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Un paysage champêtre de Renaudin vendu 2 850 €
Publié le vendredi 05 juin 2026
Estimé 1 000 €, le coup de marteau a conclu l’adjudication à 2 850 €.
(Photo copyright : Maison de ventes)
A la veille du 160e anniversaire de l’artiste-peintre Alfred Renaudin, la maison de ventes Senequier-Crozet à Grenoble a dispersé aux enchères un catalogue « Art collections ».
Parmi 325 lots se trouvait une huile sur toile représentant un paysage aux champs à Woël-en-Woëvre dans la Meuse.
Signée et datée 1907 en bas à gauche, l’œuvre est de format 50 X 75 cm. Le châssis porte une étiquette au verso mentionnant l’adresse de l’artiste ainsi qu’un titre "Les bots de la Meuse à Woël en Woëvre".
Couvert à moitié d’un ciel assez sombre et nuageux, la scène dépeint la vie rurale d’autrefois. Quelques personnages en arrière-plan sont au travail. Un chemin de terre tortueux traverse la toile du bord gauche jusqu’au fond. Une charrette tirée par un cheval est conduite par un homme au chapeau. L’œuvre a des airs des célèbres toiles de Millet. L’éloignement du véhicule de notre regard ressemble à une scène finale d’un film. Rejoint-elle la ferme peinte la même année vendue 4 000 € à Metz en 2020 ?
Dans une toile grand format conservée au Musée des Beaux-Arts de Nancy, et exposée aux Salons de Paris et de Nancy en 1910, Renaudin a représenté l’orme de Sully, arbre remarquable multiséculaire planté dans la localité de Woël- en-Woëvre.
Olivier BENA
Les quais à Paris d’Alfred Renaudin vendus aux enchères
Publié le vendredi 05 juin 2026
Le coup de marteau final a conclu la vente à 3 000 €.
Fin mai, à Strasbourg, l’hôtel des ventes de notaires a procédé aux enchères d’un beau catalogue composé en majorité d’instruments de musique. Parmi les lots figurait une toile de Renaudin, représentant les quais de Seine à Paris en automne.
Signé et daté 1917, le tableau n’est pas inconnu pour les « Amis d’Alfred Renaudin ». En effet, lors de l’exposition de Toul, une œuvre quasi similaire a été proposée aux visiteurs. Cependant, la saison n’est pas la même et quelques détails diffèrent.
De format classique 72 x 53 cm, la scène a lieu durant la Grande Guerre. Ayant quitté Nancy en 1915, la famille s’installe à Paris jusqu’à la fin 1917 ou début 1918, pour ensuite rejoindre l’Auvergne à Fontannes.
La peinture laisse une grande part à une allée d’arbres, à leurs branches et feuillages que la saison voit disparaître. Quelques personnages animent le site : des promeneurs, un pêcheur ou des enfants qui jouent.
La partie gauche laisse place à la Seine, au Pont-Neuf sur lequel déambulent des silhouettes. Malgré une sensation d’insouciance, les couleurs demeurent assez sombres dues à la saison ou encore à la période historique vécue.
Olivier BENA
Un week-end réussi pour le concours de cavage du club canin du Val
Publié le jeudi 21 mai 2026
Le week-end dernier, Val-et-Châtillon a vibré au rythme du cavage. Le club canin du Val y organisait deux concours majeurs qui ont attiré des passionnés de trufficulture et de complicité canine, venus de nombreuses régions de France.
Entre convivialité, passion et esprit sportif, le concours de cavage dont s’occupait le club canin du Val a tenu toutes ses promesses. Même si les deux jours de compétition ont été intenses pour les organisateurs.
Les festivités ont débuté le samedi 16 mai avec le très attendu concours de cavage au naturel. Cette épreuve, qui simule la recherche de truffes en conditions réelles, a réuni 33 concurrents déterminés. Le lendemain, dimanche 17 mai, c’était place au concours sur carré. Sur un terrain délimité, pas moins de 64 duos maîtres-chiens se sont affrontés dans une ambiance à la fois compétitive et chaleureuse.
Le club canin du Val s’est particulièrement illustré grâce aux performances réalisées par ses propres licenciés. Plusieurs d’entre eux ont brillamment trusté les marches du podium, mettant à l’honneur le travail de formation du club : Jethro, mené par Jean-Yves ; Louchka, menée par Ludovic ; Orso, mené par Olivier ; Nice Girl, menée par Jean-Yves ; Olia, menée par Jean-Yves.

Jethro est l’un des nombreux chiens à avoir participé au concours de cavage.
Photo Ludovic Obeltz
Une réussite collective
La restauration du week-end a été assurée par les bénévoles du club. Elle s’est déroulée dans le bâtiment des anciennes Cotonnières de Lorraine, dans l’enceinte de l’association Mémoires du textile où les participants ont pu regarder un film sur le musée. La présidente Sandra Obeltz a remercié chaleureusement M. François Fournier, président de l’association Mémoires du Textile, la municipalité de Val-et-Châtillon, les agents communaux, les bénévoles, les juges et les licenciés des clubs régionaux. Leur aide, leur disponibilité et leur coup de main tout au long du week-end ont été indispensables.
Après son intervention, Thierry Culmet, le maire de Val-et-Châtillon, a procédé à la remise des prix. Une belle mise en lumière pour la commune, et pour cette discipline canine qui ne cesse de faire des adeptes.
Une centaine de marcheurs sur les sentiers
Publié le lundi 18 mai 2026
Le Club Vosgien de la Vezouze a organisé sa quatrième marche populaire, dimanche 10 mai. Une centaine de marcheurs se sont retrouvés par groupes à la salle des fêtes communale pour participer à trois parcours de 5, 8 et 10 kilomètres sous un ciel ensoleillé.
Les participants ont emprunté les sentiers balisés et entretenus par les bénévoles du club. Le circuit leur a permis de découvrir les roches d’Achiffet et de Clineroche, l’étang communal et plusieurs fontaines du village.
Le repas de midi, assuré par les membres du club, a réuni plus de 100 personnes. Toute l’année, une douzaine de bénévoles participent à l’entretien et au balisage de 320 kilomètres de sentiers, avec le renfort ponctuel d’un groupe de six personnes du foyer d’accueil spécialisé (FAS) de Blâmont.
Yves Migos, président du Club Vosgien de la Vezouze, a félicité les bénévoles mobilisés pour l’organisation de cette journée.
2026, l’année du centenaire de la flèche du clocher de l’église Saint-Laurent
Publié le lundi 11 mai 2026
Voilà cent ans que l’église locale n’est plus coiffée d’une flèche pyramidale, mais pointue. Plongée dans les archives du conseil municipal de l’époque.
Au cœur de l’année 1926, les habitants de Val-et-Châtillon ont vécu un événement rare : la flèche pyramidale du clocher a été remplacée par une nouvelle plus pointue. Dès août 1925, la municipalité avait réfléchi et prospecté en vue de la rénovation de l’édifice religieux à partir des plans dressés par l’architecte de Villemont de Blâmont. Il était décidé de conserver la croix et le coq qui seraient remis en état. Les étapes administratives avaient traîné au-delà de ce qui était supposé. En janvier 1920, avaient déjà été baptisées trois nouvelles cloches.
Puis, dans une séance extraordinaire du conseil municipal, le 30 juin 1926, était décidé des travaux de réfection de l’église dont le remplacement de la flèche. Malgré une hausse des coûts en matériaux et en main-d’œuvre, l’adjudication était adoptée en faveur de l’entrepreneur André Mourot de Domèvre-sur-Vezouze pour un montant total de 69 411,61 francs (Ndlr : soit une correspondance de 5 290 865 € de 2025, selon le convertisseur de l’Insee).
Un mois plus tard, le maire, Charles Joseph Farner, avait exposé aux élus un courrier de l’architecte en charge du suivi des opérations. Des difficultés à se doter en ardoises d’Angers, devant recouvrir la nouvelle flèche, étaient pointées et la proposition d’utiliser des ardoises de Rimogne, dans les Ardennes, plus rapides à obtenir était avancée.
Démontage non budgété
En septembre, les archives révèlent un fait cocasse : la démolition de l’ancienne flèche, ainsi que les travaux liés au paratonnerre et au démontage, n’avaient pas été prévus dans le marché initial ! Un devis supplémentaire de 2 632,52 F. (Ndlr : correspondance de 200 000 € de 2025), de gré à gré, était voté pour poursuivre les échéances.
En juin 1927, faisant suite à la réception définitive de l’ensemble des travaux, le 28 mai, une délibération avait validé le solde des travaux à régler.
Après deux années rocambolesques, le village est depuis doté d’une nouvelle flèche dominante. Qui sera touchée par la foudre en juin 1965…