Nouvelles

Afficher : Toutes | Mairie | Associations

Un vase peint par Renaudin vendu à Drouot

Lien permanent

Publié le jeudi 19 décembre 2019

Parmi les dernières ventes de l’année 2019, les commissaires-priseurs Boisgirard et Antonini ont proposé un catalogue exceptionnel à l’hôtel Drouot à Paris, où figurait un rare et important vase polychrome peint par Alfred Renaudin. D’une hauteur de 108,5 cm, à haut col évasé, le lot, en camaïeu bleu blanc, est décoré de chrysanthèmes et de papillons. Datant du début des années 1890, il rappelle l’époque où Alfred Renaudin a travaillé aux faïenceries Keller et Guérin de Lunéville. S’intéressant à la décoration, il y entre comme apprenti céramiste en 1881 à l’âge de 15 ans. Il est placé dans les mains expertes du vieux maître France qui n’a pas grande difficulté à lui enseigner toutes les ficelles de l’art du feu. Étonnamment doué, il possède alors le feu sacré qui donne à l’individu une envie impétueuse de peindre et de dessiner. Révélant très vite de brillantes dispositions, il suscite l’intérêt de ses patrons, mais de l’un de leurs amis, le baron Maurice de Ravinel, grand collectionneur et connaisseur d’art, qui anime un atelier d’art où le jeune Renaudin est vite intégré. Estimé entre 2 000 et 4 000 €, le vase a été adjugé au coup de marteau à la somme de 4 800 €. Rappelons qu’un autre vase à chrysanthèmes et papillons a été détruit lors de l’incendie du château de Lunéville en janvier 2003.

Olivier BENA


ce rare vase peint par Renaudin a été vendu 4 800 €


Réunion de travail du Comité de Cirey-sur-Vezouze du Souvenir Français à Bertrambois

Lien permanent

Publié le samedi 16 novembre 2019

Samedi 9 novembre 2019

Après une cérémonie et un dépôt de gerbes au Monument aux Morts, les adhérents ont rejoint la salle communale pour la réunion de travail conduite par le président du comité, Jean-Noël Jolé. Elle s’est déroulée en présence du maire de Bertrambois, Alain Biondi, de deux maire-adjoints, Agnès Renck et Fabien Retz, de Thibault Bazin, député de la 4ème circonscription de Meurthe-et-Moselle, de Rose-Marie Falque et Michel Marchal, conseillers départementaux, de Philippe Arnould, président de la Comcom de Vezouze en Piémont, et de Pascal Solofrizzo, Délégué Général de Meurthe-et-Moselle. De nombreuses associations patriotiques étaient représentées par leur président et/ou porte-drapeau de même que plusieurs actuels ou anciens élus.

Après un accueil du maire et l’évocation de l’histoire de Bertrambois notamment le Monument des Passeurs, érigé en 1973 à la mémoire des événements de la 2ème guerre mondiale, une minute de silence a été observée à la mémoire de Jean-Marie Halvick, Lise Freyermuth et d’Edith Hostert mais aussi en mémoire des victimes des OPEX à la veille de l’inauguration du Monument national dans le Parc André-Citroën à Paris. Olivier Béna a lu le compte-rendu de la précédente journée de travail qui s’était déroulée à Tanconville, le 12 octobre 2018.

Le rapport moral et le rapport d’activités du comité a laissé apparaître la présence du Comité et de son drapeau à de nombreuses cérémonies sur l’ex-canton et le secteur. Le Comité compte 76 adhérents. En 2017-2018, le Souvenir Français a participé financièrement à la rénovation du Monument aux Morts de Val-et-Châtillon, l’achat de deux livres pour la médiathèque de Cirey-sur-Vezouze et le collège. Le Comité a également financé une sortie mémorielle pour les élèves de 3ème au Struthof et au Mémorial Alsace-Moselle.

La trésorière, Ghislaine Collin, a donné lecture du rapport financier du comité sur l’exercice de 15 mois entre le 1er octobre 2017 et le 31 décembre 2018. La quête nationale 2018 du Souvenir Français a réuni en tout 630,72 € (contre 570,58 € en 2017) dont une part de 50 % est reversée à la Délégation Générale.

Olivier Béna, 1er vice-président, a ensuite partagé quelques réflexions suite à la réunion des 10 délégations du Grand-Est à la Maison de la Région à Strasbourg le 26 septembre 2019 sous la présidence du Président-Général du Souvenir Français, Serge Barcellini. Bien que le nombre d’adhérents soit confortable, il invite les adhérents à parrainer proches ou amis pour consolider la base vieilissante. De même, l’abonnement à la revue, au prix de 5 € par an, peut être souscrit. A l’occasion du 80ème anniversaire des années de la 2ème guerre mondiale, un livret est édité année par année. Il est à espérer que le Lt Bonnefoy y figurera dans celui de 1940. Olivier Béna appelle urgemment les maires à localiser les tombes de Morts pour la France dans les cimetières communaux. Le C.G.A. Serge Barcellini martèle sans cesse qu’ « aucune tombe d’un Mort pour la France ne doit disparaître ». A Bertrambois, il y a urgence à sauvegarder les sépultures du Lt Bonnefoy et de Georges Weisbecker, saint-cyrien et chevalier de la Légion d’honneur. C’est le sens même de la géolocalisation, système utilisant les nouvelles technologies, des tombes des Morts pour la France. Le Délégué Général est venu présenter aux élus de la Comcom l’application en mai 2019 à la salle fêtes de Cirey-sur-Vezouze. La Commune de Val-et-Châtillon a été la première sur le secteur à se lancer dans ce chantier ; gageons que d’autres Communes emboîteront le pas dans cette aventure passionnante. Le rosier de la Mémoire est désormais le nouveau symbole floral spécialement dédié au Souvenir Français.

Dans son intervention, le Délégué Général a rappelé l’historique du Souvenir Français et son A.D.N. qu’est la préservation des sépultures de Morts pour la France. Il a insisté sur la transmission du flambeau aux jeunes générations par le biais des sorties pédagogiques. Le Souvenir Français, créé en 1887, sera la plus grande association mémorielle du 21ème siècle. Il a donné également le calendrier des prochaines cérémonies notamment en 2020 à l’occasion du 150ème anniversaire de la Guerre de 1870. Il est également revenu sur les cérémonies en mémoire des OPEX dans le Département quelques jours avant l’inauguration du monument national. De 2014 à 2018, 6 585 élèves de tous niveaux scolaires se sont rendus sur des lieux de Mémoire, représentant ainsi un financement du Souvenir Français à hauteur de 46 996,30 €. La période du Centenaire a vu également la rénovation de très nombreux monuments aux morts débouchant sur une aide financière du Souvenir Français pour les communes à hauteur de 71 501,32 €.

Le député Thibault Bazin a félicité le Comité pour son investissement et son souci constant d’assister aux cérémonies dans tous les villages car ce sont à chaque fois d’autres visages et d’autres histoires qui sont à honorer. Il a évoqué le Monument pour les OPEX à Paris en rappelant qu’aujourd’hui encore la France se trouve sur le théâtre d’opérations militaires dans le monde et qu’à chaque instant nos valeureux soldats sont menacés et parfois meurent encore pour la France. Il y a constamment à renforcer le lien Etat-Nation car les Poilus semblent bien loin mais la réalité est bien présente notamment avec le Régiment de Lunéville.

Mme Rose-Marie Falque et M. Michel Marchal ont également pris la parole pour féliciter le Comité mais aussi pour témoigner de leur expérience personnelle. Mme Falque a invité le Délégué Général à venir présenter la géolocalisation à l’association des Maires 54. M. Marchal a partagé son expérience sur Djibouti et la paix maintenue sur place grâce à l’intervention militaire de très nombreux pays.

M. Philippe Arnould a souligné l’action du Souvenir Français présent dans 3 Comités sur la Comcom. Il a également démontré que le grand nombre de cérémonies s’explique par un manque de héros auxquels la population pourrait s’identifier comme ce fut le cas pour les générations précédentes.

En conclusion, le Délégué Général a remis officiellement le chèque de 300 € à Alain Biondi, maire de Bertrambois, confirmant la participation du Souvenir Français à la rénovation du socle du Monument aux Morts.

Un repas convivial réunissant une trentaine de personnes s’est ensuite déroulé au café de la forêt de Bertrambois.

Olivier Béna,
1er vice-président du Comité local du Souvenir Français


Il y a 75 ans disparaissait Alfred Renaudin

Lien permanent

Publié le jeudi 07 novembre 2019

Dans la nuit du 9 au 10 mai 1940, une des premières bombes tombées sur Nancy échoue sur la villa Ambiel, rue Pasteur, qui est partiellement dévastée ainsi que l’atelier du maître. La famille Renaudin quitte la Lorraine pour rejoindre l’Auvergne, à Fontannes, où ils avaient été si bien accueillis à la fin de la Grande Guerre.

Le 23 mai 1940, son gendre, Jean Biet, lieutenant du 43ème régiment d’infanterie coloniale, meurt pour la France à Sedan à l’âge de 31 ans. La famille avait été également endeuillée avant leur départ précipité par le décès de Mme Zeller le 2 février 1940. Alfred Renaudin trouve consolation dans son art et dans l’affection des siens qui l’entourent notamment à la venue au monde de son petit-fils, Jean-François.

Son atelier auvergnat est une modeste grange attenante à la ferme où il habite. Le feu qui a marqué sa vie vient le frapper une ultime fois lorsqu’une nuit, le foin et la paille s’embrasent laissant réduit à néant son univers et cet endroit de création. Tout le labeur produit sur place est détruit de même que toutes les toiles précieuses qui avaient été sauvées du bombardement nancéen. C’est le travail de plusieurs années et le meilleur de toute une vie qui furent réduits en cendres ! Très affecté de ces pertes inestimables et irréparables, il accepta l’épreuve comme celles qu’il avait déjà traversées auparavant avec un courage extraordinaire. La seule chose qui selon lui permettait de combler ce vide, c’était de travailler davantage. Il reprit de plus belle et continua ses longues et nombreuses séances de peinture en plein air.

Tout s’arrêta brusquement lorsque le 7 novembre 1944, à 11h30, alors qu’il s’apprêtait à terminer une toile aux bords de l’Allier. Il fut soudainement terrassé par un malaise et s’éteignit sans même pouvoir prononcer un seul dernier mot. Il fut inhumé provisoirement dans le petit cimetière du village avant que sa dépouille ne puisse être transférée, mi-août 1946, dans le caveau familial Zeller, située dans le cimetière du bas de Val-et-Châtillon. Son désir, qui était de mourir sans subir la déchéance physique ou morale, a été ainsi réalisé. Il est à présumer que la providence pour laquelle il avait foi lui aura offert dans le paradis des peintres une place de grand choix.

Aujourd’hui, 75 ans après sa disparition, l’association « Les Amis d’Alfred Renaudin » perpétue sa mémoire et son œuvre pour une plus juste reconnaissance de son talent au Panthéon des grands artistes.

Olivier BENA


Acte de décès d’Alfred Renaudin


Le Souvenir Français honore les « Morts pour la France »

Lien permanent

Publié le mercredi 30 octobre 2019

La création du Souvenir Français intervient dans l’après-guerre de 1870. A Metz, comme en Alsace, une partie de la population maintient son attachement à la France par un culte aux militaires « Morts pour la France ». A la Toussaint, des jeunes filles en habit traditionnel déposent alors des cocardes sur les tombes des soldats de leur commune. Ainsi, fidèle à ses missions, le comité local du Souvenir Français a fleuri les tombes des soldats « Morts pour la France », aujourd’hui sans famille, de même que la stèle du 19 juin 1940 en forêt et le carré militaire au cimetière de Tanconville, le caveau des enfants de Cirey, la stèle des fusillés de Maîtrechet, la nouvelle stèle dédiée aux Canadiens et Anglais tombés dans le crash du 29 juillet 1944, ou encore le monument des Passeurs à Bertrambois. Les monuments aux morts des communes du secteur ont également été ornés de compositions tricolores. C’est d’ailleurs à cette occasion qu’est organisée la quête nationale du 31 octobre au 3 novembre, notamment aux portes des cimetières, pour permettre l’entretien et la sauvegarde des sépultures. Comme le martèle le Président-général, le C.G.A. Serge Barcellini : « Aucune tombe d’un Mort pour la France ne doit disparaître ». La réunion de travail annuelle du comité du Souvenir Français se tiendra à Bertrambois le 9 novembre précédée dès 9h30 d’un dépôt de gerbe au monument.

Contact : président du Comité, Jean Noël Jolé au 03.83.42.11.89

Olivier Béna


Adrienne Jouclard ou la couleur en mouvement

Lien permanent

Publié le mardi 29 octobre 2019

A l’invitation des Amis d’A. Renaudin, Jean-Michel Warin, galeriste, a évoqué la vie et l’œuvre de Mlle Jouclard. Son art nait d’un long travail d’observation et de préparation: elle croque ses sujets en situation, sur le vif. Elle met en couleurs et en mouvements des sujets animés, en action, dans le domaine du sport, du cirque, des courses hippiques, des scènes de bals ou des travaux des champs.

Olivier BENA


page précédente page suivante