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Trois Renaudin vendus chez Sotheby’s Paris

Publié le mardi 26 juin 2018

Auteur : Olivier BENA

Le 21 juin dernier, la prestigieuse Maison Sotheby’s à Paris a organisé une vente aux enchères réunissant une partie de la succession de Jean-Louis Burtin. Sculpteur, ami et exécuteur testamentaire d’Emile Friant, il était également un grand collectionneur.

D’autres maîtres reconnus de l’art lorrain comme Jules Bastien Lepage, Henri Royer, Edmond-Marie Petitjean ou Jacques Majorelle figuraient en bonne place dans le magnifique catalogue de vente.

Parmi les lots à acquérir se trouvaient également trois tableaux d’Alfred Renaudin représentant une rue à Ourches-sur-Meuse, le château de Réchicourt, mais aussi une vue panoramique de Cirey-sur-Vezouze.

Signée et datée 1924 en bas à droite, cette peinture se décrit comme une composition typique de la palette de celui qui « voulait que l’on se promène dans ses toiles ». Au premier plan s’organise un décor champêtre parsemé d’arbres et de fleurs dans lequel évolue un personnage. Puis viennent quelques maisons et au centre du tableau l’église facilement reconnaissable. Dans le fond se dessinent des nuages de fumée dégagées par les usines qui aujourd’hui n’existent plus. Une anomalie malicieuse de la part de « Monsieur Gris-Subtil », comme le surnommaient les critiques, laisse pointer le clocher de Petitmont dans la fond à droite alors que c’est topographiquement impossible ! Enfin, le voile se lève sur l’horizon entre le ciel et la terre confondus par les nuances harmonieuses de couleur sur le massif des Vosges. Renaudin aimait beaucoup peindre les mêmes tableaux et c’est ainsi que le château de Lunéville a exposé en 2015 lors de la rétrospective consacrée au maître une œuvre « jumelle » à quelques détails près de lumière, de couleurs et de composition. Adjugé à 3 800 €.

Concernant l’œuvre représentant Réchicourt-le-Château, l’aspect rural est représenté par des volailles qui gambadent et picorent dans la cour fermée du château. Divers outils agricoles et une ancienne charrette prolongent la thématique du décor. L’arrière-plan laisse place à la pierre et aux vestiges du temps marqués par la majestueuse porte d’entrée ou encore les fenêtres à croisée. Cela constitue un témoignage iconographique riche de cet héritage patrimonial. En juin 1986, cette même œuvre a illustré l’affiche de l’exposition organisée par la libraire lorraine à Nancy de Jean-Marie Cuny en lien avec les filles d’Alfred Renaudin. Outre Metz, Alfred Renaudin a très peu peint la Moselle si ce n’est Bliesbruck, Moyenvic, Heckling, … ou encore la cité médiévale de Fénétrange et son château, montrant une fois de plus son véritable amoureux de la pierre. Adjugé à 7 500 €.

La rue d’Ourches-sur-Meuse a été vendue 3 500 €.

Olivier BENA

Copyrights photographiques : Sotheby’s Paris.


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