A ne pas manquer :
Une toile d’Alfred Renaudin vendue 4 500 €
Publié le mardi 14 septembre 2021

Après la pause estivale, les hôtels de vente ont fait leur rentrée mais aussi le plein de trésors à proposer aux acquéreurs. Ainsi, Me Pierre Perrin de Nabécor à Nancy a mis aux enchères une belle vente riche et variée.
Parmi les 476 lots figurait une toile d’Alfred Renaudin représentant « Heckling » datant de 1928. Cette même année, la famille Renaudin est à Grasse, où le maître produira des tableaux emplis des couleurs et de lumières provençales. Le lot provenait d’une maison nancéenne et était accroché au-dessus du buffet dans une pièce située au 1er étage resté dans son jus d’époque 1900 d’après les dires du commissaire-priseur.
De format classique, signée en bas à droite, l’huile sur toile représente, dans la facture habituelle de l’artiste-peintre, une ruelle typique de celles que peignait le « chantre de la ruralité ». Des poules, personnages uniques de la scène, gambadent au centre de la toile. Dans le fond s’élève le clocher de la chapelle Saint-Hubert datant du 16ème siècle. La petite commune a été rattachée à Bouzonville en 1810. Estimée entre 1 500 et 2 000 €, le coup de marteau a conclu la vente au prix de 4 500 €.
Située non loin de la frontière allemande, le thème autour de ce lieu a été repris à plusieurs reprises par Alfred Renaudin notamment à travers un grand format sur fond de pluie exposé en 1935 au Salon des Artistes Français à Paris. Il en existe d’ailleurs une carte postale portant même la mention « Lorraine recouvrée » se référant au retour de l’Alsace-Moselle après la Grande Guerre dans le giron français.
Olivier BENA
Journée « Marc Chagall » à Sarrebourg pour les Amis d’Alfred Renaudin
Publié le lundi 06 septembre 2021
Après un an et demi d’arrêt des rencontres en « présentiel », et par une météo très ensoleillée, une journée « Marc Chagall » à Sarrebourg était proposée aux adhérents de l’association. Un petit groupe a répondu présent à la sortie. La 1ère étape a conduit les participants à la chapelle des Cordeliers pour une visite guidée autour du vitrail magistral « La Paix » ou « L’Arbre de Vie » de 12 m de haut. Elaboré dans l’atelier Simon de Reims, deux années ont été nécessaires (de 1974 à 1976) au maître verrier Charles Marq pour le réaliser. Il s’agit d’une œuvre exceptionnelle qui s’inscrit dans la totalité de l’arc de la nef, là où se termine le chœur. Au lieu de se fermer sur lui-même, celui-ci s’ouvre vers la lumière.
Avant de rejoindre le Musée du Pays de Sarrebourg, les « Amis » ont eu le privilège de découvrir la synagogue de Sarrebourg et d’y recevoir de nombreuses explications sur la religion de Chagall. Puis, ils ont découvert les somptueuses tapisseries d’Yvette Cauquil-Prince réunies dans une salle d’exposition. Elle a réalisé de nombreuses œuvres en lien avec Marc Chagall mais d’autres artistes. Un repas copieux a été ensuite dégusté au restaurant de l’Ami Fritz, situé en haut de Grand Rue, à quelques pas du musée.


L’après-midi a été consacrée à la conférence de Christian Schmitt, critique d’art et invité d’honneur de la journée, sur les vitraux de la cathédrale de Metz au centre socioculturel. Une vingtaine de personnes avaient répondu à l’invitation. Pendant plus d’une heure, le conférencier a évoqué la vie de Marc Chagall, le lien entre le maître et Metz puis a analysé finement les différents vitraux du « passeur de lumière » réalisés dans « la Lanterne du Bon Dieu ».
Olivier BENA

Galerie photos : http://val-et-chatillon.com/photos/index.php?/category/195
Une aquarelle d’Alfred Renaudin exposée à la Maison de la Forêt
Publié le jeudi 03 juin 2021

Durant toute cette saison, les amateurs d’art pourront découvrir différentes expositions proposées à la Maison de la Forêt mais aussi une aquarelle florale d’Alfred Renaudin. Acquise en février dernier par l’association « Les Amis d’Alfred Renaudin », l’œuvre a été pour l’occasion mise sous verre pour la protéger. De format 55 X 42 cm et peint sur un papier fin, elle est signée et datée (18)90 en bas à droite. Très réalistes, les branches de rosier sauvage, ou d’églantier, résultent de la fine observation de la nature du maître, ce qui lui vaut bien son surnom de « peintre des fleurs ». Cette pièce est assez rare à trouver de nos jours notamment en raison de son caractère d’esquisse et de la matière utilisée. Afin de la partager avec le grand public, comme l’y oblige la reconnaissance fiscale d’association d’utilité générale, l’aquarelle s’est trouvé une place cosy dans ce lieu paisible et accueillant en attendant les nombreux visiteurs qui viendront l’admirer.
Olivier BENA
La Maison de la Forêt
Lieu-dit Norroy - 54480 - SAINT- SAUVEUR
Entre les villages de Val-et-Châtillon et Saint-Sauveur
Contact : 03 83 71 23 25
Un tableau d’Alfred Renaudin vendu à « Affaire Conclue »
Publié le jeudi 27 mai 2021

Paul Azzopardi, acheteur d’ « Affaire Conclue », aux côtés de la toile de Renaudin.
A quelques jours de l’anniversaire d’Alfred Renaudin, ses « amis » et tous ceux qui s’intéressent à l’art lorrain ont eu une belle surprise face à leur petit écran. « Affaire Conclue », l’émission phare des après-midis de France 2, a proposé à ses acheteurs une toile d’Alfred Renaudin inédite et non encore référencée.
Véronique, ancienne diplomate venue du Lubéron, a apporté une œuvre présente dans sa famille depuis sa réalisation. Il s’agit d’un magnifique tableau représentant une rue du village de Blesle en Auvergne où l’artiste-peintre se trouvait avec sa famille en 1942. La vendeuse a aussi précisé que parmi les personnages peints sur les pas-de-porte de cette rue figurait une vieille cousine auvergnate prénommée Jeannette ! Souvent, pour remercier l’habitant qui l’avait logé au cours de son passage dans un secteur, Alfred Renaudin offrait une toile, parfois, comme ici, personnalisée. Blesle, un des plus beaux villages de France, a beaucoup inspiré le maître dans les dernières années de sa vie de refuge en raison de la guerre.
L’experte de l’émission, Delphine Fremaux-Lejeune, après avoir dit le plus grand bien du peintre, de sa technique virtuose de coloriste, de la lumière qui inonde la composition et de sa renommée de paysagiste lorrain, l’a estimé à 300 €. En salle des ventes, la mise à prix de 50 € est vite plafonnée à 250 €. Après une petite ruse d’Anne-Catherine Verwaerde pour faire plier son voisin de table, le lot a été finalement conclu à 300 €. C’est Paul Azzopardi, antiquaire à Marseille, qui l’a remporté. Il semblait être le seul sur le plateau à connaître l’artiste. Ce n’est pas la première fois que l’oeil des caméras met en lumière des oeuvres d’Alfred Renaudin, puisque, fin 2015, deux toiles du maître avaient été vendues au cours de l’émission "Enchères Made in France" sur Chérie 25.
Olivier BENA
Replay de l’émission (passage entre 24 et 36 min.): Affaire Conclue EPISODE Du 26/05/2021 - YouTube

