Nouvelles

Afficher : Toutes | Mairie | Associations

Remise du livre sur le Souvenir Français

Lien permanent

Publié le mercredi 11 avril 2018

Auteur : Olivier BENA

A l’occasion de la soirée portes ouvertes au collège de la Haute-Vezouze, les membres du comité local du Souvenir Français, sous la conduite du président Jean-Nöel Jolé, ont remis officiellement à la principale, Isabelle Bauler, ainsi qu’à Nicole Poirson, trésorière de l’association Loisirs et Culture en charge de la gestion de la médiathèque municipale, le livre « Le Souvenir Français à travers les siècles ». 

Créé en 1887, le Souvenir Français a pour mission d’honorer la mémoire de ceux qui sont morts pour la France, d’entretenir leur sépulture, les monuments commémoratifs rappelant leur sacrifice et de perpétuer les hautes valeurs patriotiques. Durant ces 130 ans, marqués par les deux guerres mondiales, d’innombrables bénévoles ont œuvré pour le Souvenir Français. Ces derniers ont écrit par leur action et leur dévouement l’histoire de l’association. Cet ouvrage présente les portraits des présidents, secrétaires et trésoriers généraux, archivistes, rédacteurs de la revue trimestrielle et de tant d’autres qui ont concouru à l’œuvre commune. Rassemblant aussi de nombreux documents iconographiques et d’archives qui témoignent des faits mémorables de la vie de l’association, l’ensemble confère à ces 264 pages la vertu d’un livre d’or. Son auteur, Jean-Christophe Denis, chef d’entreprise, est délégué général du Souvenir Français pour le Loiret depuis près de vingt ans.

Le comité a souhaité offrir cet ouvrage afin qu’il soit à la disposition des collégiens au C.D.I. mais aussi accessible au grand public dans les rayons de la médiathèque. Cela s’inscrit dans une perspective de communication et d’ouverture notamment envers la jeune génération à qui le flambeau doit être transmis et l’Histoire sans cesse rappelée. Cette démarche s’accompagnera d’ailleurs concrètement le 20 avril prochain par un projet pédagogique à but mémoriel qui conduira les élèves de 3ème sur les traces du camp de Natzweiler-Struthof et au musée Alsace-Lorraine de Schirmeck, sortie pour laquelle le Souvenir Français de Blâmont, Badonviller et Cirey, mais aussi la délégation générale et le siège parisien, ont été des partenaires financiers. 

Olivier BENA


Questions à … Astrid Mallick, spécialiste de Marguerite Delorme

Lien permanent

Publié le lundi 09 avril 2018

Auteur : Olivier BENA


Astrid Mallick lors du vernissage de l’exposition de 2013
 avec un portrait de Marguerite Delorme en arrière-plan.​

Quel est votre activité professionnelle ?

Depuis 2011, je suis assistante de conservation du patrimoine, responsable du cabinet des estampes de la bibliothèque Stanislas de Nancy. J’ai également travaillé au musée des Beaux-Arts de Nancy puis pendant 7 ans au musée lorrain sur la collection d’art graphique en particulier. J’ai toujours été passionnée par les artistes lorrains.

Pourquoi vous êtes-vous intéressée à Marguerite Delorme ?

Le musée du château de Lunéville possède plusieurs œuvres de Marguerite Delorme et n’avait aucun renseignement sur elle. J’ai donc commencé par faire quelques recherches pour une conférence d’une heure, dans le cadre des conférences du vendredi du musée. Son travail étant particulièrement intéressant et totalement méconnu, je me suis un peu piquée au jeu de la recherche et suis restée à faire des travaux de recherche pendant plus de 5 ans. L’aboutissement de ce travail est l’exposition de 2013 au musée du château de Lunéville.

En quoi est-elle qualifiée d’orientaliste ?

Marguerite Delorme est orientaliste car a produit des œuvres sur la thématique orientale. De plus, ayant vécu au Maroc pendant plus de 20 ans, jusqu’à son décès en 1946, elle a su montrer dans son œuvre les coutumes locales, les paysages … de ces contrées exotiques.

Quels liens y-a-t-il avec Alfred Renaudin ?

Comme Marguerite Delorme, Alfred Renaudin a eu droit à une rétrospective au Château de Lunéville ces dernières années. En tout cas, il est évident qu’ils ont dû se connaître. Au lendemain de la Grand Guerre, à l’aide du médecin général Edmond Delorme, père de Marguerite, Renaudin contribue à la création du Musée d’Art et d’Industrie de Lunéville dont il enrichit les collections par un don d’une série de toiles. Amusant est aussi de noter que les rues Edmond Delorme et Alfred Renaudin se suivent à Lunéville !

 

Astrid Mallick donnera une conférence « Marguerite Delorme, l’orientaliste lorraine » le 14 avril à 15h à la salle des fêtes de Val-et-Châtillon en lien avec « Les Amis d’Alfred Renaudin ». Ouvert gratuitement à tous.  


Cinq toiles d’Alfred Renaudin léguées au Musée du château de Lunéville

Lien permanent

Publié le vendredi 30 mars 2018

Auteur : Olivier Béna

Quelques mois après le décès de Marie-Louise Beylstein en juillet 2017 à l’âge de 101 ans, la succession de ses biens a conduit au legs de cinq œuvres de l’artiste-peintre inhumé à Val-et-Châtillon au musée du château de Lunéville. C’était la volonté de son époux, André Beylstein. Ces toiles proviennent de l’acquisition d’Auguste Beystein, épicier rue Gambetta à Lunéville, et père d’André Beylstein, comme l’a indiqué l’arrière-petit-fils de ces derniers, Etienne Delouche, également présent lors de l’événement.

La conférence de presse de présentation s’est tenue dans la salle de la Livrée sous la présidence de Nicole Creusot, vice-présidente du Conseil Départemental et de Catherine Guyon, présidente de l’association des Amis du château et de son musée. Henri Hard, secrétaire des Amis d’Alfred Renaudin, et son épouse représentaient le conseil d’Administration de l’association.

Les cinq toiles représentent des vues des villages de Fénétrange en Moselle, Vathiménil, un jardin d’Essey-la-Côte, l’atelier parisien du peintre, et Sepvigny dans la Meuse. Ce dernier sera d’emblée prêté pour la prochaine exposition organisée de mai à septembre 2018 par le Musée barrois de Bar-le-Duc, consacrée aux artistes-peintres ayant représenté la Meuse. Et il devrait y avoir de nombreuses toiles d’Alfred Renaudin …. A suivre.

Dans les prochains temps, les 24 toiles déjà appartenant au château de Lunéville seront rejointes par deux autres léguées par la famille du Docteur Jean Bichat.

Pour l’heure, les cinq toiles sont exposées encore pendant quelques semaines dans la salle de la Livrée pour le plus grand plaisir des admirateurs d’Alfred Renaudin.

Olivier BENA

Crédits photos : Henri Hard

Retrouvez toutes les photos : http://val-et-chatillon.com/photos/index.php?/category/158

 

 


Adjugé, vendu !

Lien permanent

Publié le mercredi 07 mars 2018

Auteur : Olivier Béna

Pour la première activité de l’année 2018, « Les Amis d’Alfred Renaudin » ont eu l’honneur de recevoir Maître Sylvie Teitgen, commissaire-priseur chez Anticthermal à Nancy. Pendant près d’une heure et demie, Me Teitgen est venue présenter son métier, de plus en plus médiatisé par les émissions de télévision.

Cette profession n’est pas récente puisqu’on la retrouve au temps des Romains où malheureusement on vendait des esclaves ! Appelé huissier au Moyen-Age, à cheval, ils cédaient le peu de choses qui existait comme des tables ou des bancs afin de payer les impôts de l’époque. C’est l’édit d’Henri II qui introduisit en France le commissaire-priseur moderne en 1556  par la création :

d’offices formels et perpétuels de Maîtres priseurs de biens meubles pour, privativement à tous autres, faire les prisées, estimations et ventes, partages et lots de biens meubles qui seraient requis et nécessaires pour faire cesser esdits lieux les fraudes, intelligences et pratiques, abus et autres malversations”.

Plusieurs composantes sont liées les unes aux autres. La part juridique représente environ 10 %. Le lien social est très important car il convient d’aimer encore plus les gens que les objets en vente. Il y a derrière chaque objet une valeur marchande mais surtout une histoire, un vécu, un passé à transmettre. Le commissaire-priseur est un passeur de témoins dans la vie d’un objet quel qu’il soit. Il est certes bien d’essayer de le vendre le plus cher possible mais il est mieux que ce soit surtout à des personnes heureuses de l’acquérir. La part de connaissance en histoire de l’art n’est pas négligeable. Comme un médecin généraliste, le commissaire-priseur ne peut pas être un spécialiste sur une époque ou un artiste. La formation reste continue tout au long de la carrière et il apprend beaucoup grâce aux collectionneurs et aux passionnés.

Qui vend ? 1 % est lié aux ventes judiciaires, donc obligatoires, suite à des liquidations ou autres impositions non réglées. Il existe aussi la vente volontaire qui fait suite aux déménagements et aux nouveaux lieux de vie trop exigus pour accueillir certains objets ou accrocher certaines toiles. Des expertises suite à des achats aux puces, des spéculations sur des objets achetés peu chers et dont la revente peut apporter une plus-value pécuniaire sont aussi notables.

Qui achète ? Il faut être majeur et sain d’esprit pour pouvoir enchérir dans une salle des ventes. Il y a de bonnes affaires en semaine lors de la vente dite « trésors des greniers ». La fréquentation des ventes permet également une forme d’apprentissage en histoire de l’art généraliste. Certains souhaitent aussi faire des achats pour y gagner une plus-value. La vente est transparente et est validée par un procès-verbal. La facture se voit ajouter un taux de 18 % pour les frais de vente. Ils permettent de faire vivre la salle des ventes, les employés mais aussi de compenser les ventes non réglées … Il n’y a aucune déclaration à faire auprès des impôts avant un montant supérieur à 5 000 €. Il s’impose alors une taxe de 6,5 % en sus. Cela reste anonyme et le commissaire-priseur devient alors collecteur d’impôts. Il existe aussi le droit de suite qui est régi par l’article L122-8 du Code de la propriété intellectuelle.

Comment trouver une vente aux enchères ? Autrefois, la presse se faisait le relai des ventes. Maintenant, il faut principalement utiliser Internet pour les trouver notamment le site interencheres.com qui permet d’être informé grâce aux alertes programmables. La gazette Drouot qui traite du monde et du marché de l’art.  

Qui peut se dire expert ? La notion d’expert est très vague et chacun peut se dire expert de quoi que ce soit. Aussi, les vrais experts sont reconnus à leur expertise pertinente.

C’est grâce aux étrangers que certains artistes comme Jean Prouvé sont démontrés. Ceux-ci aiment ce qu’ils achètent et font monter les cotes de vente ; sinon tout aurait été jeté à la poubelle comme certaines pièces sous-estimées de Cayette, comme ce fut le cas pour l’Art Nouveau dans les années 1950, considéré comme « un art de concierge ». Un tableau ne se perd pas car il se garde pour être transmis. Les Japonais ont permis de sauvegarder une part non négligeable de vases Gallé ou autres, car proche de leur art et des divers éléments naturels représentés.

Certains objets comme des armes de guerre, des ivoires (en lien avec la convention de Washington de 1973), du vin sans capsule-congé ou des effets nazis sont proscrits à la vente. La vente d’immobilier est également interdite. Certains objets scellés comme des miroirs ou des statues sont considérés comme de l’immobilier car liés à la demeure dans laquelle ils se trouvent. Le mobilier lorrain se vend aujourd’hui très mal car il est lourd à transporter, passé de mode pour les jeunes générations tournées vers le géant suédois de meubles en kit ! On ne sait jamais comment la cote d’un courant ou d’un artiste va évoluer. Les fluctuations vont et viennent et il faut trouver le moment pour vendre, sans trop attendre ... Cela a été le cas de l’Art Nouveau qui a connu un pic à la fin des années 1980 avant de retomber aussi vite qu’il n’était monté. La peinture locale reste constante car chacun y cherche un paysage ou un coin de son enfance. Elle reste très locale même si grâce à la vente via Internet touche toutes les régions de France. Il faut acheter non pour la cote mais parce que l’on aime un artiste ou un lieu peint.

Me Teitgen a terminé son intervention en faisant visionner de nombreuses œuvres dont celles d’Alfred Renaudin, dont la cote est locale et pour lequel il manque une grande exposition d’envergure nationale pour le transporter hors de sa chère Lorraine. A ce sujet, un tableau représentant des lavandières à Lunéville sera vendu le 17 mars 2018 et est estimé entre 6 000 et 8 000 €. Une autre toile représentant Deneuvre sera également mise aux enchères en mai.

A l’occasion du partage du verre de l’amitié, certains particuliers ont montré des objets apportés pour une expertise sommaire. Le président a remis en cadeau à Me Teitgen le livre sur Alfred Renaudin afin qu’elle puisse découvrir plus en profondeur l’artiste-peintre dont elle voit souvent passer entre ses mains des toiles dans son hôtel de ventes.  

Olivier Béna


page précédente page suivante