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Une couronne offerte à la statue de la Vierge
Publié le jeudi 30 août 2018

A l’occasion de la solennité de l’Assomption, une procession mariale réunissant quelques paroissiens, a relié la grotte Notre Dame de Lourdes, rénovée il y a exactement 10 ans par l’ex-section Sauvegarde du Patrimoine de la Maison pour Tous, à l’église saint Laurent. Une messe a été célébrée par l’abbé Didier Jacques, curé in solidum de la paroisse du Bon Père Fourier des Vosges, pour la fête du village. Un généreux paroissien a offert en remerciements une couronne pour la statue de la Vierge dont l’autel avait été harmonieusement fleuri et décoré pour l’événement.
Olivier BENA
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Avant/après : le chœur de l’église Saint-Laurent
Publié le jeudi 26 juillet 2018
Auteur : Olivier BENA
La réforme liturgique du concile Vatican II a engendré de profonds changements dans la manière de célébrer la messe provoquant ainsi une mutation de l’espace liturgique. Cette rare et ancienne photo montre tout de même un prêtre célébrer « face au peuple » dans les années 1950. Sont ainsi ôtés les bancs de communion, le chancel séparant le chœur de la nef ou même les ex-voto sans oublier les niches des autels latéraux. La statuaire a été considérablement réduite voyant certains saints ou personnages bibliques disparaitre ou être déplacés. La statue du Sacré Cœur de Jésus au centre du chœur a été remplacée par un Christ en croix situé initialement à proximité du chemin de croix dans la nef. Autrefois, c’était même un vitrail lumineux qui surplombait le tabernacle.
En 1955, le conseil municipal prend la décision de pourvoir l’église de nouveaux vitraux à l’initiative des paroissiens et de l’abbé Vittemer. La maison Georges Gross, atelier verrier nancéen, exécute une série de vitraux pour la nef représentant de manière moderne les sept sacrements chrétiens. Dans le chœur, respectant la volonté exprimée, c’est saint Laurent, patron de l’église, qui est figuré. Du côté gauche, le diacre à la dalmatique rouge distribue des pains aux démunis qui s’agenouillent à ses pieds et du côté droit, c’est son martyre sur un grill vers 258 qui est évoqué. La sobriété décorative a vu s’effacer des peintures murales représentant des palmiers, des anges en haut de la voûte romane centrale de même que l’effet de marbre ou la multitude de petites croix de Lorraine ou grecques surchargeant le chœur.
Le nouvel autel en gré rose des Vosges est béni le 11 janvier 1976 par Mgr Bernard, évêque de Nancy-Toul. Dans les années 1990, à l’initiative de l’abbé Senger, dernier curé en titre du Val, les pieds ont été rehaussés de pièces d’art représentant des épis de blé et un pied de vigne, symboles du pain et du vin de la communion chrétienne. L’ancien autel, offert en 1843 par les sœurs Souhait, religieuses de la congrégation de la Doctrine Chrétienne, est alors reculé dans le fond de l’église. Pour finir, deux ambons en fer forgé, destinés aux lectures et à l’homélie, sont installés de part et d’autre du chœur. Cet espace spécifique, abandonné depuis le Moyen-Âge, reprenant tout son rôle a vu le démontage de la chaire totalement rendue inutile.
Olivier BENA
A la découverte du « Parcours Chagall »
Publié le mardi 24 juillet 2018
Auteur : Olivier BENA
A l’initiative de l’association « Les Amis d’Alfred Renaudin », en lien avec le CAJT de la Comcom’ du Piémont Vosgien, une sortie a été organisée le temps d’un après-midi à Sarrebourg sur le « Parcours Chagall ». Seuls cinq enfants avaient répondu à cette proposition pourtant peu onéreuse.

Dans un premier temps, le groupe a visité la chapelle des Cordeliers où se trouve le vitrail monumental « La Paix » ou « l’Arbre de Vie ». C’est la plus grande verrière jamais réalisée par le peintre Marc Chagall. Elle mesure 7,50 m de large, 12 m de haut, pèse 900 kg, et est formée de 13 000 morceaux de verre. Ce dernier est bien plus imposant que celui de l’ONU à New York, dont la reproduction, sous la forme d’une tapisserie d’Yvette Cauquil-Prince, est exposée au Musée du Pays de Sarrebourg. Des explications très intéressantes et pédagogiques ont été apportées sur sa composition : couleurs, symboliques, personnages et clins d’œil de l’artiste pour la postérité.

Dans un second temps, plus manuel, les enfants ont réalisé à leur goût un arbre de vie à partir de morceaux de tissu à la manière des esquisses préparatoires du vitrail ; cela a permis de laisser cours à leur imagination et leur créativité. C’est ainsi que le projet du vitrail avait débuté. Pour les plus rapides, ils ont pu s’exercer au tissage sur un petit métier en écho à l’observation de la tapisserie d’Yvette Cauquil-Prince. Cet après-midi culturel a beaucoup plu aux participants. A noter que l’atelier artistique « à la manière d’Alfred Renaudin » a dû être annulé faute d’inscriptions.
Olivier BENA

Sensibilisés au devoir de mémoire
Publié le mercredi 11 juillet 2018
MM. Jolé, Charbonnot et Buisset, représentants des trois sections du Souvenir français du secteur, ont remis à la principale du collège, Isabelle Bauler, en présence d’élèves de 3e , un chèque de 370 € pour financer un voyage pédagogique effectué au Struthof, ainsi qu’au Mémorial Alsace-Lorraine de Schirmeck.
Cette sortie avait pour objectif de sensibiliser les adolescents au devoir de mémoire, de leur faire ressentir ce qu’avait pu être la vie dans un camp de concentration, et de comprendre l’histoire singulière de l’Alsace-Moselle au XXe siècle.
Ce projet a été subventionné par plusieurs partenaires : le conseil départemental, la communauté de communes, le Souvenir français, Educadef, et une partie a été prise en charge par le collège.
Trois Renaudin vendus chez Sotheby’s Paris
Publié le mardi 26 juin 2018
Auteur : Olivier BENA
Le 21 juin dernier, la prestigieuse Maison Sotheby’s à Paris a organisé une vente aux enchères réunissant une partie de la succession de Jean-Louis Burtin. Sculpteur, ami et exécuteur testamentaire d’Emile Friant, il était également un grand collectionneur.
D’autres maîtres reconnus de l’art lorrain comme Jules Bastien Lepage, Henri Royer, Edmond-Marie Petitjean ou Jacques Majorelle figuraient en bonne place dans le magnifique catalogue de vente.
Signée et datée 1924 en bas à droite, cette peinture se décrit comme une composition typique de la palette de celui qui « voulait que l’on se promène dans ses toiles ». Au premier plan s’organise un décor champêtre parsemé d’arbres et de fleurs dans lequel évolue un personnage. Puis viennent quelques maisons et au centre du tableau l’église facilement reconnaissable. Dans le fond se dessinent des nuages de fumée dégagées par les usines qui aujourd’hui n’existent plus. Une anomalie malicieuse de la part de « Monsieur Gris-Subtil », comme le surnommaient les critiques, laisse pointer le clocher de Petitmont dans la fond à droite alors que c’est topographiquement impossible ! Enfin, le voile se lève sur l’horizon entre le ciel et la terre confondus par les nuances harmonieuses de couleur sur le massif des Vosges. Renaudin aimait beaucoup peindre les mêmes tableaux et c’est ainsi que le château de Lunéville a exposé en 2015 lors de la rétrospective consacrée au maître une œuvre « jumelle » à quelques détails près de lumière, de couleurs et de composition. Adjugé à 3 800 €.
Concernant l’œuvre représentant Réchicourt-le-Château, l’aspect rural est représenté par des volailles qui gambadent et picorent dans la cour fermée du château. Divers outils agricoles et une ancienne charrette prolongent la thématique du décor. L’arrière-plan laisse place à la pierre et aux vestiges du temps marqués par la majestueuse porte d’entrée ou encore les fenêtres à croisée. Cela constitue un témoignage iconographique riche de cet héritage patrimonial. En juin 1986, cette même œuvre a illustré l’affiche de l’exposition organisée par la libraire lorraine à Nancy de Jean-Marie Cuny en lien avec les filles d’Alfred Renaudin. Outre Metz, Alfred Renaudin a très peu peint la Moselle si ce n’est Bliesbruck, Moyenvic, Heckling, … ou encore la cité médiévale de Fénétrange et son château, montrant une fois de plus son véritable amoureux de la pierre. Adjugé à 7 500 €.
La rue d’Ourches-sur-Meuse a été vendue 3 500 €.
Copyrights photographiques : Sotheby’s Paris.


