Val-et-Châtillon

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Les Amis d’Alfred RENAUDIN

  • Fondée le 17 mars 2012 à Val-et-Châtillon, cette association a pour but de :
    • Promouvoir l’œuvre du peintre Alfred RENAUDIN (1866-1944).
    • Recenser l’ensemble des œuvres de l’artiste et tout autre document le concernant.
    • Editer des brochures ou tout document se rapportant à sa vie et à son œuvre.
    • Organiser des événements en rapport avec Alfred RENAUDIN montrant la cohérence et le contexte.
    • Organiser les manifestations marquant le 150ème anniversaire de sa naissance en 2016.
  • Présidente d’honneur : Madame Elisabeth THOMAS
    Président : Monsieur Olivier BENA
    Vice-présidente : Madame Josiane TALLOTTE
    Trésorière : Madame Josiane EHRLE
    Secrétaire : Monsieur Henri HARD
  • Statuts.
  • Appel à cotisation pour 2020
  • https://www.facebook.com/amisalfredrenaudin/

Prochainement :

  • 18/04/20 : Reportée Assemblée générale des Amis d’Alfred RENAUDIN

    Reportée Samedi 18 avril 2020 à la salle des Fêtes de Val-et-Châtllon à 10h00

  • 18/04/20 : Conférence annulée
    Conférence annulée
  • 02/05/20 : ANNULÉE Conférence d’Eric FREYSSELINARD
    Conférence reportée

Dernières actualités :

Les Amis d’Alfred Renaudin annulent deux conférences

Publié le vendredi 03 avril 2020

En raison des conditions sanitaires actuelles, le conseil d’administration de l’association « Les Amis d’Alfred Renaudin » s’est vu obliger d’annuler deux conférences prévues dans les prochaines semaines ainsi que de reporter que son assemblée générale. Il s’agissait tout d’abord de l’intervention de Robert Florentin, professeur honoraire et spécialiste de l’art lorrain, le 18 avril, sur un peintre, un tableau, une bataille, une victoire à travers "La prise de la ferme du Léomont en août 1914" par Emile Chepfer. De même, la rencontre-dédicace, programmée le 2 mai, avec le préfet 54, Eric Freysselinard, sur le dernier opus de sa trilogie consacrée aux journaux de guerre de Mme Albert Lebrun a dû être également repoussée. Pour l’heure, la journée « Sur les traces d’Alfred Renaudin » à Saint-Nicolas-de-Port est maintenue au 27 juin. Les salles de vente étant également fermées, aucune nouvelle toile de l’artiste-peintre n’a refait surface depuis la vente des artistes lorrains le 22 février. Cependant, seul point positif, le télétravail permet la poursuite de la rédaction et de la mise en forme du livre de grande qualité, 24 X 32 cm, qui sortira prochainement chez Serge Domini Editeur et qui permettra de plonger au cœur de nombreux tableaux non encore référencées dans les précédents ouvrages.

Olivier Béna


Scène de jardin rafraichissante d’Alfred Renaudin au cœur du confinement

La période orientaliste d’Alfred Renaudin

Publié le mercredi 25 mars 2020

Pour le grand public, Alfred Renaudin est le peintre de la ruralité et des villages de sa chère Lorraine. Mais il ne limite pas sa prédilection artistique aux paysages régionaux. A partir des années 1890, quittant la faïencerie de Lunéville et optant définitivement pour la peinture, il entreprend de nombreux voyages en France comme à l’étranger (Hollande, Italie, Ecosse, …) où il découvre d’autres et nouveaux horizons, cultures, couleurs et lumières qui enrichissent sa palette.


Une œuvre orientaliste d’Alfred Renaudin : vue d’El Kantara en Algérie (1892)

 

Ses premières pérégrinations le mènent en Algérie en 1892 qu’il parcourt avec le baron Jean de Klopstein. Il a à peine 25 ans. Son carnet de voyage conservé dans les archives familiales apporte un témoignage exceptionnel sur ce qu’il a ressenti et vécu au cours de ce périple inédit sur une période de plusieurs mois. Dans les Aurès, à l’oasis d’El Kantara, Renaudin note : « le village arabe était construit le long d’une petite rivière qui coulait sur les rochers, les maisons étaient bâties avec des briques […] de terre séchée au soleil […] c’était enfin le paysage de l’Algérie tel que je désirais le voir, avec un soleil très brillant et un ciel toujours bleu ». Il décrit également autant de scènes de la vie quotidienne parfois amusantes telles que la première dégustation du couscous « fortement assaisonné de poivre » et « détestable », ou bien la rencontre des « indigènes » et des « maisons de femmes » qu’il se contentait uniquement de regarder !

Après une étape antiboise en 1894, il retourne en 1895 en Algérie puis en Tunisie. Son passage au Caire en Egypte lui permet de dépeindre les bords du Nil par le biais de la technique de l’aquarelle. Il s’inscrit ainsi bien dans l’air du temps qui offrait la possibilité aux artistes, à travers ce mouvement de l’orientalisme, de marquer son intérêt et sa curiosité pour les pays du Couchant (le Maghreb) ou du Levant (le Proche et Moyen-Orient). Ces œuvres sont aujourd’hui très difficiles à trouver car elles correspondent à une courte période de sa carrière. C’est ainsi par exemple qu’apparaît dans une vente publique parisienne en 1989 une huile sur toile représentant le Mur des Lamentations, copie d’une photographie ou réelle présence in situ ?

Olivier Béna

Le jeune Alfred Renaudin (à droite) en costume traditionnel arabe :


Quatre toiles d’Alfred Renaudin vendues aux enchères

Publié le mardi 25 février 2020


Vue de la Cathédrale de Metz à travers les arbres, depuis les quais de la Moselle

 

A l’occasion de la traditionnelle vente annuelle consacrée aux artistes de la Lorraine et du Grand Est des 19ème et 20ème siècles, le catalogue, concocté par Est Enchères à Metz, proposait entre autre aux amateurs d’art des œuvres de G. Fabre, A. Jouclard, M. Colle ou encore H. Louyot. Parmi près de 300 lots figuraient quatre toiles d’Alfred Renaudin à la facture classique reconnaissable entre toutes.

Une vue de ferme à Woël-en-Woëvre, datant de 1907, dépeint toutes les caractéristiques du chantre de la ruralité qu’était Renaudin : ferme, basse-cour et multiples volatiles, mare aux reflets et jeux de lumière merveilleux. Estimée entre 1 500 et 2 500 €, elle a été adjugée à 4 000 €. Le tableau des remparts à Longwy en 1936 apporte une vue magistrale des fortifications et de la Porte de France construites par Vauban dans la ville haute au 17ème siècle. Jugée entre 1 000 et 1 500 €, l’œuvre a été attribuée à 4 700 €. Enfin, Metz n’est pas en reste puisque deux toiles lumineuses étaient proposées aux enchérisseurs. La Porte des Allemands, sujet repris maintes fois par l’artiste, s’impose par sa structure monumentale face aux deux pêcheurs assis sur l’herbe représentés dans un coin. L’édifice, servant de pont sur la Seille du 13ème au 20ème siècle, est aujourd’hui le plus important vestige des remparts médiévaux messins et témoigne de l’évolution de l’architecture militaire de cette époque. Evaluée entre 3 000 et 4 000 €, elle a été vendue à 3 000 €. Puis, une vue depuis les quais de la Moselle laisse apparaître en arrière-plan la cathédrale Saint-Etienne derrière de grands arbres. Discrète et mystérieuse, « la Lanterne du Bon Dieu », dont on fête les 800 ans, se laisse contempler et admirer par son envergure impressionnante. La toile a été frappée au marteau au prix de 4 700 € alors qu’évaluée entre 1 000 et 1 500 €.

Olivier Béna


Au total, les 4 toiles ont été adjugées pour 16 400 €.


Un livre et une exposition sur Alfred Renaudin en préparation

Publié le lundi 24 février 2020


Saint Nicolas de Port sera la destination 2020 de la sortie "Sur les traces d’A. Renaudin"

 

Pour sa 8ème année d’existence, l’association « Les Amis d’Alfred Renaudin », fondée et présidée par Olivier Béna, a concocté un programme culturel ambitieux autour de l’art, gratuit et ouvert à tous. Le 13 janvier dernier, une conférence a été donnée par le président au centre socio-culturel de Sarrebourg devant une centaine de personnes dans le cadre des activités de la Société d’histoire et d’archéologie locale. Le 18 avril, outre l’assemblée générale ordinaire qui se déroulera à 10h à la salle des fêtes, les membres se réuniront à 9h30 au cimetière pour rendre hommage à René Veillon, 100 ans jour pour jour après son décès. Ancien maire de la commune et fondateur de la Société Cotonnière de Lorraine, ce dernier a dû renoncer à une carrière artistique pour ses études. Il était également le cousin par alliance d’Alfred Renaudin. Robert Florentin donnera ce même après-midi une conférence interactive dont il a le secret concernant l’œuvre d’Emile Chepfer sur la prise de la ferme du Léomont en août 1914. Le 2 mai, le préfet 54, Eric Freysselinard, viendra présenter et dédicacer son 3ème opus du journal de guerre de son arrière-grand-mère, Marguerite Lebrun, allant de juillet 1940 à octobre 1947. La traditionnelle sortie « Sur les traces d’Alfred Renaudin » aura lieu à Saint Nicolas de Port le 27 juin et offrira la visite de la basilique peinte à plusieurs reprises par Alfred Renaudin et des musées de la bière et du cinéma. Le 17 octobre, à la Maison de la Forêt à Saint Sauveur, Monique Manoha, du pôle bijou, évoquera la vie et l’œuvre de Joseph Emile Gridel, peintre des forêts. L’association a toujours le souci du suivi des ventes aux enchères mais également de l’accueil des particuliers. La cote de l’artiste-peintre progresse petit à petit grâce à l’existence de l’association, composée de 84 adhérents, veillant à faire connaître et vivre la mémoire et l’œuvre d’Alfred Renaudin.

Enfin, événements majeurs pour 2020, en parallèle avec l’action de l’association, une nouvelle grande exposition est en cours de préparation au Musée d’Art et d’Histoire de Toul. Elle réunira plus de 80 œuvres non encore exposées au grand public provenant de deux grosses collections privées entre le 12 juin et le 22 septembre. Francine Roze, ancienne conservatrice du Musée Lorrain, en sera la commissaire. Quatre thématiques seront développées : les fleurs, les paysages, la ruralité et les œuvres hors de Lorraine. Cinq ans après l’exposition « Alfred Renaudin : les couleurs de la Lorraine » au château de Lunéville, chacun pourra une nouvelle fois découvrir et confirmer le talent de ce témoin passionné de son époque qui voulait « que l’on se promène dans ses toiles ». De plus, la parution d’un livre de grande qualité 24 X 32 cm chez Serge Domini Editeur permettra de plonger au cœur de ces nombreux tableaux non encore référencées dans les précédents ouvrages.

Olivier Béna


Article du bulletin municipal 2019

Publié le mardi 31 décembre 2019

 Année après année, l’association « Les Amis d’Alfred Renaudin » poursuit son petit bonhomme de chemin afin de rendre hommage à l’artiste-peintre à travers divers projets, conférences et rencontres.

Composée de 84 adhérents (en hausse de 13 par rapport à 2018), elle concourt à apporter une offre culturelle et artistique sur le territoire, par le biais de conférences gratuites et ouvertes à tous. La culture est un trésor qui se partage ! La cotisation est fixée à 10 € depuis la création de l’association en mars 2012. Reconnue d’utilité générale, tout don se voit attribuer un reçu fiscal pour déduction à 66 %.

Le Comité remercie la Commune de Val-et-Châtillon pour le prêt à titre gracieux de la salle des fêtes pour l’organisation de ses conférences de même que pour la subvention de 500 € allouée au profit de l’édition d’un nouveau livre sur Alfred Renaudin prévu en 2020.

Comment la IIIe République a sombré, journal de Marguerite Lebrun septembre 1939-juillet 1940 :

Eric Freysselinard, préfet de Meurthe-et-Moselle, est venu présenter son 2ème opus consacré aux mémoires de sa bisaïeule, Marguerite ou Mme Albert Lebrun, l’épouse du dernier président de la 3ème République. Elle a consigné, d’août 1939 à juillet 1940, chaque jour, avec les informations reçues de son mari, ses doutes et ses émotions, sa propre observation des événements et des acteurs d’une histoire en train de se faire.


Accueil du Préfet par le président de l’association

 

Ce récit, inédit et authentique, sans artifice car non destiné à la publication, parsemé d’anecdotes souvent drôles, resitue l’époque sans les travers que peut parfois apporter l’analyse historique postérieure. C’est un document exceptionnel proposé aux Presses universitaires de Lorraine. Un 3ème livre est paru cet été aux Presses universitaires de Grenoble, allant de la période du 15 juillet 1940 à octobre 1947 et racontant le séjour du couple à Vizille, en Isère.

Voici un court extrait où Mme Lebrun évoque Alfred Renaudin: « Brosse est revenu de Cangé, rapportant nos objets personnels, sauf le tableau de Mercy de Renaudin, qu’il n’a pas retrouvé. Cette perte m’est très sensible, mais peut-être n’est-elle pas définitive ? [Le maître d’hôtel] Decarnelle a pu cacher cette toile dans un coin ? » (p. 334, avec l’autorisation de reproduction du texte). NDLR : le tableau a dû être retrouvé car il est aujourd’hui en possession des héritiers de la famille.

L’art scandinave au tournant des 19ème et 20ème siècles:


Enora Barbey a captivé l’auditoire avec l’art scandinave tellement méconnu

Enora Barbey, médiatrice culturelle au musée des beaux-arts de Nancy, a évoqué l’âge d’or de la peinture scandinave. Ce qui pourrait caractériser la peinture scandinave de cette époque est justement son absence de caractéristique commune. Malgré des similitudes en termes de géographie, de climat, les 4 pays scandinaves (Danemark, Suède, Norvège et Finlande) présentent des histoires différentes et donc une histoire de l’art propre à chacun, même si toute influence réciproque et vis-à-vis des mouvements européens ne doit pas être écartée. Ces sensibilités nordiques ont montré que les paysages y ont une place déterminante, tout comme le traitement le plus réaliste possible de la lumière. Les grands noms de la peinture scandinave n’ont malheureusement pas encore réellement franchi les frontières de leurs pays. Toutefois certains peintres ont récemment fait l’objet de rétrospectives dans des expositions parisiennes. Le plus connu de tous est évidemment le norvégien Edvard Munch, à qui pourraient s’ajouter le Finlandais Akseli Gallen-Kallela, le Suédois Angers Zorn et le Danois Peder-Severin Kroyer.

 

« Alfred Renaudin au fil de l’eau » en lien avec le C.H.R. Grand Est et le Musée Lorrain de Nancy :

C’est un événement exceptionnel et unique qui s’est déroulé à la salle des fêtes le samedi 22 juin après-midi. En lien avec le Musée Lorrain, le Comité d’Histoire Régionale, les Amis d’Alfred Renaudin ont accueilli une œuvre de l’artiste-peintre qu’elle honore. Le Houchot ou le puits à balancier de Petitmont a été sorti des réserves du musée pour être présenté à la soixantaine de participants. Deux conférences ont été données tour à tour. Olivier Béna, président des Amis d’Alfred Renaudin, a évoqué dans un diaporama le lien fort unissant Renaudin et l’eau (moulins, ponts, cascades et fontaines). Sophie Mouton, conservatrice du patrimoine, a lancé une véritable enquête artistique autour de cette toile dont on peut remettre en cause sa véritable situation, suscitant beaucoup d’interactions avec le public. Un verre de l’amitié a conclu la présentation.


Opération réussie pour le C.H.R. Grand Est, le Musée Lorrain et les Amis d’A Renaudin

 

Adrienne Jouclard, la couleur en mouvement :

Jean-Michel Warin, galeriste à Saint-Rémy de Provence, a évoqué la vie et l’œuvre de Mlle Adrienne Jouclard. Née en 1882 à Onville, petit village de la vallée du Rupt de Mad, elle partage son temps entre la région parisienne et sa Lorraine natale. À ses débuts, elle obtient le prix Rosa Bonheur ; elle est très vite remarquée et expose dans les bonnes galeries.

Jouclard peint et expose avec ses contemporains, partage l’atelier du sculpteur Pompon et peindra toute sa longue vie. Le jour de la signature de la vente de son atelier à Paris, elle est victime d’un accident dans le taxi qui la reconduit à Versailles. Elle s’éteint le 12 décembre 1972 à Versailles.

Son oeuvre naît d’un long travail d’observation, d’esquisses et de dessins : elle croque ses sujets en situation, sur le vif. Cela explique son choix pour des sujets animés, en actions, dans le domaine du sport, du cirque, des courses hippiques, les scènes de bals ou les travaux des champs.


Jean-Michel Warin et la toile d’A. Jouclard, le village de Vionville

 

« Sur les traces d’Alfred Renaudin » à Fénétrange :

Les membres de l’association se sont retrouvés à Fénétrange pour leur assemblée générale et la traditionnelle journée de découverte de lieux peints par le maître. En présence d’Élisabeth Thomas, petite-fille de l’artiste et présidente d’honneur, ils sont revenus sur l’œuvre de Renaudin qui a plusieurs fois peint la cité médiévale du Pays de Sarrebourg.

Le président, Olivier Bena, a accueilli, en mairie de Fénétrange les membres de l’association et les invités présents. Elle comptait notamment sur la présence de Benoît Piatkowski, maire de Fénétrange, de Josiane Tallotte, vice-présidente de l’association et maire de Val-et-Châtillon, et de Philippe Arnould, président de la communauté de communes de Vezouze en Piémont.

Olivier Bena a remercié la municipalité de Fénétrange pour son accueil. Le choix s’est porté sur la ville en raison des liens entre l’association et l’office du tourisme et son président, Marc-André Kuhn, également membre de l’association.

À plusieurs reprises, dans les années 1930, Alfred Renaudin a peint la cité médiévale de Fénétrange. Une œuvre a même été exposée au Salon des artistes français à Paris. Marc-André Kuhn a fait passer dans l’assemblée des reproductions d’œuvres de Renaudin représentant Fénétrange.


Les membres de l’association devant le château de Fénétrange, en fidèle réplique à une des toiles de l’artiste-peintre

 

Outre les bilans moral et financier approuvés à l’unanimité, le conseil d’administration, élu pour 2 ans se compose ainsi: Olivier Béna, président, Josiane Tallotte, vice-présidente, Henri Hard, secrétaire, Josiane Ehrlé, trésorière, Marie-Jeanne et Denis-Joël Ohlsson, Michel Godard et Jean-Luc Michel, membres.

Émue d’être présente à l’assemblée générale, Élisabeth Thomas est reconnaissante du travail accompli par l’association depuis la création de l’association en 2012. Elle rappelle aussi que du temps de ses tantes, les œuvres de son grand-père étaient considérées comme des vieilleries sans importance. Depuis, les choses ont changé et elle confie que sa mère et ses tantes seraient heureuses de l’existence de l’association. Elle invite aussi l’assemblée à réfléchir sur le pourquoi les œuvres de son grand-père intéressent-elles le public aujourd’hui. Elle donne sa propre interprétation : « Elles évoquent un sentiment de bien-être, de paix ou de douceur face à un art contemporain de plus en plus désincarné. Il est une âme dans les toiles de mon grand-père même dans celles qui évoquent la guerre, car il y a toujours une petite note d’espérance. »

À l’issue de son intervention, Élisabeth Thomas offre, au nom de l’association, un livre sur son grand-père à la municipalité et à l’office de tourisme de Fénétrange. Après le vin d’honneur, 35 convives se sont dirigés vers l’Auberge du Stock à Langatte pour y déjeuner. Puis, de retour à Fénétrange, Jean-Marie Fischer, conseiller municipal et lié au tourisme, a fait visiter la cité où se trouvent de nombreux sites classés. Une belle découverte dans un terrain privé, ouvert pour l’occasion, a même permis de voir l’angle précis à l’endroit même où Alfred Renaudin avait posé son chevalet pour y peindre le château.


Remise d’un exemplaire d’un recueil des œuvres d’A. Renaudin à M. le Maire et au Président de l’Office du Tourisme par Elisabeth Thomas, présidente d’honneur de l’association

 

Ventes aux enchères :

En 2019, par rapport à 2018, moins de toiles ont été vendues aux enchères. Il est certain que la côte reste stable et même évolue favorablement pour les collectionneurs. En voici tous les résultats :

Avricourt, 10 février, Metz, estimé entre 3 000/3 500 €, adjugé à 3 600 €

La Porte de France à Vaucouleurs, 10 février, Périgueux, estimé entre 1 000/1 500 €, adjugé à 1 700 €

Pierre la Treiche, 16 mars, Anticthermal à Nancy, estimé entre 2 000/3 000€, adjugé à 3 200 €

Jetée de fleurs, 17 mars, Ossenat à Fontainebleau, estimé entre 500/800 €, adjugé à 2 700 €

Les lavandières à Lunéville, 24 mars, estimé entre 400/600 €, adjugé à 1 400 €

Jaulny, Cannes, 21 avril, estimé entre 1 200/1 500 €, adjugé à 3 800 €

La Petite Raon, Martin à Metz, 14 juillet, estimé entre 1 000/1 500 €, adjugé à 4 600 €

Liverdun, Nabécor à Nancy, 12 octobre, estimé à 1 500 €, adjugé à 3 200 €

Vase polychrome, à haut col évasé, en camaïeu bleu/blanc décoré de chrysanthèmes et de papillons (hauteur: 108,5 cm), Boisgirard - Antonini, Hôtel Drouot à Paris, 18 décembre, estimé entre 2 000/4 000 €, adjugé à 4 800 €.

La Ville de Verdun, pour le Musée de la Princerie, a acquis deux vues de Verdun-même à l’huile sur toile. Elles seront présentées publiquement courant 2020.


Liens :
http://val-et-chatillon.com/associations/amis-alfred-renaudin

https://www.facebook.com/amisalfredrenaudin/

 

Quelques dates à retenir pour 2020 :

Lundi 13 janvier, 19h30, Centre socioculturel de Sarrebourg, en lien avec S.H.A.L., conférence sur Alfred Renaudin par Olivier Béna. Gratuit.

Samedi 18 avril, journée hommage à René Veillon, 100 ans jour pour jour après son décès; 9h30, éloge et dépôt de gerbes sur sa tombe au cimetière, 10h, assemblée générale salle des fêtes de Val-et-Châtillon; 12h15, déjeuner; 15h : conférence par Robert Florentin, spécialiste en histoire de l’art lorrain : « Un peintre, un tableau, une bataille, une victoire : "La prise de la ferme du Léomont en août 1914" par Emile Chepfer (1919) ». Gratuit.

Samedi 2 mai, 15h, salle des fêtes de Val-et-Châtillon : conférence par Eric Freysselinard, préfet du 54, sur le dernier opus de sa trilogie consacrée aux journaux de guerre de Mme Albert Lebrun. Gratuit.

Samedi 27 juin, journée « Sur les traces d’Alfred Renaudin » à Saint-Nicolas-de-Port. Visite du musée du cinéma et de la photographie, de la basilique peinte à plusieurs reprises par Renaudin, et du musée français de la brasserie. Repas pris sur place. Prix de la journée hors transport : 32 €.

Samedi 17 octobre, 15h, Maison de la Forêt à Saint-Sauveur: conférence par Monique Manoha, Pôle Bijou - Comcom du Territoire de Lunéville à Baccarat, sur Joseph Emile Gridel, peintre des forêts. Gratuit.

Enfin, dernière minute, une grande exposition se tiendra à Toul au Musée d’Art et d’Histoire du 12 juin au 20 septembre 2020. Elle regroupera plus de 80 tableaux provenant majoritairement de deux collections privées. Un nouveau livre, chez Serge Domini Editeur, de format 24 X 32 cm et contenant plus de 160 pages, sera également proposé à la vente: le simple livre sera à 39 € et celui avec coffret grand luxe sera à 49 €. L’association a déjà opéré, pour ceux qui le souhaitent, une pré-commande d’ouvrages. Ce sera une nouvelle fois, après Lunéville et Bar-le-Duc, un événement unique avec la présentation d’oeuvres inédites au grand public. A ne manquer sous aucun prétexte !


Un vase peint par Renaudin vendu à Drouot

Publié le jeudi 19 décembre 2019

Parmi les dernières ventes de l’année 2019, les commissaires-priseurs Boisgirard et Antonini ont proposé un catalogue exceptionnel à l’hôtel Drouot à Paris, où figurait un rare et important vase polychrome peint par Alfred Renaudin. D’une hauteur de 108,5 cm, à haut col évasé, le lot, en camaïeu bleu blanc, est décoré de chrysanthèmes et de papillons. Datant du début des années 1890, il rappelle l’époque où Alfred Renaudin a travaillé aux faïenceries Keller et Guérin de Lunéville. S’intéressant à la décoration, il y entre comme apprenti céramiste en 1881 à l’âge de 15 ans. Il est placé dans les mains expertes du vieux maître France qui n’a pas grande difficulté à lui enseigner toutes les ficelles de l’art du feu. Étonnamment doué, il possède alors le feu sacré qui donne à l’individu une envie impétueuse de peindre et de dessiner. Révélant très vite de brillantes dispositions, il suscite l’intérêt de ses patrons, mais de l’un de leurs amis, le baron Maurice de Ravinel, grand collectionneur et connaisseur d’art, qui anime un atelier d’art où le jeune Renaudin est vite intégré. Estimé entre 2 000 et 4 000 €, le vase a été adjugé au coup de marteau à la somme de 4 800 €. Rappelons qu’un autre vase à chrysanthèmes et papillons a été détruit lors de l’incendie du château de Lunéville en janvier 2003.

Olivier BENA


ce rare vase peint par Renaudin a été vendu 4 800 €


Il y a 75 ans disparaissait Alfred Renaudin

Publié le jeudi 07 novembre 2019

Dans la nuit du 9 au 10 mai 1940, une des premières bombes tombées sur Nancy échoue sur la villa Ambiel, rue Pasteur, qui est partiellement dévastée ainsi que l’atelier du maître. La famille Renaudin quitte la Lorraine pour rejoindre l’Auvergne, à Fontannes, où ils avaient été si bien accueillis à la fin de la Grande Guerre.

Le 23 mai 1940, son gendre, Jean Biet, lieutenant du 43ème régiment d’infanterie coloniale, meurt pour la France à Sedan à l’âge de 31 ans. La famille avait été également endeuillée avant leur départ précipité par le décès de Mme Zeller le 2 février 1940. Alfred Renaudin trouve consolation dans son art et dans l’affection des siens qui l’entourent notamment à la venue au monde de son petit-fils, Jean-François.

Son atelier auvergnat est une modeste grange attenante à la ferme où il habite. Le feu qui a marqué sa vie vient le frapper une ultime fois lorsqu’une nuit, le foin et la paille s’embrasent laissant réduit à néant son univers et cet endroit de création. Tout le labeur produit sur place est détruit de même que toutes les toiles précieuses qui avaient été sauvées du bombardement nancéen. C’est le travail de plusieurs années et le meilleur de toute une vie qui furent réduits en cendres ! Très affecté de ces pertes inestimables et irréparables, il accepta l’épreuve comme celles qu’il avait déjà traversées auparavant avec un courage extraordinaire. La seule chose qui selon lui permettait de combler ce vide, c’était de travailler davantage. Il reprit de plus belle et continua ses longues et nombreuses séances de peinture en plein air.

Tout s’arrêta brusquement lorsque le 7 novembre 1944, à 11h30, alors qu’il s’apprêtait à terminer une toile aux bords de l’Allier. Il fut soudainement terrassé par un malaise et s’éteignit sans même pouvoir prononcer un seul dernier mot. Il fut inhumé provisoirement dans le petit cimetière du village avant que sa dépouille ne puisse être transférée, mi-août 1946, dans le caveau familial Zeller, située dans le cimetière du bas de Val-et-Châtillon. Son désir, qui était de mourir sans subir la déchéance physique ou morale, a été ainsi réalisé. Il est à présumer que la providence pour laquelle il avait foi lui aura offert dans le paradis des peintres une place de grand choix.

Aujourd’hui, 75 ans après sa disparition, l’association « Les Amis d’Alfred Renaudin » perpétue sa mémoire et son œuvre pour une plus juste reconnaissance de son talent au Panthéon des grands artistes.

Olivier BENA


Acte de décès d’Alfred Renaudin


Adrienne Jouclard ou la couleur en mouvement

Publié le mardi 29 octobre 2019

A l’invitation des Amis d’A. Renaudin, Jean-Michel Warin, galeriste, a évoqué la vie et l’œuvre de Mlle Jouclard. Son art nait d’un long travail d’observation et de préparation: elle croque ses sujets en situation, sur le vif. Elle met en couleurs et en mouvements des sujets animés, en action, dans le domaine du sport, du cirque, des courses hippiques, des scènes de bals ou des travaux des champs.

Olivier BENA


Questions à …. Jean Michel Warin, galeriste

Publié le mercredi 16 octobre 2019

Qui était Adrienne Jouclard ?

Adrienne Jouclard est née en 1882 à Onville, petit village de la vallée du Rupt de Mad. Enseignante et artiste-peintre, elle partage son temps entre la région parisienne et sa Lorraine natale. À ses débuts, elle obtient le prix Rosa Bonheur ; elle est très vite remarquée et expose dans les bonnes galeries où elle rencontre le marchand d’art Beisheim qui participe son succès. Jouclard peint et expose avec ses contemporains, partage l’atelier du sculpteur Pompon et peindra toute sa longue vie. Le jour de la signature de la vente de son atelier à Paris, elle est victime d’un accident dans le taxi qui la reconduit à Versailles. Elle s’éteint le 12 décembre 1972 à Versailles.

En quoi son art est-il particulier ?

Une toile d’Adrienne Jouclard naît d’un long travail d’observation, d’esquisses et de dessins : elle croque ses sujets en situation, sur le vif. Cela explique son choix pour des sujets animés, en actions, dans le domaine du sport, du cirque, des courses hippiques, les scènes de bals ou les travaux des champs.

Adrienne Jouclard passe alors au stade de la peinture et dessine avec la matière de la peinture elle-même. Si la composition et le rythme ont l’effet souhaité sur ses petits cartons, alors, à ce moment seulement, Jouclard entreprend de réaliser une première petite toile pour ensuite entreprendre une toile plus grande, pour quelques fois arriver à de très grands formats. Son travail est puissant et affirmé ; elle peint par taches proches de l’abstraction, provoquant cahots et mouvements. À son époque, la presse artistique la définit comme « La peintre du mouvement ».

Quel lien l’unit à Alfred Renaudin ?

Comme Alfred Renaudin, Adrienne Jouclard peint des scènes champêtres et de vies rurales de la campagne lorraine. À ses débuts de peintre, elle peignait d’une façon plus classique, dans l’esprit de l’école de Barbizon.
 

Quelle est votre actualité ?

Galeriste à Paris depuis 12 ans et aujourd’hui à Saint Rémy-de-Provence, Jean-Michel Warin et Olivier Kleiser sont les propriétaires de Point Rouge Gallery. Cette galerie présente uniquement de l’Art Contemporain. Plusieurs artistes lorrains sont présents tels que : Christian Bizeul, Bernard Copeaux, Roland Vantusso et Xavier Thomen. Au printemps-été 2021, en collaboration avec un organisme culturel de Lorraine, Jean Michel Warin présentera une grande exposition sur la peinture d’Adrienne Jouclard dans la région.

 

Propos recueillis Par Olivier BENA

Jean Michel Warin donnera la conférence « Adrienne Jouclard : la couleur en mouvement» le 26 octobre à 15h à la salle des fêtes de Val-et-Châtillon en lien avec les Amis d’Alfred Renaudin. Ouvert gratuitement à tous.


René Veillon, un artiste-peintre méconnu

Publié le lundi 05 août 2019

Auteur : Olivier Béna

 

Même si René Veillon reste connu comme ayant assumé la fonction de maire de Val-et-Châtillon, de manière parfois controversée, et comme maître d’œuvre de la fondation de la Société Cotonnière Lorraine au tournant du 20ème siècle, ses talents d’artiste-peintre ne sont pourtant pas à négliger mais bien à redécouvrir.

Bien que son père Alphonse se soit accompli dans son métier de photographe professionnel à Alençon, tout en rêvant d’être peintre, le jeune René s’est révélé être un très bon peintre amateur. Plutôt poète, il n’a peut-être pas su opposer assez de tempérament pour défendre son réel talent contre l’influence de son demi-frère, Mary Renard, un grand artiste-peintre normand, ou les aspirations bourgeoises de son épouse Julia.

Dès 1883, à 19 ans, il expose aux salons de Caen et participe plusieurs fois au Salon des Artistes Français entre 1886 et 1888. Avec « Bord de Sarthe à Saint-Cénéri-le-Gérei », sa carrière artistique abandonnée à contrecœur est récompensée par le prix Brizard décerné par l’Institut de France. La toile sera immédiatement acquise par la ville d’Alençon au profit du Musée des Beaux-Arts.

En 1885, il immortalise « Le Pré des Demoiselles Moisy » à Saint-Cénéri. Il demeure et reste fidèle à la tradition non écrite des « peintres citoyens » de la région mancelle. C’est ainsi que 66 portraits, dont ceux des Veillon père et fils, ont été peints à la lueur d’une bougie grâce à la technique de l’ombre entre 1885 et 1908. Ils représentent des peintres, des gens du village ou encore des clients de passage comme le furent le temps d’un été les Veillon, à l’auberge Moisy.

En 1888, aux Ets Bechmann à Val-et-Châtillon, les travaux des ateliers de teinturerie et d’apprêts en vue de l’activité velours prennent fin. La responsabilité de la nouvelle unité est confiée à ce jeune homme, venu de l’autre bout du pays. C’est à cette date qu’il posera définitivement ses valises en Lorraine, dans sa commune d’adoption. En 1893, la fabrication du velours devient le fleuron de l’industrie locale. Il épouse à Petitmont Julia Clouet de 8 ans sa cadette. Elle est la nièce par alliance de Jules Zeller, directeur des Ets Bechmann, et élevée avec sa cousine Marie-Marguerite, qui deviendra l’épouse d’un autre grand artiste-peintre, Alfred Renaudin. Le couple Veillon, sans descendance, s’impliquera pour les enfants des ouvriers des usines à travers le patronage. Jusqu’à son décès en 1920, René Veillon demeurera un artiste-peintre fidèle à sa passion, notamment lors de sa captivité à Rastatt qu’il dépeindra en véritable témoin de la Grande Guerre.

Olivier BENA


Une toile rafraichissante d’Alfred Renaudin vendue aux enchères

Publié le lundi 15 juillet 2019

Le jour de la fête nationale, l’hôtel des ventes Martin et Associés de Metz, a proposé à la vente,  dans un catalogue richement fourni, une œuvre d’Alfred Renaudin non datée représentant La Petite Raon dans les Vosges. Niché au creux de la vallée du Rabodeau, en amont de Senones, le village se situe au confluent de la rivière du Rabodeau avec le ruisseau de la Rochère. Ce paysage sous la neige, assez rare dans la palette de l’artiste-peintre, offre une vue hivernale du site. Estimé entre 1 000 et 1 500 €, le tableau a été adjugé au coup de marteau à 4 600 €.

Olivier BENA
 

Le Houchot de Petitmont peint par Alfred Renaudin sorti du Musée Lorrain

Publié le mardi 25 juin 2019

Auteur : Olivier BENA

C’est un événement exceptionnel et unique qui s’est déroulé à la salle des fêtes le samedi 22 juin après-midi. En lien avec le Musée Lorrain, le Comité d’Histoire Régionale, les Amis d’Alfred Renaudin ont accueilli une œuvre de l’artiste-peintre qu’elle honore. Le Houchot ou le puits à balancier de Petitmont avait été sorti des réserves du musée pour être présenté à la soixantaine de participants. Deux conférences ont été donnés tour à tour. Olivier Béna, président des Amis d’Alfred Renaudin, a évoqué dans un diaporama le lien fort unissant Renaudin et l’eau (moulins, ponts, cascades et fontaines). Sophie Mouton, conservatrice du patrimoine, a lancé une véritable enquête artistique autour de cette toile dont on peut remettre en cause sa véritable situation, suscitant beaucoup d’interactions avec le public. Un verre de l’amitié a conclu la présentation.

Olivier Béna

 


"Sur les traces d’Alfred Renaudin" à Fénétrange.

Publié le mercredi 22 mai 2019

Auteur : Olivier BENA

Les membres de l’association "Les Amis d’Alfred Renaudin" se sont retrouvés à Fénétrange pour leur assemblée générale et la traditionnelle journée de découverte de lieux peints par le maître. En présence d’Élisabeth Thomas, petite-fille de l’artiste, ils sont revenus sur l’œuvre de Renaudin qui a plusieurs fois peint la cité médiévale du Pays de Sarrebourg

Le président, Olivier Bena, a accueilli, en mairie de Fénétrange les membres de l’association Les amis d’Alfred Renaudin et les invités de la dernière assemblée générale. Elle comptait notamment sur la présence de Benoît Piatkowski, maire de Fénétrange, d’Élisabeth Thomas, présidente d’honneur de l’association et petite-fille d’Alfred Renaudin, de Josiane Tallotte, vice-présidente de l’association et maire de Val-et-Châtillon, et de Philippe Arnould, président de la communauté de communes de Vezouze en Piémont. (cliquez-ici pour télécharger le procès-verbal).

Olivier Bena remercie la municipalité de Fénétrange pour son accueil. Le choix s’est porté sur la ville en raison des liens entre l’association et l’office du tourisme et son président, Marc-André Kuhn, également membre de l’association.

À plusieurs reprises, dans les années 1930, Alfred Renaudin a peint la cité médiévale de Fénétrange. Une œuvre a même été exposée au Salon des artistes français à Paris. Marc-André Kuhn a fait passer dans l’assemblée des reproductions d’œuvres d’Alfred Renaudin représentant Fénétrange.

En 2018, diverses manifestations ont été programmées par l’association (conférences, sorties, participations à des journées culturelles, des expositions…). Le président a rappelé l’urgence culturelle sur le secteur en précisant que les conférences sont gratuites et ouvertes à tous.

Une sortie a conduit les adhérents « sur les traces d’Alfred Renaudin » à Varennes-en-Argonne. C’est en 2018 également qu’a eu lieu le lancement de la recherche de toiles en vue de la sortie d’un nouveau livre sur Alfred Renaudin en lien avec Serge Domini Editeur et Francine Roze. Le travail est en cours. Le président a remercié tous les particuliers qui ont accepté d’ouvrir leurs portes à l’association et à l’éditeur dans la perspective de cette nouvelle édition.

Pour 2019, trois conférences ont déjà été proposées, le prochain événement aura lieu le 22 juin à la salle des fêtes de Val-et-Châtillon. Dans le cadre de l’opération « une oeuvre sortie du Palais ». Le Musée Lorrain représentée par Sophie Mouton, et Vianney Muller, responsable du CHR, apporteront une toile du Houchot de Petitmont. Avec une double conférence sur le thème de l’eau par Olivier Béna et Sophie Mouton. Il convient de s’inscrire obligatoirement au 03 87 31 81 45 dans la limite des places disponibles. La cotisation est fixée à 10 €. Reconnue d’utilité générale, tout don se voit attribuer un reçu fiscal pour déduction à 66 %, l’association comptait 71 membres en 2018.


Émue d’être présente à l’assemblée générale, Élisabeth Thomas, petite-fille d’Alfred Renaudin, est reconnaissante du travail accompli par l’association depuis la création de l’association en 2012. Elle rappelle aussi que du temps de ses tantes, les œuvres de son grand-père étaient considérés comme des vieilleries sans importance. Depuis, les choses ont changé et elle confie que sa mère et ses tantes seraient heureuses de l’existence de l’association.

Élisabeth Thomas invite aussi l’assemblée à réfléchir sur le pourquoi les œuvres de son grand-père intéressent-elles le public aujourd’hui. Elle donne sa propre interprétation : « Elles évoquent un sentiment de bien-être, de paix ou de douceur face à un art contemporain de plus en plus désincarné. Il est une âme dans les toiles de mon grand-père même dans celles qui évoquent la guerre, car il y a toujours une petite note d’espérance. »

À l’issue de son intervention, Élisabeth Thomas offre, au nom de l’association, un livre sur son grand-père à la municipalité et à l’office de tourisme de Fénétrange. Notez enfin qu’une page Facebook Les Amis d’Alfred Renaudin, a été créé, pour donner davantage de la visibilité à l’association sur la toile: https://www.facebook.com/amisalfredrenaudin/

A l’issue du vin d’honneur, 35 convives se sont dirigés vers l’Auberge du Stock à Langatte pour y déjeuner. Puis, de retour à Fénétrange, Jean-Marie Fischer, conseiller municipal et lié au tourisme, a fait visiter aux membres de l’association la cité où se trouvent de nombreux sites classés. Une belle découverte dans un terrain privé, ouvert pour l’occasion, a même permis de voir l’angle précis à l’endroit même où Alfred Renaudin avait posé son chevalet pour y peindre le château. 

 

Olivier BENA

​Liens : 


L’art scandinave en conférence

Publié le mardi 30 avril 2019

Auteur : Olivier Béna

A l’invitation des Amis d’Alfred Renaudin, Enora Barbey, médiatrice culturelle au musée des beaux-arts de Nancy, a évoqué l’âge d’or de la peinture scandinave au tournant des 19ème et 20ème siècles.

Ces sensibilités nordiques ont montré que les paysages y ont une place déterminante, tout comme le traitement le plus réaliste possible de la lumière. Le plus célèbre reste le Norvégien Edvard Munch, précurseur de l’expressionnisme, et son Cri, mondialement connu.

Olivier Béna


Quand Alfred Renaudin peignait Notre Dame de Paris

Publié le mercredi 17 avril 2019

Auteur : Olivier BENA


Il y a tout juste un siècle, A. Renaudin peignait Notre Dame de Paris.
 

S’il est vrai que le grand public retient principalement ses paysages ruraux lorrains, Alfred Renaudin a été aussi un témoin de la vie parisienne et des transformations urbaines de la capitale. De par la proximité de son atelier situé rue Caulaincourt, Il a notamment peint l’aménagement du quartier de Montmartre et de toutes les artères attenantes. Outre la jeune Tour Eiffel, le Palais-Bourbon, le Sacré-Cœur ou encore le Louvre, il a mis en couleurs cette vue magistrale de la cathédrale Notre-Dame depuis la rive gauche de la Seine où deux hommes endimanchés s’attèlent à la représenter assis au bord de l’eau. On y distingue clairement la flèche de Viollet-le-Duc ainsi qu’une grande partie de la toiture désormais réduites en cendres. Cette toile de collection particulière signée en bas à droite, notée Paris et datée de 1919 est aujourd’hui considérée comme une trace artistique et historique de l’édifice sinistré. L’inventaire de l’artiste-peintre laisse apparaître une autre œuvre plus lumineuse où se reflètent les tours du monument dans le fleuve non loin du pont Saint-Michel

Olivier Béna.


Questions à … Enora Barbey, médiatrice culturelle au musée des Beaux-Arts de Nancy

Publié le jeudi 11 avril 2019

Qu’est-ce qui caractérise ce mouvement nordique ?

Ce qui pourrait caractériser la peinture scandinave de la fin du 19ème et du début du 20ème siècle serait justement son absence de caractéristique commune. Malgré des similitudes en termes de géographie, de climat, les quatre pays scandinaves (Danemark, Suède, Norvège et Finlande) présentent des histoires différentes et donc une histoire de l’art propre à chacun, même si toute influence réciproque et vis-à-vis des mouvements européens ne doit pas être écartée.

Y-a-t-il un lien avec l’impressionnisme qui lui est contemporain ?

Parmi tous les peintres scandinaves, seuls certains peintres suédois ont été influencés directement par les artistes impressionnistes français, comme le suédois Karl Nordström. Il est vrai que, comme chez les impressionnistes, le paysage tient une place déterminante dans la peinture scandinave de cette époque, tout comme le traitement de la lumière. Certains adopteront même une touche évoquant celle des impressionnistes. Mais de manière générale, l’influence impressionniste est indirecte.

Qui sont les grands maîtres de la peinture scandinave ?

Les grands noms de la peinture scandinave n’ont malheureusement pas encore réellement franchi les frontières de leurs pays. Toutefois certains peintres ont récemment fait l’objet de rétrospectives dans des expositions parisiennes. Le plus connu de tous est évidemment le norvégien Edvard Munch, à ce nom pourraient s’ajouter le finlandais Akseli Gallen-Kallela, le suédois Angers Zorn et le danois Peder-Severin Kroyer.

Retrouvez-vous des éléments typiques à ce courant dans la peinture d’A. Renaudin ?

Les œuvres d’Alfred Renaudin présentent deux éléments essentiels de la peinture scandinave du tournant des 19ème et 20ème siècles : le genre du paysage, que beaucoup de peintres scandinaves adoptent, en particuliers les peintres finlandais, et le traitement de la lumière avec une recherche de luminosité la plus réaliste possible.

 

Enora Barbey donnera la conférence « Sensibilités nordiques : l’âge d’or de la peinture scandinave au tournant des 19ème et 20ème siècles », le 27 avril à 15h à la salle des fêtes de Val-et-Châtillon en lien avec les Amis d’Alfred Renaudin. Ouvert gratuitement à tous.

Propos recueillis par Olivier Béna

 


Articles archivés :

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L’art des Donzelli dans la Meuse Publié le mercredi 10 octobre 2018

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Bulletin d’information 2013 Publié le mercredi 01 janvier 2014

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Les Amis d’Alfred RENAUDIN à Vic-sur-Seille (2013)

Compte rendu de l’année 2012

Les amis de Renaudin aux journées d’Histoire régionale (2013)

Acte de naissance d’Alfred RENAUDIN

Les Amis de Renaudin en conférence à Raon l’Etape (2013)

Les Amis d’Alfred RENAUDIN à Nancy (2013)

Procès-verbal de l’assemblée constitutive

Bulletin d’information 2012

Sortie découverte à Toul et Gombervaux en mars 2012

Comptes rendus de réunion

 

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