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Questions à …. Marie-Pierre Gantzer, artiste plasticienne

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Publié le jeudi 20 septembre 2018

Qu’est-ce que l’impressionnisme ? Pourquoi y associez-vous le terme de « révolution » ?

Dans la 2ème moitié du 19ème siècle, des peintres qui souhaitent s’affranchir des règles académiques et exercer librement leur art décident de se regrouper pour exposer en marge des circuits officiels. Avant même que le terme d’impressionnisme ne soit formulé par un critique lors de leur première exposition, les idées des artistes circulent avec des échanges parfois vifs, lors de rencontres dans les cafés et les académies libres.

Qui sont les artistes qui composent la palette colorée de votre conférence ?

En prenant appui sur des œuvres et des écrits de l’époque, je tenterai de mettre en évidence par-delà les singularités, ce qui constitue une nouvelle vision qui n’est pas sans conséquence sur la manière de peindre et qui provoque un réel scandale à une époque où le monde connaît lui aussi de profondes mutations.

Et Alfred Renaudin, contemporain de cette époque ?

Bien que ne faisant pas partie des impressionnistes, il se rapproche d’eux par un goût prononcé en commun prononcé pour la lumière et le paysage.

Quelle est votre actualité en cette rentrée ?

Je travaille actuellement à la mise en place d’une exposition à la médiathèque de Creutzwald en lien avec des ateliers menés dans des écoles de la ville en mars dernier, où je présente également quelques-unes de mes créations récentes.

 

Marie-Pierre Gantzer donnera la conférence « La révolution impressionniste » le 22 septembre à 15h à la mairie de Val-et-Châtillon en lien avec les Amis d’Alfred Renaudin. Ouvert gratuitement à tous.


Alfred RENAUDIN et… le15 août

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Publié le jeudi 30 août 2018

Chaque année, le 15 août, Alfred Renaudin offrait un petit paysage peint sur panneau à Mme Albert Malgras, qui l’avait aidé à ses débuts. Il choisissait parmi ses grands formats présentés à Paris, notamment au Salon des Artistes Français, ayant reçu un accueil favorable ou bien une récompense, pour les reproduire en petit format de même type et les offrir à Mme Malgras ou à ses amis.

Née Corinne de Mirbeck en 1842 en Uruguay, et arrière-petite-fille de Nicolas de Mirbeck (1738-1795), peintre du Roi Stanislas, elle avait épousé en 1868 à Saint-Maurice-aux-Forges, Albert Malgras (1839-1915), magistrat à Lunéville.

Alfred Renaudin a été le professeur de peinture de leur fille Andrée (1869-1943), devenue par son mariage Mme la baronne Maurice de Saint-André.

Leur neveu, Léon Malgras (1875-1966), sous le pseudonyme de René d’Avril, était poète et critique d’art et écrivit le 29 mai 1945, quelques mois après le décès du maître :

« Que de fois n’ai-je pas admiré soit dans son atelier, soit aux expositions, ce que son pinceau exact mais jamais froid, traduisait d’amour de nos campagnes lorraines, lesquelles ne donnent pas volontiers leur cœur, mais le réservent presque tout entier à leur fils. ».

La Porte de France à Vaucouleurs (col. part.)

 

Voici les œuvres déjà connues :

La Vaise (1907)

Paysage lorrain (1909)

Porte de France à Vaucouleurs (1910)

Sepvigny-sur-Meuse (1911)

Pagny-la-Blanche-Côte (1912)

Maixe (1914)

Gerbéviller (1915)

Montmartre, le dernier moulin (1916)

Fontannes (1918)

La Porte Chaussée à Verdun (1919)

Vaucouleurs (1920)

Olivier BENA


Une couronne offerte à la statue de la Vierge

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Publié le jeudi 30 août 2018

A l’occasion de la solennité de l’Assomption, une procession mariale réunissant quelques paroissiens,  a relié la grotte Notre Dame de Lourdes, rénovée il y a exactement 10 ans par l’ex-section Sauvegarde du Patrimoine de la Maison pour Tous,  à l’église saint Laurent. Une messe a été célébrée par l’abbé Didier Jacques, curé in solidum de la paroisse du Bon Père Fourier des Vosges, pour la fête du village. Un généreux paroissien a offert en remerciements une couronne pour la statue de la Vierge dont l’autel avait été harmonieusement  fleuri et décoré pour l’événement.  

Olivier BENA


Avant/après : le chœur de l’église Saint-Laurent

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Publié le jeudi 26 juillet 2018

Auteur : Olivier BENA

 

La réforme liturgique du concile Vatican II a engendré de profonds changements dans la manière de célébrer la messe provoquant ainsi une mutation de l’espace liturgique. Cette rare  et ancienne photo montre tout de même un prêtre célébrer « face au peuple » dans les années 1950. Sont ainsi ôtés les bancs de communion, le chancel séparant le chœur de la nef ou même les ex-voto sans oublier les niches des autels latéraux. La statuaire a été considérablement réduite voyant certains saints ou personnages bibliques disparaitre ou être déplacés. La statue du Sacré Cœur de Jésus au centre du chœur a été remplacée par un Christ en croix situé initialement à proximité du chemin de croix dans la nef. Autrefois, c’était même un vitrail lumineux qui surplombait le tabernacle.   

En 1955, le conseil municipal prend la décision de pourvoir l’église de nouveaux vitraux à l’initiative des paroissiens et de l’abbé Vittemer. La maison Georges Gross, atelier verrier nancéen, exécute une série de vitraux pour la nef représentant de manière moderne les sept sacrements chrétiens. Dans le chœur, respectant la volonté exprimée, c’est saint Laurent, patron de l’église, qui est figuré. Du côté gauche, le diacre à la dalmatique rouge distribue des pains aux démunis qui s’agenouillent à ses pieds et du côté droit, c’est son martyre sur un grill vers 258 qui est évoqué. La sobriété décorative a vu s’effacer des peintures murales représentant des palmiers, des anges en haut de la voûte romane centrale de même que l’effet de marbre ou la multitude de petites croix de Lorraine ou grecques surchargeant le chœur.  

Le nouvel autel en gré rose des Vosges est béni le 11 janvier 1976 par Mgr Bernard, évêque de Nancy-Toul. Dans les années 1990, à l’initiative de l’abbé Senger, dernier curé en titre du Val, les pieds ont été rehaussés de pièces d’art représentant des épis de blé et un pied de vigne, symboles du pain et du vin de la communion chrétienne. L’ancien autel, offert en 1843 par les sœurs Souhait, religieuses de la congrégation de la Doctrine Chrétienne, est alors reculé dans le fond de l’église. Pour finir, deux ambons en fer forgé, destinés aux lectures et à l’homélie, sont installés de part et d’autre du chœur. Cet espace spécifique, abandonné depuis le Moyen-Âge, reprenant tout son rôle a vu le démontage de la chaire totalement rendue inutile.  

Olivier BENA


A la découverte du « Parcours Chagall »

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Publié le mardi 24 juillet 2018

Auteur : Olivier BENA

A l’initiative de l’association « Les Amis d’Alfred Renaudin », en lien avec le CAJT de la Comcom’ du Piémont Vosgien, une sortie a été organisée le temps d’un après-midi à Sarrebourg sur le « Parcours Chagall ». Seuls cinq enfants avaient répondu à cette proposition pourtant peu onéreuse.

Dans un premier temps, le groupe a visité la chapelle des Cordeliers où se trouve le vitrail monumental « La Paix » ou « l’Arbre de Vie ». C’est la plus grande verrière jamais réalisée par le peintre Marc Chagall. Elle mesure 7,50 m de large, 12 m de haut, pèse 900 kg, et est formée de 13 000 morceaux de verre. Ce dernier est bien plus imposant que celui de l’ONU à New York, dont la reproduction, sous la forme d’une tapisserie d’Yvette Cauquil-Prince, est exposée au Musée du Pays de Sarrebourg. Des explications très intéressantes et pédagogiques ont été apportées sur sa composition : couleurs, symboliques, personnages et clins d’œil de l’artiste pour la postérité.

Dans un second temps, plus manuel, les enfants ont réalisé à leur goût un arbre de vie à partir de morceaux de tissu à la manière des esquisses préparatoires du vitrail ; cela a permis de laisser cours à leur imagination et leur créativité. C’est ainsi que le projet du vitrail avait débuté. Pour les plus rapides, ils ont pu s’exercer au tissage sur un petit métier en écho à l’observation de la tapisserie d’Yvette Cauquil-Prince. Cet après-midi culturel a beaucoup plu aux participants. A noter que l’atelier artistique « à la manière d’Alfred Renaudin » a dû être annulé faute d’inscriptions.

Olivier BENA

 


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