Val-et-Châtillon

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Itinéraire du tableau « VAL ET CHATILLON 97 » du peintre Alfred RENAUDIN

Publié le vendredi 20 mars 2015

Transmis le 14 mars 2015 à l’Association « Les amis d’Alfred RENAUDIN »

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En 1892, à la naissance de mon grand-père, Louis THOMAS, dans la Meuse, les deux sœurs de sa mère Joséphine, Marie et Céline BORTINO, tenaient un atelier de broderie à Lunéville. Ces dernières étant restées célibataires, mon grand-père et mon père, enfants uniques, j’ai hérité avec mes 4 frères et sœurs, de leurs beaux objets, admirés chez mes grands-parents, mis à l’écart ensuite pendant 20 ans par mes parents.

Je pense qu’elles étaient en contact avec quelqu’un de l’atelier de décoration des faïenceries KELLER ET GUERIN, car elles possédaient un certain nombre de pièces de cette provenance, et peut-être avec Mr RENAUDIN lui-même. En effet, ce tableau était accompagné de 4 autres, aux formats, toiles et châssis (estampillé d’une ancre de marine) identiques, que nous avons détruits, car très poussiéreux et représentant des copies des célèbres tableaux de Jean-François MILLET et donc non signés ni datés. De toute évidence, ils provenaient de la même main, et certainement réalisés à ses débuts.

Ce tableau aurait connu le même sort, si notre père ne l’avait exhumé du grenier pour en faire la copie. Mais la maladie l’a rattrapé et lors de son départ en maison de retraite, en 2010, il m’a demandé de terminer son travail, étant moi-même peintre amateur ; ce que j’ai fait, à l’été 2011. Je ne connaissais pas le peintre, mais, en allant la même semaine, visiter la collection « Art nouveau » Keller et Guérin exposée au château de Lunéville, j’ai eu la surprise d’entrer dans la salle « Alfred RENAUDIN » et d’y reconnaitre sa signature sur un magnifique tableau de roses trémières.

J’ai alors fait des recherches sur internet et ai découvert la vie du peintre et quelques-unes de ses oeuvres. Un commissaire-priseur m’a confirmé sa notoriété régionale, et le tableau devait faire partie en l’état d’un lot à mettre en vente. Mais en Février 2014, en revisitant le musée des Beaux-Arts de Nancy, j’ai remarqué que sa seule grande toile exposée, représentant une cour de ferme était reléguée dans un petit coin. Trouvant cela un peu injuste pour le peintre, et reprenant mes recherches sur lui, je suis tombée sur votre Association…et vous connaissez la suite.

Françoise NEY pour la fratrie THOMAS (Françoise, Martine, Christine, Philippe et Didier)



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