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Une toile représentant Gerbéviller la martyre adjugée à 2 420 €

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Publié le mardi 20 octobre 2020


La toile d’Alfred Renaudin a été adjugée à 2 420 €
 

Parmi les lots aux enchères d’automne de l’hôtel des ventes Martin et Associés de Metz se trouvait une toile d’Alfred Renaudin, représentant Gerbéviller incendiée par les Allemands le 24 août 1914.

Datée de 1915 et de format 50X73 cm, cette œuvre est un grand classique de la facture de l’artiste-peintre. Issue d’une collection privée, elle était estimée entre 1 000 et 1 500 € mais a finalement trouvé acquéreur au prix de 2 420 €.

L’association « Les Amis d’Alfred Renaudin », dont un des objectifs est de recenser les œuvres, comptabilise une vingtaine de toiles sur ce sujet précis autour de Gerbéviller. Plusieurs sont d’ailleurs exposées à la mairie de Gerbéviller ou conservées au château de Lunéville.

En 1914, lorsque la Première guerre mondiale éclate,  Renaudin n’est plus apte à être soldat, mais il n’en est pas moins indifférent. Il s’engage pour les autres en œuvrant à l’Ecole des Beaux-Arts de Nancy devenu un hôpital. A sa fermeture, il quitte la Lorraine avec sa famille pour rejoindre Paris et son atelier rue Caulaincourt. Ce sera ensuite l’Auvergne et Fontannes. Comme nombre d’artistes lorrains de sa génération, il est un véritable « reporter de guerre » car, envoyé sur les champs de ruines, il dépeint les affres causées par le conflit. Il laisse ainsi un témoignage artistique fort et sincère des dévastations allemandes. Bien que représentant des événements tragiques, Renaudin place toujours des éléments évoquant l’espoir en l’avenir. Ici, au premier plan, il met en couleurs la nature qui reverdit et qui reprend ses droits au bord de la Mortagne malgré un fond chaotique, signe que la vie continue.  

Olivier BENA


Vernissage de l’exposition sur Alfred Renaudin

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Publié le mercredi 14 octobre 2020



Deux vues quasi similaires de Val-et-Châtillon peintes à 8 ans d’écart ont été intégrées à l’exposition.

 

C’est parti pour quatre mois d’exposition autour de l’œuvre de l’artiste-peintre Alfred Renaudin (1866-1944). Repoussée à cet automne en raison de la situation sanitaire, la nouvelle rétrospective consacrée au « chantre de la ruralité » vient de débuter au Musée d’Art et d’Histoire Michel Hachet de Toul et ce jusqu’au 7 février 2021. Pour cette occasion exceptionnelle, deux propriétaires privés lorrain et parisien ont accepté de prêter une partie de leur collection pour le plus grand plaisir des visiteurs.

L’entrée libre au musée débouche sur un parcours composé de 82 toiles, de formats différents, reprenant les thématiques chères à celui qui « voulait qu’on se promène dans ses toiles » notamment les villages lorrains qu’il a sillonnés toute sa carrière ou encore les fleurs qui ont été son premier sujet d’inspiration. De même, trois pièces de faïence sont présentées dont un immense vase de l’époque K&G prêtée par les Amis de la faïence ancienne de Lunéville.

Pour accompagner l’événement, Serge Domini Editeur, en lien avec l’association « Les Amis d’Alfred Renaudin », vient de publier un ouvrage éponyme. Ce beau-livre de 168 pages et de format 24X32 cm (avec ou sans coffret de prestige) offre un panorama de 150 tableaux, aquarelles et dessins. Les textes de Francine Roze, commissaire scientifique de l’exposition, apportent un éclairage expert sur l’œuvre et l’artiste reposant au cimetière de Val-et-Châtillon.

Une délégation du conseil d’administration de l’association « Les Amis d’Alfred Renaudin » étaient présents pour le vernissage. 

Olivier Béna


Quête 2020 du Souvenir Français

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Publié le mercredi 30 septembre 2020

Soutenir le Souvenir Français : https://le-souvenir-francais.fr/nous-soutenir/


Joseph Emile Gridel, peintre des forêts, en conférence

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Publié le lundi 28 septembre 2020

 Le 17 octobre, à 15h, une conférence sera donnée par Monique Manoha, chargée de mission au Pôle Bijou de la Comcom du Territoire de Lunéville à Baccarat, sur Joseph Emile Gridel, en partenariat avec la Maison de la Forêt et Les Amis d’Alfred Renaudin. Né et mort à Baccarat, Gridel a eu des maîtres comme Courbet. Grand chasseur et louvetier, il a été un fin observateur des animaux et est devenu un peintre animalier réputé par ses scènes de chasse particulièrement prisées. Il a exposé dans de très nombreux salons dont le prestigieux Salon des Artistes Français à Paris. Attiré par les côtes bretonnes, Gridel y a séjourné plusieurs fois et en a rapporté de très nombreux dessins, aquarellés de paysages ou de personnages de la région. Alors capitaine au 2ème  bataillon de la garde mobile de la Meurthe, il a peint à partir des souvenirs d’octobre 1870, une huile sur toile intitulée "Le combat de Nompatelize", œuvre appartenant au musée lorrain de Nancy.

En 1886, un critique écrit ces quelques lignes :  « Ses cerfs au ressui sur les chaumes sont de cette note personnelle qui a été acquise par une constante fréquentation de la forêt. Le ciel rose, vibrant de taches rouges, dans lequel se dresse la tête du cerf aux écoutes, est bien vu. Gridel a fait une certaine sensation au Salon de Paris, où il apportait des qualités de naturel, d’étude et de réalisme peu communes chez les animaliers parisiens. Les peintres de chic, pour qui les forêts sont trop loin et les ravins trop abrupts, ont eu l’étonnement de personnages qui, ne voulant pas aller à la montagne, ont vu la montagne venir à eux."

En 1899, le peintre a offert à la Municipalité de Baccarat deux grandes toiles aux scènes de chasse : « Sanglier pris par son équipage de mâtins » et « Le coup double », primées au Salon de Paris. Elles ont été restaurées à Boersch et sont inscrites au titre des Monuments Historiques. Elles seront le point de départ d’un parcours dans la vie et l’œuvre de cet artiste trop peu connu qui a eu aussi une activité trop peu connu au sein de la Manufacture de Cristal.

Olivier BENA

 L’attaque du sanglier, une des œuvres de chasse de Joseph Emile Gridel.

 

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