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Hommage aux fusillés de Maîtrechet, 70 ans après
Publié le lundi 20 octobre 2014
Auteur : Olivier BENA
Un arbre planté par Nicole PAYAN fille de Charles THOMAS
Les comités du Souvenir Français de Blâmont et de Cirey-sur-Vezouze se sont associés pour une matinée d’hommages à ces victimes le dimanche 12 octobre dernier, 70 ans après jour pour jour, sur les quatre sites de Blâmont (gendarmerie où est apposée une plaque en hommage au Maréchal des Logis-Chef, Jean Coupaye), Cirey-sur-Vezouze (monument F.F.I. en lien avec les deux gendarmes déportés et tués à Dachau, Pierre MATH et Pierre HAXAIRE, et stèle des fusillés) ainsi qu’au monument aux morts de Val-et-Châtillon en lien avec la mémoire de Charles Thomas, enfant du village.
Retour sur les faits : à deux kilomètres de Cirey-sur-Vezouze, sur la route de Bertrambois (RD 993), se dresse au milieu des bois la « stèle des fusillés » qui marque le lieu de l’exécution sommaire, le 14 octobre 1944, des résistants Jean Coupaye, Edouard Morquin, Roger Roger et Charles Thomas, victimes du nazisme. Aujourd’hui, honorer leur mémoire, c’est aussi lever le voile sur les circonstances douloureuses de ces assassinats.
Mai 1944 - La résistance multiplie les attentats contre les militants du Parti Populaire Français (PPF), organe collaborationniste fondée par Jacques Doriot : la « protection » de ces militants sert de prétexte à la création des « Groupes d’action pour la justice sociale » (communément appelés Groupes d’Action du PPF, GAPPF), armés par l’occupant allemand, et qui ont comme autre mission de pourchasser les réfractaires au service du travail obligatoire.
Juin 1944 - Mais très vite, ces groupes deviennent les auxiliaires zélés du Sicherheitsdienst (SD), exerçant leur violence contre les résistants et maquisards. Ainsi, est ainsi constitué à Rennes, le 8 juin 1944, un groupe d’une quinzaine d’individus au passé particulièrement trouble, et qui s’illustre localement par ses excès criminels.
Août 1944 - Dès le 1er août, les progrès du débarquement allié font comprendre aux GAPPF que le temps de la justice approche. Rennes est libérée le 4 août 1944, mais les collaborateurs ont déjà fui et se regroupent à Paris. C’est ainsi que deux jours avant l’insurrection parisienne, environ deux mille militants du PPF partent le 17 août 1944 précipitamment pour Nancy, puis passent en Allemagne début septembre.
Septembre 1944 - Or, la guerre n’est pas terminée : si certains GAPPF intègrent des unités allemandes dont la Waffen SS, le groupe de Rennes, avec les allemands du SD de la même ville, est renvoyé en France, affecté au château de Châtillon. Tout en commettant à nouveau divers pillages (épicerie Valentin, Café Lorrain de Cirey...), ce groupe va s’acharner à démanteler le réseau local de résistance.
Rapidement, il procède dans les secteurs de Blâmont et Badonviller à une vingtaine d’arrestations, accompagnées de déportations en Allemagne. C’est ainsi qu’à Cirey-sur-Vezouze le maréchal des logis Pierre HAXAIRE (né le 5 avril 1905 à Fraize) et le gendarme Pierre MATH (né le 30 juillet 1911 à Thaon-les-Vosges) sont arrêtés, puis déportés à Schirmeck avant d’atteindre Dachau le 9 octobre, où ils succomberont en février 1945.
Octobre 1944 - Le 1er octobre, le GAPPF arrête sur dénonciation le responsable du secteur des Forces Française de l’Intérieur (Région C - secteur 44), Charles THOMAS (né le 1er mai 1913 à Val-et-Châtillon, ancien sergent du 9ème zouave), à son domicile devant ses enfants, et le conduit au château de Châtillon, siège du SD, où il est torturé.
Le 10 octobre, le maréchal des logis chef Jean COUPAYE (né le 17 décembre 1904, domicilié à Fumay dans les Ardennes), commandant la brigade de gendarmerie de Blâmont (secteur FFI 412), est arrêté à son tour au sortir de la gendarmerie de Blâmont par les mêmes complices du SD, et incarcéré aussi à Châtillon.
Le 14 octobre 1944, ils sont conduits, avec deux autres FFI prisonniers, Edouard MORQUIN (de Domèvre sur Vezouze, né le 14 février 1893 à Jallaucourt), et Roger Marcel ROGER (de Pexonne, né le 3 août 1914 à Baccarat), à proximité de Cirey sur Vezouze dans la Forêt de Maîtrechet, où le GAPPF a déjà creusé les fosses. Ils sont sauvagement assassinés et sommairement ensevelis : les corps ne seront retrouvés qu’après la libération (Jean COUPAYE sera ainsi inhumé à Blâmont le 25 novembre).
Le 18 novembre 1944, les villes de Blâmont et Cirey-sur-Vezouze sont libérées ; après la chute de l’Allemagne nazie, la plupart des criminels français responsables des déportations et meurtres locaux, seront capturés, jugés, et condamnés à la peine capitale fin 1945.
Après un dépôt de gerbes sur les différents lieux de mémoire, les participants aux commémorations se sont rendus en cortège au Monument aux Morts de Val-et-Châtillon. A 11h30, à la sortie de la messe, les personnes présentes ont pu ressentir la solennité de l’événement rehaussé par la présence de vingt porte-drapeaux issus des différentes sections et associations patriotiques du secteur. Après un discours prononcé par Olivier BENA, maire-adjoint délégué aux cérémonies patriotiques et vice-président du Souvenir Français de Cirey, un arbre, symbole de vie, plus précisément un pommier d’ornement a été planté avec la participation de Nicole PAYAN-THOMAS, fille aînée du résistant Charles THOMAS. L’arbre se trouve en face du monument et de la photo de « César », nom de code dans la résistance de Charles THOMAS. Après ce moment empreint d’une grande émotion notamment éprouvée par les membres des familles de ces braves présentes, un vin d’honneur a été servi à la salle des fêtes communale afin de clôturer cette matinée de souvenir. A nous le souvenir, à eux l’immortalité !
Par Olivier BENA, adjoint au maire et correspondant défense de la commune de Val-et-Châtillon, vice-président du Souvenir Français de Cirey,
avec des extraits des recherches de Thierry Meurant, correspondant défense de la commune de Blâmont.
La mémoire du textile en marche
Publié le vendredi 17 octobre 2014
Auteur : Olivier BENA
De passage dans le secteur, un groupe de marcheurs a fait escale le temps d’un après-midi au Musée de Textile où l’équipe de bénévoles présidée par Jean-Marie Ferron les a accueillis avec grand plaisir. Continus, cannetière, bobinoir, postes de rentrage, métiers à tisser, plieuse, visiteuse, toutes les machines se sont animées pendant plus d’une heure sous les yeux émerveillés des randonneurs. Tous ont été ébahis par l’engagement fidèle des ouvriers d’hier devenus des passeurs de mémoire indispensables afin de faire revivre ce passé glorieux de la commune qui a offert du travail à plusieurs générations d’hommes et de femmes. Les nombreux métiers à tisser toujours fonctionnels ont suscité également beaucoup de curiosité tant par leur mécanique que par leur entretien méticuleux. Au fur et à mesure de la visite, de multiples explications leur ont été fournis avec passion par Bernard Patoux et les anciens de la Société Cotonnière Lorraine, notamment concernant les différentes étapes de fabrication de la balle de coton au tissu final. L’année 2014 marque d’ailleurs le 20ème anniversaire des premières portes ouvertes organisées par la municipalité d’alors et une poignée de d’anciens salariés des usines. Cet enthousiasme débouchera sur la création d’une association et la constitution du musée mettant ainsi en valeur un savoir-faire qui a permis de raccommoder le passé et d’échanger des souvenirs tissés au fil des années.
Des brioches au bon goût de solidarité
Publié le lundi 13 octobre 2014
Auteur : Olivier BENA
Comme chaque 2ème samedi du mois d’octobre, la commune a participé à l’opération « Brioches de l’amitié », chapeautée par l’AEIM– Adapei 54. C’est ainsi que se sont associés le temps d’une matinée des élus, des membres du C.C.A.S. ou du monde associatif de la localité, afin de sillonner par binôme les rues du village à la rencontre des habitants. L’occasion pour tous était d’allier gourmandise et générosité envers les personnes handicapées intellectuelles. Pour 2014, le bénéfice de cette nouvelle campagne sera affecté au Foyer Occupationnel Arc en Ciel situé à Saint-Nicolas-de-Port, afin d’améliorer l’accueil et le bien-être des personnes accueillies dans l’établissement. Le bilan dressé est très positif puisque quelques 579,50 € ont été récoltés pour 108 brioches vendues. La Municipalité tient une nouvelle fois à remercier les fidèles bénévoles de l’action ainsi que les Renards qui n’ont pas hésité à ouvrir chaleureusement leur porte au profit de la solidarité.
La commune au chevet des associations
Publié le lundi 13 octobre 2014
Auteurs : O. BENA, J. TALLOTTE
Une réunion s’est tenue à la buvette de la salle des fêtes, entre les élus de la commune et les associations qui occupent un local communal à titre gracieux ou qui demandent un hébergement. Les N.A.P. en route, il reste à répartir quelques places et à harmoniser les horaires et les jours d’occupation.
Toutes les entités associatives avaient répondu présentes à l’invitation envoyée par Josiane TALLOTTE, maire, et ses trois adjoints : la JS VAL, l’APE, le Club Canin, les Gas du Val Cross, Familles rurales, l’A.C.C.A., la Fanfare du Val, la MPT, Croco Blanc ou encore Mémoires du textile.
Après un mot d’accueil et quelques généralités permettant de faire mieux connaissance avec les différents comités, la parole a été donnée à chacun pour exprimer remarques, envies ou suggestions…
Le débat s’est ensuite centré sur l’ordre du jour. Le musée occupe depuis sa fondation une partie des bureaux de la Cotonnière. L’ACCA, fraîchement rapatriée s’est dite enchantée de la "cabane des chasseurs" qu’elle a créée dans le grand garage, à côté des engins agricoles et du club des voiliers. Le Club Canin, après arrangement avec la deuxième série des voiliers qui ont cédé deux pièces qu’ils louent (merci la coopération entre associations !) pourra accueillir ses adhérents à l’abri ; les chiens seront entraînés sur deux terrains contigus , dès que le club aura fini de grillager l’espace.
Familles Rurales prend ses quartiers à la buvette pour le club scrabble, la gymnastique, les activités récréatives depuis le départ des anciennes écoles.
Les Gars du Val Cross sont hébergés en haut du Belvédère dans le Parc.
La JS Val, football oblige, se trouve dans les deux salles sous l’école, près des douches et du terrain du sport. Ces lieux sont occupés deux soirs (sur une salle) par les ateliers de musique et deux autres soirs par la fanfare (une salle) qui va faire quelques essais d’horaires.
La section informatique ouvre fin octobre dans la salle informatique aux écoles (côté activités).
D’un commun accord la MPT utilisera la salle sous la scène (ex-resto du coeur) et les Parents d’élèves s’installeront dans l’ex-salle de l’assistance sociale.
L’entretien des locaux prêtés aux associations sera assuré par eux (ménage surtout, la commune s’occupe du reste).
Quelques conseils sur la communication des résultats ou activités et l’information ont clos cette rencontre amicale et fructueuse.
CAJT : programme des vacances d’automne
Publié le vendredi 10 octobre 2014
