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Il y a 100 ans disparaissait René Veillon
Publié le samedi 18 avril 2020
Le 18 avril 1920, René Veillon, illustre personnalité de la commune, s’éteint dans sa villa à l’âge de 56 ans. En 1921, Julia Veillon reçoit le diplôme et la croix de chevalier de la Légion d’honneur accordés à son époux à titre posthume.
C’est dans le Perche qu’il nait en 1864. Très bon peintre amateur et plutôt poète, le jeune René n’a pas eu assez de tempérament pour imposer ses choix artistiques face à son entourage familial. A 20 ans, il est admis à la prestigieuse Ecole Centrale des Arts et Manufactures dont il en sort ingénieur.
En 1888, aux établissements Bechmann, les travaux des ateliers de teinturerie et d’apprêts en vue de l’activité velours prennent fin. La responsabilité de cette nouvelle unité est confiée à un jeune homme … René Veillon. C’est à cette date qu’il pose définitivement ses valises en Lorraine, dans sa commune d’adoption. En 1893, la fabrication du velours devient même le fleuron de l’industrie locale !
Il ne s’arrête pas là ! Il devient le plus jeune maire de l’histoire de la commune en 1896. En 1901, il fonde, avec l’aide de subsides de particuliers et d’industriels, la Société Cotonnière de Lorraine. Cela s’inscrit dans un climat politique nauséabond autour de l’affaire Dreyfus et est suivi de la construction de plusieurs cités ouvrières dans le village.
A l’heure où éclate la Grande Guerre, en août 1914, après la bataille de Petitmont, il fait inhumer de nombreux soldats au péril de sa vie au cimetière. Le 23 novembre, les villageois quittent la commune et les hommes non mobilisés dont René Veillon sont emprisonnés à Rastatt en Allemagne. Ils en reviennent très diminués physiquement et moralement. A la fin de la guerre, la reconstruction est en marche après les dégâts laissés par l’ennemi. Fin 1919, il retrouve son fauteuil de premier magistrat. Début janvier 1920, il est parrain de la moyenne cloche, « Marguerite Marie ». Trois mois plus tard, il disparait par suite des souffrances de la captivité et des brutalités allemandes.
En à peine un quart de siècle, les époux Veillon ont assurément marqué l’histoire communale. Ils sont inhumés près de la grande porte d’entrée du cimetière.
Information : L’hommage public prévu à René Veillon par les Amis d’Alfred Renaudin le 18 avril à 9h30 au cimetière a été annulé en raison des conditions sanitaires actuelles.
Pour aller plus loin :
- http://val-et-chatillon.com/fichiers/files/Articles/rene-veillon_bulletin2011.pdf
- http://val-et-chatillon.com/histoire/veillon
Plan d’urgence économique
Publié le vendredi 17 avril 2020
Retrouvez les principales annonces faites par le Premier ministre Édouard Philippe en sortie du Conseil des ministres, le 15 avril 2020.

L’affaire du cheval blanc de la baronne de Klopstein
Publié le vendredi 17 avril 2020
Auteur : Olivier BENA
Au matin du 12 juillet 1815, le capitaine Théodore Parmentier se présente avec quelques partisans au château de Châtillon, isolé au cœur de la forêt. Ce dernier demande des vivres pour 200 hommes qui sont immédiatement fournis par Charles Gabriel Regnault, baron de Châtillon, sans doute peu rassuré par la situation. De plus, il exige la remise des armes et lui sont donnés un fusil double et une paire de pistolets.
Mais, dans l’écurie, Parmentier remarque, un petit cheval arabe, blanc, à longue queue, appelé Mouton. L’animal appartient à Gabrielle Joséphine, baronne de Klopstein, et fille de Regnault. Il le détache et le dérobe. L’officier Joseph Brice, chargé de rétablir avec des francs-tireurs le pouvoir de l’Empereur, revenu de son exil de l’île d’Elbe, aussitôt avisé, garde les vivres et les armes, mais fait renvoyer immédiatement le cheval, en s’excusant.
Dans l’après-midi, une dizaine de partisans reviennent au château. A peine sur place, le commandant Brice arrive à son tour, les rabroue, et rassurer les habitants, leur signifiant que ses hommes agissent sans ordre.
Malgré tout, sur le soir, pour la 3ème fois, ils sont de retour au château ! Parmentier est accompagné de Jean-Claude Deveney, sous-lieutenant à demi-solde à Héming, de Jean-Baptiste Ména, serrurier à Lorquin, et bien d’autres encore dont un individu inconnu déguisé en mameluck !
Deveney, menaçant, somme Regnault de lui livrer, les 60 armes qu’il possède, sinon le feu sera mis au château ! Regnault résiste, parlemente et alors Deveney prend une botte de paille et l’allume sur le seuil de la porte. Regnault prend la fuite fermant toutes les portes. Ména et un autre le suivent, un sabre et un pistolet à la main, enfoncent les portes et, finalement, rattrapent le malheureux. Ils lui mettent la pointe du sabre et le pistolet sur la poitrine et se font remettre des fusils. Ils savent aussi que deux canons sont cachés, depuis un an, dans le jardin. Ils les déterrent et les emmènent triomphalement sur des charriots attelés de trois chevaux pris dans les écuries.
Peu après, Parmentier revient seul, et, pour la seconde fois, vole le cheval. Il abandonne Brice et les Partisans puis cache le cheval dans une auberge à Sarrebourg. Mais l’aubergiste Kintzel reconnaît l’animal et le renvoie à sa propriétaire. Parmentier est alors arrêté par des soldats russes.
Lui comme d’autres de ses compagnons comparaissent devant la Cour d’assises de la Meurthe, en janvier 1816. Le jury condamne Parmentier à la peine d’un an d’emprisonnement. Il est gracié en novembre par le roi.
Après divers renvois en délibéré, Deveney et Ména sont condamnés aux travaux forcés à vie. Ils ne devaient jamais les subir car la peine est commuée dans des proportions inusitées celle de Deveney, en 2 ans d’emprisonnement celle de Ména, en 5 ans. En août 1819, remise est faite à Ména du reste de sa peine.
Deux autres partisans, auteurs d’un assassinat à Allencombe, ne recueillent pas l’indulgence de la cour : l’un est envoyé au bagne et l’autre est exécuté sur la place principale de Blâmont le 13 mai 1816.
En 1815, on se battait autour du château de Châtillon et les partisans y volaient le cheval blanc de Mme de Klopstein. En 1914, on s’y battait encore, M. de Klopstein à la fenêtre du balcon de son château, par une balle allemande, un jour que les troupes françaises essayaient de délivrer Cirey.
D’après « Les partisans en cours d’assises », Louis Sadoul (1870-1935), in Le Pays Lorrain 1923, pages 306-310 : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k124584k/f315.image
Olivier BENA

Confinement : à quoi correspond 1 km autour de son domicile ?
Publié le vendredi 17 avril 2020
Edition : voici un méthode plus simple et plus juste : https://fr.mappy.com/confinement
Les mesures du confinement tolèrent de se déplacer brièvement près de son domicile, dans la limite d’1h quotidienne et dans un rayon maximal d’1 km pour une activité physique individuelle, une promenade avec des personnes de son foyer ou pour les besoins des animaux de compagnie. Mais comment estimer cette distance ? Jusqu’où puis-je aller ? Comment être certain de rester dans le périmètre autorisé ? Service-public.fr vous explique comment avec Géoportail.
https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A13999
