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Brioches de l’amitié
Publié le samedi 29 mars 2025
Des bénévoles sillonneront Val-et-Châtillon pour vendre les brioches de l’amitié le samedi 29 mars 2025 au prix de 5 €.
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Un paysage meusien d’Alfred Renaudin vendu aux enchères
Publié le jeudi 27 mars 2025
Auteur : Olivier BENA
Outre-Rhin, la maison de ventes HargesHeimer, basée à Düsseldorf, a procédé à la mise aux enchères de près de 2 800 lots composant un catalogue d’objets d’arts, d’antiquités et surtout de tableaux.
Parmi eux figurait une œuvre, classique dans son format 50 x 73 cm, de l’artiste-peintre inhumé au cimetière de Val-et-Châtillon. Signée et datée 1919 en bas à droite, l’huile sur toile représente une vue de Sepvigny, située à quelques kilomètres au sud de Vaucouleurs et traversée par la Meuse.
Comme souvent, Alfred Renaudin y inclue les éléments récurrents de sa palette : le cours d’eau, le ciel, l’abondante végétation, le petit pont reliant une rive à une maison. Au cœur de la composition est assise une lavandière à l’ouvrage au bord de l’eau. La toile laisse dégager une ambiance calme et paisible, bien loin des tumultes de notre époque, où la vie à la campagne était rythmée des diverses tâches quotidiennes rurales.
La localité n’est pas inconnue du catalogue raisonné de Renaudin. En effet, dans le legs au château de Lunéville en 2018, se trouvait une toile qui a même été prêtée pour l’exposition « La Meuse vue par les peintres » au Musée barrois. Dans le relevé des « petits tableaux du 15 août » offerts à Mme de Mirbeck est listé Sepvigny en 1911 …
N’ayant pas la même cote qu’en France, malgré une mise à prix à 800 €, le marteau du commissaire-priseur a conclu les enchères à 600 €.
La sortie annuelle « Sur les traces d’A. Renaudin » conduira les participants en Meuse le 28 juin prochain.
Questions à … Catherine Bourdieu, maîtresse de conférences en histoire de l’art
Publié le mardi 25 mars 2025
Qui est Jules Bastien-Lepage ?
Sa très courte carrière se déroule en partie à Paris, où il possède un atelier, et à Damvillers, son village natal. Il peint la vie quotidienne avec des personnages pittoresques mais réalistes, ses familiers, quelques portraits de personnalités célèbres, des paysages. Il disparaît prématurément, mais son talent est connu de son vivant.
En quoi son style a marqué l’histoire de l’art ?
Jules Bastien-Lepage appartient au mouvement naturaliste qui se développe durant la seconde moitié du 19e siècle ; les peintres qui adoptent cette tendance s’attachent à représenter le quotidien sans interprétation romantique ou réaliste. Ses œuvres illustrent cette observation fine du réel.
Quelles similitudes faites-vous avec Alfred Renaudin ?
Les rapprochements entre ces deux grands noms de l’art lorrain tiennent essentiellement à l’atmosphère, à la description appliquée des sujets, à une palette claire et à une touche légère qui n’interdit pas les empâtements pour traiter l’épaisseur de certains matériaux.
Quelle est votre actualité ?
Je coordonne un groupe de recherche sur la sculpture en Champagne et en Lorraine ; mes recherches portent sur la réalisation des baldaquins aux XVIIe et XVIIIe siècles. Ces journées ont pour objectif de faire connaître au public les spécificités culturelles et artistiques de cette région. Elles sont organisées conjointement par la Maison des Patrimoines & de l’Habitat et par les associations de la SNANM et de Connaissance de la Meuse.
A l’invitation de l’association « Les Amis d’Alfred Renaudin », Catherine Bourdieu, maîtresse de conférences à l’université de Lorraine à Metz donnera la conférence « Jules Bastien-Lepage (1848-1884) : portraits, paysages et vie quotidienne » le samedi 5 avril à 15h à la salle des fêtes de Val-et-Châtillon. Ouvert gratuitement à tous.
Olivier BENA