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Questions à Jean-Pierre Puton, ancien directeur du Centre Image Lorraine et petit-fils de Jean Scherbeck
Publié le jeudi 16 novembre 2023
Auteur : Olivier BENA
Jean Scherbeck (1898-1989), photographe et portraitiste
Qui était Jean Scherbeck, votre grand-père ?
Jean Scherbeck, mon grand-père maternel, est né à Champigneulles en 1898 au sein de la petite bourgeoisie. A cause de la Grande Guerre pour laquelle il est mobilisé en 1917, il a peu fréquenté l’Ecole des Beaux-Arts de Nancy ayant pourtant Prouvé comme professeur ! Il a partagé ensuite sa vie entre deux activités qu’il menait séparément Faubourg Stanislas, actuellement rue Poincaré à Nancy : portraitiste et photographe.
Quel lien a-t-il eu avec les personnalités de son époque ?
De par sa profession, Scherbeck a rencontré toute sa vie de nombreuses personnes anonymes ou plus connues de la vie nancéenne. Il a réalisé les portraits de la plupart des artistes lorrains comme Alfred Renaudin. A cette époque, comme il n’y avait pas de télévision, Il a noué de nombreuses amitiés comme avec Léon Tonnelier, Géo Condé, Henri Royer ou Emile Friant. Il existe également quelques échanges épistolaires avec le père Charles Umbricht, pour qui il réalise un portait aujourd’hui très célèbre.
En quoi son art est-il aujourd’hui encore singulier ?
Témoin de son époque, Scherbeck est un véritable ethnographe. A travers son dessin, il donne une vision précise de son temps, comme le quotidien des Lorrains en sabots ou la manière de vivre avec les costumes, …. Ses portraits remplis d’authenticité sont particulièrement vivants car Scherbeck révélait ce qui était en allant toujours vers le positif de la vie. A l’origine de nombreuses publicités, il reste encore aujourd’hui connu pour la célèbre « mamiche » de la madeleine de Liverdun.
A l’invitation de l’association « Les Amis d’Alfred Renaudin », Jean-Pierre Puton donnera une conférence sur Jean Scherbeck (1898-1989), le samedi 25 novembre à 15h à la salle des fêtes de Val-et-Châtillon. Entrée gratuite et ouverte à tous.
Croc Blanc renouvelle l’atelier Citrouilles d’Halloween à Val-et-Châtillon.
Publié le mardi 14 novembre 2023

Samedi après-midi 29 octobre l’association Croc Blanc, porteuse du projet de plantation de citrouilles destinées aux enfants pour la soirée d’Halloween, a rassemblé une douzaine d’enfants pour creuser leurs citrouilles.
L’atelier est encadré par Lionel assisté de Théo 12 ans, ainsi que des parents volontaires pour accompagner nos apprentis sculpteurs de citrouilles.
Pour cette deuxième édition, l’association avait étoffé l’atelier de décorations des citrouilles avec de nombreux accessoires permettant à nos apprentis sorciers d’un jour de transformer leurs innocentes cucurbitacées en terrifiantes citrouilles d’Halloween.
Après le tirage au sort des citrouilles, les petites mains sous l’œil attentif de leurs parents ont attaqué les précieuses citrouilles. Équipés de gants et de cuillères, les enfants ont vidé l’intérieur des citrouilles.
Moment toujours très attendu, celui de creuser les terrifiantes bouches et paires d’yeux pour donner vie aux citrouilles d’Halloween.
Cette année, les enfants ont également reçu une bougie afin de donner vie à leur citrouille à la tombée de la nuit.
Après une heure et demie d’atelier et les citrouilles alignées, place au goûter moment convivial partagé entre petits et grands. Une distribution de friandises clôturant cette deuxième édition d’un projet qui a débuté en 2022.
Le projet citrouilles d’Halloween avait pris source, avec le soutien de la mairie de Val-et-Châtillon, en mars 2022. La mairie a accepté de renouveler son soutien à l’association Croc Blanc pour 2023.
Les enfants du CLAS (contrat Local d’Accompagnement Scolaire), encadré par Marie-Thérèse Gérard et plusieurs bénévoles de la commune, ont été planter les graines récupérées dans des petits pots. Les plants ont été mis en terre en mai par les bénévoles de l’association Croc Blanc.
Beaucoup de joie de bonne humeur et de complicité au programme de ce bel après-midi.
Le président de l’association félicite et remercie tous les enfants qui ont participé ainsi que les bénévoles qui ont donné de leur temps pour permettre la réussite de ce projet, sans oublier la Mairie de Val-et-Châtillon pour son appui financier et technique.
Rendez-vous l’année prochaine avec les citrouilles qui seront plantées grâce aux graines récupérées à la fin de l’atelier.
Lionel Frappart
- Galerie photos : http://val-et-chatillon.com/photos/index.php?/category/225
Une aquarelle florale d’Alfred Renaudin vendue aux enchères
Publié le lundi 06 novembre 2023
Alors que l’automne voit s’endormir petit à petit la nature, l’hôtel de ventes Nabécor de Nancy proposait aux enchères une aquarelle d’Alfred Renaudin représentant une brassée de fleurs.
De format à vue 18 X 27 cm, signée et datée « 92 » en bas à droite, l’œuvre semble être une étude réalisée à l’époque de sa présence dans l’atelier d’art de la faïencerie Keller & Guérin de Lunéville. Souvent, Renaudin peignait des compositions à partir de quelques éléments naturels ramassés dans le jardin ou les champs. Ensuite, sa fine observation lui permettait de les intégrer dans une toile plus conséquente ou comme décor sur une faïence.
Différentes variétés de fleurs sont harmonieusement disposées comme des roses, des anémones et du mimosa. Cette même année 1892, le jeune artiste s’est rendu en voyage en Algérie où il a découvert d’autres lumières et couleurs offrant aujourd’hui aux collectionneurs une série de paysages orientalistes.
Olivier BENA
Estimé entre 300 et 500 €, le coup de marteau a conclu la vente à 500 €
De la faïence peinte par Alfred Renaudin vendue aux enchères
Publié le mardi 31 octobre 2023
L’hôtel des ventes Adjug’Art de Brest-Quimper a procédé à une belle vente artistique fin octobre. Parmi près de 300 lots se trouvaient deux plats de 36,5 cm et un ravier en faïence à décor de paysages de rivières peints par Alfred Renaudin. Un des deux plats est monogrammé A.R. tandis que le ravier est marqué au dos LKG (Lunéville Keller et Guérin). Seuls les artistes de qualité étaient autorisés à cette époque à apposer leurs initiales sur les pièces qu’ils avaient peintes.
Renaudin entre comme apprenti céramiste en 1881 à la Faïencerie K&G de Lunéville. Il est placé dans les mains expertes du vieux maître France qui n’a pas grande difficulté à lui enseigner toutes les ficelles de l’art du feu. Étonnamment doué, il possède le feu sacré qui pousse l’artiste en devenir une envie impétueuse de peindre et de dessiner. Révélant très vite de brillantes dispositions, le jeune Renaudin suscite l’intérêt de ses patrons mais aussi du baron Maurice de Ravinel, grand collectionneur et connaisseur d’art, qui l’intègre à son atelier d’art d’où sont issues, sans aucun doute, ces céramiques.
La mise à prix pour les trois objets était fixé entre 100 et 150 € mais le commissaire-priseur a adjugé l’ensemble au prix de 390 €. Plusieurs œuvres de ce type ont déjà été présentées au cours de diverses expositions à Lunéville dont celle des Amis de la Faïence Ancienne de Lunéville et de St-Clément en 2023.
Olivier BENA

Les pièces en faïence peintes par Renaudin sont aujourd’hui rares à chiner.
