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Un plat K & G peint par Renaudin vendu aux enchères
Publié le mercredi 17 mars 2021

Le plat circulaire a été adjugé à 2 300 €
L’hôtel des ventes de Saint-Dié-des-Vosges, dirigé par Maîtres Morel, proposait aux enchères, mi-mars, une belle vente cataloguée parmi laquelle figuraient deux lots concernant Alfred Renaudin. Tout d’abord, se trouvait un grand plat circulaire en faïence Keller et Guérin de Lunéville, d’une dimension de 53 cm, à décor d’un paysage arboré de bord de mer. La pièce est signée « A. Renaudin » ce qui lui attribue une certaine authenticité. Il s’agit d’une vue de la vieille ville peinte depuis le site de la chapelle de la Garoupe au cap d Antibes. Alfred Renaudin était à Antibes en février 1894 d’après le catalogue de l’exposition de l’été 1987 au château de Lunéville. De plus, une toile, peut-être la même, a été vendue en juillet 2013 chez Martin et Associés à Metz. Estimé entre 400 et 600 €, le plat a été adjugé 2 300 € au coup de marteau final.
En 1881, âgé de 15 ans, A. Renaudin s’intéresse à la décoration et devient apprenti céramiste à la Faïencerie Keller & Guérin de Lunéville. Placé dans les mains expertes du vieux maître France, ce dernier lui enseigne toutes les ficelles de l’art du feu. Étonnamment doué, le jeune Renaudin possède le feu sacré qui donne à l’individu une envie impétueuse de peindre et de dessiner. Révélant très vite de brillantes dispositions, il suscite l’intérêt de ses patrons, MM. Guérin et Keller, mais aussi par un de leurs amis, le baron Maurice de Ravinel, grand collectionneur et connaisseur d’art.
De même, une aquarelle, dans un cadre style Degas, datant aussi de 1894, de dimensions 49 X 34,5 cm, représentant le paysage d’un parc à Domèvre, lieu non identifié, a également été vendue au prix de 750 €.
Olivier BENA

Ses amis acquièrent une aquarelle florale de Renaudin
Publié le mercredi 10 mars 2021
Alors que la 20ème vente consacrée aux artistes de la Lorraine et du Grand-Est n’a proposé aucun lot concernant l’artiste peintre, il n’en a pas été de même pour une vente aux enchères qui s’est déroulée fin février, à Rouen. « Normandy Auction » a organisé une vente uniquement en ligne en raison de la situation sanitaire. L’hôtel des ventes est dirigé par Delphine Frémaux-Lejeune, commissaire-priseur et expert dans l’émission « Affaire Conclue » sur France 2. Les adjudications étaient relayées par le biais du site www.drouotonline.com.
Parmi les plus de 500 objets très variés figurait une aquarelle sur papier fin encadrée, signée et datée (18)90 en bas à droite. De format 55 X 42 cm, la mise à prix très basse à 30 € s’est vite envolée pour atteindre un montant de 270 € au coup de marteau final, hors frais. L’association « Les Amis d’Alfred Renaudin » a remporté les enchères du lot répondant ainsi à un de ses objectifs d’acquérir une œuvre représentant des fleurs, dans la limite de ses moyens financiers.
Avant de réaliser une pièce en faïence ou une toile plus conséquente, Alfred Renaudin réalisait ce genre d’étude préparatoire. Très réalistes, ces branches de rosier sauvage, ou d’églantier, résultent de sa fine observation de la nature, ce qui lui vaut bien son surnom de « peintre des fleurs ». Cette pièce est assez rare à trouver de nos jours notamment en raison de son caractère d’esquisse et de la matière utilisée. Mi-mars, l’hôtel des ventes de Saint-Dié des Vosges, vendra un grand plat circulaire très coloré K&G représentant Antibes et une aquarelle d’un paysage de parc à Domèvre.
Olivier BENA
Les branches de rosier sauvage ont été adjugées à 270 €.
Questions à … Olivier Béna, président des Amis d’Alfred Renaudin
Publié le jeudi 04 février 2021
L’association « Les Amis d’Alfred Renaudin », comme le monde associatif, subit la dure loi des restrictions sanitaires et a dû annuler quasiment tous ses événements depuis mars 2020 sans pourtant faire de cette année une « année blanche ».
Quel bilan dressez-vous de 2020 ?
Malgré tout ce qui s’est passé, le bilan de 2020 reste certainement un des meilleurs depuis la création de l’association en mars 2012. En effet, même si nous avons dû renoncer, tel un véritable crève-cœur, à nos rencontres et à notre programme de conférences, un magnifique ouvrage sur l’artiste-peintre a été édité et une exposition inédite regroupant plus de 80 toiles au musée de Toul a pu être montée.
Comment analysez-vous la situation actuelle ?
Comme beaucoup de pans de notre société, la culture est en grande souffrance. Elle est pourtant le moteur du projet de vie sociale d’un territoire, en vrai créateur de richesses humaines et économiques. L’exposition consacrée à Alfred Renaudin au musée de Toul est à l’arrêt depuis fin octobre. Initialement prévue jusqu’au 7 février, elle a été prolongée jusqu’au 3 avril, et sûrement au-delà ! Gageons qu’elle rouvrira rapidement ses portes grâce à la mise en place d’un protocole sanitaire renforcé.
Comment l’association se projette-t-elle en 2021 ?
Depuis janvier, l’association a déjà été sollicitée à de nombreuses reprises par des particuliers, antiquaires et commissaires-priseurs partout en France ; le marché de l’art n’est pas à l’arrêt et de nouvelles toiles apparaissent. La traditionnelle vente des « Artistes lorrains » aura lieu fin février à Metz. En 2020, quatre toiles de Renaudin avaient été vendues pour un total cumulé de plus de 16 000 € !
De même, l’association a prêté main forte à l’Almanach de Brioude dans le cadre de la préparation de leur exposition fêtant le centenaire de cette société savante d’histoire auvergnate.
Le lien constant avec les adhérents est aussi très important pour le moral de tous : l’art, surtout celui tellement apaisant d’Alfred Renaudin, est un moyen de s’évader de la dure réalité dans laquelle notre monde est plongé. Nul doute que le maître, en vrai ethnographe de son époque, aurait été bien inspiré par cette séquence Covid-19 mais aussi par l’épisode neigeux de ces derniers jours …
Page Facebook de l’association : https://www.facebook.com/amisalfredrenaudin ou par téléphone au 07 82 56 88 47

A. Renaudin aurait sans aucun doute été inspiré par la vie actuelle
Alfred Renaudin ou l’art de l’apaisement
Publié le mardi 29 décembre 2020
Une vue de Moselle d’Alfred Renaudin adjugée à 700 €
Publié le lundi 14 décembre 2020

Cette vue de Moselle, adjugée à 700€, est une œuvre de jeunesse d’A. Renaudin.
Avant de clore l’année 2020, qui malgré la pandémie a vu une dizaine de toiles d’Alfred Renaudin vendues aux enchères en France comme à l’étranger, Me Laurent Martin et associés de Metz proposaient dans leur catalogue de vente de mi-décembre une huile sur toile de l’artiste-peintre intitulée : « Vue de Moselle ». La localisation précise du lieu mis en couleurs n’est pas connue. Comportant quelques petits accidents et d’un format moyen de 34,5 x 44,5 cm, ce tableau, signé en bas à droite, présente un paysage digne des thématiques du maître autour de la dominante de l’eau dans tous ses états. Il se compose à plus de 75 % d’un ciel nuageux et d’un cours d’eau parcourant la scène où se reflètent des arbres. Des ruminants dans le fond à droite apportent une animation à l’ensemble de l’espace. Datée de 1886, il s’agit d’une œuvre de jeunesse d’Alfred Renaudin qui n’a que 20 ans au moment de sa réalisation. Il est alors employé dans l’atelier d’art des Faïenceries Keller & Guérin à Lunéville et suit des cours du soir à l’école des Beaux-Arts de Nancy. Timidement estimée entre 300 et 500 €, la peinture a finalement été adjugée au prix marteau de 700 €.
Olivier BENA
