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Georges EPPE ou le passeur de mémoire

Publié le lundi 06 octobre 2014

Auteur : Olivier BENA

Georges EPPE lors d’une séance de dédicaces
(crédit photo : Est Républicain)

C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris le décès de M. Georges Eppe le 5 octobre 2014 au centre hospitalier de Lunéville à quelques semaines seulement de son 81ème anniversaire. C’est véritablement la mémoire vivante de Cirey-sur-Vezouze incarnée en la personne joviale et sympathique de Georges qui disparaît.

Collectionneur invétéré de cartes postales et de tout autre document portant sur l’histoire et la vie de notre territoire, il a offert de nombreuses années aux habitants de Cirey une chronique dans le bulletin communal intitulée « Cirey, d’où viens-tu ? » qui apportait aux lecteurs un regard historique exigeant mais aussi parfois anecdotique de la vie des Loups.

En 2010, il avait été une des chevilles ouvrières dans l’organisation des manifestations du Millénaire de l’abbaye de Saint-Sauveur. Fin 2011, dans une salle des fêtes de Cirey-sur-Vezouze archicomble, il avait organisé une soirée de projection de cartes postales racontées comme il savait si bien le faire avec son complice Michel HOLDER, disparu en juillet dernier. L’assistance nombreuse était la preuve du travail apprécié et signe d’une profonde reconnaissance à l’érudit qu’il était. En 2013, à l’invitation du comte de Talhouët pour qui il avait travaillé, il avait entraîné les participants de la balade contée dans le parc du château et dans les chemins de l’Histoire qu’il maîtrisait à la perfection. Le 14 juin dernier, tous deux avaient encore donné une ultime conférence en lien avec la Grande Guerre et Cirey.

Amoureux de la nature et du patrimoine qu’il a valorisés du mieux qu’il l’a pu, il avait été président de l’association du Club Vosgien de la Vezouze de 1981 à 1993 mais aussi de 1997 à 2002. C’est sous son action que le club élira domicile à La Boulaie, fermette qui retrouvera une seconde jeunesse, et que de nouveaux sentiers furent balisés. Pour le remercier de son implication totale, il avait reçu le Houx d’or. Outre son engagement associatif, il avait été de nombreuses années conseiller municipal de Cirey.

L’église saint Bernard et saint Denis et la paroisse avaient aussi pour lui une très grande importance. Sa foi convaincue l’avait conduit au service de l’Eglise en tant que sacristain. Chaque année il organisait une petite célébration en l’honneur de Notre Dame de Bonsecours, dont la statue a été translatée près de l’église ; un temps de prières au cœur de l’histoire.

Auteur de très nombreux articles, son dernier témoignage restera sans aucun doute le livre consacré à sa commune Cirey, pour laquelle il vouait un véritable culte, en collaboration avec son ami Roger CORNIBE. Ce dernier projet, pour lequel il aura donné ses toutes dernières forces lui tenait énormément à cœur. Le document richement illustré aura raison d’être ce passage de mémoire aux générations qui viendront à l’image de ce que fut pour lui l’ouvrage de Charles Cuissard.

Adieu l’ami, A Dieu Georges !


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