en plein air.

Tout s’arrête brusquement lorsque le 7 novembre 1944, à 11h30, alors qu’il s’apprête à terminer une toile aux bords de l’Allier. Il est subitement terrassé par un malaise et s’éteint sans même pouvoir prononcer un seul dernier mot. Il est inhumé provisoirement dans le petit cimetière du village avant que sa dépouille ne puisse être transférée, mi-août 1946, dans le caveau familial Zeller, situé dans le cimetière du bas de Val-et-Châtillon. Son désir, qui était de mourir sans subir la déchéance physique ou morale, a été ainsi réalisé. Il est à présumer que la providence pour laquelle il avait foi lui a offert dans le paradis des peintres une place de grand choix.

Aujourd’hui, 77 ans après sa disparition, l’association « Les Amis d’Alfred Renaudin » perpétue sa mémoire et son œuvre pour une plus juste reconnaissance de son talent au Panthéon des grands artistes. Chaque année, la tombe familiale est entretenue par une membre bénévole et fleurie au moment de la Toussaint, proche de sa date anniversaire de décès.

Olivier BENA

 

A. Renaudin repose auprès de son épouse et de ses 4 filles.


Une toile parisienne d’Alfred Renaudin vendue aux enchères

Publié le mardi 02 novembre 2021

Auteur : Olivier BENA

Le 30 octobre dernier, Me Martial Bournier a organisé une vente aux enchères classique à Charleville-Mézières dans les Ardennes. Parmi les lots figurait une toile d’Alfred Renaudin qui est différente de celle vendue aux enchères chez Me Teitgen à Nancy en 2011 en raison de la couche de poussière qui recouvrait la toile. Signée en bas à droite et notée au pinceau « Paris 1927 », l’œuvre en format portrait est de dimensions habituelles, 73 X 51 cm. Elle représente une scène de vie depuis la place du Tertre où l’artiste-peintre semble avoir posé son chevalet pour immortaliser l’instant. Place principale de l’ancien village de Montmartre, dans le quartier de Clignancourt dans le 18ème arr., elle symbolise un des lieux de la capitale les plus visites par les touristes du monde entier et est fameuse pour ses artistes-peintres et ses terrasses.

Elle est longée par la rue Norvins à la gauche du tableau. Le bâtiment faisant l’angle rue Norvins/rue du Mont-Cenis est le fameux « Hôtel du Tertre », également connu sous le nom de « Café Bouscarat ». Il a accueilli toute la Bohème de Montmartre : Picasso, Modigliani, Max Jacob, Erik Satie, et tant d’autres ! En 1930, l’établissement change de propriétaire et devient « la Bohème » ; depuis la fin du confinement, il n’a pas rouvert ses portes.

Le bistrot figuré au centre, existant encore de nos jours, est le « Café de la place du Tertre », plus connu sous le nom du Clairon des chasseurs.

Au centre est également représentée l’église Saint-Pierre ; datant du 12ème siècle, elle est considérée comme l’une des plus anciennes de Paris. Enfin, le Sacré Cœur de Montmartre se dresse au fond. La place du Tertre n’est plus aussi accessible en raison des terrasses de restaurants, qui ont peu à peu remplacé les chevalets des peintres. Cela étant, les arbres sont toujours là, tout comme les bâtiments ! Mise à prix entre 600 et 800 €, le coup de marteau final a fait remporter l’enchère à 3 500 €.

Article rédigé en lien avec Pauline Clement-Bayer, assistante administrative, du « Vieux Monmartre » : Societe d’Histoire et d’Archeologie Le Vieux Montmartre

Olivier BENA

 

Paris et ses monuments ont beaucoup inspiré Alfred Renaudin


Le dynamisme des Amis d’Alfred Renaudin ne faiblit pas !

Publié le jeudi 28 octobre 2021

L’assemblée générale ordinaire de l’association « Les Amis d’Alfred Renaudin » s’est tenue en présence d’une vingtaine d’adhérents à la Maison de la Forêt. Elle comptait 86 adhérents en 2020 et s’approche des 100 en cette fin d’année.

Malgré la situation sanitaire, 2020 a été riche en projets et en actions comme la sortie du livre « Alfred Renaudin (1866-1944) », toujours disponible auprès du président, l’exposition rétrospective au musée de Toul, la participation au salon des artistes locaux à Cirey, le don d’un carton de matériel d’arts plastiques à l’APE d’une valeur de 161,80 €, …

2021 n’a pas à rougir de sa prédécesseure puisque plusieurs événements ont eu lieu : une collaboration avec l’Almanach de Brioude a été établie, l’acquisition d’une aquarelle représentant des branches de rosier sauvage et présentée durant toute la saison en partenariat avec la Maison de la Forêt, la journée « Marc Chagall » à Sarrebourg et enfin la conférence sur Emile Gridel.

Une kyrielle d’articles de presse a été publiée à laquelle se joignent quelques apparitions télévisées autour de Renaudin. Le travail de documentation se poursuit et des liens forts sont entretenus avec les hôtels de vente. De nombreux particuliers démarchent l’association en quête d’informations. En vue de présenter une conférence, des recherches sont actuellement entreprises sur Albert Horel, élève d’Emile Friant.

En 2022, l’association fêtera déjà ses 10 ans ! Le conseil d’administration espère renouer avec son cycle de conférences habituel, gratuit et ouvert à tous, pour offrir des pauses culturelles dans le rural et sur le secteur. De nombreuses propositions de sujets sont en cours de choix tout comme des ateliers artistiques destinés aux enfants. Une journée « Sur les traces d’Alfred Renaudin » à St Nicolas de Port, prévue depuis 2020, devrait se dérouler en juin prochain.

En raison de la bonne santé économique de l’association, qui ne vit pas de subventions publiques mais de la générosité des adhérents et autres, car reconnue d’utilité générale avec possibilité d’établissement de reçu fiscal, il a été décidé qu’au vu de la situation particulière et pour cette première décennie, aucune cotisation ne sera demandée aux adhérents de 2021 pour 2022.

Olivier BENA

Contact avec l’association : 07 82 56 88 47


Les projets ne manquent pas pour les Amis d’Alfred Renaudin

Copyright photos : Gautier TACK ; Galerie  http://val-et-chatillon.com/photos/index.php?/category/196

Procès-verbal de l’assemblée générale ordinaire de l’association « LES AMIS D’ALFRED RENAUDIN » du Samedi 17 octobre 2021 à la Maison de la Forêt à Saint-Sauveur


Joseph-Emile Gridel en conférence

Publié le jeudi 28 octobre 2021

A l’initiative des « Amis d’Alfred Renaudin », la Maison de la Forêt a accueilli Monique Manoha, responsable au Pôle Bijou et métiers d’art de la CCTLB, pour évoquer la vie et l’œuvre du Bachâmois Emile Gridel. Cette plongée dans l’univers de l’artiste, amoureux des forêts et de la chasse, à travers ses croquis et ses toiles, a réuni une vingtaine d’auditeurs.

Olivier BENA

Emile Gridel, surnommé le chasseur, a peint de nombreux œuvres sur cette thématique.

Galerie  (Copyright photos : Gautier TACK) : http://val-et-chatillon.com/photos/index.php?/category/196



« Les Amis d’Alfred Renaudin » enquêtent sur Albert Horel

Publié le lundi 11 octobre 2021


Comme Alfred Renaudin, Albert Horel a peint à plusieurs reprises N. D. de Paris

 

Depuis quelques jours, l’association « Les Amis d’Alfred Renaudin » est à la recherche d’informations, de documents et de toiles concernant l’artiste-peintre prolifique mais peu connu, Albert Horel. L’objectif est de rédiger un article et de présenter une conférence sur ce petit maître de la peinture, très lié au mécène Eugène Corbin. Il existe de nombreuses similitudes avec Alfred Renaudin. Né à Aubevoye dans l’Eure en juin 1876, il est l’élève de deux grands maîtres : Victor Prouvé et Emile Friant. Il s’est établi en Lorraine jusqu’à la 2ème guerre mondiale à Laître-sous-Amance, au nord de Nancy. Il a figuré au Salon des Artistes Français et au Salon des Indépendants de 1909 à 1930. Son passage au Maroc, notamment à Fès, le classe parmi les « orientalistes ». Nancy et les cathédrales, ou églises, ont souvent été ses thèmes de prédilection. Il décède à Paris 13ème en août 1964. De son premier mariage, il a eu une fille, Eva-Madeleine, à qui il aura transmis la fibre artistique et qui sera l’épouse de René Herbuvaux, maire de Tomblaine de 1948 à 1968.

Contact : Olivier BENA : 07 82 56 88 47 ou bena_olivier@yahoo.fr


Une toile d’Alfred Renaudin représentant Blénod-lès-Toul vendue 3 500 €

Publié le lundi 11 octobre 2021


Blénod-lès-Toul a beaucoup inspiré Alfred Renaudin

A l’occasion de la dernière vente aux enchères chez Nabécor à Nancy, Me Pierre Perrin a proposé une belle vente de tableaux, bijoux et objets d’art. Parmi près de 500 lots figurait une toile d’Alfred Renaudin représentant Blénod-lès-Toul. Datée de 1938 et signée en bas à droite, l’huile sur toile de format classique représente la rue Alfred Sinique, également appelée la Torte Rue. La mise à prix comprise entre 1 500 et 2 000 € a atteint le montant final de 3 500 € au coup de marteau.

La description de l’œuvre laisse apparaître tous les thèmes de prédilection du « chantre de la ruralité » allant des granges lorraines, aux brouettes en passant par les poules picorant sans oublier le mouton suivant une paysanne au milieu de la rue en terre battue, tous deux observés par des riverains devant leur porte. Dans le fond de la composition se dévoile l’église Saint-Médard, classée aux monuments historiques depuis 1862, dans laquelle repose le tombeau d’Hugues des Hazards, évêque de Toul de 1506 à 1517 et natif de la localité.

L’association pour la Sauvegarde du Patrimoine Architectural et Culturel de Blénod-lès-Toul, en lien avec « Les Amis d’Alfred Renaudin », a recensé plusieurs œuvres du maître représentant la commune et réalisées à la même période : une vue du village et la plaine croquée depuis le haut du chemin des Moutons, une autre partie de la Torte Rue, la place de la mairie avec la maison d’Alix Friry, la petite ruelle des Loges appartenant au Musée Michel-Hachet de Toul ou encore la ruelle de la Poterne située dans le même quartier. En 1939, une matinée d’été à Blénod a été envoyée à l’exposition du Salon de la Société des Artistes Français à Paris.

En 2012, à l’occasion de la première sortie « Sur les traces d’Alfred Renaudin », ses « amis » se sont rendus au Musée de Toul et à Blénod pour y découvrir les Loges. Ces bâtiments, constituant un patrimoine rural exceptionnel, étaient prévus à l’origine pour le stockage des récoltes et du vin, mais ont été habités à partir de la Révolution par des familles pauvres.

Olivier BENA


Le Brivadois n’oublie pas Alfred Renaudin

Publié le lundi 27 septembre 2021

En janvier dernier, l’association « Les Amis d’Alfred Renaudin » a été contactée par Françoise Pierron en quête de documents et de reproductions de tableaux concernant l’artiste-peintre.

A l’occasion du Centenaire de l’Almanach de Brioude, société savante actrice de la vie culturelle à Brioude (Haute-Loire) et dans son arrondissement, une exposition a été organisée à la maison de Mandrin pour commémorer un siècle de recherches sur le passé millénaire du Brivadois. Pour ce faire, les propriétaires de toiles représentant le Brivadois ont accepté d’accorder les droits de reproduction de leur(s) toile(s). Un grand panneau a mis en valeur cinq artistes du cru ou de passage dans le secteur dont le Lorrain, Alfred Renaudin. Rappelons que sa famille et lui se sont installés à Fontannes à la fin de la grande guerre et y sont retournés dès mai 1940 en raison des premiers bombardements sur Nancy. Hélas, il y meurt le 7 novembre 1944 et repose provisoirement au cimetière communal avant d’être transféré vers la tombe familiale à la fin de la 2ème guerre mondiale au cimetière de Val-et-Châtillon.

L’Auvergne a beaucoup émerveillé « le chantre de la ruralité » car il y trouve sur place une contrée pittoresque qu’il ne tarde pas à peindre. C’est ainsi que l’abbaye Saint-André de Lavaudieu, avec son splendide cloitre gothique, lui inspire une merveilleuse toile. Sa fascination pour les vieux ponts en pierre en dos d’âne peut également s’exprimer. De ces deux époques datent des tableaux de la fontaine de Saint-Julien, de la basilique de Brioude ou encore de la rue Savaron. Il revient même à Clermont-Ferrand où il expose ses œuvres le temps d’un salon.

Olivier BENA


Un panneau a été dédié aux artistes brivadois


 

Lien gratuit vers le catalogue intégral de l’exposition :

http://www.brioude-almanach.com/wp-content/uploads/2021/08/catalogue-v18HM-integral.pdf


Une toile d’Alfred Renaudin vendue 4 500 €

Publié le mardi 14 septembre 2021

Après la pause estivale, les hôtels de vente ont fait leur rentrée mais aussi le plein de trésors à proposer aux acquéreurs. Ainsi, Me Pierre Perrin de Nabécor à Nancy a mis aux enchères une belle vente riche et variée.

Parmi les 476 lots figurait une toile d’Alfred Renaudin représentant « Heckling » datant de 1928. Cette même année, la famille Renaudin est à Grasse, où le maître produira des tableaux emplis des couleurs et de lumières provençales. Le lot provenait d’une maison nancéenne et était accroché au-dessus du buffet dans une pièce située au 1er étage resté dans son jus d’époque 1900 d’après les dires du commissaire-priseur.

De format classique, signée en bas à droite, l’huile sur toile représente, dans la facture habituelle de l’artiste-peintre, une ruelle typique de celles que peignait le « chantre de la ruralité ». Des poules, personnages uniques de la scène, gambadent au centre de la toile. Dans le fond s’élève le clocher de la chapelle Saint-Hubert datant du 16ème siècle. La petite commune a été rattachée à Bouzonville en 1810. Estimée entre 1 500 et 2 000 €, le coup de marteau a conclu la vente au prix de 4 500 €.

Située non loin de la frontière allemande, le thème autour de ce lieu a été repris à plusieurs reprises par Alfred Renaudin notamment à travers un grand format sur fond de pluie exposé en 1935 au Salon des Artistes Français à Paris. Il en existe d’ailleurs une carte postale portant même la mention « Lorraine recouvrée » se référant au retour de l’Alsace-Moselle après la Grande Guerre dans le giron français.

Olivier BENA


Journée « Marc Chagall » à Sarrebourg pour les Amis d’Alfred Renaudin

Publié le lundi 06 septembre 2021

Après un an et demi d’arrêt des rencontres en « présentiel », et par une météo très ensoleillée, une journée « Marc Chagall » à Sarrebourg était proposée aux adhérents de l’association. Un petit groupe a répondu présent à la sortie. La 1ère étape a conduit les participants à la chapelle des Cordeliers pour une visite guidée autour du vitrail magistral « La Paix » ou « L’Arbre de Vie » de 12 m de haut. Elaboré dans l’atelier Simon de Reims, deux années ont été nécessaires (de 1974 à 1976) au maître verrier Charles Marq pour le réaliser. Il s’agit d’une œuvre exceptionnelle qui s’inscrit dans la totalité de l’arc de la nef, là où se termine le chœur. Au lieu de se fermer sur lui-même, celui-ci s’ouvre vers la lumière.

Avant de rejoindre le Musée du Pays de Sarrebourg, les « Amis » ont eu le privilège de découvrir la synagogue de Sarrebourg et d’y recevoir de nombreuses explications sur la religion de Chagall. Puis, ils ont découvert les somptueuses tapisseries d’Yvette Cauquil-Prince réunies dans une salle d’exposition. Elle a réalisé de nombreuses œuvres en lien avec Marc Chagall mais d’autres artistes. Un repas copieux a été ensuite dégusté au restaurant de l’Ami Fritz, situé en haut de Grand Rue, à quelques pas du musée.

L’après-midi a été consacrée à la conférence de Christian Schmitt, critique d’art et invité d’honneur de la journée, sur les vitraux de la cathédrale de Metz au centre socioculturel. Une vingtaine de personnes avaient répondu à l’invitation. Pendant plus d’une heure, le conférencier a évoqué la vie de Marc Chagall, le lien entre le maître et Metz puis a analysé finement les différents vitraux du « passeur de lumière » réalisés dans « la Lanterne du Bon Dieu ».   

Olivier BENA

Galerie photos : http://val-et-chatillon.com/photos/index.php?/category/195


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