Val-et-Châtillon

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Les Amis d’Alfred RENAUDIN

  • Fondée le 17 mars 2012 à Val-et-Châtillon, cette association a pour but de :
    • Promouvoir l’œuvre du peintre Alfred RENAUDIN (1866-1944).
    • Recenser l’ensemble des œuvres de l’artiste et tout autre document le concernant.
    • Editer des brochures ou tout document se rapportant à sa vie et à son œuvre.
    • Organiser des événements en rapport avec Alfred RENAUDIN montrant la cohérence et le contexte.
    • Organiser les manifestations marquant le 150ème anniversaire de sa naissance en 2016.
  • Présidente d’honneur : Madame Elisabeth THOMAS
    Président : Monsieur Olivier BENA
    Vice-présidente : Madame Josiane TALLOTTE
    Trésorière : Madame Josiane EHRLE
    Secrétaire : Monsieur Henri HARD
  • Statuts.

Prochainement :

  • 10/07/18 : Atelier "à la manière... d’Alfred Renaudin"
  • 23/07/18 : Un après-midi au musée autour du vitrail de March Chagall
  • 22/09/18 : Conférence "La Révolution impressionniste"
  • 27/10/18 : Conférence "L’Art en héritage - Sur la trace des Donzelli en Meuse"

Dernières actualités :

Sur les traces d’Alfred Renaudin à Varennes-en-Argonne

Publié le lundi 11 juin 2018

Auteur : Olivier Béna

  
Les Amis d’Alfred Renaudin sur le pont surplombant l’Aire.

 

 La sortie annuelle à la découverte des lieux peints par Alfred Renaudin a conduit une vingtaine de participants en Meuse, en présence d’Elisabeth Thomas, petite-fille de l’artiste. Le programme de la journée avait été concocté par Michel Godard, membre du conseil d’administration et régional de l’étape. Accueillis en mairie par le maire Jean-Marie Lambert, le président Olivier Béna a remis en cadeau le livre de l’exposition de 2015 pour la bibliothèque communale. Puis, Michel Godard a évoqué la vie et l’œuvre d’un Varennois oublié, Lucien Jacques. Ayant plusieurs cordes à son arc allant de l’aquarelle à l’écriture, cet artiste illumina de sa présence empreinte de poésie de nombreux cercles artistiques de la première moitié du 20ème siècle. C’est lui qui découvrit Jean Giono, le fit connaître et fut son plus fidèle ami. La visite s’est poursuivie dans le village aux endroits mis en lumière par Renaudin dans ses toiles et dessins : la maison Sauce, la tour de l’Horloge et les bords de l’Aire. Après un passage à l’église classée aux vitraux réalisés par Jacques Gruber et un déjeuner au restaurant le Grand Monarque, les Amis ont fait une halte au Mémorial de Pennsylvanie, édifié en 1927 en souvenir des soldats américains morts durant les combats de 1918 pour libérer Varennes. Le groupe a visité ensuite le musée d’Argonne dans lequel est évoquée l’histoire locale dont l’arrestation, le 21 juin 1791, de Louis XVI et de la famille royale qui tentaient de rejoindre Montmédy.

 

En 1903, Alfred Renaudin a passé quelques jours dans la commune où il s’est plu à représenter le pittoresque étagement des maisons surplombant l’Aire coulant au pied de la Tour Louis XVI. Il a peint plusieurs toiles, revenant tous les matins au même endroit pour conserver la même luminosité. Une dizaine de tableaux ont été répertoriés donnant une autre vue de Varennes, détruite durant la Grande Guerre. En 1904, il réalisa même deux dessins à la plume pour l’ouvrage d’Ernest Beauguitte, L’Âme meusienne, en écho à l’exposition au Salon des Artistes Français d’une grande toile représentant Varennes, aujourd’hui propriété du musée du château de Dieppe. L’année meusienne de Renaudin continue jusqu’au 23 septembre avec l’exposition "La Meuse vue par les peintres" dont neuf de ses œuvres au Musée de Bar-le-Duc. 

Olivier Béna


Neuf Renaudin exposés à Bar-le-Duc

Publié le mercredi 23 mai 2018

Auteur : Olivier Béna

Dans le cadre de l’exposition « La Meuse vue par les peintres » présentée au Musée Barrois de Bar-le-Duc jusqu’au 23 septembre, l’association « Les Amis d’Alfred Renaudin » a participé activement en transmettant ses données récoltées depuis 2012 sur les œuvres de l’artiste-peintre à qui elle se consacre. C’est ainsi que plusieurs musées et collectionneurs privés ont accepté d’y concourir et que des paysages représentant Bar-le-Duc, Verdun avant et après la bataille, Sepvigny, Vaucouleurs, les ruines du château de Gombervaux, … ont été accrochés sur les cimaises pour le plus grand plaisir des visiteurs. Un carnet de croquis au fusain sur papier est également dévoilé pour l’occasion. Une bonne opportunité de redécouvrir le talent de celui qui voulait que « l’on se promène dans ses toiles » et tant d’autres maîtres comme Victor Prouvé ou Jules Bastien-Lepage.

La visite se décompose en trois temps forts mettant en valeur le regard de ces artistes sur le département de la Meuse : entre ville et campagne, vie quotidienne, activités économiques et une terre d’histoire et d’art. Michel Godard, membre du conseil d’administration a représenté l’association et les descendants de la famille Renaudin au vernissage. Un catalogue de l’exposition rédigé par Francine Roze et édité par Serge Domini est en vente au prix de 25 € et disponible en mairie.

Olivier Béna


ART-EN-CIEL LORRAIN

Publié le lundi 30 avril 2018

Auteur : Robert Florentin

Ce ne furent pas uniquement des ciels de Lorraine qui s’offrirent aux participants mais des ciels interprétés dans des œuvres exécutés par les artistes lorrains, peintres, verriers ou vitraillistes : ciels réels ou ciels rêvés, ciels sereins ou ciels d’orage, ciels d’été ou ciels d’hiver, ciels rayonnants  ou ciels de nuit, ciels vides ou ciels habités, ciels d’ici ou d’ailleurs …mais tous, ciels d’artistes lorrains.

A tout seigneur, tout honneur ! Il revenait  à  celui qui porte le prestigieux surnom de ‘Le Lorrain‘ d’ouvrir ce remarquable catalogue artistique, à savoir le Vosgien né à Chamagne en 1600 : Claude Gelée. Ce sont des ciels pour les Dieux, des ciels de théâtre qui irradient  grâce au soleil couchant,  les scènes animées bordant des ports imaginaires  dominés par d’antiques bâtiments. Un siècle et demi plus tard, les ciels du Lorrain firent l’admiration du plus célèbre peintre des ciels de tous les temps : William Turner.

Loin des ciels de Rome,  plus attaché à la nature lorraine que son aîné célèbre, le meusien Jules Bastien Lepage, le « naturaliste paysan »,  s’attache à exprimer la réalité poétique des paysages de sa région natale; l’horizon très haut suit le bord supérieur des tableaux, et le fin ruban du ciel laisse sa puissance au labeur  des terres agricoles  et à la peine humaine. Ces deux artistes seront  justement et respectivement honorés  en Lorraine par une œuvre sculptée du grand maître Auguste Rodin.


"Les blés mûrs" de Jules Bastien-Lepage

Et les Petits Maîtres lorrains, ceux qui malgré tout ont poussé à l’ombre des grands arbres ?  Ils sont là, ils se nomment Adrienne Jouclard, Edouard Henry-Baudot, Léon Husson, Alfred Renaudin ou Victor Guillaume, témoignant tour à tour du rude travail des hommes dans les champs sous l’ardent soleil d’été ou dans les ateliers sous un ciel obscurci par les fumées s’échappant des hautes cheminées d’usines qui envahissent le paysage lorrain dès le milieu du XIXè siècle. Les vitraux Art nouveau ou Art déco de Jacques Grüber et de Louis Majorelle se chargent alors d’honorer la marche du progrès sur les façades des sièges des grandes compagnies ou des grandes instances industrielles.

 

Dans un même temps, la peinture des néo-impressionnistes régionaux à l’instar de Charles Peccatte ou Michel Colle, pacifie , au tournant du XXè siècle, les ciels qu’ils éclaboussent de points multicolores, leur accordant ainsi cet air de fête si recherché par les amateurs d’art d’aujourd’hui. Pluie, neige, arc-en-ciel s’enchaînent pour accompagner la vie quotidienne à travers les saisons dans les œuvres peintes de Victor Prouvé et de Gilles Fabre ou dans les œuvres gravées dans le cristal d’Emile Gallé et d’Antonin Daum.

Plusieurs paysagistes lorrains font de la peinture des ciels leur spécialité. Ainsi, Jean Rémond, Jules Noël s’appliquent à magnifier les humeurs changeantes des ciels bretons tandis qu’Henri Grosjean et Jean Monchablon s’attardent à élargir les vastes espaces des horizons régionaux.

La Grande Guerre assombrit brutalement et tragiquement cette palette, recouvrant les horizons de nuages lourds de menace. Pierre Waidmann, Lucien Lantier, Léopold Poiré  témoignent , parmi bien d’autres artistes lorrains engagés dans la terrible épreuve, des désastres causés par la brutalité des combats. . Les horizons s’abaissent pour disparaître définitivement dans la tourmente.

Robert Florentin

Alfred Renaudin a réussi aussi à sublimer le ciel, élément majeur de ses toiles. La thématique de l’eau y est prédominante. Il faut cependant être astucieux afin de savoir si ces oeuvres ont été réalisées le matin ou le soir. L’orientation du soleil en lien avec le panorama représenté est le seul indice qui permet d’y parvenir. 

Olivier Béna


Les Amis d’Alfred Renaudin sous le signe de la Meuse

Publié le lundi 30 avril 2018

Auteur : Olivier BENA

Après la conférence de Robert Florentin s’est tenue l’assemblée générale de l’association, comptant 62 membres, sous la présidence d’Olivier Béna. Un hommage appuyé a été rendu à Jean-François Puyrigaud, décédé à Paris le 23 novembre 2017, petit-fils de l’artiste-peintre et rare contemporain à l’avoir connu.

En 2017, des conférences ont été présentées sur Emile Friant par Charles Villeneuve de Janti, les liens entre la faïence et l’eau par Jeannine Guénot ou encore les frères Muller par Benoît Tallot. Le président a rappelé l’urgence culturelle sur le secteur en précisant que rencontres sont gratuites et ouvertes à tous.

Des sorties ont conduit les adhérents « sur les traces d’Alfred Renaudin » à Metz, aux châteaux de Blâmont et de Lunéville. L’association était présente journées d’histoire régionale à Pont-à-Mousson.

La cotisation est fixée à 10 €. Reconnue d’utilité générale, tout don se voit attribuer un reçu fiscal pour déduction à 66 %.

Pour 2018, des conférences variées sont proposées sur le métier de commissaire-priseur, l’orientaliste lorraine Marguerite Delorme, les ciels lorrains dans la peinture, les impressionnistes ou encore les Donzelli, peintres et sculpteurs à la reconstruction de la Meuse après 1918. La sortie annuelle conduira les participants le 9 juin prochain à Varennes-en-Argonne. Le Musée barrois de Bar-le-Duc présentera une exposition « La Meuse vue par les peintres » en présence d’une dizaine d’œuvres d’Alfred Renaudin du 19 mai au 23 septembre. Le catalogue d’exposition, rédigé par Francine Roze et publié chez Serge Domini Editeur, laissera une large part à Renaudin.

Le conseil d’administration, élu pour 2 ans, a été reconduit : Olivier Béna, président, Josiane Tallotte, vice-présidente, Henri Hard, secrétaire, Josiane Ehrlé, trésorière, Marie-Jeanne et Denis-Joël Ohlsson, Michel Godard et Jean-Luc Michel, membres.

Robert Florentin honoré

            

   A l’issue, un vase en grès réalisé par Anne Campiche, céramiste à Badonviller, a été offert à Robert Florentin. Attaché à la culture populaire, il met en lumière les artistes lorrains talentueux mais souvent oubliés. L’association a remercié cet érudit déjà venu à plusieurs reprises partager ses découvertes et ses connaissances au cours de conférences passionnantes. Un bouquet de fleurs a été offert à son épouse. Nul doute que l’ensemble aurait inspiré Alfred Renaudin !

Olivier Béna

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Questions à … Robert Florentin, spécialiste en histoire de l’art lorrain

Publié le mercredi 25 avril 2018

Auteur : Olivier BENA



Robert Florentin                          "Les blés mûrs" de Jules Bastien-Lepage

 

Que cache ce jeu de mots « art en ciel lorrain » ?

Il s’agit d’un raccourci pour signifier que le propos porte sur les œuvres d’artistes d’origine lorraine, essentiellement des peintres du 17è siècle à nos jours, dont l‘expression des ciels, des horizons, des espaces ouverts dans leurs tableaux ou leurs vitraux, revêt un traitement particulier voire remarquable, à commencer par les plus célèbres : Claude Gellée et Jules Bastien Lepage.

Qui sont les artistes qui composent la palette colorée de votre conférence ?

Chaque époque, chaque école de peinture, chaque courant ayant influencé les artistes lorrains sont représentés: du style classique à l’abstraction géométrique en passant par le romantisme, le naturalisme, l’impressionnisme, le néo-impressionnisme, l’expressionnisme, le surréalisme…

Figurent, dans le Panthéon lorrain, des auteurs reconnus comme Pierre Waidmann, Emile Chepfer , Adrienne Jouclard, Victor Guillaume, … Certains ont acquis une réputation nationale voire internationale comme Jules Noël, Jean Lurçat, Georges Folmer, Jacques Grüber…

Et Alfred Renaudin ?

Avec Alfred Renaudin, Charles Peccatte, Marcel Corrette, Michel Colle, René Veillon , Gilles Fabre…, une large part est réservée aux hommes talentueux, natifs de la région proche : Val-et-Châtillon, Badonviller, Blâmont et Baccarat.

Alfred Renaudin figure bien sûr en bonne place pour sa capacité à magnifier avec un égal bonheur les paysages ruraux et les paysages urbains selon l’heure du jour. L’accent est particulièrement mis sur ses somptueux couchers de soleil sur les villes et les campagnes. Mais ses ciels bâchés couvrant les champs de bataille et les désastres de la Grande Guerre ne sont pas oubliés pour autant.

 Sur quoi travaillez-vous actuellement ? Et la Mission du Centenaire de la guerre 14-18 ?

La saison 2017-2018 est consacrée nationalement à l’histoire des migrations. En liaison avec l’exposition “ Lorrains sans frontières“ au Musée Lorrain à Nancy, j’ai abordé l’étude des Artistes soumis volontairement ou involontairement à ces grands mouvements de population. Devenu lorrain de coeur, l’artiste franco-russe Lucien Lantier fait l’objet de plusieurs de mes interventions actuelles. Son itinéraire mouvementé d’Odessa à Alès en passant par Verdun illustre parfaitement les mémoires plurielles des immigrations dans l’Europe bouleversée par les conflits mondiaux.

L’approche de la commémoration de l’armistice de 1918 prolonge mes actions engagées depuis 2014 en relation avec le centenaire de la Grande Guerre (Près d’une soixantaine d’animations). Dès l’automne, une série de conférences concerneront le devenir des artistes lorrains à l’issue de leur dramatique expérience vécue sur le front. Une exposition fera suite à celle dont j’ai été le responsable l’été dernier au Musée de la brasserie de Stenay, sur le thème « Les artistes lorrains dans la Grande Guerre ». Organisée à la demande de la Communauté de Communes de Moselle et Madon, cette nouvelle exposition se tiendra d’octobre à décembre à l’Espace culturel “La Filoche“ de Chaligny/Neuves-Maisons.


 

Robert Florentin donnera la conférence « Art en ciel lorrain » le 28 avril à 15h à la salle des fêtes de Val-et-Châtillon en lien avec les Amis d’Alfred Renaudin. Ouvert gratuitement à tous. A l’issue se tiendra à 17h l’assemblée générale ordinaire de l’association.

Olivier BENA


Questions à … Astrid Mallick, spécialiste de Marguerite Delorme

Publié le lundi 09 avril 2018

Auteur : Olivier BENA


Astrid Mallick lors du vernissage de l’exposition de 2013
 avec un portrait de Marguerite Delorme en arrière-plan.​

Quel est votre activité professionnelle ?

Depuis 2011, je suis assistante de conservation du patrimoine, responsable du cabinet des estampes de la bibliothèque Stanislas de Nancy. J’ai également travaillé au musée des Beaux-Arts de Nancy puis pendant 7 ans au musée lorrain sur la collection d’art graphique en particulier. J’ai toujours été passionnée par les artistes lorrains.

Pourquoi vous êtes-vous intéressée à Marguerite Delorme ?

Le musée du château de Lunéville possède plusieurs œuvres de Marguerite Delorme et n’avait aucun renseignement sur elle. J’ai donc commencé par faire quelques recherches pour une conférence d’une heure, dans le cadre des conférences du vendredi du musée. Son travail étant particulièrement intéressant et totalement méconnu, je me suis un peu piquée au jeu de la recherche et suis restée à faire des travaux de recherche pendant plus de 5 ans. L’aboutissement de ce travail est l’exposition de 2013 au musée du château de Lunéville.

En quoi est-elle qualifiée d’orientaliste ?

Marguerite Delorme est orientaliste car a produit des œuvres sur la thématique orientale. De plus, ayant vécu au Maroc pendant plus de 20 ans, jusqu’à son décès en 1946, elle a su montrer dans son œuvre les coutumes locales, les paysages … de ces contrées exotiques.

Quels liens y-a-t-il avec Alfred Renaudin ?

Comme Marguerite Delorme, Alfred Renaudin a eu droit à une rétrospective au Château de Lunéville ces dernières années. En tout cas, il est évident qu’ils ont dû se connaître. Au lendemain de la Grand Guerre, à l’aide du médecin général Edmond Delorme, père de Marguerite, Renaudin contribue à la création du Musée d’Art et d’Industrie de Lunéville dont il enrichit les collections par un don d’une série de toiles. Amusant est aussi de noter que les rues Edmond Delorme et Alfred Renaudin se suivent à Lunéville !

 

Astrid Mallick donnera une conférence « Marguerite Delorme, l’orientaliste lorraine » le 14 avril à 15h à la salle des fêtes de Val-et-Châtillon en lien avec « Les Amis d’Alfred Renaudin ». Ouvert gratuitement à tous.  


Cinq toiles d’Alfred Renaudin léguées au Musée du château de Lunéville

Publié le vendredi 30 mars 2018

Auteur : Olivier Béna

Quelques mois après le décès de Marie-Louise Beylstein en juillet 2017 à l’âge de 101 ans, la succession de ses biens a conduit au legs de cinq œuvres de l’artiste-peintre inhumé à Val-et-Châtillon au musée du château de Lunéville. C’était la volonté de son époux, André Beylstein. Ces toiles proviennent de l’acquisition d’Auguste Beystein, épicier rue Gambetta à Lunéville, et père d’André Beylstein, comme l’a indiqué l’arrière-petit-fils de ces derniers, Etienne Delouche, également présent lors de l’événement.

La conférence de presse de présentation s’est tenue dans la salle de la Livrée sous la présidence de Nicole Creusot, vice-présidente du Conseil Départemental et de Catherine Guyon, présidente de l’association des Amis du château et de son musée. Henri Hard, secrétaire des Amis d’Alfred Renaudin, et son épouse représentaient le conseil d’Administration de l’association.

Les cinq toiles représentent des vues des villages de Fénétrange en Moselle, Vathiménil, un jardin d’Essey-la-Côte, l’atelier parisien du peintre, et Sepvigny dans la Meuse. Ce dernier sera d’emblée prêté pour la prochaine exposition organisée de mai à septembre 2018 par le Musée barrois de Bar-le-Duc, consacrée aux artistes-peintres ayant représenté la Meuse. Et il devrait y avoir de nombreuses toiles d’Alfred Renaudin …. A suivre.

Dans les prochains temps, les 24 toiles déjà appartenant au château de Lunéville seront rejointes par deux autres léguées par la famille du Docteur Jean Bichat.

Pour l’heure, les cinq toiles sont exposées encore pendant quelques semaines dans la salle de la Livrée pour le plus grand plaisir des admirateurs d’Alfred Renaudin.

Olivier BENA

Crédits photos : Henri Hard

Retrouvez toutes les photos : http://val-et-chatillon.com/photos/index.php?/category/158

 

 


Adjugé, vendu !

Publié le mercredi 07 mars 2018

Auteur : Olivier Béna

Pour la première activité de l’année 2018, « Les Amis d’Alfred Renaudin » ont eu l’honneur de recevoir Maître Sylvie Teitgen, commissaire-priseur chez Anticthermal à Nancy. Pendant près d’une heure et demie, Me Teitgen est venue présenter son métier, de plus en plus médiatisé par les émissions de télévision.

Cette profession n’est pas récente puisqu’on la retrouve au temps des Romains où malheureusement on vendait des esclaves ! Appelé huissier au Moyen-Age, à cheval, ils cédaient le peu de choses qui existait comme des tables ou des bancs afin de payer les impôts de l’époque. C’est l’édit d’Henri II qui introduisit en France le commissaire-priseur moderne en 1556  par la création :

d’offices formels et perpétuels de Maîtres priseurs de biens meubles pour, privativement à tous autres, faire les prisées, estimations et ventes, partages et lots de biens meubles qui seraient requis et nécessaires pour faire cesser esdits lieux les fraudes, intelligences et pratiques, abus et autres malversations”.

Plusieurs composantes sont liées les unes aux autres. La part juridique représente environ 10 %. Le lien social est très important car il convient d’aimer encore plus les gens que les objets en vente. Il y a derrière chaque objet une valeur marchande mais surtout une histoire, un vécu, un passé à transmettre. Le commissaire-priseur est un passeur de témoins dans la vie d’un objet quel qu’il soit. Il est certes bien d’essayer de le vendre le plus cher possible mais il est mieux que ce soit surtout à des personnes heureuses de l’acquérir. La part de connaissance en histoire de l’art n’est pas négligeable. Comme un médecin généraliste, le commissaire-priseur ne peut pas être un spécialiste sur une époque ou un artiste. La formation reste continue tout au long de la carrière et il apprend beaucoup grâce aux collectionneurs et aux passionnés.

Qui vend ? 1 % est lié aux ventes judiciaires, donc obligatoires, suite à des liquidations ou autres impositions non réglées. Il existe aussi la vente volontaire qui fait suite aux déménagements et aux nouveaux lieux de vie trop exigus pour accueillir certains objets ou accrocher certaines toiles. Des expertises suite à des achats aux puces, des spéculations sur des objets achetés peu chers et dont la revente peut apporter une plus-value pécuniaire sont aussi notables.

Qui achète ? Il faut être majeur et sain d’esprit pour pouvoir enchérir dans une salle des ventes. Il y a de bonnes affaires en semaine lors de la vente dite « trésors des greniers ». La fréquentation des ventes permet également une forme d’apprentissage en histoire de l’art généraliste. Certains souhaitent aussi faire des achats pour y gagner une plus-value. La vente est transparente et est validée par un procès-verbal. La facture se voit ajouter un taux de 18 % pour les frais de vente. Ils permettent de faire vivre la salle des ventes, les employés mais aussi de compenser les ventes non réglées … Il n’y a aucune déclaration à faire auprès des impôts avant un montant supérieur à 5 000 €. Il s’impose alors une taxe de 6,5 % en sus. Cela reste anonyme et le commissaire-priseur devient alors collecteur d’impôts. Il existe aussi le droit de suite qui est régi par l’article L122-8 du Code de la propriété intellectuelle.

Comment trouver une vente aux enchères ? Autrefois, la presse se faisait le relai des ventes. Maintenant, il faut principalement utiliser Internet pour les trouver notamment le site interencheres.com qui permet d’être informé grâce aux alertes programmables. La gazette Drouot qui traite du monde et du marché de l’art.  

Qui peut se dire expert ? La notion d’expert est très vague et chacun peut se dire expert de quoi que ce soit. Aussi, les vrais experts sont reconnus à leur expertise pertinente.

C’est grâce aux étrangers que certains artistes comme Jean Prouvé sont démontrés. Ceux-ci aiment ce qu’ils achètent et font monter les cotes de vente ; sinon tout aurait été jeté à la poubelle comme certaines pièces sous-estimées de Cayette, comme ce fut le cas pour l’Art Nouveau dans les années 1950, considéré comme « un art de concierge ». Un tableau ne se perd pas car il se garde pour être transmis. Les Japonais ont permis de sauvegarder une part non négligeable de vases Gallé ou autres, car proche de leur art et des divers éléments naturels représentés.

Certains objets comme des armes de guerre, des ivoires (en lien avec la convention de Washington de 1973), du vin sans capsule-congé ou des effets nazis sont proscrits à la vente. La vente d’immobilier est également interdite. Certains objets scellés comme des miroirs ou des statues sont considérés comme de l’immobilier car liés à la demeure dans laquelle ils se trouvent. Le mobilier lorrain se vend aujourd’hui très mal car il est lourd à transporter, passé de mode pour les jeunes générations tournées vers le géant suédois de meubles en kit ! On ne sait jamais comment la cote d’un courant ou d’un artiste va évoluer. Les fluctuations vont et viennent et il faut trouver le moment pour vendre, sans trop attendre ... Cela a été le cas de l’Art Nouveau qui a connu un pic à la fin des années 1980 avant de retomber aussi vite qu’il n’était monté. La peinture locale reste constante car chacun y cherche un paysage ou un coin de son enfance. Elle reste très locale même si grâce à la vente via Internet touche toutes les régions de France. Il faut acheter non pour la cote mais parce que l’on aime un artiste ou un lieu peint.

Me Teitgen a terminé son intervention en faisant visionner de nombreuses œuvres dont celles d’Alfred Renaudin, dont la cote est locale et pour lequel il manque une grande exposition d’envergure nationale pour le transporter hors de sa chère Lorraine. A ce sujet, un tableau représentant des lavandières à Lunéville sera vendu le 17 mars 2018 et est estimé entre 6 000 et 8 000 €. Une autre toile représentant Deneuvre sera également mise aux enchères en mai.

A l’occasion du partage du verre de l’amitié, certains particuliers ont montré des objets apportés pour une expertise sommaire. Le président a remis en cadeau à Me Teitgen le livre sur Alfred Renaudin afin qu’elle puisse découvrir plus en profondeur l’artiste-peintre dont elle voit souvent passer entre ses mains des toiles dans son hôtel de ventes.  

Olivier Béna


Article du bulletin municipal 2017

Publié le mercredi 03 janvier 2018

Auteur : Olivier Béna

5 ans ! Créée le 17 mars 2012, l’association a déjà vu de nombreux gros projets concrétisés comme la parution d’un livre (toujours disponible à la vente en mairie au prix de 25 €) ou même l’exposition de 2015 en lien avec le Conseil Départemental et les services du Château de Lunéville. Au fil du temps, nous poursuivons notre proposition culturelle ouverte à tous sur le Territoire. De visites en conférences, l’année 2017 a été rythmée une fois encore par de belles découvertes !

Tous Friant d’Emile !

 

Charles Villeneuve de Janti


A l’occasion de l’exposition « Emile Friant, le dernier naturaliste ? », au musée des Beaux-Arts de Nancy, la salle des fêtes a accueilli le 14 janvier, le conservateur en chef et directeur dudit musée, Charles Villeneuve de Janti, pour évoquer la vie et les œuvres de ce grand artiste-peintre d’origine dieuzoise.

Pendant près d’une heure et demie, à l’aide d’un diaporama richement illustré et projeté sur fond blanc, le conférencier a captivé la quarantaine de personnes ayant bravé les aléas climatiques pour ne pas manquer cet après-midi culturel.

Né en 1863, Emile Friant est surtout très connu en Lorraine même si de nombreux tableaux sont disséminés dans le monde et même sur la 5th Avenue à New York ! Beaucoup n’ont pas été encore retrouvés car, sans descendance, il ne subsiste de traces familiales comme pour d’autres artistes. La commune de Dieuze conserve également des archives notamment des courriers liés à la jeunesse du maître.

Dans l’imaginaire populaire, c’est « La Toussaint », très grand tableau où les personnages sont plus grands que dans la réalité, qui reste durablement associé à Friant même s’il a commis des  œuvres de belle facture certes moins connues mais toutes aussi émouvantes. Le style photographique de ses tableaux lui a longtemps été reproché par ses pairs même si ce talent paraît aujourd’hui une prouesse remarquable. Il décrit dans les visages de ses modèles beaucoup d’émotions et de sensibilité.

Friant laisse aussi le regardeur s’inventer une histoire individuelle à la lecture des toiles comme pour « Les Amoureux » où de nombreuses interprétations sont envisageables. Friant a été repéré très jeune par son bon coup de crayon et a été élève à Paris d’Alexandre Cabanel. Grand (auto-)portraitiste, vers la fin de sa vie, il a réalisé de nombreux portraits de gens de la vie nancéenne.

Il meurt à l’âge de 69 ans à Paris en juin 1932 et est inhumé à Nancy au cimetière de Préville.

Les Journées d’histoire régionale 

Présentation officielle des reproductions de toile
et du kakémono sur la vie de Renaudin.

Le week-end des 25 et 26 mars, l’association a participé aux journées d’histoire régionale. Leur 12ème édition s’est déroulée à l’abbaye des Prémontrés à Pont-à-Mousson. Organisé par la région Grand-Est, l’événement a réuni 75 acteurs autour de la thématique « histoire et patrimoine au fil de l’eau ». Alfred Renaudin a toujours mis en couleurs cet élément naturel dans ses tableaux en représentant des rivières, des mares ou tout autre type de cours d’eau. Pour habiller le stand, Alain Gérard a réalisé des banderoles d’œuvres agrandies de l’artiste-peintre ainsi qu’un kakémono retraçant sa vie en quelques dates. Une vitrine comprenant de vraies pièces en faïence peintes par Renaudin était même exposée. Sur place, Henri et Jacqueline Hard, ainsi que d’autres membres du comité directeur, ont représenté l’association, la seule de la nouvelle Comcom’ à y être présente. Le tableau Val-et-Châtillon, acquis en 2015, avait quitté son emplacement en mairie pour trouver une place d’honneur au centre de la présentation.

Assemblée générale à Blâmont


Assemblée générale à
l’Hôtel de Ville de Blâmont.

 

C’est Blâmont qui a été choisie pour l’assemblée générale et sa journée découverte. Ce fut l’occasion de manifester les nouveaux liens issus de la fusion des Comcom’ donnant naissance depuis janvier à la Comcom’ de Vezouze en Piémont.

Le président a remis à Thierry Meurant, maire de Blâmont, le livre sur Renaudin afin qu’il soit consultable par le plus grand nombre à la médiathèque municipale. A l’issue de la réunion statutaire, une vingtaine de personnes ont déjeuné dans un restaurant à Badonviller et ont visité ensuite le château de Blâmont, sous la conduite magistrale de Vianney Muller, vestige médiéval peint à plusieurs reprises par Alfred Renaudin et valorisé par l’association « Clef de Voûte ».

Conférence sur Alfred Renaudin au Cercle Généalogique de Lunéville

A l’invitation de Jeannine Guénot, présidente du Cercle Généalogique de Lunéville, Olivier Béna a donné une conférence sur Alfred Renaudin devant une cinquantaine de personnes à la Maison des Associations de Lunéville.

 


Auditoire captivé par la vie et l’œuvre
d’Alfred Renaudin.

 

« Sur les traces d’Alfred Renaudin » à Metz

La traditionnelle sortie annuelle a conduit une dizaine de participants à Metz pour une visite guidée pédestre à la découverte des sites incontournables de la ville lumière.

La cathédrale Saint Etienne, l’un des plus grands édifices gothiques d’Europe, regorge de nombreux vitraux qui lui valent bien son surnom de lanterne du bon Dieu. L’itinéraire s’est poursuivi par le marché couvert, la place de Chambre, puis par le quartier des « Isles » avec la place de la Comédie, où se trouvent l’Opéra-Théâtre et le temple Neuf, construit pendant l’annexion allemande.

En longeant les bords de la Moselle, les Amis d’Alfred Renaudin ont découvert le quartier Citadelle et ses nombreux monuments évocateurs de l’histoire messine comme le palais de Justice, l’Arsenal militaire, le palais du Gouverneur, Saint Pierre aux Nonnains, la chapelle des Templiers et le magasin aux vivres. Après un repas convivial en extérieur, l’après-midi a été consacré au quartier Outre-Seille avec les églises médiévales, les hôtels particuliers de la Renaissance, les vestiges du rempart érigé au temps de la République messine et les vitraux de Jean Cocteau. Ce faubourg a conservé une âme très particulière et sa vocation artisanale séculaire. La Porte des Allemands est un rare spécimen préservé de ce type d’architecture militaire en France. Il s’agit à la fois d’une porte-pont, enjambant la Seille, et d’un véritable château-fort. Alfred Renaudin a représenté plusieurs vues de Metz comme celles de la cathédrale, du temple neuf ou encore de la porte des Allemands

 

La Porte des Allemands de Metz a été peinte à plusieurs reprises par Renaudin.

 

Journées du Patrimoine en lien avec la Commune.

Les 16 et 17 septembre, l’association a présenté au grand public les agrandissements d’œuvres mais aussi le kakémono en lien avec la thématique de l’eau. Jeannine Guénot est venue parler de la faïence et de l’eau au cours d’une conférence.

 


Jeannine Guénot, présidente du Cercle généalogique de Lunéville.

 

Sortie automnale au Château de Lunéville

Avant la date de fin des expositions proposées en 2017 au château des Lumières de Lunéville, quelques membres des « Amis d’Alfred Renaudin » s’y sont rendus le temps d’un après-midi. Tout d’abord, Corentin, en service civique, a fait découvrir « Le palais révélé : Lunéville et Germain Boffrand (1667-1754) ». 2017 est marquée par la célébration des 350 ans de la naissance de l’architecte Germain Boffrand, l’un des créateurs les plus originaux de l’art classique. Le parcours offre aux visiteurs, en même temps que la découverte des lieux, le rappel de leur histoire. Des éléments de scénographie intégrés à l’architecture complètent le sentiment d’immersion, renforcé par la présence d’œuvres au fort pouvoir d’évocation. Entre raffinement exotique et proximité avec les jardins, elle matérialise les leçons d’un architecte passé maître dans l’art de l’aménagement intérieur.

Puis, dans un second temps, Jean-Luc Michel, trésorier de l’association des Faïences Anciennes de Lunéville/Saint-Clément mais aussi membre du Comité des Amis d’Alfred Renaudin, a présenté l’exposition consacrée à « Rovina ». Cette famille est originaire du royaume de Piémont et, au milieu du XIXème siècle, émigra en France pour venir s’installer à Épinal. Se fournissant en biscuits issus principalement des différentes faïenceries de l’Est, plusieurs générations d’artistes de cette famille ont laissé en héritage quantité de pièces remarquables très recherchées à l’heure actuelle par nombre de collectionneurs.

 

Parmi les missions du musée, celle de restauration d’œuvres
comme les deux toiles de Renaudin est présentée au grand public.


Enfin, Alain Philippot, responsable en chef du musée, a guidé le groupe dans la fascinante exposition « 10 ans d’acquisitions révélées ». L’incendie qui a ravagé le château de Lunéville en 2003 a détruit en partie le musée et de nombreuses œuvres originales. Dix ans après qu’en est-il du travail de reconstitution de ces collections ? Un travail réalisé par le musée avec l’aide essentielle du Département, de la Ville de Lunéville, de la Région, et de l’Etat mais aussi des associations et des particuliers, sans laquelle le musée n’aurait pu  mener à bien son projet. Ce dernier ouvre les portes de ses réserves pour mettre en lumière le patrimoine acquis ces dernières années. Les objets d’art ou du quotidien, fruits d’un investissement financier, sont valorisés par les recherches historiques et scientifiques autour de chaque œuvre.

Les Frères Muller, maitres-verriers lunévillois : de l’ombre à la lumière

« Les cavales d’Apollon » est une des œuvres préférées de Benoît Tallot.
 

Pour terminer l’année, Benoit Tallot, adjoint au maire à Lunéville délégué à la Culture, président de « Mission Boffrand 2017-2023 » est venu évoquer sa grande spécialité que sont la vie et l’œuvre des frères Muller.

« Il est des hommes dont la vie suit inexorablement le chemin que le destin leur a tracé. Il est des hommes dont le parcours est une suite de triomphes et de tragédies. Les frères Muller sont de ceux-là. Hommes de talent et de génie, artistes et passionnés, courageux et déterminés, ils ont marqué l’art verrier par-delà les frontières, les océans et les époques.

 Les frères Muller n’ont pas fait partie de la prestigieuse Ecole de Nancy. Pour de sombres raisons qui relèvent plus d’une rivalité commerciale et industrielle que d’une question d’école artistique, Emile Gallé s’y est opposé. Aujourd’hui cependant, tous les amateurs d’Art Déco et d’Art Nouveau les y associent. Les polémiques opposant Gallé aux Muller sont aujourd’hui futiles, tout autant que les accusations de recettes volées, de plagiat, d’« espionnage industriel ». A cette époque, comme aujourd’hui, la loi du marché est toute puissante, il faut produire ce qui plaît, il faut vendre ce qui est à la mode, il faut innover, il faut faire mieux que ses concurrents. Qu’ils s’appellent Gallé, Daum ou Muller, leurs querelles appartiennent au passé et seules restent aujourd’hui leurs réalisations ! »

Olivier BENA


Les « Amis d’Alfred Renaudin » en deuil

Publié le mardi 28 novembre 2017

Auteur : Olivier BENA

Jean-François PUYRIGAUD ému en
découvrant la plaque de
l’Esplanade Alfred RENAUDIN.

C’est avec une grande tristesse que les « Amis d’Alfred Renaudin » ont appris le décès du petit-fils unique de l’artiste-peintre qu’elle honore, M. Jean-François Puyrigaud, décédé après un long combat contre la maladie, le 23 novembre 2017 à Paris.

 Surnommé « Jeff » par tous, son courage, sa volonté et son extraordinaire résistance dans ces si longues épreuves étaient ponctuées de périodes d’enthousiasme qui ne faisaient que cacher l’inexorable ! Grande figure de l’aviation par ses connaissances et sa passion pour l’espace, son amour inconditionnel de la nature, ce grand aventurier restera gravé dans la mémoire de tous ceux qui l’ont connu.

Le 1er mars 2013, il était venu à Val-et-Châtillon lors de l’assemblée générale de l’association où il avait évoqué avec une certaine émotion la mémoire de ce grand-père artiste. Il avait raconté des souvenirs de sa petite enfance lorsqu’il l’emmenait avec lui lors de ses promenades et lui apprenait beaucoup de choses sur l’amour et le respect de la nature.

Bien que très affaibli, il avait tenu absolument à être présent le 30 juin 2015 au château de Lunéville pour le vernissage de l’exposition-hommage à son grand-père.


Vernissage de l’exposition « Alfred Renaudin, les couleurs de la Lorraine ».


    La célébration religieuse aura lieu à Argent-sur-Sauldre (Cher) le jeudi 30 novembre à 15h suivie de l’inhumation au cimetière communal.

Salut Jeff !

 

Olivier BENA


Sortie automnale au château de Lunéville

Publié le jeudi 26 octobre 2017

Auteur : Olivier BENA


Parmi les missions du musée, celle de restauration d’œuvres
comme les deux toiles de Renaudin est présentée au grand public

 

Avant la date de fin des expositions proposées en 2017 au château des Lumières de Lunéville, quelques membres des « Amis d’Alfred Renaudin » s’y sont rendus le temps d’un après-midi. Tout d’abord, Corentin, en service civique, a fait découvrir « Le palais révélé : Lunéville et Germain Boffrand (1667-1754) ». 2017 est marquée par la célébration des 350 ans de la naissance de l’architecte Germain Boffrand, l’un des créateurs les plus originaux de l’art classique. Le parcours offre aux visiteurs, en même temps que la découverte des lieux, le rappel de leur histoire. Des éléments de scénographie intégrés à l’architecture complètent le sentiment d’immersion, renforcé par la présence d’œuvres au fort pouvoir d’évocation. Entre raffinement exotique et proximité avec les jardins, elle matérialise les leçons d’un architecte passé maître dans l’art de l’aménagement intérieur.

Puis, dans un second temps, Jean-Luc Michel, trésorier de l’association des Faïences Anciennes de Lunéville/Saint-Clément mais aussi membre du Comité des Amis d’Alfred Renaudin, a présenté l’exposition consacrée à « Rovina ».  Cette famille est originaire du royaume de Piémont et, au milieu du XIXème siècle, émigra en France pour venir s’installer à Épinal. Se fournissant en biscuits issus principalement des différentes faïenceries de l’Est, plusieurs générations d’artistes de cette famille ont laissé en héritage quantité de pièces remarquables très recherchées à l’heure actuelle par nombre de collectionneurs.

Enfin, Alain Philippot, responsable en chef du musée, a guidé le groupe dans la fascinante exposition « 10 ans d’acquisitions révélées ». L’incendie qui a ravagé le château de Lunéville en 2003 a détruit en partie le musée et de nombreuses œuvres originales. Dix ans après qu’en est-il du travail de reconstitution de ces collections ? Un travail réalisé par le musée avec l’aide essentielle du Département, de la Ville de Lunéville, de la Région, et de l’Etat mais aussi des associations et des particuliers, sans laquelle le musée n’aurait pu  mener à bien son projet. Ce dernier ouvre les portes de ses réserves pour mettre en lumière le patrimoine acquis ces dernières années. Les objets d’art ou du quotidien, fruits d’un investissement financier, sont valorisés par les recherches historiques et scientifiques autour de chaque œuvre.

Olivier BENA


Les Amis d’Alfred Renaudin à Metz

Publié le lundi 12 juin 2017

Auteur : Olivier BENA



Les Amis d’Alfred Renaudin devant la porte des Allemands

 

La traditionnelle sortie annuelle « Sur les traces d’Alfred Renaudin » a conduit une dizaine de participants à Metz pour une visite guidée pédestre à la découverte des sites incontournables de la ville lumière.

La cathédrale Saint Etienne, l’un des plus grands édifices gothiques d’Europe, regorge de nombreux vitraux qui lui valent bien son surnom de lanterne du bon Dieu. L’itinéraire s’est poursuivi par le marché couvert, la place de Chambre, puis par le quartier des « Isles » avec la place de la Comédie, où se trouvent l’Opéra-Théâtre et le temple Neuf, construit pendant l’annexion allemande.

En longeant les bords de la Moselle, les Amis d’Alfred Renaudin ont découvert le quartier Citadelle et ses nombreux monuments évocateurs de l’histoire messine comme le palais de Justice, l’Arsenal militaire, le palais du Gouverneur, Saint Pierre aux Nonnains, la chapelle des Templiers et le magasin aux vivres. Après un repas convivial en extérieur, l’après-midi a été consacré au quartier Outre-Seille avec les églises médiévales, les hôtels particuliers de la Renaissance, les vestiges du rempart érigé au temps de la République messine et les vitraux de Jean Cocteau. Ce faubourg a conservé une âme très particulière et sa vocation artisanale séculaire. La Porte des Allemands est un rare spécimen préservé de ce type d’architecture militaire en France. Il s’agit à la fois d’une porte-pont, enjambant la Seille, et d’un véritable château-fort. 

Alfred Renaudin a représenté plusieurs vues de Metz comme celles de la cathédrale, du temple neuf ou encore de la porte des Allemands.

Olivier BENA


Conférence sur Alfred Renaudin au Cercle Généalogique de Lunéville

Publié le mercredi 03 mai 2017

A l’invitation de Jeannine Guénot, présidente du Cercle Généalogique de Lunéville, Olivier Béna, président des Amis d’Alfred Renaudin, a donné une conférence sur Alfred Renaudin devant une cinquantaine de personnes.

Pendant plus d’une heure, à la maison des associations, rue de Viller, c’est autant la vie de l’artiste-peintre, son œuvre ou encore l’association qui ont été présentées grâce à un diaporama richement illustré de documents tels que des œuvres, des photos ou d’autres archives plus rares.

Le public, visiblement intéressé, a pu poser quelques questions à la fin de l’intervention. Un article sur Alfred Renaudin paraîtra également prochaine dans la revue Généalogie Lorraine. 

Olivier BENA

Crédits photos : Henri Hard


Procès-verbal de l’assemblée générale 2017

Publié le mercredi 03 mai 2017

A télécharger en PDF : cliquez ICI


Projets à foison pour les Amis d’Alfred Renaudin

Publié le lundi 24 avril 2017

L’association « Les Amis d’Alfred Renaudin », basée à Val-et-Châtillon, a choisi Blâmont pour tenir son assemblée générale et sa journée découverte. Ce fut l’occasion de manifester les nouveaux liens issus de la fusion des Comcom’ donnant naissance depuis janvier à la Comcom’ de Vezouze en Piémont.

En 2016, l’association comptait 58 adhérents et la cotisation sera maintenue à 10 € en 2018, inchangée depuis sa création en 2012. Après une année 2015 faste en projets grâce à l’exposition au château de Lunéville, la sortie du livre et l’achat d’une toile, 2016 s’est montrée davantage timorée.

Trois pôles régissent les activités de l’association : des conférences, des sorties-découvertes et surtout la promotion de l’œuvre auprès du grand public, des salles de vente ou propriétaires particuliers sollicitant une aide ou une expertise. Le 3 juin 2016, jour anniversaire des 150 ans de l’artiste-peintre, ses amis se sont retrouvés à Verdun où ils ont été accueillis officiellement à l’hôtel de ville quelques jours seulement après les commémorations internationales de la bataille de 1916. Un passage à’ l’Ossuaire et la visite du Mémorial rénové ont beaucoup intéressé les participants. Catherine Calame a donné une conférence sur le thème des « Faïences et Pauses Café ». Enfin, la journée à Raon-L’Etape aura permis de revenir aux sources dans la cité natale de Renaudin. Le rapport financier a montré une gestion saine, raisonnée et positive de l’association.

 

Pour 2017, le président, Olivier Béna, a annoncé plusieurs événements qui pour certains ont déjà eu lieu comme une conférence par le directeur du Musée des Beaux-Arts de Nancy, Charles Villeneuve de Janti, sur Emile Friant ou bien encore la participation aux 12èmes journées d’histoire régionale à Pont-à-Mousson. La journée « sur les traces d’Alfred Renaudin » à Metz aura lieu le 10 juin prochain. Le président a remis à Thierry Meurant, maire de Blâmont, le livre sur Renaudin afin qu’il soit consultable par le plus grand nombre à la médiathèque municipale. A l’issue de la réunion statutaire, une vingtaine de personnes ont déjeuné dans un restaurant à Badonviller et ont visité ensuite le château de Blâmont, sous la conduite magistrale de Vianney Muller, vestige médiéval peint à plusieurs reprises par Alfred Renaudin et valorisé par l’association « Clef de Voûte ».

 

Olivier BENA


« Les Amis d’Alfred Renaudin » préparent les journées d’histoire régionale

Publié le lundi 20 mars 2017

Auteur : Olivier BENA


 

Le week-end des 25 et 26 mars prochains, l’association « Les Amis d’Alfred Renaudin » participera pour la 2ème fois depuis sa création en 2012 aux journées d’histoire régionale. Leur 12ème édition se déroulera à l’abbaye des Prémontrés à Pont-à-Mousson. Organisé par la région Grand-Est, l’événement réunira 75 acteurs autour de la thématique « histoire et patrimoine au fil de l’eau ». Alfred Renaudin a toujours mis en couleurs cet élément naturel dans ses tableaux en représentant des rivières, des mares ou tout autre type de cours d’eau. Pour habiller le stand, Alain Gérard a réalisé des banderoles d’œuvres agrandies de l’artiste-peintre ainsi qu’un kakémono retraçant sa vie en quelques dates. Un flyer reprenant ces données sera distribué aux visiteurs en souvenir. Une vitrine comprenant de vraies pièces en faïence peintes par Renaudin sera même exposée lors de ces deux journées d’animations ouvertes gratuitement au public. Sur place, Henri et Jacqueline Hard, ainsi que d’autres membres du comité directeur, représenteront l’association, la seule de la nouvelle Comcom à y être présente. Le tableau « Val-et-Châtillon, 1897 », acquis en 2015 par l’association, quittera son emplacement en mairie et trouvera une place d’honneur au centre de la présentation.

Olivier BENA

Lien pour le programme complet de l’événement: chr.grandest.fr 


Tous Friant d’Emile

Publié le jeudi 19 janvier 2017

Auteur : Olivier BENA

Pour le début de l’année 2017, l’association « Les Amis d’Alfred Renaudin », présidée par Olivier Béna, a organisé un bel événement. En effet, à l’occasion de l’exposition « Emile Friant, le dernier naturaliste ? », au musée des Beaux-Arts de Nancy, la salle des fêtes de Val-et-Châtillon a accueilli le conservateur en chef et directeur dudit musée, Charles Villeneuve de Janti, pour évoquer la vie et les œuvres de ce grand artiste-peintre d’origine dieuzoise.

Pendant près d’une heure et demie, à l’aide d’un diaporama richement illustré et projeté sur fond blanc, le conférencier a captivé la quarantaine de personnes ayant bravé les aléas climatiques pour ne pas manquer cet après-midi culturel ouvert gratuitement à tous.

Né en 1863, Emile Friant est surtout très connu en Lorraine même si de nombreux tableaux sont disséminés dans le monde et même sur la 5th Avenue à New York ! Beaucoup n’ont pas été encore retrouvé car, sans descendance, il n’est pas subsisté de traces familiales comme pour d’autres artistes. La commune de Dieuze conserve également des archives notamment des courriers liés à la jeunesse du maître.

Dans l’imaginaire populaire, c’est « La Toussaint », très grand tableau où les personnages sont plus grands que dans la réalité, qui reste durablement associé à Friant même s’il a commis des  œuvres de belle facture certes moins connues mais toutes aussi émouvantes. Le style photographique de ses tableaux lui a longtemps été reproché par ses pairs même si ce talent parait aujourd’hui une prouesse remarquable. Il décrit dans les visages de ses modèles beaucoup d’émotions et de sensibilité. Friant laisse aussi le regardeur s’inventer une histoire individuelle à la lecture des toiles comme pour « Les Amoureux » où de nombreuses interprétations sont envisageables. Emile Friant a été repéré très jeune par son bon coup de crayon et a été élève à Paris d’Alexandre Cabanel. Grand (auto-)portraitiste, vers la fin de sa fin, il a réalisé de nombreux portraits de gens de la vie nancéenne. Il meurt à l’âge de 69 ans à Paris en juin 1932 et est inhumé à Nancy au cimetière de Préville.

De la même génération qu’Alfred Renaudin, Emile Friant a réalisé le menu de réception à l’académie de son contemporain en caricaturant son œuvre de la Toussaint. Il transforme le mendiant en académicien, quémandant des pièces supérieures à un franc en raison de l’inflation.

A l’issue de la conférence, un jeu de questions-réponses s’est improvisé afin de compléter quelques connaissances et d’enrichir la curiosité des auditeurs afin de se rendre à l’exposition, place Stanislas. Un verre de l’amitié a terminé la rencontre.

Olivier BENA


Sur les traces d’Alfred Renaudin à Verdun

Publié le lundi 06 juin 2016

150 ans jour pour jour après la naissance d’Alfred Renaudin, les membres de l’association qui pérennise sa mémoire se sont retrouvés à Verdun, au cœur des célébrations du centenaire de la bataille. La première étape a conduit les participants à la mairie de Verdun où ils ont été chaleureusement accueillis par Pierre Jacquinot et Marie-Jeanne Dumont, adjoints au maire. La visite du salon d’honneur et du musée de l’hôtel de ville guidée par Michel Blanchet, chef du protocole depuis 40 ans, a permis aux visiteurs de découvrir les richesses de la capitale de la Paix sous l’angle de la Grande Guerre. De nombreuses archives sont encore exploitées afin de permettre la présentation d’expositions. Ce qui a particulièrement retenu l’attention du groupe, ce sont les quatre tableaux d’Alfred Renaudin ornant les murs et représentant Verdun d’avant-guerre et Gerbéviller, la martyre. C’est d’ailleurs le président de l’association, Olivier Béna, qui avait permis il y a plusieurs années d’identifier ces deux derniers car beaucoup pensaient qu’il s’agissait aussi de Verdun. Alfred Renaudin, témoin authentique de son temps, avait mis en couleurs l’avant et l’après bataille de Verdun offrant ainsi de véritables sources ethnologiques. Un échange de cadeaux a permis à Olivier Béna de remettre le catalogue de l’exposition lunévilloise sur Alfred Renaudin aux édiles. C’est Michel Godard, membre du comité et régional de l’étape, qui avait concocté cette journée annuelle de retrouvailles. 

Après un déjeuner à l’abri des pèlerins, les Amis de Renaudin se sont rendus à la nécropole nationale de l’Ossuaire de Douaumont. Symbole de l’amitié franco-allemande, le lieu abrite les restes de 130 000 soldats inconnus. Le bâtiment empreint d’une grande solennité et d’une gravité majestueuse représente la poignée d’une épée fichée dans le sol jusqu’à la garde. Pour terminer la journée, tous ont rejoint le Mémorial de Verdun, fraîchement rénové et inauguré. C’est un musée consacré à l’histoire et à la mémoire de la bataille de Verdun. De facture moderne, la scénographie interactive apporte un véritable éclairage à la compréhension des événements sous l’angle du poilu et des souffrances endurées au front et dans les tranchées.  

Olivier BENA

-> galerie photos


VOYAGE « Sur les traces d’A. RENAUDIN » à VERDUN

Publié le mercredi 11 mai 2016

VOYAGE « Sur les traces d’A. RENAUDIN »  organisé à Verdun le vendredi 3 juin 2016.

A télécharger : programme détaillé et coupon d’inscription


Ses Amis fêtent les 150 ans d’Alfred Renaudin à Raon L’Etape

Publié le lundi 11 avril 2016

Auteur : Olivier BENA

A l’occasion du 150ème anniversaire de la naissance d’Alfred Renaudin en 1866 à Laneuveville-lès-Raon, l’assemblée générale de l’association s’est délocalisée à Raon-l’Etape. Sous la présidence d’Olivier Béna, une vingtaine d’adhérents se sont réunis à la maison des associations, en présence de Josiane Tallotte, maire et vice-présidente.

L’association comptait 63 membres en 2015. Le rapport d’activités de 2015 laisse apparaître de grandes réussites notamment grâce à l’exposition-rétrospective au château de Lunéville ayant accueillie près de 5 000 visiteurs. La parution d’un ouvrage sur la vie et l’œuvre de l’artiste-peintre par Francine Roze, épuisé très rapidement et récemment réédité par Serge Domini Editeur au prix de 25 €, a permis de le faire découvrir au grand public. D’autres manifestations ont été organisées comme deux conférences données par Robert Florentin sur les artistes pendant la Grande Guerre et sur Eugène Corbin, industriel et mécène. La sortie « Sur les traces d’Alfred Renaudin » a réuni une vingtaine de participants à Lunéville. Josiane Ehrlé, trésorière, a présenté un rapport financier positif. Le comité directeur a été réélu à l’unanimité pour deux ans et se compose ainsi : Olivier Béna, président, Josiane Tallotte, vice-présidente, Henri Hard, secrétaire, Josiane Ehrlé, trésorière, Marie-Jeanne et Denis-Joël Ohlsson, Jean-Luc Michel et Michel Godard, membres. Ce dernier a donné les grandes lignes de la prochaine sortie qui se tiendra à Verdun le 3 juin prochain, date anniversaire de Renaudin et proche des cérémonies commémoratives du centenaire de la bataille.

Les membres seront accueillis en mairie pour découvrir quatre toiles de Renaudin et visiteront le Mémorial, fraîchement rénové et rouvert au public. D’autres activités devraient également se mettre en place comme des conférences. La cotisation est maintenue à 10 € et il est possible d’effectuer des dons déductibles des impôts à hauteur de 66 %. Le président a aussi remercié la municipalité pour l’aide financière et matérielle ainsi que pour l’exposition de l’œuvre Val-et-Châtillon, 1897 en mairie. Josiane Tallotte a salué les nombreuses activités apportant un volet culturel et artistique au secteur et s’est félicitée que la personnalité de Renaudin apporte un rayonnement positif à la commune.  Le verre de l’amitié a été offert puis un repas a réuni vingt personnes au Relais Alsace-Lorraine. 

Olivier BENA


Le conseil d’administration a été réélu pour deux ans

Les Amis d’Alfred Renaudin découvrent le salon d’honneur de l’Hôtel de Ville de Raon-L’Etape

Publié le lundi 11 avril 2016

En marge du repas convivial partagé au Relais Alsace-Lorraine, Jean-Pierre Kruch, président du Cercle Louis Sadoul, a fait découvrir aux Amis d’Alfred Renaudin la magnifique collection de peintures du 18ème siècle ornant les murs du salon d’honneur de l’Hôtel de ville de Raon-l’Etape. Elle provient de la demeure d’un très riche marchand de bois, Nicolas-Benoît Petit, qui commanda ces onze tableaux, désormais classés, destinés à décrire tous les aspects de son métier et de sa réussite sociale. Ainsi les tableaux sont orientés sur l’exploitation, la transformation, le commerce du bois sans oublier le flottage avec des hommes «les oua-lous» qui accompagnent jusque Metz, les trains de bois par les rivières dont celle de la Meurthe. Apportant une preuve d’un cadre authentique sur la vie quotidienne et économique de cette époque, les toiles sont attribuées à Nicolas Mirbeck, élève de Girardet, allié par son mariage aux seigneurs de Barbas. C’est d’ailleurs, Corinne de Mirbeck, son arrière-petite-fille, qui sera d’un précieux soutien lors des débuts de Renaudin. Ce dernier lui offrira en remerciements chaque 15 août pendant plusieurs années une reproduction miniature d’une de ses toiles.

Olivier BENA


Conférence sur Eugène Corbin – Les Amis d’Alfred Renaudin

Publié le mardi 27 octobre 2015

Auteur : Olivier BENA

Pour terminer les activités très riches de cette année 2015, l’association « Les Amis d’Alfred Renaudin » a accueilli avec grand plaisir à la salle des fêtes, Robert Florentin, professeur honoraire et érudit modeste en histoire de l’art lorrain, pour évoquer la vie d’un grand personnage, Eugène Corbin.

Né en février 1867 à Nancy, Jean Baptiste Corbin, surnommé « Eugène », est le fils d’Antoine Corbin. Ce dernier est un véritable « touche à tout » assez visionnaire, puisqu’il pressent l’importance d’implanter les activités marchandes en lien direct avec Lunéville et Strasbourg. Camelot sur les marchés de la ville, il ouvre un premier magasin sous la porte Saint-Nicolas ; ce sera le Bazard Saint-Nicolas. Au-delà de ce succès florissant, il acquiert en 1883 des bâtiments à l’angle de  face à la Gare de Nancy. Son idée est géniale car le nouveau quartier se développe très vite et les immeubles attenants sont rapidement rachetés. En 1890 apparait le nom de Magasins Réunis et en 1894 une marquise relie en façade les différents immeubles.

A la mort d’Antoine Corbin, en 1901, ses descendants reprennent les affaires en main. Son fils, Louis, s’oriente vers Paris, où se trouve un gros centre d’achats. Eugène, quant à lui, va poursuivre l’œuvre paternel en développant le concept sur tout l’Est de la France. C’est ainsi que vont fleurir de nombreuses succursales, comme à Toul, Pont-à-Mousson ou encore Epinal.

En plus de sa bosse du commerce, Eugène Corbin, va lier l’art à l’industrie en faisant intervenir nombreux de ses amis artistes au profit de la décoration et de l’embellissement des Magasins Réunis. En 1906 est reconstruit progressivement l’ensemble des immeubles avec lanternes d’angles par l’architecte Lucien Weissenburger. Corbin, en veritable mécène du jeune mouvement Art nouveau de l’École de Nancy a recours à ces artistes: bronzes de Victor Prouvé, vitraux de Jacques Gruber…

En 1912, les Magasins Réunis proposent 70 départements de vente sur une surface de 4 000 m² mais également un tea-room, une salle de spectacle et une galerie d’art. Même si elle n’a fait que peu de dégâts à Nancy, la Première Guerre mondiale abat malheureusement le fleuron du commerce nancéien par une bombe incendiaire le 16 janvier 1916. Un rapport d’enquête laissera apparaître qu’il n’en était rien car il s’agissait d’un court-circuit qui aurait pu coûter la vie à la famille Corbin.

Le temps de la reconstruction voit le jour en 1925, dans un vaste vaisseau de style Art déco. Corbin ne s’est pas attaché à refaire de l’Ecole de Nancy et avance avec son temps. L’instabilité du sous-sol aboutit à l’effondrement d’une partie du magasin peu avant sa seconde inauguration en décembre 1926. Le magasin ouvre finalement ses portes en 1928 dans le beau style Art déco de Pierre Le Bourgeois. Les Magasins Réunis de Nancy deviennent le plus grand magasin de province : agrémentés d’un restaurant, d’un salon de coiffure, d’une agence de voyage, d’une garderie et le dernier étage est entièrement consacré à la galerie d’art.

L’extension des Magasins Réunis continue notamment à Paris et en province. De nombreux autres magasins étaient affiliés comme celui de Bâle.

Sur le plan privé, Corbin se marie très tard ayant ainsi profité pleinement de sa jeunesse. Il convole en justes noces à Nancy en 1905 avec Jeanne Blosse, fille d’un serrurier d’art nancéen. L’union est couronnée par la naissance en 1906 de la fille unique chérie du couple, Jacqueline.

De ses nombreuses relations avec les milieux de l’art lorrain mais pas uniquement, Corbin va être un grand collectionneur invétéré à tel point qu’il sera obligé d’acheter des maisons pour y entreposer ses toiles et autres chef-d’œuvre : Prouvé, Corrette, Gallé, Camille Martin, Majorelle, Friant, … et même Renaudin ! La légende raconte qu’il pouvait se souvenir à quel endroit était stockée telle ou telle œuvre et ce sans inventaire précis ! Proche des préoccupations d’enseignement et de diffusion de l’Ecole de Nancy, Corbin participe à la création de plusieurs concours organisés par l’Ecole de Nancy et fonde en 1909 la revue Art et Industrie.

En 1935, la collection École de Nancy de Corbin est donnée à la Ville de Nancy. Cette dernière est installée dans une aile des Galeries Poirel jusqu’en 1939 où elle est mise en caisse et envoyée dans le sud de la France. Il en regorge de partout et de tous les artistes (759 œuvres au total). A leur retour en 1945, les œuvres sont stockées dans les anciens abattoirs. Transportées sans ménagements, certaines œuvres subissent des dégâts aggravés par les inondations de 1947. Dès le mois suivant, les œuvres réintègrent Poirel, mais ne sont plus présentées au public. La solution est trouvée par la municipalité qui achète l’ancienne propriété Corbin (une partie du jardin et la maison d’habitation rue Blandan), pour y installer une partie des collections en 1951-1952 avec une ouverture partielle au public en 1954. La plaque «Ville de Nancy - Musée de l’Ecole de Nancy - Eugène Corbin» posée à l’entrée du musée, rappelle encore sur place la générosité du mécène.

En 1952, Eugène Corbin s’éteint laissant derrière lui une collection considérable. Son épouse continuera de vivre dans la demeure familiale jusqu’à son décès en 1961. Leur fille Jacqueline cèdera des éléments constitutifs importants au Musée de l’Ecole de Nancy avant de disparaitre en 1989.

Aujourd’hui encore, Eugène Corbin, reste une figure attachante pour les Nancéiens car ce véritable altruiste a permis de constituer en grande partie ce que sont les musées de Nancy. C’est ainsi que l’on peut vraiment affirmer qu’il était un immense collectionneur mais au-delà, un grand mécène et entrepreneur, homme providentiel de la cité ducale.

A l’issue de la conférence, la vingtaine de participants a pu continuer ses échanges autour du verre de l’amitié offert par l’association. Les conférences sont gratuites et ouvertes à tous sans être membre de l’association. Elles permettent d’apporter à la campagne des morceaux de musée et d’histoire, parfois difficilement accessibles.

  Olivier BENA

Référence bibliographique :

Philippe Bouton-Corbin, Eugène Corbin, collectionneur et mécène de l’Ecole de Nancy. Nancy : AAMEN, 2003


Alfred Renaudin exposé au château de Lunéville

Publié le lundi 06 juillet 2015

Auteur : Olivier BENA

Depuis le 1er juillet dernier, le château des Lumières de Lunéville accueille en ses murs les œuvres de l’artiste-peintre lorrain Alfred Renaudin. Dans le cadre du 150ème anniversaire de sa naissance qui surviendra en 2016, une grande rétrospective de son talent est présenté aux visiteurs.

Cet événement, qui rappelle celui organisé dans une autre mesure en 1987, est le fruit d’un long travail mené conjointement par l’équipe du musée menée par Alain Philippot et Thierry Franz, par les petits-enfants du peintre, Elisabeth Thomas et Jean-François Puyrigaud, et l’association « Les Amis d’Alfred Renaudin », fondée en 2012 et présidée par Olivier Béna.

Plus d’une centaine de toiles sont réunies le temps de cet été, au plus grand bonheur de tous, afin de faire découvrir ou redécouvrir la peinture typique de Renaudin. Témoin de son temps, Alfred Renaudin a su mettre en lumière les paysages de sa Lorraine natale mais aussi les régions où les hasards et les circonstances de la vie l’ont conduit comme Paris ou la Haute-Loire.

Les œuvres exposées invitent à un véritable voyage dans l’histoire à la suite du maître là où il posait son chevalet, sa palette, son vélo et surtout ses pots de géraniums ! Ses pas le conduisaient partout notamment au bord de l’eau où les villages lorrains et d’ailleurs se reflétaient. Il aimait dire : « Je veux que l’on se promène dans mes toiles ».

C’est ainsi un pari réussi et un vœu pieux exaucé puisque le parcours au fil des salles offre un véritable panorama de tout son savoir-faire allant de ses débuts à la verrerie de Croismare puis à la faïencerie Keller et Guérin de Lunéville jusqu’à l’apogée de son art.

La taille des diverses toiles est aussi impressionnante passant de petits tableaux à de très grands formats. La mise en comparaison de certains tableaux prouvent également que Renaudin s’appliquait à peindre de mêmes lieux mais à des moments différents de la journée ou au rythme des saisons.

Ayant vécu les trois guerres, Renaudin demeure un témoin authentique de son époque et du passage des conflits comme à Gerbéviller la martyre ou à Verdun.

Une vingtaine de toiles proviennent des réserves du Musée du château notamment des huiles regorgeant de magnifiques fleurs aux teintes éclatantes qu’Alfred Renaudin savait si bien peindre. D’autres ont été prêtées pour l’occasion par les musées environnant ainsi que par des particuliers, heureux de partager un trésor et patrimoine artistiques.

Un catalogue d’exposition a été édité et préparé par Serge Domini Editeur sous la plume de Francine Roze, conservatrice honoraire du Musée Lorrain de Nancy. Il est possible de l’acquérir sur place ou auprès de l’association au prix de 25 €. Richement illustré, il représente le tout premier document majeur publié sur l’artiste-peintre.

L’exposition « Alfred Renaudin, les couleurs de la Lorraine » est visible jusqu’au 27 septembre, salles du commun nord, tous les jours sauf le mardi, de 10h à 12h et de 14h à 18h.

Olivier BENA

 
  

Crédits photos : Catherine Ambrosi, L’Est Républicain - Lunéville

Galerie photos : http://val-et-chatillon.com/photos/index.php?/category/115


Souscription "Alfred Renaudin, les couleurs de Lorraine"

Publié le mardi 05 mai 2015


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Itinéraire du tableau « VAL ET CHATILLON 97 » du peintre Alfred RENAUDIN

Publié le vendredi 20 mars 2015

Transmis le 14 mars 2015 à l’Association « Les amis d’Alfred RENAUDIN »

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En 1892, à la naissance de mon grand-père, Louis THOMAS, dans la Meuse, les deux sœurs de sa mère Joséphine, Marie et Céline BORTINO, tenaient un atelier de broderie à Lunéville. Ces dernières étant restées célibataires, mon grand-père et mon père, enfants uniques, j’ai hérité avec mes 4 frères et sœurs, de leurs beaux objets, admirés chez mes grands-parents, mis à l’écart ensuite pendant 20 ans par mes parents.

Je pense qu’elles étaient en contact avec quelqu’un de l’atelier de décoration des faïenceries KELLER ET GUERIN, car elles possédaient un certain nombre de pièces de cette provenance, et peut-être avec Mr RENAUDIN lui-même. En effet, ce tableau était accompagné de 4 autres, aux formats, toiles et châssis (estampillé d’une ancre de marine) identiques, que nous avons détruits, car très poussiéreux et représentant des copies des célèbres tableaux de Jean-François MILLET et donc non signés ni datés. De toute évidence, ils provenaient de la même main, et certainement réalisés à ses débuts.

Ce tableau aurait connu le même sort, si notre père ne l’avait exhumé du grenier pour en faire la copie. Mais la maladie l’a rattrapé et lors de son départ en maison de retraite, en 2010, il m’a demandé de terminer son travail, étant moi-même peintre amateur ; ce que j’ai fait, à l’été 2011. Je ne connaissais pas le peintre, mais, en allant la même semaine, visiter la collection « Art nouveau » Keller et Guérin exposée au château de Lunéville, j’ai eu la surprise d’entrer dans la salle « Alfred RENAUDIN » et d’y reconnaitre sa signature sur un magnifique tableau de roses trémières.

J’ai alors fait des recherches sur internet et ai découvert la vie du peintre et quelques-unes de ses oeuvres. Un commissaire-priseur m’a confirmé sa notoriété régionale, et le tableau devait faire partie en l’état d’un lot à mettre en vente. Mais en Février 2014, en revisitant le musée des Beaux-Arts de Nancy, j’ai remarqué que sa seule grande toile exposée, représentant une cour de ferme était reléguée dans un petit coin. Trouvant cela un peu injuste pour le peintre, et reprenant mes recherches sur lui, je suis tombée sur votre Association…et vous connaissez la suite.

Françoise NEY pour la fratrie THOMAS (Françoise, Martine, Christine, Philippe et Didier)



Une exposition et un catalogue en projets pour 2015 pour les Amis d’Alfred Renaudin

Publié le lundi 16 mars 2015

Auteur : Olivier BENA

L’assemblée générale ordinaire de l’association « Les Amis d’Alfred Renaudin » s’est tenue au petit salon des Halles à Lunéville, prêté gracieusement par la municipalité. Parmi la vingtaine d’adhérents présents se trouvaient Josiane Tallotte, vice-présidente de l’association et maire de Val-et-Châtillon, ainsi que Philippe Arnould, président de la communauté de communes du Piémont Vosgien.

Le rapport d’activités, riche en événements, a été égrainé par le président, Olivier Béna. Il contient notamment quatre conférences données par Eric Freysselinard sur le président Albert Lebrun, par Jean Ulm sur Nancy, ville de l’Art Nouveau, par Robert Florentin sur les artistes lorrains durant la grande guerre et par Jeannine Guénot sur l’atelier d’art du baron Maurice de Ravinel. La traditionnelle sortie annuelle « sur les traces d’Alfred Renaudin » a conduit une vingtaine de participants sur le secteur du lunévillois avec au programme une visite du château des Lumières et de ses réserves, guidée par Alain Philippot, conservateur du lieu, une découverte du château de Moyen et un accueil sympathique en mairie de Gerbéviller pour voir quelques œuvres de l’artiste-peintre exposées dans la salle du conseil municipal sous l’œil bienveillant du maire, Noël Marquis.

Josiane Ehrlé, trésorière, a ensuite donné lecture de la comptabilité positive pour l’année 2014. La cotisation de 10 € a été reconduite à l’unanimité pour 2015. Alain Gérard et Marie-Paule Ulm ont été élus réviseurs aux comptes titulaire et suppléant. Depuis le 1er janvier, l’association est reconnue d’utilité générale offrant ainsi la possibilité aux généreux donateurs de se voir délivrer un reçu fiscal déductible des impôts à hauteur de 66 %.

L’année 2015 sera quant à elle une mise en apothéose des objectifs développés par l’association comptant 66 membres. En effet, le château de Lunéville accueillera une exposition du 1er juillet au 27 septembre 2015 intitulée « Alfred Renaudin, les couleurs de la Lorraine ». Il est possible aux propriétaires d’œuvres de prendre rapidement attache auprès des services du château pour un éventuel prêt en contactant Alain Philippot au 03.83.76.04.75. Le transport et l’assurance des tableaux confiés seront garantis par l’équipe muséale. De plus, un catalogue d’exposition sera rédigé par Francine Roze, conservatrice honoraire du Musée Lorrain de Nancy, et édité par Serge Domini éditions. Une souscription pour l’acquérir sera d’ailleurs mise en place dans quelques jours. A l’issue de l’intervention des personnalités, un vin d’honneur a été servi aux membres de l’association suivi d’un repas convivial au relais Saint-Jean à Moncel-lès-Lunéville.

Olivier Béna


Visite de la salle Chambrette

Publié le lundi 16 mars 2015

Auteur : Olivier BENA

En marge de l’assemblée générale de l’association et du repas qui s’en suivit, les Amis d’Alfred Renaudin ont visité la salle Jacques Chambrette à Lunéville. Située dans les anciens ateliers au premier étage du magasin d’usine, la manufacture présente une rare collection de faïences de Lunéville, Saint-Clément, qui complète ce lieu retraçant l’évolution de la faïence au cours des âges. L’endroit tient son nom de celui qui fonda la première manufacture de faïence dans la cité cavalière en 1730. Chambrette mit également au point la Terre de Pipe en 1748, terre donnant une faïence fine et blanche, ainsi que des décors plus fins et polychromes grâce à la cuisson dans un four à réverbèration qui donna le nom de   "Réverbère" au décor le plus connu de Lunéville. Le petit groupe d’une vingtaine de personnes a été guidé par Jean-Luc Michel, membre du comité et trésorier des Amis de la faïence ancienne de Lunéville-Saint Clément. De vitrine en vitrine, ce dernier a présenté les différentes pièces et époques qui ont marqué l’histoire de la faïencerie. C’est ainsi que se croisent de grands noms comme Gallé, Bussière, les frères Mougin ou encore Alfred Renaudin ! Beaucoup de détails ont été apportés quant aux étapes de réalisation d’une faïence ainsi que sur les cuissons qui différent selon les effets recherchés. La décoration varie quant à elle, allant du travail à la main en passant par la célèbre barbotine sans oublier l’imprimé ou encore l’application au pistolet.  Pour conclure la visite, tous se sont retrouvés dans le magasin d’usine afin d’y découvrir d’autres belles choses bien plus modernes. 

Olivier BENA

-> Galerie photos


Conférence sur Alfred Renaudin à Einville-au-Jard

Publié le lundi 02 mars 2015

Auteur : Olivier BENA

Le public lors de la conférence

A l’invitation du club d’histoire locale du Foyer rural d’Einville-au-Jard, le président des Amis d’Alfred Renaudin a donné une conférence sur l’artiste-peintre, le vendredi 27 février 2015, à 20h30, dans la salle communale située à coté de la mairie. Une cinquantaine de personnes s’étaient déplacées afin de découvrir la vie et l’œuvre de celui que les milieux parisiens qualifiaient de "Monsieur Gris-Subtil". 

-> Autres photographies (Crédit photos: Henri HARD)


Les artistes lorrains dans la Grande Guerre

Publié le mercredi 25 février 2015

Auteur : Olivier BENA

 En lien avec la Maison des Savoirs et de la Formation, les Amis d’Alfred Renaudin ont accueilli à la salle des fêtes Robert Florentin, professeur honoraire et érudit d’histoire de l’art, pour évoquer les artistes lorrains durant la Grande Guerre.

Il s’agissait de la seconde partie de l’évocation débutée en avril dernier.

En près de deux heures, à l’aide d’un diaporama richement illustré en reproductions d’œuvres ou encore sonorisé par des extraits de morceaux de musique, le conférencier a magistralement captivé l’auditoire composé d’une trentaine de personnes très attentives.

Cette « armée de l’art » se composait de grands artistes comme Paul-Emile Colin, Emile Friant, Marcel Corrette, Georges Folmer, Alfred Lévy, Léopold Poiré, Louis Guingot, Pierre Waidmann, Léon Husson, Job, Lucien Lantier, Jean Scherbeck, Etienne Cournault, Jean Lurçat, Emile Gerlach, Henry Royer, … sans oublier le « patron », Victor Prouvé. Tous, à leur manière, à travers la peinture ou le dessin, ont contribué à témoigner de cette époque sombre de l’Histoire et des désastres humains et matériels engendrés par l’atrocité des combats. De nombreuses anecdotes sont aussi venues ponctuer le récit autour de la vie de ces hommes et de leur engagement durant le conflit. Alfred Renaudin n’a pas été omis au cours de la communication car comme ses confrères il a peint la guerre et sa brutalité.  Non mobilisé mais soucieux du sort de ses compatriotes, il se met au service de l’Ecole des Beaux-Arts alors transformé en hôpital. A sa fermeture, il quitte la Lorraine pour Paris puis l’Auvergne. A son retour en 1918, il passe deux années à parcourir les lieux témoins dont principalement Gerbéviller, Verdun ou le Léomont. La reprise volontaire des mêmes cadrages et compositions dans ses toiles que ceux choisis avant 1914 accentue l’aspect documentaire et l’intérêt historique de ses œuvres toujours nourries d’un signe d’espoir, un symbole montrant que, malgré tout, la vie continue.

Gracieusement offerts par Robert Florentin au profit de l’achat du tableau que l’association souhaite acquérir, des petits journaux sur la thématique développée ont été vendus au prix de 5 €. Un petit goûter organisé par l’association, a conclu cet après-midi culturel autour d’échanges et de discussions sur le thème passionnant de l’art lorrain.

Olivier BENA


Appel au don des Amis d’Alfred RENAUDIN

Publié le lundi 05 janvier 2015

L’association « Les Amis d’Alfred RENAUDIN », créée en mars 2011, a le projet d’acquérir une oeuvre fraîchement restaurée par M. Pierre Harcos, de l’artiste-peintre Alfred Renaudin, représentant la commune de Val-et-Châtillon.

Le montant d’achat (oeuvre et restauration) s’élève à près de 1700€.

Les Amis d’Alfred Renaudin en appelle aujourd’hui à votre générosité !

Toute association déclarée, peut, sans obligation déclarative, recevoir des dons effectués spontanément sous forme d’argent. Reconnue d’intérêt général le 1er décembre 2014, un reçu fiscal sera délivré au donateur afin de bénéficier d’une réduction d’impôt d’un montant en principe égal à 66 % de la somme versée dans la limite de 20 % du revenu imposable. Les dons sont possibles à partir du 1er janvier 2015.

L’oeuvre pourrait être déposée et exposée à la Mairie de Val-et-Châtillon par la signature d’une convention entre l’association et la Commune de Val-et-Châtillon. D’autres projets aussi pourraient aboutir grâce à votre soutien et votre générosité !
En vous remerciant par avance,

Le Conseil d’Administration de l’association.

Pour faire un don, complétez ce formulaire en téléchargement, puis retournez-le en mairie accompagné de votre chèque.


Bulletin d’information des Amis d’Alfred Renaudin

Publié le lundi 15 décembre 2014

L’association des Amis d’Alfred Renaudin a le plaisir de vous présenter son 3ème bulletin d’information.

Téléchargement : bulletin d’information de décembre 2014.


Conférence sur l’atelier d’art de Maurice de Ravinel

Publié le lundi 06 octobre 2014

Auteur : Olivier BENA

Dans le cadre de ses manifestations, l’association « Les Amis d’Alfred Renaudin » a accueilli Jeannine Guénot, historienne de l’art de formation et secrétaire des "Amis de la Faïence Ancienne de Lunéville/Saint-Clément" pour une conférence consacrée à l’atelier d’art de Maurice de Ravinel. Cette communication s’est tenue notamment en présence de Guy Levieuge, président de la société dédiée à la faïence fondée en 1998, et Josiane Tallotte, maire.

A la suite de l’annexion de l’Alsace-Moselle, beaucoup franchissent la frontière afin de ne pas devenir allemand. C’est ainsi que de nombreuses familles arrivent à Lunéville avec un savoir-faire important comme celui de la faïencerie de Sarreguemines.

La cité cavalière se développe et s’étend comme le quartier de Villers. Les activités de l     a faïencerie mènent à différents débouchés comme la porcelaine fine dont on offrait généralement un service lors de mariage, les services de tables, de toilette ou encore des objets blancs en vue d’être décorés. La production rassemble pas moins de 1100 à 1300 ouvriers et les commandes partent vers Paris et même jusque New-York !

Maurice de Ravinel, issu d’une vieille famille de la noblesse lorraine, fait des études de droit afin de suivre la même carrière politique que son père. Il y parvient en occupant différentes fonctions de préfets notamment dans la Meuse où il demande à être mis en disponibilité en 1875 pour raisons de santé. C’est alors que s’ouvre pour lui un changement de vie radical car il va s’adonner à sa passion et apprend la peinture à Paris avec Harpignies. Se relevant très doué, il s’intéresse également à l’ébénisterie.

De par son mariage avec Marguerite Génin, de la branche Keller par sa mère, il accède au capital de l’entreprise familiale dont il gère les parts héritées par son épouse. Il y injecte aussi de l’argent afin de favoriser la création de son atelier d’art, vers 1881, dont il est l’âme vivante.  Celui-ci permet de mettre les idées de la firme en pratique : produire de l’art pour tous, un art beau, peu coûteux, usuel et élégant à la fois. L’idée oriente la réalisation vers quelque chose de nouveau afin de ne plus reprendre les modèles et thématiques maintes fois exploités.

Dans les années 1890, l’entreprise Keller et Guérin participe aux salons nancéens d’Art et d’Industrie afin de montrer son savoir-faire. Elle se veut aussi être très moderne et noue d’étroites relations amicales avec les artistes de l’Ecole de Nancy.

Une multitude de peintres marque la structure dont beaucoup de jeunes anonymes. Certains d’entre eux perceront et deviendront célèbres grâce à leur potentiel artistique.

La conférencière a ensuite passé en revue quelques grands noms de cette époque comme Ernest Bussière qui donne à ses œuvres un coté monumental et les dirige vers le thème de la nature. Louis Majorelle est aussi un habitué de l’atelier où règne une ambiance positive de travail en commun, de partage ou d’observation des techniques utilisées par les uns et les autres. La mentalité est bien différente de celle de l’art individuel avec mécénat.

Le céramiste parisien Edmond Lachenal, élève de Deck, se rend aussi à Lunéville quelques jours par mois où il aime y trouver des ouvriers compétents. Il sera à l’origine du service « Gui », entièrement fabriqué à Lunéville  et offert aux lecteurs des annales politiques en remerciement de leur abonnement.

En conclusion, les débuts de carrière d’Alfred Renaudin ont été rappelés. Entré à l’âge de 15 ans à la faïencerie après un passage à la verrerie de Croismare, ce dernier est rapidement repéré par ses maîtres. D’abord embauché pour peindre des fleurs, son sens artistique se développe par l’attention éducative porté par Maurice de Ravinel et les directeurs Keller et Guérin.

Des cours du soir à la faïencerie à ceux à l’Ecole des Beaux-Arts de Nancy sous l’œil bienveillant de Jules Larcher, toutes ses études lui seront payées par le concours apporté par ceux qui croient en son talent.

Sa palette prend davantage d’ampleur lorsqu’il quitte la Lorraine pour Paris et apprend le paysage, notamment ces ciels vaporeux qui sont sa marque de fabrique. Au-delà de sa carrière d’artiste-peintre, il revient régulièrement travailler pour la faïencerie. Il peint directement sur le biscuit avant une ultime cuisson où les couleurs se révèlent enfin comme preuve de toute la maîtrise dont il dispose et qui ne laisse pas place à l’erreur.  En 1896, aux décès de Maurice de Ravinel et d’Edmond Keller, l’atelier d’art s’arrête car il coûte trop cher, fermant ainsi une parenthèse de 15 années où le « bel » art a pu s’exprimer.

En conclusion de l’intervention, différentes pièces des artistes évoqués ont été présentées au public avant de partager un petit goûter d’honneur.

 

-> galerie photos.


Alfred Renaudin s’expose au fil de l’eau

Publié le mardi 05 août 2014

Auteur : Olivier BENA

Jean-Luc MICHEL présentant la vitrine consacrée à Renaudin.

Quelques « Amis d’Alfred Renaudin » guidés par Jean-Luc Michel, membre du conseil d’administration de l’association, se sont donnés rendez-vous au château des Lumières à Lunéville à l’occasion de l’exposition « Eau et faïences » réalisée par les Amis de la Faïence Ancienne de Lunéville et Saint-Clément, dont ce dernier est également une des chevilles ouvrières. De très belles pièces issues de collections privées ou mises à disposition par le musée du château y sont présentées balayant ainsi trois siècles de l’histoire du patrimoine de la faïence. L’homme, potier à l’origine, devenu faïencier par expérience, a mis son savoir-faire et son imagination au service de cette eau désaltérante au quotidien, salvatrice et purificatrice pour le corps et l’esprit, en créant formes et décors variés pour ses multiples utilisations. Parmi les productions situées dans les deux salles dont celle qui porte le nom d’Alfred Renaudin, une série de faïences du maître a particulièrement intéressé le groupe de visiteurs. En effet, une vitrine lui est entièrement consacrée avec en décor un tableau localisé dans la cité cavalière. Au début de sa carrière, Renaudin a peint des éventails mais aussi des tableaux sur faïence ou encore de très beaux vases comme celui d’ornement à décor de chrysanthèmes et papillons, disparu lors de l’incendie du château en janvier 2003.    

Entrée libre jusqu’au 21 septembre.

Château de Lunéville - salles Boffrand et Renaudin. Tous les jours sauf le mardi, de 10h-12h et de 14h-18h. 


Sur les traces d’Alfred RENAUDIN

Publié le mardi 10 juin 2014

Auteur : Olivier BENA

 

La sortie annuelle de l’association « Les Amis d’Alfred RENAUDIN » s’est tenue pour sa 3ème édition sur le secteur du Lunévillois. Vingt-cinq participants avaient répondu à la proposition, souvent venus de différents coins de France. En présence d’Elisabeth THOMAS, présidente d’honneur et petite-fille de l’artiste-peintre, le groupe a commencé la journée marathon par le château des Lumières à Lunéville. 

Accueillis par Alain Philippot, conservateur du musée, ils ont eu la chance de découvrir très exceptionnellement les réserves et quelques œuvres grandeur nature de Renaudin représentant notamment Lamath, Maixe, Cirey-sur-Vezouze ou encore Gerbéviller, la martyre. Après un passage dans les différentes salles, dont celles voûtées, ou encore la chapelle ducale récemment rénovées par la mobilisation réussie lancée au lendemain de l’incendie du château en janvier 2003, les excursionnistes ont déjeuné dans une cafétéria. Ils se sont ensuite rendus à Moyen pour visiter les ruines du château, Qui qu’en grogne, peint à plusieurs reprises par Renaudin, amoureux des vieilles pierres. Le site est animé et restauré avec beaucoup de passion par des bénévoles depuis 1983.  Les origines de l’édifice remontent à 1444 lorsque l’évêque de Metz fit construire cette forteresse des plus puissantes de la région, s’étendant sur un hectare et demi. La maison seigneuriale, aménagée depuis en salles d’expositions, présente l’architecture médiévale, l’archéologie locale avec des fossiles, des faïences lorraines. Elle retrace également la vie dans un village lorrain, avec une salle de classe 1900. La dernière étape a conduit les visiteurs à la mairie de Gerbéviller  où ils ont été accueillis sympathiquement par le nouveau maire, M. Noël Marquis, et Mme Françoise Guizot, adjointe à la culture. Ils y ont admiré quatre toiles de Renaudin offertes par sa veuve en 1950, et deux autres reçues en legs, représentant la cité en ruines suite au martyr subi il y a presque un siècle aux prémices de la Grande Guerre. La ville de Verdun sera la prochaine destination de l’association en juin 2015 afin d’y faire d’autres découvertes toujours aussi enrichissantes et appréciées par les amis d’Alfred RENAUDIN.

Olivier BENA


Les Amis d’Alfred RENAUDIN devant les ruines du château de Moyen


Conférence « Des artistes dans la Grande Guerre » par Robert FLORENTIN

Publié le mercredi 30 avril 2014

Auteur : Olivier BENA

C’est dans le cadre du projet autour du Centenaire de la Grande Guerre en lien avec la « Maison des Savoirs et de la Formation » du territoire, que l’association « Les Amis d’Alfred Renaudin » a accueilli à la salle des fêtes Robert FLORENTIN, professeur honoraire et passionné par l’art lorrain, venu raconter la Grande Guerre, de 1914 à avril 1915, sur notre secteur à travers le coup de pinceau de quelques artistes lorrains.

En près de deux heures, à l’aide d’un diaporama richement illustré en reproductions d’œuvres ou encore sonorisé par des extraits de morceaux de musique militaire, le conférencier a magistralement captivé l’auditoire très attentif devant une telle érudition. Afin d’apporter une touche plus locale à son propos, il s’est notamment attaché à évoquer les lieux comme Badonviller, Gerbéviller la martyre, le Léomont, Baccarat, Manonviller, Donjevin ou encore le Grand Couronné et Nancy, alors capitale de l’Est de la France.

De très nombreuses anecdotes sont aussi venues agrémenter son récit autour de la vie des artistes et de leur engagement durant le conflit. Ils sont les premiers à témoigner dans leurs œuvres des désastres humains et matériels engendrés par l’atrocité des combats. Cette « armée de l’art » se composait entre autre d’artistes comme Emile Chepfer, Michel Colle, Marcel Corrette, Georges Folmer, Alfred Lévy, Léopold Poiré, Raoul Tonnelier, Pierre Waidmann et l’illustre Victor Prouvé. Alfred Renaudin n’a pas été omis au cours de la conférence car comme ses confrères il a peint la guerre et sa brutalité notamment à travers du martyr de Gerbéviller. Un petit hommage a été également rendu à René Veillon, alors maire de la commune, dont on célèbre cette année le 150ème anniversaire, envoyé en captivité dans le camp d’Holzminden où il réalisa quelques toiles.

Pour le plus grand plaisir de tous, Robert Florentin a d’ores et déjà été invité à venir en 2015 pour prolonger son récit sur les années suivantes de la Grande Guerre. Un verre de l’amitié, offert par l’association, a clôturé ce moment culturel autour d’échanges et de discussions sur le thème passionnant de la soirée.

Olivier BENA

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Les Amis d’Alfred RENAUDIN en assemblée générale

Publié le vendredi 18 avril 2014

Auteur : Olivier BENA

A l’issue de la conférence-diaporama donnée par Jean Ulm, l’association « Les Amis d’Alfred RENAUDIN » a tenu son assemblée générale ordinaire sous la présidence d’Olivier BENA en présence de Philippe Arnould, président de la Communautés de Commune du Piémont Vosgien et de Josiane Tallotte, maire de Val-et-Châtillon.

 

Après un moment de silence en mémoire de Geneviève Malgras, parente éloignée de Mme Albert Malgras qui aida Renaudin à ses débuts, et du docteur Philippe Vignancour, maire-conseiller général de Fontannes, le président a égrainé le rapport moral de l’année 2013 composé de conférences, de visites telle la journée « Sur les traces d’A. Renaudin » à Nancy ou au musée de La Tour de Vic-sur-Seille, de la présence de l’association aux Journées d’Histoire Régionale de Pont-à-Mousson ou au salon des Artistes Locaux de Cirey-sur-Vezouze, … La recherche de nouveaux tableaux de l’artiste-peintre, les contacts réguliers avec les hôtels de vente, les musées ou les propriétaires d’œuvres constituent également une part non visible des objectifs de l’association. La perspective de l’édition d’un livre hommage et d’une exposition regroupant des peintures grandeur nature sont au cœur même des projets des Amis d’Alfred RENAUDIN. Le rapport financier à quant à lui démontré la saine gestion comptable de l’association. 

Pour 2014, quelques rendez-vous sont d’ores et déjà prévus comme la conférence de Robert Florentin sur le thème « Des artistes et la Grande Guerre », en lien avec la Maison des Savoirs et de la Formation le 25 avril à 20h à Val-et-Châtillon ou encore la journée-visite annuelle sur le secteur de Lunéville fixée au 7 juin. La cotisation est maintenue à 10 €. Le Conseil d’Administration a été élu pour deux ans et se compose ainsi : Olivier BENA, président, Josiane TALLOTTE, vice-présidente, Josiane EHRLE, trésorière, Henri HARD, secrétaire, Marie-Jeanne OHLSSON, Denis-Joël OHLSSON, Jean-Luc MICHEL et Michel GODARD, membres. Au cours de leur intervention, les élus ont salué unanimement les actions bénéfiques de l’association notamment autour de l’organisation d’événements culturels sur le territoire.


L’Art Nouveau en conférence

Publié le mercredi 16 avril 2014

Auteur : Olivier BENA

L’association « Les Amis d’Alfred RENAUDIN » a organisé à la salle des fêtes de Val-et-Châtillon, une conférence-diaporama sur le thème, « Nancy, ville de l’Art Nouveau », présenté par Jean ULM. Titulaire du diplôme national de guide-conférencier, ce dernier a officié également pour la ville de Nancy et le musée de Sarrebourg. A l’aide de diapositives réalisées par lui-même,  Jean ULM a captivé l’auditoire en évoquant de manière magistrale ce grand mouvement artistique de la fin du 19ème  et du début du 20ème siècle.

En 1870, suite à l’annexion allemande, l’afflux d’Alsaciens-Mosellans entraîne le développement de l’activité économique et intellectuelle ainsi que la construction de nouveaux quartiers à Nancy, devenue capitale de l’Est de la France. L’Art Nouveau sert alors de ciment culturel pour ces réfugiés. Symbole de progrès, le fer, puis l’acier, donnent à ce courant artistique, les moyens techniques nécessaires au renouvellement des formes. L’ensemble des réalisations de l’architecture 1900, à Nancy, montre à quel point la diversité des matériaux utilisés est grande. La pierre d’Euville, le grès, la meulière, la céramique, la brique, le bois, le verre, et bien sûr le fer, sont à la disposition de l’architecte ou du décorateur. Le métal a toutefois une place à part: c’est le matériau le plus apte à s’adapter à la fois à la structure et au décor architectural.

Le conférencier a offert au public une véritable visite touristique virtuelle de la cité ducale montrant quelques-uns des bâtiments recensés notamment la villa Majorelle, le quartier de Saurupt et ses villas, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Meurthe-et-Moselle, … L’orateur  s’est aussi attaché à montrer les détails et les éléments intéressants à connaître et à découvrir sur place. Enfin, Jean ULM a présenté succinctement à travers quelques illustrations de leur art, les grands noms associés au mouvement : Gallé, Daum, Majorelle, Vallin, Friant et beaucoup d’autres tout aussi reconnus et célèbres. Affirmant que l’Art Nouveau se voulait être un art total par la collaboration de tous les corps de métiers (architecture, ameublement, arts décoratifs).


Bulletin d’information 2013

L’association des Amis d’Alfred Renaudin a le plaisir de vous présenter son 2ème bulletin d’information.

Téléchargement : bulletin d’information de décembre 2013.

 

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