Val-et-Châtillon

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Cession de lots de bois de chauffage 2015-2016

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Publié le lundi 02 novembre 2015

Prix du stère à 12 € TTC (bouleau : 2€),

Date limite d’inscription au lundi 30 novembre 2015.

Les inscriptions sont enregistrées en mairie uniquement (ni par téléphone, ni par internet).



Conférence sur Eugène Corbin – Les Amis d’Alfred Renaudin

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Publié le mardi 27 octobre 2015

Auteur : Olivier BENA

Pour terminer les activités très riches de cette année 2015, l’association « Les Amis d’Alfred Renaudin » a accueilli avec grand plaisir à la salle des fêtes, Robert Florentin, professeur honoraire et érudit modeste en histoire de l’art lorrain, pour évoquer la vie d’un grand personnage, Eugène Corbin.

Né en février 1867 à Nancy, Jean Baptiste Corbin, surnommé « Eugène », est le fils d’Antoine Corbin. Ce dernier est un véritable « touche à tout » assez visionnaire, puisqu’il pressent l’importance d’implanter les activités marchandes en lien direct avec Lunéville et Strasbourg. Camelot sur les marchés de la ville, il ouvre un premier magasin sous la porte Saint-Nicolas ; ce sera le Bazard Saint-Nicolas. Au-delà de ce succès florissant, il acquiert en 1883 des bâtiments à l’angle de  face à la Gare de Nancy. Son idée est géniale car le nouveau quartier se développe très vite et les immeubles attenants sont rapidement rachetés. En 1890 apparait le nom de Magasins Réunis et en 1894 une marquise relie en façade les différents immeubles.

A la mort d’Antoine Corbin, en 1901, ses descendants reprennent les affaires en main. Son fils, Louis, s’oriente vers Paris, où se trouve un gros centre d’achats. Eugène, quant à lui, va poursuivre l’œuvre paternel en développant le concept sur tout l’Est de la France. C’est ainsi que vont fleurir de nombreuses succursales, comme à Toul, Pont-à-Mousson ou encore Epinal.

En plus de sa bosse du commerce, Eugène Corbin, va lier l’art à l’industrie en faisant intervenir nombreux de ses amis artistes au profit de la décoration et de l’embellissement des Magasins Réunis. En 1906 est reconstruit progressivement l’ensemble des immeubles avec lanternes d’angles par l’architecte Lucien Weissenburger. Corbin, en veritable mécène du jeune mouvement Art nouveau de l’École de Nancy a recours à ces artistes: bronzes de Victor Prouvé, vitraux de Jacques Gruber…

En 1912, les Magasins Réunis proposent 70 départements de vente sur une surface de 4 000 m² mais également un tea-room, une salle de spectacle et une galerie d’art. Même si elle n’a fait que peu de dégâts à Nancy, la Première Guerre mondiale abat malheureusement le fleuron du commerce nancéien par une bombe incendiaire le 16 janvier 1916. Un rapport d’enquête laissera apparaître qu’il n’en était rien car il s’agissait d’un court-circuit qui aurait pu coûter la vie à la famille Corbin.

Le temps de la reconstruction voit le jour en 1925, dans un vaste vaisseau de style Art déco. Corbin ne s’est pas attaché à refaire de l’Ecole de Nancy et avance avec son temps. L’instabilité du sous-sol aboutit à l’effondrement d’une partie du magasin peu avant sa seconde inauguration en décembre 1926. Le magasin ouvre finalement ses portes en 1928 dans le beau style Art déco de Pierre Le Bourgeois. Les Magasins Réunis de Nancy deviennent le plus grand magasin de province : agrémentés d’un restaurant, d’un salon de coiffure, d’une agence de voyage, d’une garderie et le dernier étage est entièrement consacré à la galerie d’art.

L’extension des Magasins Réunis continue notamment à Paris et en province. De nombreux autres magasins étaient affiliés comme celui de Bâle.

Sur le plan privé, Corbin se marie très tard ayant ainsi profité pleinement de sa jeunesse. Il convole en justes noces à Nancy en 1905 avec Jeanne Blosse, fille d’un serrurier d’art nancéen. L’union est couronnée par la naissance en 1906 de la fille unique chérie du couple, Jacqueline.

De ses nombreuses relations avec les milieux de l’art lorrain mais pas uniquement, Corbin va être un grand collectionneur invétéré à tel point qu’il sera obligé d’acheter des maisons pour y entreposer ses toiles et autres chef-d’œuvre : Prouvé, Corrette, Gallé, Camille Martin, Majorelle, Friant, … et même Renaudin ! La légende raconte qu’il pouvait se souvenir à quel endroit était stockée telle ou telle œuvre et ce sans inventaire précis ! Proche des préoccupations d’enseignement et de diffusion de l’Ecole de Nancy, Corbin participe à la création de plusieurs concours organisés par l’Ecole de Nancy et fonde en 1909 la revue Art et Industrie.

En 1935, la collection École de Nancy de Corbin est donnée à la Ville de Nancy. Cette dernière est installée dans une aile des Galeries Poirel jusqu’en 1939 où elle est mise en caisse et envoyée dans le sud de la France. Il en regorge de partout et de tous les artistes (759 œuvres au total). A leur retour en 1945, les œuvres sont stockées dans les anciens abattoirs. Transportées sans ménagements, certaines œuvres subissent des dégâts aggravés par les inondations de 1947. Dès le mois suivant, les œuvres réintègrent Poirel, mais ne sont plus présentées au public. La solution est trouvée par la municipalité qui achète l’ancienne propriété Corbin (une partie du jardin et la maison d’habitation rue Blandan), pour y installer une partie des collections en 1951-1952 avec une ouverture partielle au public en 1954. La plaque «Ville de Nancy - Musée de l’Ecole de Nancy - Eugène Corbin» posée à l’entrée du musée, rappelle encore sur place la générosité du mécène.

En 1952, Eugène Corbin s’éteint laissant derrière lui une collection considérable. Son épouse continuera de vivre dans la demeure familiale jusqu’à son décès en 1961. Leur fille Jacqueline cèdera des éléments constitutifs importants au Musée de l’Ecole de Nancy avant de disparaitre en 1989.

Aujourd’hui encore, Eugène Corbin, reste une figure attachante pour les Nancéiens car ce véritable altruiste a permis de constituer en grande partie ce que sont les musées de Nancy. C’est ainsi que l’on peut vraiment affirmer qu’il était un immense collectionneur mais au-delà, un grand mécène et entrepreneur, homme providentiel de la cité ducale.

A l’issue de la conférence, la vingtaine de participants a pu continuer ses échanges autour du verre de l’amitié offert par l’association. Les conférences sont gratuites et ouvertes à tous sans être membre de l’association. Elles permettent d’apporter à la campagne des morceaux de musée et d’histoire, parfois difficilement accessibles.

  Olivier BENA

Référence bibliographique :

Philippe Bouton-Corbin, Eugène Corbin, collectionneur et mécène de l’Ecole de Nancy. Nancy : AAMEN, 2003


Hommage aux victimes de l’accident de Puisseguin

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Publié le mardi 27 octobre 2015

Le drapeau français est mis en berne sur le fronton de la mairie à l’occasion de l’hommage national rendu aujourd’hui aux victimes de l’accident de Puisseguin.


Réglementation du stationnement dans la Grande rue

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Publié le lundi 26 octobre 2015

Considérant le caractère désordonné du stationnement des véhicules (sur le trottoir, à cheval sur la chaussée, en travers des trottoirs, face à des garages, dans des endroits dangereux…) et la difficulté de circuler sur les trottoirs pour les piétons – en particulier pour des poussettes ou fauteuils roulants –, un arrêté municipal a été pris pour réglementer le stationnement le long de la grande rue.

Ainsi, à compter du lundi 2 novembre 2015, tout stationnement dans la Grande rue devra se faire sur la chaussée le long du trottoir.

Quelques exceptions sont prévues à cette règle quand le stationnement est possible sur l’usoir - mais en laissant le trottoir libre – devant les numéros suivants de la Grande rue : 1 – 24 – 26 – 31 – 33 – 36 – 49 – 51 – 48 – 50 – 54 – 1 place au 60 – 1 place au 62 – 70 bis – 126.

Ces dispositions s’inscrivent dans le sens de la loi qui stipule que l’arrêt ou le stationnement sur le trottoir ou à cheval sur le trottoir sont strictement interdits sauf signalisation spécifique l’autorisant. En agglomération, le stationnement du véhicule doit se faire soit sur des emplacements prévus à cet effet, soit sur la chaussée le long du trottoir, soit encore sur l’accotement s’il n’est pas aménagé en trottoir.

Le succès de ces mesures pour l’intérêt de tous dépend de la bonne collaboration de chacun. Sachez également que la loi prévoit des contraventions de 2ème ou 4ème classe pour punir les stationnements gênants ou dangereux.

Madame le Maire, Josiane TALLOTTE


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