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Questions à …. Jean Michel Warin, galeriste
Publié le mercredi 16 octobre 2019

Qui était Adrienne Jouclard ?
Adrienne Jouclard est née en 1882 à Onville, petit village de la vallée du Rupt de Mad. Enseignante et artiste-peintre, elle partage son temps entre la région parisienne et sa Lorraine natale. À ses débuts, elle obtient le prix Rosa Bonheur ; elle est très vite remarquée et expose dans les bonnes galeries où elle rencontre le marchand d’art Beisheim qui participe son succès. Jouclard peint et expose avec ses contemporains, partage l’atelier du sculpteur Pompon et peindra toute sa longue vie. Le jour de la signature de la vente de son atelier à Paris, elle est victime d’un accident dans le taxi qui la reconduit à Versailles. Elle s’éteint le 12 décembre 1972 à Versailles.
En quoi son art est-il particulier ?
Une toile d’Adrienne Jouclard naît d’un long travail d’observation, d’esquisses et de dessins : elle croque ses sujets en situation, sur le vif. Cela explique son choix pour des sujets animés, en actions, dans le domaine du sport, du cirque, des courses hippiques, les scènes de bals ou les travaux des champs.
Adrienne Jouclard passe alors au stade de la peinture et dessine avec la matière de la peinture elle-même. Si la composition et le rythme ont l’effet souhaité sur ses petits cartons, alors, à ce moment seulement, Jouclard entreprend de réaliser une première petite toile pour ensuite entreprendre une toile plus grande, pour quelques fois arriver à de très grands formats. Son travail est puissant et affirmé ; elle peint par taches proches de l’abstraction, provoquant cahots et mouvements. À son époque, la presse artistique la définit comme « La peintre du mouvement ».
Quel lien l’unit à Alfred Renaudin ?
Comme Alfred Renaudin, Adrienne Jouclard peint des scènes champêtres et de vies rurales de la campagne lorraine. À ses débuts de peintre, elle peignait d’une façon plus classique, dans l’esprit de l’école de Barbizon.
Quelle est votre actualité ?
Galeriste à Paris depuis 12 ans et aujourd’hui à Saint Rémy-de-Provence, Jean-Michel Warin et Olivier Kleiser sont les propriétaires de Point Rouge Gallery. Cette galerie présente uniquement de l’Art Contemporain. Plusieurs artistes lorrains sont présents tels que : Christian Bizeul, Bernard Copeaux, Roland Vantusso et Xavier Thomen. Au printemps-été 2021, en collaboration avec un organisme culturel de Lorraine, Jean Michel Warin présentera une grande exposition sur la peinture d’Adrienne Jouclard dans la région.
Propos recueillis Par Olivier BENA
Jean Michel Warin donnera la conférence « Adrienne Jouclard : la couleur en mouvement» le 26 octobre à 15h à la salle des fêtes de Val-et-Châtillon en lien avec les Amis d’Alfred Renaudin. Ouvert gratuitement à tous.

Les cloches de l’église inventoriées
Publié le mercredi 16 octobre 2019
A l’approche de leur centenaire en janvier 2020, les cloches de l’église Saint Laurent ont été inventoriées. Pour ce faire, Thibaut Laplace, spécialiste en ce domaine, est monté dans le clocher, accompagné d’un employé communal, pour effectuer de nombreux relevés, photos et même vidéos de sonneries. En partenariat avec le Service de l’Inventaire régional, ce dernier sillonne le département depuis 2012 pour collecter ces informations. Il est également délégué en Meurthe-et-Moselle de la Société française de campanologie dont il est un de ses administrateurs nationaux et président de l’association « Connaissance Renaissance Basilique Saint Nicolas de Port ».
Les anciennes cloches, datant de 1835, ont été pillées par les Allemands lors de la Grande Guerre. Ce sont les indemnités de guerre qui permirent à la commune de pouvoir les remplacer en 1920. La grosse cloche, sonnant le fa dièse, se prénomme Jeanne d’Arc en hommage à la sainte héroïne canonisée cette même année. La moyenne cloche, qui doit être réparée, donnant le sol dièse, s’appelle Marguerite-Marie. Enfin, la petite cloche, tintant le la dièse, se nomme Bernadette, comme la petite voyante de Lourdes.
Depuis, elles rythment la vie du village tant profane que sacrée. Pour prolonger l’événement, Thibaut Laplace donnera une conférence le 29 février à 15h à la salle des fêtes sur la thématique pour fêter dignement ce 100ème anniversaire.
Olivier BENA

Les pierres vivantes de l’Eglise exposées
Publié le jeudi 12 septembre 2019
A l’occasion des journées du Patrimoine, l’église Saint-Laurent ouvrira exceptionnellement ses portes pour faire découvrir aux visiteurs ses nombreuses richesses. Pascal Marchal, sacristain de l’église et assistant paroissial, proposera une petite exposition concernant l’avancée de ses recherches sur les prêtres ayant officié dans l’édifice religieux avec une mise en perspective des subdivisions administratives à laquelle a appartenu l’ancienne paroisse de Bonmoutier puis de Val-et-Châtillon.
Ces pierres vivantes de l’Eglise vont des religieuses installées à la fondation de l’abbaye de Bonmoutier en 670 jusqu’au dernier curé en titre, l’abbé Robert Senger, décédé il y a tout juste 10 ans. Depuis la paroisse s’est agrandie pour devenir en 2001 le Bon Père Fourier des Vosges. L’actuel curé in solidum, l’abbé Didier Jacques, célébrera une messe le dimanche 22 septembre à 10h30 à ces intentions. Quelques pièces de paramentique (chasubles, dalmatiques, …) seront exposées de même que divers objets liturgiques (ostensoirs, reliquaires, ciboires, calices, …). A l’approche du centenaire du baptême des cloches en janvier 1920, un panneau reprendra leur historique tandis que la rénovation de la moyenne cloche « Marguerite-Marie » est en prévision. Les vitraux Gross, la statuaire, l’orgue Jeanpierre ou encore le chemin de croix sauront aussi susciter la curiosité des amoureux du patrimoine.
Olivier Béna
Le numéro spécial du bulletin municipal de 2013 sur le "Patrimoine Religieux" sera en vente au prix de 5 €.
L’église sera ouverte samedi 21 de 13h30-14h30 et de 17h-18h et dimanche 22 de 14h-18h

L’abbé Senger (g.), dernier curé du Val, et son prédécesseur, l’abbé Jeanson (d.),
au moment de la passation de service à la paroisse en 1965.
Les vitraux Gross
Publié le samedi 10 août 2019
Auteur : Olivier BENA
En 1955, le conseil municipal prend la décision de pourvoir l’église de nouveaux vitraux à l’initiative des paroissiens et de l’abbé Paul Vittemer. Une demande est faite au diocèse afin que soient conseillés des maitres verriers. La commission en charge de la reconstruction des églises après la guerre donne l’adresse d’un atelier verrier nancéen, la maison Georges Gross, à qui la commune attribue l’exécution d’une série de vitraux. La seule exigence posée par les paroissiens est que Saint Laurent, saint patron de la paroisse soit représenté dans les vitraux. Il s’avère qu’il n’existe plus aujourd’hui aucune trace des études réalisées, des maquettes ou encore des cartons. En effet, douze années suffiront à voir la fin de l’activité de la maison Gross et la destruction vraisemblablement volontaire des archives. Les seuls vestiges qui demeurent sont les verrières exécutées que l’on peut retrouver dans de nombreuses églises plus ou moins éloignées de nous comme à Amenoncourt, Ancerviller, Herbéviller, Bayon, Toul ou encore à Marpaps dans les Landes !
1) Saint-Laurent, qui es-tu ?
Saint Laurent naît en 210 et 220 à Huesca en Espagne. Afin de compléter ses études, il est envoyé à Saragosse où il fait la connaissance du futur Pape Sixte II. Ce dernier l’établit le premier des sept diacres attachés au service de l’église romaine. Par sa qualité, il a en charge la garde du Trésor de l’église et la distribution des revenus aux pauvres. Le pape Sixte II lui ordonne ensuite de distribuer aux pauvres toutes les richesses dont il est dépositaire, dans la crainte qu’elles ne tentent la cupidité des persécuteurs. Saint Laurent offre donc aux indigents tout l’argent qu’il a entre les mains, puis vend les vases et les ornements sacrés, et en emploie le produit de la même manière.
Cependant le préfet de Rome, informé que l’église possède des trésors, fait venir Saint Laurent et lui enjoint de les livrer pour les besoins publics. Le saint diacre demande un peu de temps et fait venir les orphelins, puis dit au préfet en les lui montrant : « Voilà les trésors de l’Église, que je vous avais promis. J’y ajoute les perles et les pierres précieuses, ces vierges et ces veuves consacrées à Dieu; l’Église n’a point d’autres richesses». À cette vue, le préfet entre en fureur, et lui rétorque que les tortures qu’il aura à souffrir seront prolongées et que sa mort ne sera qu’une lente et terrible agonie. Ayant ordonné qu’on dépouille Saint Laurent de ses habits, il le fait d’abord déchirer à coups de fouet, puis étendre et attacher sur un gril, de manière que les charbons placés au-dessous et à demi allumés ne doivent consumer sa chair que peu à peu.
La légende rapporte qu’il subit son martyre vers 258 sans plainte, priant pour l’Église de Rome jusqu’à son dernier soupir. Lors de son agonie, on lui prête les paroles suivantes : « Voici, misérable, que tu as rôti un côté ; retourne l’autre et mange ». Saint Laurent est fêté le 10 août. Il est également le saint patron des pauvres.
2) Brève lecture des vitraux du chœur :
Situé sur le coté gauche du chœur, ce vitrail représente Saint Laurent distribuant des pains aux démunis qui s’agenouillent à ses pieds. Il y a un homme, une femme et même un enfant. Parmi ses attributs, remarquons que Saint Laurent est vêtu d’une dalmatique, vêtement liturgique du diacre. Elle est de couleur rouge, symbole de son martyre. L’auréole au-dessus de sa tête manifeste sa sainteté.
Situé sur le coté droit du chœur, ce vitrail représente le martyre de Saint Laurent vers 258. Attaché à un gril, sa chair est peu à peu consumée par des flammes rougeoyantes. Son regard est tourné vers le Christ en croix, symbole de son martyre pour l’Eglise. Pour Saint Laurent, « les véritables richesses de l’Eglise, ce sont ses pauvres ».
A l’issue de cet article, une question me taraude encore, pourquoi notre paroisse a-t-elle choisi de se placer sous le patronage Saint Laurent ? Pourquoi n’a-t-elle pas conservé le culte voué à Saint Pierre et à la Vierge Marie comme au temps de l’abbaye de Bonmoutier ? Pourquoi ne pas avoir dédié l’église à Saint Benoît, dont la règle rythmait la vie des religieux de jadis et dont nous conservons une relique ? La seule réponse plausible que j’ai jusqu’ici put trouver réside dans le livre de Roger Cornibé que je cite : un acte du l9 août 1688, signé du père Charles Henri le Bègue, abbé de Domèvre, fait état d’une confrérie de Saint Laurent à Bonmoutier, confrérie qui aura été de courte durée car aucune trace n’en a été retrouvée plus tard.
Olivier BENA
Le numéro spécial du bulletin municipal de 2013 sur le "Patrimoine Religieux" est téléchargeable en ligne (cliquez ici, PDF 54.2M) ou achetable en mairie au prix de 5 euros.
Le fonds d’archives Renard exposé au Musée
Publié le jeudi 08 août 2019
A l’occasion de la fête du 15 août, le Musée du Textile ouvrira ses portes de 9h à 12h et de 14h à 18h. Hormis la traditionnelle visite guidée de l’ancien site industriel fixée à 1 €, l’accès aux exposants et aux expositions sera entièrement gratuit dans la grande galerie. A l’accoutumée, les Dames d’Entraide proposeront divers articles faits main à la vente pour la bonne cause. Pierre-Aimé Mathieu et Henri Schaab, artistes locaux reconnus, présenteront quelques-unes de leurs dernières œuvres issues de leurs talents polyvalents. La sorcière Mirabelle sera également de passage avec ses potions et ses bulles. François Fournier montrera des maquettes de maisons alsaciennes ainsi que du château des Rohan de Saverne. Enfin, le visiteur pourra découvrir de nombreuses photographies issues du fonds d’archives légué par Maître François Renard. C’est un véritable trésor que représentent ces clichés d’un autre temps pris par son grand-père, Pierre Renard, venu en Lorraine, comme stagiaire à la Société Cotonnière de Lorraine, aux côtés de son oncle, René Veillon, en 1903. La série est complétée par des photos provenant de la Grande Guerre voire même de la Fondation Veillon, qui disparut tragiquement dans les flammes, il y a presque 50 ans, dans la nuit du 10 au 11 décembre 1969.
Olivier BENA


