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Le pont de Viller à Lunéville avec effets de neige vendu aux enchères
Publié le mardi 07 avril 2026
Dans une récente vente aux enchères, chez Nabécor à Nancy, composée d’objets d’art dont des tableaux, se trouvait une huile sur carton inédite d’Alfred Renaudin représentant une vue de la cité cavalière. Daté de 1891 et monogrammé « A. R. » en bas à droite, l’œuvre de 24,5 x 33 cm a été précédemment acquise auprès de la fille du maître « Gris-subtil ».
La scène plonge le spectateur au niveau de la Vezouze glacée dans un décor hivernal sombre. Rares sont les œuvres de l’artiste-peintre incluant de la neige ; ces effets de nuances blanches apportent de la lumière à l’ensemble. Dans le fond se dresse le pont de Viller, qui disparaitra quelques années plus tard : au cours de la Grande Guerre, les Allemands incendient la féculerie Jeanclaude et font sauter le pont avant de quitter Lunéville. Plusieurs vues dont certaines plus estivales de ce secteur ont été mis en couleurs
par Renaudin dans les années suivantes.
A l’âge de 24 ans, en 1890, Renaudin a déjà tout d’un grand peintre en devenir. Suivant le conseil prodigué par ses maîtres, il effectue un 1 er envoi au Salon des Artistes Français. En juillet 1891, il quitte la rue de Viller pour louer une maison avec jardin, rue Cyfflé. Le coup de marteau final a conclu la vente à 2 200 €, bien au-delà de l’estimation.
Lunévillois d’adoption, Renaudin a mis en couleurs la cité cavalière par nombre de toiles.
Questions à … Enora Barbey, médiatrice culturelle au Musée des Beaux-Arts de Nancy
Publié le mardi 07 avril 2026
Qui était Charles de Meixmoron de Dombasle ?
Peu connu du grand public aujourd’hui, il a pourtant marqué la scène artistique lorraine. Chef d’entreprise par héritage et peintre par passion, il s’est adonné à cette pratique jusqu’à la fin de sa vie. Membre éminent de la société nancéienne, il était proche de plusieurs personnalités et artistes de la ville, comme Friant, Prouvé ou Gallé.
Pourquoi le qualifier d’impressionniste ?
Ce dernier s’est intéressé à l’art dès son plus jeune âge grâce à un père collectionneur. Mais la découverte des œuvres de Monet en 1873 a été pour lui une véritable révélation. A partir de là, il a commencé à pratiquer son art suivant les principes impressionnistes : une attention soutenue au traitement de la couleur et de la lumière.
Quelle est aujourd’hui sa cote sur le marché de l’art ?
Ses œuvres n’apparaissent qu’assez rarement en ventes aux enchères. Pour ce qui est de sa cote, ses œuvres sont généralement estimées à plusieurs centaines d’euros (source Gazette Drouot).
Quelle est votre actualité et celle du MBAN ?
Concernant mon actualité, je continue à dispenser des cours d’histoires de l’art à l’Université de la Culture Permanente de Nancy. Au MBAN, plusieurs expositions sont programmées, celle du plasticien OX (artiste urbain) : « OX. Les loisirs créatifs », et une consacrée à l’art cinétique : « Mesterou – Milcovitch. Deux artistes cinétiques ». Le MBAN et le Musée Lorrain doivent prêter des œuvres au Musée de la Céramique et de l’Ivoire de Commercy pour une exposition dédiée aux frères Voirin du 4 avril 2026 au 31 octobre 2027.
Après avoir évoqué les peintres scandinaves ou encore l’œuvre de Jacques Majorelle, Enora Bardey donnera la conférence « Charles de Meixmoron de Dombasle, un impressionniste lorrain » le 11 avril à 15h à la salle des fêtes de Val-et-Châtillon en lien avec les Amis d’Alfred Renaudin. Ouvert gratuitement à tous.

Olivier BENA
Le club de pétanque dresse le bilan de son année
Publié le mardi 07 avril 2026
L’association Pétanque des Renards a tenu son assemblée générale à la salle des fêtes, sous la présidence de Frédéric Marchal.
Le président a indiqué que l’année 2025 avait été « très compliquée », marquée par le décès de quatre membres. Le rapport d’activité fait état de quatre manifestations organisées en 2025. La principale a été la fête du 15 août, mise en place en collaboration avec l’ACCA. Le rapport financier présente un résultat positif.
Pour 2026, plusieurs manifestations sont prévues. Le montant de la cotisation reste fixé à 15 €, avec l’objectif d’attirer de nouveaux adhérents.
La séance s’est conclue par une intervention du maire, Thierry Culmet, suivie d’un verre de l’amitié offert par l’association.

L’association a organisé quatre évènements durant l’année.
Un dessin représentant la « Jean-Mariotte » de Renaudin vendu aux enchères
Publié le lundi 30 mars 2026
A l’occasion de la dernière vente aux enchères à Nancy chez Nabécor, plus de 400 lots composés de bijoux, de tableaux et d’objets d’art ont été dispersés.
Parmi eux, se trouvait un petit dessin à l’encre sur papier signé en bas à gauche « A. Renaudin 97 ». Ce genre de lot est assez rare dans les salles de ventes. D’un format à vue de 9,5 x 15 cm, la scène représente le bas de la rue Jean-Mariotte, telle qu’elle était précisément à la fin du 19e siècle. Ainsi, certaines maisons construites à la suite de la fondation de la Société Cotonnière Lorraine n’y figurent pas. Dans le fond, sur son éperon rocheux, se dressent l’église Saint-Laurent et son clocher. Celui de Petitmont se détache en arrière-plan au-dessus du Bornabois.
Située exactement à l’intersection qui conduit à l’ancienne rue de l’Eglise, devenue rue du Père Umbricht en 1977, la vue offre plus de végétation qu’il n’en reste aujourd’hui. Une femme et un enfant apparaissent dans la côte, vaquant à leurs occupations. Les barrières en bois délimitant les parcelles ont été depuis remplacées par du grillage.
Cette même année 1897, Renaudin a peint le haut de la rue, au-devant du bois, toile acquise en 2014 par l’association honorant la mémoire et l’œuvre de l’artiste-peintre, et est déposée en mairie. Dès 1889, à seulement 23 ans, il a également réalisé deux huiles sur toile de cette même rue, œuvres vendues aux enchères à Dax en 2015. Estimé 50 €, le dessin a été adjugé à 750 € par Me Perrin.
A de multiples reprises, le village a été représenté par A. Renaudin, dont principalement cette rue.
Olivier BENA
Un paysage meusien d’A. Renaudin vendu 7 300 € aux enchères
Publié le lundi 30 mars 2026
Les ventes se suivent mais ne se ressemblent guère lorsqu’il s’agit de l’œuvre d’Alfred Renaudin. Récemment, Me Pierre Perrin, de Nabécor Enchères, à Nancy, proposait un catalogue de plus de 400 lots composé d’objets d’art, de bijoux et surtout de tableaux.
Parmi les lots Premium figurait une huile sur toile de format 52 X 70 cm. Signée et datée 1900 en bas à droite, elle représente une vue de Dun-sur-Meuse, petit bourg situé sur la route de Verdun à Sedan.
Le cours d’eau, sujet principal du tableau, traverse le paysage en y offrant des reflets de l’abondante végétation qui l’entoure. Il se dirige vers un pêcheur dans sa barque, vers l’ancien moulin et sa roue qui l’alimente. Au bord de l’eau, une lavandière au chapeau de couleur claire s’adonne à son activité. En arrière-plan de l’œuvre se dessinent des habitations aux cheminées fumantes dans un décor vaporeux. Le clocher de l’église Notre-Dame-de-Bonne-Garde surplombe la scène. En excellent état, la composition est conservée dans un cadre doré. Estimée entre 1 500 et 2 500 €, le coup de marteau final a adjugé la toile à 7 300 € après une âpre bataille entre enchérisseurs.
La Meuse au fil de l’eau a beaucoup inspiré A. Renaudin dans ses toiles.
Olivier BENA
