Atelier de poterie printanier à la Maison de la Forêt
Publié le lundi 14 avril 2025
Rouverte depuis quelques jours pour sa 10e saison, la Maison de la Forêt a accueilli un atelier de poterie à destination des enfants actuellement en vacances de printemps.
Comme chaque année, à l’initiative de l’association « Les Amis d’Alfred Renaudin », 13 enfants, de 4 à 12 ans, issus du Territoire de la Comcom, ont participé à une matinée arts plastiques. Animé par Bruno, potier de « J’aime la terre » (la Boutique des Bouleaux à Walscheid), le thème de l’activité manuelle était « printemps d’argile ». Les artistes en herbe ont réalisé une pièce personnelle et unique en suivant avec application les nombreuses instructions.
A partir d’un morceau de terre, ils ont modelé une composition et laissé place à leur créativité. Puis, à l’aide de gabarits liés à la nature et aux fleurs, ils ont préparé plusieurs pièces qu’ils ont ensuite associées à une galette grâce à la technique du guillochage. Celle-ci consiste à creuser avec un ébauchoir des hachures à la surface de la matière. Cette opération est réalisée sur deux surfaces à assembler, préalablement enduites de barbotine.

Avant de signer leur œuvre, ils ont également ajouté quelques petites décorations avec une baguette et enduit d’engobe de différentes couleurs, qui ressortiront parfois très différemment à la fin du travail.
A l’issue des 2 semaines de séchage, une première cuisson à 980 °C sera opérée puis une seconde à 1 250 °C pour l’émaillage. Cette initiation a beaucoup plu aux enfants tout comme à leurs parents ou grands-parents leur ayant prêté main forte.


Créativité et art étaient au menu de la matinée poterie.
Olivier BENA
Journée d’hommage au père Charles Umbricht
Publié le mardi 08 avril 2025
Mgr Michel et le maire Thierry Culmet ont dévoilé la plaque-hommage
En ce beau dimanche printanier, la commune de Val-et-Châtillon, associée à la paroisse du Bon-Père Fourier des Vosges, était en fête pour rendre hommage à l’enfant du village, le père Charles Umbricht (1873-1941) en présence de Mgr l’évêque de Nancy et Toul.
Il est déjà 9 heures ; les cloches sonnent à la volée. L’église St-Laurent est en effervescence car les ultimes préparatifs de la célébration religieuse se finalisent. Les choristes répètent une dernière fois les chants, les enfants de chœur préparent la procession d’entrée, les premiers invités, dont les membres de la famille du père Umbricht, arrivent. L’édifice a revêtu ses plus beaux atours, bien qu’en temps de Carême, grâce au savoir-faire précieux du sacristain Pascal Marchal.
A 9h30, dans une église comble, débute la messe présidée par S.E. Mgr. Pierre-Yves Michel, évêque de Nancy et Toul, et concélébrée par l’abbé Pierre Loppinet, ancien curé de la paroisse entre 2008 et 2015, l’abbé Antoine Haeussler, curé d’Obernai, fief de la famille Umbricht, et l’abbé Edouard Manayanga, actuel curé. Une véritable ferveur se dégage pour célébrer la vie simple, humble mais tellement extraordinaire du père Charles Umbricht.
Aumônier militaire volontaire dès le début de la Grande Guerre, il jouit dès son vivant d’une grande respectabilité par son charisme et son dévouement au service de la force d’âme des soldats allant du simple poilu aux généraux de l’armée. Il obtient 12 citations dans l’ordre de la Légion d’honneur et la chancellerie l’élève à la dignité de Grand officier en 1933. Il demeure à ce jour le prêtre le plus décoré. A son décès soudain à Meyzieu le 22 octobre 1941, après une vie marquée par une santé fragile et par la guerre, ses restes sont seulement inhumés dans le caveau familial au cimetière de Val-et-Châtillon le 26 mai 1947.
Recueillement, prière, discours et dépôt de gerbes auprès de la sépulture.
Depuis sa disparition, la localité n’a jamais oublié sa mémoire comme lorsqu’en 1977, où le nouveau maire, François Romary, fait voter à l’unanimité au conseil municipal fraichement élu cette délibération de changer le nom de la rue de l’église en rue du Père Charles Umbricht. Près de 50 ans plus tard, l’actuelle municipalité a voulu honorer à nouveau ce grand homme en apposant une plaque à l’entrée du cimetière pour marquer sa présence, à la manière du Père-Lachaise à Paris.
A la sortie de la messe, une procession s’est mise en place vers le cimetière au son de la grosse cloche Ste-Jeanne d’Arc dont le prêtre était le parrain. Thierry Culmet, maire, et Mgr Michel ont dévoilé cette plaque-hommage sous les applaudissements nourris de la foule présente. Puis, le prélat a béni le caveau familial avant qu’un dépôt de gerbes de la part de la paroisse, du Sénat et de la commune n’ait lieu. Dans son discours, le premier magistrat est revenu sur la vie et les œuvres de celui qui était honoré. A son tour, Olivier Bena, a donné une clé de lecture spirituelle sur l’homme de foi pour qui la croix était au cœur de son existence.
Remise d’un portrait du Père Umbricht aux officiels présents aux cérémonies.
De retour à la salle des fêtes, le cortège des invités a partagé un apéritif déjeunatoire offert par la commune et préparé par l’association Croc Blanc. Le temps des discours de remerciements de la part des élus s’est conclu par la remise officielle du portrait du père Umbricht aux protagonistes du jour.
Dès 14h30, François Schmitt, le maître-d’œuvre de l’exposition itinérante, a proposé une visite commentée de cette dernière pour le plus grand plaisir des participants. Elle sera visible jusqu’au 5 mai prochain. Dans un premier temps, elle restera jusqu’au lundi 21 avril dans l’église où le père Umbricht célébra sa première messe en août 1897. Puis, elle rejoindra la galerie du musée du textile jusqu’au 5 mai avant son départ pour le mémorial des batailles de la Marne à Dormons. Pour conclure la journée d’hommage, Mgr Michel a conduit la prière de l’office des vêpres en présence d’une poignée de fidèles avant de regagner Nancy.
Olivier Bena
Contact et renseignements : Mairie : 03 83 42 51 07 ou Olivier Bena : 07 82 56 88 47
Les droits photographiques appartiennent à la commune par contrat avec Victor Photographie.
Un paysage meusien d’Alfred Renaudin vendu aux enchères
Publié le jeudi 27 mars 2025
Auteur : Olivier BENA
Outre-Rhin, la maison de ventes HargesHeimer, basée à Düsseldorf, a procédé à la mise aux enchères de près de 2 800 lots composant un catalogue d’objets d’arts, d’antiquités et surtout de tableaux.
Parmi eux figurait une œuvre, classique dans son format 50 x 73 cm, de l’artiste-peintre inhumé au cimetière de Val-et-Châtillon. Signée et datée 1919 en bas à droite, l’huile sur toile représente une vue de Sepvigny, située à quelques kilomètres au sud de Vaucouleurs et traversée par la Meuse.
Comme souvent, Alfred Renaudin y inclue les éléments récurrents de sa palette : le cours d’eau, le ciel, l’abondante végétation, le petit pont reliant une rive à une maison. Au cœur de la composition est assise une lavandière à l’ouvrage au bord de l’eau. La toile laisse dégager une ambiance calme et paisible, bien loin des tumultes de notre époque, où la vie à la campagne était rythmée des diverses tâches quotidiennes rurales.
La localité n’est pas inconnue du catalogue raisonné de Renaudin. En effet, dans le legs au château de Lunéville en 2018, se trouvait une toile qui a même été prêtée pour l’exposition « La Meuse vue par les peintres » au Musée barrois. Dans le relevé des « petits tableaux du 15 août » offerts à Mme de Mirbeck est listé Sepvigny en 1911 …
N’ayant pas la même cote qu’en France, malgré une mise à prix à 800 €, le marteau du commissaire-priseur a conclu les enchères à 600 €.

La sortie annuelle « Sur les traces d’A. Renaudin » conduira les participants en Meuse le 28 juin prochain.
Questions à … Catherine Bourdieu, maîtresse de conférences en histoire de l’art
Publié le mardi 25 mars 2025
Qui est Jules Bastien-Lepage ?
Sa très courte carrière se déroule en partie à Paris, où il possède un atelier, et à Damvillers, son village natal. Il peint la vie quotidienne avec des personnages pittoresques mais réalistes, ses familiers, quelques portraits de personnalités célèbres, des paysages. Il disparaît prématurément, mais son talent est connu de son vivant.
En quoi son style a marqué l’histoire de l’art ?
Jules Bastien-Lepage appartient au mouvement naturaliste qui se développe durant la seconde moitié du 19e siècle ; les peintres qui adoptent cette tendance s’attachent à représenter le quotidien sans interprétation romantique ou réaliste. Ses œuvres illustrent cette observation fine du réel.
Quelles similitudes faites-vous avec Alfred Renaudin ?
Les rapprochements entre ces deux grands noms de l’art lorrain tiennent essentiellement à l’atmosphère, à la description appliquée des sujets, à une palette claire et à une touche légère qui n’interdit pas les empâtements pour traiter l’épaisseur de certains matériaux.
Quelle est votre actualité ?
Je coordonne un groupe de recherche sur la sculpture en Champagne et en Lorraine ; mes recherches portent sur la réalisation des baldaquins aux XVIIe et XVIIIe siècles. Ces journées ont pour objectif de faire connaître au public les spécificités culturelles et artistiques de cette région. Elles sont organisées conjointement par la Maison des Patrimoines & de l’Habitat et par les associations de la SNANM et de Connaissance de la Meuse.
A l’invitation de l’association « Les Amis d’Alfred Renaudin », Catherine Bourdieu, maîtresse de conférences à l’université de Lorraine à Metz donnera la conférence « Jules Bastien-Lepage (1848-1884) : portraits, paysages et vie quotidienne » le samedi 5 avril à 15h à la salle des fêtes de Val-et-Châtillon. Ouvert gratuitement à tous.

Olivier BENA
Hommage au père Charles Umbricht : messe, plaque et exposition
Publié le lundi 24 mars 2025

Le père Umbricht a été élevé au grade de
Grand-officier de la Légion d’honneur en 1933.
Dimanche 6 avril prochain, la commune, en lien avec la paroisse du Bon-Père Fourier des Vosges, rendra hommage au père Charles Umbricht (1873-1941), l’enfant du village, à l’occasion de la présentation, durant un mois, d’une exposition rétrospective et itinérante retraçant en une dizaine de panneaux cette vie simple et extraordinaire.
Né en 1873 à Amenoncourt, Charles Umbricht a grandi au village avant le quitter pour le petit puis le grand séminaire de Nancy. Ordonné par Mgr Turinaz le 8 août 1897, il célèbre sa 1ère messe en l’église St-Laurent. Tour à tour vicaire puis professeur de français, la majeure partie de son ministère se réalise comme aumônier militaire au cœur des combats durant la Grande Guerre puis pour l’Alsace, que sa famille a quitté suite à l’Annexion. Héros incontestable, amputé d’un bras déchiqueté par un obus en juillet 1918, il reste une figure respectable et humble de son époque. Il meurt subitement le 22 octobre 1941 à Meyzieu. Des obsèques solennelles ont lieu le 26 mai 1947 à Val-et-Châtillon où ses restes rejoignent la sépulture familiale au cimetière communal.
Pour l’occasion, S.E. Mgr Pierre-Yves Michel, évêque de Nancy et Toul présidera une messe à 9h30 en l’église Saint-Laurent, concélébrée avec différents prêtres dont le père Edouard Manyanga, curé de la paroisse. Vers 11h, le cortège rejoindra le cimetière communal au tintement de la grosse cloche, Jeanne-d’Arc, dont le père Umbricht était le parrain. De très nombreuses symboliques émailleront cet événement historique. Sur site, une plaque-hommage sera dévoilée suivie d’un temps de prières près de la tombe de celui qui a été le prêtre le plus décoré de la Grande Guerre avant un dépôt de gerbes. A 14h30, François Schmitt, maître d’œuvre de l’exposition, proposera une visite commentée de cette dernière. L’église restera ouverte en continu jusqu’à 17h où l’office des vêpres sera prié.
Contacts et renseignements :
Commune : 03 83 42 51 07
Olivier Bena : 07 82 56 88 47