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L’art des Donzelli dans la Meuse

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Publié le mercredi 10 octobre 2018

 


Dominique Lacorde dans l’église de Seuzey peinte par Dante Donzelli

 

A l’approche du Centenaire de l’Armistice du 11 novembre 1918, et en marge de la rénovation du monument aux morts, Dominique Lacorde, historien et écrivain argonnais, donnera la conférence « L’art en héritage : sur la trace des Donzelli en Meuse » le 27 octobre à 15h à la salle des fêtes. Ses travaux de recherche, en lien avec Patricia Pierson, ont été couronnés par le prix littéraire lorrain Georges Sadler décerné en 2017 par la prestigieuse Académie Stanislas.

Dans un large diaporama, il présentera une biographie suivie des œuvres remarquables des artistes italiens, Duilio et Dante Donzelli, père et fils, sculpteurs et artistes peintres qui ont participé à la reconstruction artistique meusienne. Sur 180 églises détruites puis reconstruites après la Grande Guerre, ils ont peint de nombreuses fresques d’inspiration renaissance et byzantine dans 66 églises et sculpté une cinquantaine de monuments aux morts. L’église de Mécrin compte, par exemple, à elle seule une trentaine de tableaux dont plusieurs évoquant la vie de St Evre, 7ème évêque de Toul.

Diplômé de l’école royale des Beaux-Arts d’Urbino, la ville de Raphaël, Duilio Donzelli quitte l’Italie en 1912 pour le Luxembourg où il s’installe comme ouvrier métallurgiste. Il réalise ainsi une centaine de mascarons dans le centre d’Esch-sur-Alzette. Plus tard, il rejoint la Meuse. Parmi les œuvres du père, on retrouve notamment l’église, la grande fontaine, le monument aux morts de Lacroix-sur-Meuse. Il en est de même pour les communes de Seuzey, Fresnes-en-Woëvre, … Dante Donzelli, le fils, a été l’artiste officiel reconnu par le diocèse de Verdun de 1957 à 1969 et a réalisé de nombreuses œuvres d’art sacré. Bien que formé par son père, ce dernier n’avait pas le même style et les courants de mode étaient alors différents.

Ouvert gratuitement à tous. Vente et dédicace du livre. 

 

Olivier BENA


Sept toiles de Renaudin vendues aux enchères

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Publié le lundi 08 octobre 2018

Auteur : Olivier BENA

  Alors que le marché de l’art reprend vie après la pause estivale, l’hôtel de ventes Nabécor à Nancy a dispersé une nouvelle partie de la collection Burtin. Sculpteur, ami et exécuteur testamentaire de Friant, il était également un grand collectionneur et l’auteur des décors de nombreux édifices nancéens.

D’autres maîtres reconnus de l’art lorrain comme Chepfer, Grandgérard ou Petitjean figuraient en bonne place dans le magnifique catalogue de vente. Parmi les lots à acquérir se trouvaient également sept tableaux d’Alfred Renaudin représentant Metz, les ruines du château de Réchicourt, Varennes-en-Argonne, Baccarat, Ville-sur-Yron, le vieux calvaire à Fresnes-en-Woëvre mais aussi Petitmont.

Cette huile sur toile signée, située « Petitmont » et datée « 97 » en bas à droite, représente l’ancien puits à balancier, au lieudit Le Houchot, disparu en 1904. Estimé à 1 800 €, il a été cédé pour 3 200 €. Le balancier à tirer l’eau est un ingénieux dispositif élévateur reposant sur le principe du levier appuyé en son milieu sur un pivot et portant à un bout un récipient et à l’autre un contrepoids. Il suffit de faire varier le poids d’un des bras du balancier pour imprimer à ce dernier un mouvement de bascule. Autour s’articulent des maisons lorraines avec des granges, des tas de bois ou de fumier, sans oublier les poules, détails essentiels qui composent les œuvres de Renaudin. Cette scène de vie lorraine est typique de ce qu’aimait dépeindre ce véritable chantre de la ruralité. L’œuvre a été utilisée en 1986 pour illustrer la couverture d’un numéro de la revue lorraine populaire. Un tableau datant de 1902 représentant un autre puits à balancier sous la neige à Val-et-Châtillon a été répertorié dans un livre sur le secteur par Jean-Paul Philbert.  

Olivier BENA

A télécharger : tableau des ventes.

 


Conférence sur la révolution impressionniste

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Publié le mercredi 26 septembre 2018

Auteur : Olivier BENA

A l’invitation des Amis d’Alfred Renaudin, Marie-Pierre Gantzer, artiste plasticienne, a présenté une conférence montrant comment, au cours du 19ème siècle, les peintres français ont bouleversé les codes et imposé une vision transformant radicalement l’espace pictural. A l’aide d’œuvres et de démarches de création, elle a mis en évidence les signes de cette rupture qui préfigurent la modernité.

Olivier BENA

 


Questions à …. Marie-Pierre Gantzer, artiste plasticienne

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Publié le jeudi 20 septembre 2018

Qu’est-ce que l’impressionnisme ? Pourquoi y associez-vous le terme de « révolution » ?

Dans la 2ème moitié du 19ème siècle, des peintres qui souhaitent s’affranchir des règles académiques et exercer librement leur art décident de se regrouper pour exposer en marge des circuits officiels. Avant même que le terme d’impressionnisme ne soit formulé par un critique lors de leur première exposition, les idées des artistes circulent avec des échanges parfois vifs, lors de rencontres dans les cafés et les académies libres.

Qui sont les artistes qui composent la palette colorée de votre conférence ?

En prenant appui sur des œuvres et des écrits de l’époque, je tenterai de mettre en évidence par-delà les singularités, ce qui constitue une nouvelle vision qui n’est pas sans conséquence sur la manière de peindre et qui provoque un réel scandale à une époque où le monde connaît lui aussi de profondes mutations.

Et Alfred Renaudin, contemporain de cette époque ?

Bien que ne faisant pas partie des impressionnistes, il se rapproche d’eux par un goût prononcé en commun prononcé pour la lumière et le paysage.

Quelle est votre actualité en cette rentrée ?

Je travaille actuellement à la mise en place d’une exposition à la médiathèque de Creutzwald en lien avec des ateliers menés dans des écoles de la ville en mars dernier, où je présente également quelques-unes de mes créations récentes.

 

Marie-Pierre Gantzer donnera la conférence « La révolution impressionniste » le 22 septembre à 15h à la mairie de Val-et-Châtillon en lien avec les Amis d’Alfred Renaudin. Ouvert gratuitement à tous.


Alfred RENAUDIN et… le15 août

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Publié le jeudi 30 août 2018

Chaque année, le 15 août, Alfred Renaudin offrait un petit paysage peint sur panneau à Mme Albert Malgras, qui l’avait aidé à ses débuts. Il choisissait parmi ses grands formats présentés à Paris, notamment au Salon des Artistes Français, ayant reçu un accueil favorable ou bien une récompense, pour les reproduire en petit format de même type et les offrir à Mme Malgras ou à ses amis.

Née Corinne de Mirbeck en 1842 en Uruguay, et arrière-petite-fille de Nicolas de Mirbeck (1738-1795), peintre du Roi Stanislas, elle avait épousé en 1868 à Saint-Maurice-aux-Forges, Albert Malgras (1839-1915), magistrat à Lunéville.

Alfred Renaudin a été le professeur de peinture de leur fille Andrée (1869-1943), devenue par son mariage Mme la baronne Maurice de Saint-André.

Leur neveu, Léon Malgras (1875-1966), sous le pseudonyme de René d’Avril, était poète et critique d’art et écrivit le 29 mai 1945, quelques mois après le décès du maître :

« Que de fois n’ai-je pas admiré soit dans son atelier, soit aux expositions, ce que son pinceau exact mais jamais froid, traduisait d’amour de nos campagnes lorraines, lesquelles ne donnent pas volontiers leur cœur, mais le réservent presque tout entier à leur fils. ».

La Porte de France à Vaucouleurs (col. part.)

 

Voici les œuvres déjà connues :

La Vaise (1907)

Paysage lorrain (1909)

Porte de France à Vaucouleurs (1910)

Sepvigny-sur-Meuse (1911)

Pagny-la-Blanche-Côte (1912)

Maixe (1914)

Gerbéviller (1915)

Montmartre, le dernier moulin (1916)

Fontannes (1918)

La Porte Chaussée à Verdun (1919)

Vaucouleurs (1920)

Olivier BENA


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