Plus de 700 kilos de poisson mis à l’eau dans l’étang communal
Publié le lundi 22 décembre 2025
Des brochets, mais aussi des tanches, des carpes
et des gardons vont peupler l’étang.
La société de pêche Le Roseau de la Vezouze qui a la gestion de l’étang communal a procédé à un alevinage dans ses eaux. Ainsi, 164 kg de gardons, 250 kg de brochets, 54 kg de tanches et 250 kg de carpes ont été mis manuellement dans l’étang. Cet alevinage représente un investissement de 6 500 €.
Plusieurs bénévoles de la société de pêche se sont mobilisés pour cette opération.
Le Roseau de la Vezouze a également en charge l’entretien des berges du plan d’eau et des ouvrages de régulation. L’étang de 25 500 m2, est apprécié par les pécheurs de tous âges mais aussi par les promeneurs.
Une toile de la « martyre » de Renaudin vendue aux enchères
Publié le jeudi 18 décembre 2025
Dans son catalogue raisonné de l’œuvre de l’artiste-peintre qu’elle promeut, l’association « Les Amis d’Alfred Renaudin » ne compte plus les toiles représentant Gerbéviller, la martyre. L’événement terrible, qui a marqué le début de la Grande Guerre en août 1914, a été source d’inspiration et de témoignage de très nombreux artistes lorrains dont Alfred Renaudin.
La maison de ventes Alexandre Landre à Nancy a proposé à la vente une énième toile montrant l’étendue de ce drame matériel mais surtout humain. Titrée "Champ de bataille de Gerbéviller", l’huile sur toile est signée en bas à droite et datée août/septembre 1914. De format classique 73 x 50 cm, cette dernière comporte une étiquette mentionnant des éléments de lecture de la peinture : au 1er plan se trouvent des tombes de soldats du 2ème Bataillon de Chasseurs à Pieds, puis la commune de Gerbéviller au 2ème plan et enfin, dans le fond, les hauteurs du Grand Couronné de Nancy.
Pendant la Première Guerre mondiale, Renaudin est profondément marqué par la destruction de sa région natale, ce qui donne à certaines de ses œuvres un ton plus mélancolique. Il n’en demeure pas moins que les fleurs colorées du 1er plan offrent au spectateur un retour à la vie malgré ces croix et cette scène funeste.
L’œuvre provient de la collection particulière de l’abbé Jacques Choux, ancien conservateur du Musée Lorrain mais surtout un des organisateurs de l’exposition de l’été 1987 au château de Lunéville rendant hommage à Alfred Renaudin. Le catalogue d’exposition qu’il signa reste encore une référence pour les amoureux du peintre car il contient de nombreux tableaux, notes, catalogue d’expositions ….

Estimé entre 1 500 et 2 000 €, le tableau a été adjugé à 3 500 €.
Olivier BENA
Record mondial d’adjudication pour une œuvre d’Alfred Renaudin
Publié le lundi 15 décembre 2025
La fin d’année 2025 est très active pour les maisons de vente et nombreuses sont les œuvres d’Alfred Renaudin à passer aux enchères. La Maison Alexandre Landre de Nancy a délocalisé sa dernière vacation, « Art Nouveau et Art Déco », à Liverdun. Dans le cadre idyllique du Domaine de la Garenne, au bord de la Moselle, en lien avec la Fondation Nicolas Gridel, plus de 150 lots ont été dispersés avec un franc succès montrant que les artistes lorrains attirent encore les acquéreurs.
Parmi eux se trouvait une œuvre exceptionnelle et unique de Renaudin : une toile au format XXL de 180 x 210 cm provenant d’une collection particulière nancéenne. Il s’agit d’une vue lumineuse d’un "Jardin de Lunéville" aux roses trémières datant de 1893. Souvent qualifié de « peintre des fleurs » dans sa première partie de carrière, Renaudin sublime à nouveau la nature.
Après une bataille acharnée entre enchérisseurs, le commissaire-priseur a conclu la vente au prix de 18 500 €, soit environ 23 500 € avec les frais, situant ainsi l’adjudication dans la fourchette d’estimation de l’expertise.
Avec cette vente, le "record mondial" pour une œuvre du paysagiste lorrain est tombée dépassant celle de New York, le 23 mai 1989, par la maison Sotheby’s. A cette époque, c’était une autre huile sur toile représentant le cité cavalière, "Lunéville", qui avait été adjugée 17 075 €., frais compris.
Aucune information n’a été divulguée concernant l’identité de l’heureux acquéreur mais vues les dimensions de la peinture, il y a de quoi recouvrir un beau mur et se faire plaisir à quelques jours des fêtes.

La toile « Jardin de Lunéville » a été adjugée 18 500 € !
Olivier BENA
Une rare toile de René Veillon vendue aux enchères
Publié le mercredi 10 décembre 2025
Auteur : Olivier BENA
Une rare toile de René Veillon
a été adjugée à 120 € à Paris-Drouot.
Même si les pages d’histoire locale ont retenu que René Veillon a été le plus jeune maire de Val-et-Châtillon et maître d’œuvre de la Société cotonnière lorraine au tournant du XXe siècle, il ne faut oublier qu’il était également un artiste-peintre talentueux à la carrière contrariée.
Son père Alphonse s’est accompli dans son métier de photographe professionnel à Alençon, tout en rêvant d’être peintre. René s’est quant à lui révélé être un très bon peintre amateur. Plutôt poète, il n’a peut-être pas su opposer assez de tempérament pour défendre sa réelle valeur contre l’influence de son demi-frère, Mary Renard, grand artiste peintre normand, ou les aspirations bourgeoises de son épouse Julia.
Début décembre dernier, la maison de ventes parisienne Redondy et Chamla a proposé aux enchérisseurs une belle vacation d’art en tout genre. Parmi les lots se trouvait une œuvre de René Veillon. Cela n’était pas arrivé depuis 7 ans avec la toile non vendue à Bayeux représentant une ferme aux alentours de Saint-Céneri. Signée et datée 1882 en bas à gauche, celle-ci offre un paysage de forêt difficilement localisable. L’année d’exécution peut tout de même permettre de la situer dans sa région natale car Veillon n’a alors que 18 ans ! Malgré quelques accidents et son format 32 X 22 cm, l’huile sur toile a été adjugée à 120 €.
Dès 1883, il expose aux salons de Caen et participe plusieurs fois au Salon des artistes français entre 1886 et 1888. Avec Bord de Sarthe à Saint-Céneri-le-Gérei, sa carrière artistique abandonnée à contrecœur est récompensée par le prix Brizard décerné par l’Institut de France. La toile sera immédiatement acquise par la ville d’Alençon au profit du Musée des Beaux-Arts.
En 1888, aux Ets Bechmann, les travaux des ateliers de teinturerie et d’apprêts en vue de l’activité velours prennent fin. La responsabilité de la nouvelle unité est confiée à ce jeune homme inconnu en Lorraine. Il pose définitivement ses valises dans sa commune d’adoption. En 1893, la fabrication du velours devient le fleuron de l’industrie locale. Il épouse à Petitmont Julia Clouet, élevée avec sa cousine Marie-Marguerite, qui deviendra Mme Alfred Renaudin.
Sans descendance, les Veillon s’implique pour les enfants des ouvriers des usines à travers le patronage. Jusqu’à son décès en 1920. René demeure un artiste- peintre fidèle à sa passion, notamment lors de sa captivité à Rastatt qu’il dépeindra en véritable témoin de son temps.
La commune possède une œuvre en mauvais état de conservation offerte par une chineuse, davantage intéressée par le cadre que par la peinture !
Olivier BENA
Une vue de Badonviller d’Alfred Renaudin vendue aux enchères
Publié le mercredi 10 décembre 2025
Auteur : Olivier BENA
L’ambiance de la toile apporte un cachet digne du célèbre Angélus de Millet.
Alors que l’automne tirera bientôt sa révérence pour laisser place à l’hiver, une vue automnale et vespérale de Badonviller peinte par Renaudin a été vendue récemment aux enchères à Paris par la maison Million et Associés SAS. La vacation « Petites œuvres de Grands Maîtres » proposait aux enchérisseurs plus de 390 lots issus de la 2ème moitié du XIXe siècle et du XXe siècle.
D’un format 56 X 77 cm, signée et datée 1925 en bas à droite, l’huile sur toile n’est pas la première découverte par l’association « Les Amis d’Alfred Renaudin » représentant la localité. En 2013, entre autres, une vue plus printanière a été vendue 1 200 € à Antibes.
Cette dernière, dans une atmosphère de soir d’octobre, place le spectateur sur un chemin aux abords de la commune où un personnage semble rentrer chez lui. Les champs et les arbres bien encore en feuilles couvrent une large part de la composition. Dans le fond, dans un ciel qui annonce le crépuscule, se dresse un plan de Badonviller avec, au centre de la toile, l’église Saint-Martin et son clocher caractéristique.
L’année 1925 marque exactement la date de reconstruction de la ville et de l’église, victimes des affres de la Grande Guerre. Classée aux Monuments Historiques, l’édifice religieux a fêté solennellement son centenaire en mai dernier. Le châssis porte une ancienne étiquette d’exposition manuscrite. Parmi la galerie de personnages célèbres, Badonviller compte de nombreux artistes dont Jean-Baptiste Claudot (1733-1805), passionnant paysagiste du 18e siècle et très prisé des collectionneurs.
Estimé entre 1 000 et 1 500 €, la commissaire-priseuse a conclu l’adjudication à 1 500 €.
Olivier Bena
