Val-et-Châtillon

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Sensibilisation aux accidents de la vie courante pour les personnes de 60 ans et plus

Publié le mercredi 15 mars 2017

Mercredi 8 mars dernier, le C.C.A.S. de Val-et-Châtillon a co-organisé avec l’association Familles Rurales une causerie-débat animée à la salle des fêtes par le lieutenant-colonel André Laurain. Une vingtaine de personnes avaient répondu à l’invitation adressée aux aînés de 70 ans et plus de la commune. C’est la mission du CCAS d’apporter des réponses et des solutions d’amélioration du quotidien face aux difficultés de la vie pour les seniors qui était visée autour de la thématique des accidents de la vie courante.

Avec 4,5 millions de recours aux urgences, 500 000 hospitalisations et environ 20 000 décès, les 10 et 12 millions d’accidents de la vie courante (AcVC) se produisant chaque année en France constituent un problème majeur de santé publique. Les deux tiers des décès surviennent chez les personnes âgées de 75 ans et plus, souvent après une chute. Les AcVC représentent la 1ère cause de décès chez les enfants de moins de 15 ans. Elle a même été Grande Cause Nationale en 2013.

Enfant du Val et fort de son expérience de sapeur-pompier ou d’expert honoraire près la cour d’appel de Nancy, le colonel Laurain a réalisé un ouvrage de fiches techniques à destination des formateurs en secourisme. Chacune s’organise en trois parties : cause, conséquence et solution. Le document couvre de nombreux chapitres comme les chutes, le feu, les intoxications, les accidents électriques, les dangers de la cuisine et de la salle de bains, les escaliers, … Des anecdotes précises ont permis d’illustrer au mieux les cas présentés. L’expertise fine d’André Laurain a encore été sollicitée en décembre 2016 lorsqu’une Vosgienne est décédée suite à l’incendie de sa couverture chauffante.

Des événements restent pour certains inexpliqués comme le cas d’Uruffe où le 12 mai 1977, une sexagénaire est retrouvée calcinée, à l’exception des jambes et d’un bras, intacts. Les pistes habituelles n’ont rien donné. Quarante ans après, le mystère perdure. André Laurain confie : « Pendant les vingt années qui ont suivi ce drame, j’ai exploité tous les éléments. Ils n’ont débouché sur rien de tangible. Aujourd’hui, cette affaire ne me hante plus. Mais je continue à me tenir informé de l’actualité pour voir si de nouveaux cas apparaissent ».

Très ému d’être revenu « au Val » où il a passé sa jeunesse, André Laurain a aussi ranimé quelques souvenirs comme celui des canotiers de chez Cayet-Demange. Après la Grande Guerre, une grosse a été commandée et arrivée dans un wagon à la gare de Cirey. Mais une grosse représente : douze fois douze douzaines d’unités soit 1 728 chapeaux ! Les derniers ont été distribués plus de 30 ans après.

L’ouvrage « Les accidents de la vie courante des personnes de 60 ans et plus» a reçu le Grand-Prix de la prestigieuse Académie Stanislas en 1996. A 87 ans, André Laurain tient toujours à se préoccuper des problématiques de sécurité, d’informer, de conseiller, de prévenir et surtout de servir ses semblables à travers ce fil conducteur qui a conduit sa vie professionnelle. En l’absence de Josiane Tallotte, c’est Marie-Thérèse Gérard et Olivier Béna, en présence de Roger Cornibé qui ont reçu le document offert à la Municipalité et consultable par tous en mairie. Un petit verre de l’amitié, offert par Familles Rurales, a conclu cette sympathique rencontre sous le signe parfois des retrouvailles. 

Olivier BENA

 


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