Parcours d’artistes en campagne au Musée du Textile
Publié le lundi 30 avril 2018
Auteur : Olivier BENA

Au cours du week-end des 28 et 29 avril, le Musée du Textile a accueilli une des étapes du parcours d’artistes en campagne conduisant les visiteurs sur le territoire à Harbouey, Blâmont, Cirey et même Repaix dans la maison du peintre Gilles Fabre.
Le lien tissé avec le patrimoine textile du site a permis de découvrir les créations de stylistes comme Carl Schemmel, spécialisé dans la confection de robes de mariées ou de robes de scènes. Les matières telles que le tulle, la soie et le satin sont pour lui une véritable source d’inspiration. Il a repris il y a quelques années la boutique Ciboulette, emblématique de la mode à Lunéville. De nombreux accessoires et un étalage de chaussures assorties aux robes ont également été exposés.
La galerie offrant par beau temps une source lumineuse par sa toiture en verre a vu rayonner les somptueuses réalisations de l’Atelier d’Alexia. Formée à Lunéville mais aussi chez un maître-tailleur de l’armée, cette « Lunévilleuse », réalise des pièces sur mesure de tout style. Elle a même récemment restauré un chapeau d’avant-grande-guerre. De nombreux bijoux fantaisie s’alliant agréablement avec ses créations étaient aussi montrés. Son atelier se situe aussi à Lunéville et offre diverses prestations en matière de création, de broderie, de confection et de retouches de tenues et de costumes.
Pour couronner le tout, une installation de Pierre-Aimé Mathieu, « Les cocons », était présentée dans le fond de la galerie dans l’espace désaffecté. De style moderne mais très minimaliste, elle laissait place à la rêverie et à la nostalgie de ce temps éphémère de la vie d’un papillon qui passe uni au souvenir de ce glorieux patrimoine de la vie des usines et surtout de ses ouvriers.
Olivier Béna
- Retrouvez toutes les photos dans la galerie
- Ciboulette : http://pierre.bailly.free.fr/BlyPierre/Mariage/Index.htm
- L’atelier d’Alexia : http://www.latelier-dalexia.fr/
Réouverture de l’église Saint-Laurent
Publié le lundi 30 avril 2018
Après la période hivernale durant laquelle elle n’est pas chauffée, l’église Saint-Laurent a rouvert ses portes pour y accueillir la messe dominicale. Un grand nettoyage de printemps a permis de lui redonner une certaine fraicheur afin qu’elle retrouve toute sa beauté. Une décoration richement ornementée avec des fleurs de saison avait été également méticuleusement préparée en lien avec le temps de Pâques.
Olivier Béna

Autres photos : http://val-et-chatillon.com/photos/picture.php?/6341/category/159
Agenda intercommunal des manifestations
Publié le vendredi 27 avril 2018
L’agenda des manifestations à venir pour les mois de mai et juin est disponible dans les locaux de la communauté de communes ou en cliquant sur le lien suivant :
Sortie pédagogique au Struthof et au Mémorial Alsace-Lorraine
Publié le jeudi 26 avril 2018
Auteur : Olivier BENA
A la veille des vacances de printemps, les élèves de 3ème du collège de la Haute-Vezouze de Cirey-sur-Vezouze, encadrés par leurs professeurs, se sont rendus en Alsace pour vivre une leçon d’histoire grandeur nature. Partenaire financier de la journée, des membres des comités du Souvenir Français de Cirey-sur-Vezouze, Blâmont et Badonviller ont accompagné le groupe d’une cinquantaine de collégiens. Cette initiative s’inscrit dans les missions du Souvenir Français à savoir la transmission du Flambeau de la Mémoire à la jeune génération.
Un premier arrêt les a conduits au camp de concentration de Struthof-Natzwiller. Sous le nom de « KL Natzweiler-Struthof », le camp est officiellement ouvert le 21 avril 1941. Environ 80 SS en assurent l’encadrement et l’administration. Initialement prévu pour recevoir un total de 2 000 prisonniers, le camp-souche du KL en compte près de 7 000 à la fin du mois d’août 1944. Le camp fonctionne jusqu’à son évacuation par les SS au mois de septembre 1944, face à l’avancée des troupes alliées. Le 23 novembre 1944, la 6ème armée américaine pénètre dans ce véritable enfer sur Terre, totalement vidé de ses occupants répartis dans d’autres camps. Le nombre total de déportés qui ont été internés dans le camp même ou l’un de ses kommandos est d’environ 52 000. Ces victimes de la barbarie nazie sont en majorité originaires d’Europe de l’Est ou du Nord, et de France.
Les conditions inhumaines de travail et de détention, la malnutrition, les sévices des kapos et des SS ainsi que les nombreuses exécutions par balle ou pendaison ont provoqué la mort d’au moins 22 000 détenus en moins de cinq années. Entre la fin mars et la fin avril 1945, l’évacuation des derniers kommandos du KL-Natzweiler, lors des « marches de la mort », a coûté la vie à environ 5 000 déportés. Dirigé d’octobre 1942 à mai 1944 par Joseph Kramer, le Struthof est l’un des camps les plus meurtriers du système concentrationnaire nazi, avec un taux de mortalité de plus de 40 %.
Dans un second temps, les participants ont visité le Mémorial Alsace-Lorraine situé à Shirmeck, à proximité du camp du Struthof. Inauguré en 2005 par le Président de la République, Jacques Chirac, ce lieu chargé en émotions permet de mieux saisir le fonctionnement d’un régime totalitaire, les mécanismes de nazification et de quadrillage de la population par la terreur, la répression et l’incorporation de force des jeunes alsaciens-mosellans. Au sortir de la nef des portraits de personnes qui ont vécu cette période douloureuse de leur vie, les visiteurs ont progressé de salle en salle sur un parcours à la fois chronologique mais aussi thématique les guidant pas à pas vers la fin du conflit. La dernière salle est symbolisée par la lumière naissante et jaillissante après des moments sombres et difficiles. Elle est dédiée à l’amitié et à la réconciliation franco-allemande. La mise en scène vivante de la visite a été très appréciée par tous car celle-ci donne une vision claire et précise de cette page apocalyptique de notre Histoire.
Olivier BENA
Questions à … Robert Florentin, spécialiste en histoire de l’art lorrain
Publié le mercredi 25 avril 2018
Auteur : Olivier BENA

Robert Florentin "Les blés mûrs" de Jules Bastien-Lepage
Que cache ce jeu de mots « art en ciel lorrain » ?
Il s’agit d’un raccourci pour signifier que le propos porte sur les œuvres d’artistes d’origine lorraine, essentiellement des peintres du 17è siècle à nos jours, dont l‘expression des ciels, des horizons, des espaces ouverts dans leurs tableaux ou leurs vitraux, revêt un traitement particulier voire remarquable, à commencer par les plus célèbres : Claude Gellée et Jules Bastien Lepage.
Qui sont les artistes qui composent la palette colorée de votre conférence ?
Chaque époque, chaque école de peinture, chaque courant ayant influencé les artistes lorrains sont représentés: du style classique à l’abstraction géométrique en passant par le romantisme, le naturalisme, l’impressionnisme, le néo-impressionnisme, l’expressionnisme, le surréalisme…
Figurent, dans le Panthéon lorrain, des auteurs reconnus comme Pierre Waidmann, Emile Chepfer , Adrienne Jouclard, Victor Guillaume, … Certains ont acquis une réputation nationale voire internationale comme Jules Noël, Jean Lurçat, Georges Folmer, Jacques Grüber…
Et Alfred Renaudin ?
Avec Alfred Renaudin, Charles Peccatte, Marcel Corrette, Michel Colle, René Veillon , Gilles Fabre…, une large part est réservée aux hommes talentueux, natifs de la région proche : Val-et-Châtillon, Badonviller, Blâmont et Baccarat.
Alfred Renaudin figure bien sûr en bonne place pour sa capacité à magnifier avec un égal bonheur les paysages ruraux et les paysages urbains selon l’heure du jour. L’accent est particulièrement mis sur ses somptueux couchers de soleil sur les villes et les campagnes. Mais ses ciels bâchés couvrant les champs de bataille et les désastres de la Grande Guerre ne sont pas oubliés pour autant.
Sur quoi travaillez-vous actuellement ? Et la Mission du Centenaire de la guerre 14-18 ?
La saison 2017-2018 est consacrée nationalement à l’histoire des migrations. En liaison avec l’exposition “ Lorrains sans frontières“ au Musée Lorrain à Nancy, j’ai abordé l’étude des Artistes soumis volontairement ou involontairement à ces grands mouvements de population. Devenu lorrain de coeur, l’artiste franco-russe Lucien Lantier fait l’objet de plusieurs de mes interventions actuelles. Son itinéraire mouvementé d’Odessa à Alès en passant par Verdun illustre parfaitement les mémoires plurielles des immigrations dans l’Europe bouleversée par les conflits mondiaux.
L’approche de la commémoration de l’armistice de 1918 prolonge mes actions engagées depuis 2014 en relation avec le centenaire de la Grande Guerre (Près d’une soixantaine d’animations). Dès l’automne, une série de conférences concerneront le devenir des artistes lorrains à l’issue de leur dramatique expérience vécue sur le front. Une exposition fera suite à celle dont j’ai été le responsable l’été dernier au Musée de la brasserie de Stenay, sur le thème « Les artistes lorrains dans la Grande Guerre ». Organisée à la demande de la Communauté de Communes de Moselle et Madon, cette nouvelle exposition se tiendra d’octobre à décembre à l’Espace culturel “La Filoche“ de Chaligny/Neuves-Maisons.
Robert Florentin donnera la conférence « Art en ciel lorrain » le 28 avril à 15h à la salle des fêtes de Val-et-Châtillon en lien avec les Amis d’Alfred Renaudin. Ouvert gratuitement à tous. A l’issue se tiendra à 17h l’assemblée générale ordinaire de l’association.
Olivier BENA