A ne pas manquer :
Un livre et une exposition sur Alfred Renaudin en préparation
Publié le lundi 24 février 2020
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Saint Nicolas de Port sera la destination 2020 de la sortie "Sur les traces d’A. Renaudin"
Pour sa 8ème année d’existence, l’association « Les Amis d’Alfred Renaudin », fondée et présidée par Olivier Béna, a concocté un programme culturel ambitieux autour de l’art, gratuit et ouvert à tous. Le 13 janvier dernier, une conférence a été donnée par le président au centre socio-culturel de Sarrebourg devant une centaine de personnes dans le cadre des activités de la Société d’histoire et d’archéologie locale. Le 18 avril, outre l’assemblée générale ordinaire qui se déroulera à 10h à la salle des fêtes, les membres se réuniront à 9h30 au cimetière pour rendre hommage à René Veillon, 100 ans jour pour jour après son décès. Ancien maire de la commune et fondateur de la Société Cotonnière de Lorraine, ce dernier a dû renoncer à une carrière artistique pour ses études. Il était également le cousin par alliance d’Alfred Renaudin. Robert Florentin donnera ce même après-midi une conférence interactive dont il a le secret concernant l’œuvre d’Emile Chepfer sur la prise de la ferme du Léomont en août 1914. Le 2 mai, le préfet 54, Eric Freysselinard, viendra présenter et dédicacer son 3ème opus du journal de guerre de son arrière-grand-mère, Marguerite Lebrun, allant de juillet 1940 à octobre 1947. La traditionnelle sortie « Sur les traces d’Alfred Renaudin » aura lieu à Saint Nicolas de Port le 27 juin et offrira la visite de la basilique peinte à plusieurs reprises par Alfred Renaudin et des musées de la bière et du cinéma. Le 17 octobre, à la Maison de la Forêt à Saint Sauveur, Monique Manoha, du pôle bijou, évoquera la vie et l’œuvre de Joseph Emile Gridel, peintre des forêts. L’association a toujours le souci du suivi des ventes aux enchères mais également de l’accueil des particuliers. La cote de l’artiste-peintre progresse petit à petit grâce à l’existence de l’association, composée de 84 adhérents, veillant à faire connaître et vivre la mémoire et l’œuvre d’Alfred Renaudin.
Enfin, événements majeurs pour 2020, en parallèle avec l’action de l’association, une nouvelle grande exposition est en cours de préparation au Musée d’Art et d’Histoire de Toul. Elle réunira plus de 80 œuvres non encore exposées au grand public provenant de deux grosses collections privées entre le 12 juin et le 22 septembre. Francine Roze, ancienne conservatrice du Musée Lorrain, en sera la commissaire. Quatre thématiques seront développées : les fleurs, les paysages, la ruralité et les œuvres hors de Lorraine. Cinq ans après l’exposition « Alfred Renaudin : les couleurs de la Lorraine » au château de Lunéville, chacun pourra une nouvelle fois découvrir et confirmer le talent de ce témoin passionné de son époque qui voulait « que l’on se promène dans ses toiles ». De plus, la parution d’un livre de grande qualité 24 X 32 cm chez Serge Domini Editeur permettra de plonger au cœur de ces nombreux tableaux non encore référencées dans les précédents ouvrages.
Olivier Béna
Questions à … Thibaut Laplace, campanologue
Publié le lundi 17 février 2020
Quelles sont les différentes étapes de fabrication d’une cloche ?
Qu’elle soit réalisée sur place dans une fosse et avec un four de circonstance ou en atelier, la fonte d’une cloche nécessite toujours les mêmes étapes. On constitue d’abord un noyau qui correspond à la forme intérieure de la cloche. Ce qu’on appelle ensuite la fausse cloche, composée essentiellement d’argile, vient ensuite recouvrir le noyau. Sur la fausse cloche, on pose les inscriptions et décors en cire. Le tout est recouvert enfin d’une chape en terre cuite. Lorsque tout a bien séché, on soulève la chape et retire la fausse cloche. Le bronze est pour finir coulé entre le noyau et la chape et donne forme à la cloche.
Qui sont les grands noms lorrains de fondeurs de cloche ?
Les grands noms des fondeurs de cloches lorrains sont souvent ceux dont les familles ont perduré jusqu’au XXème siècle, les Farnier de Robécourt dans les Vosges qui ont fondu jusqu’en 1939, les Goussel, issus du village de Blévaincourt dans le Bassigny lui aussi et dont un des membres Joseph a connu un grand succès depuis son installation à Metz et portait le titre de fondeur de Sa Majesté l’Empereur Napoléon III. Il y a aussi Jules Robert qui installé à Nancy où il a fondu de très nombreuses cloches jusque dans les années 30 dont celles de Val et Châtillon en 1919.
Après votre analyse des cloches du village, qu’avez-vous noté de particulier ?
Il est intéressant de noter que les trois cloches de l’église Saint-Laurent (Jeanne d’Arc, Marguerite-Marie et Bernadette) fondues en 1919 portent sur leur robe la mention des trois cloches de 1835 qu’elles ont remplacées après que les Allemands les eurent enlevées pour récupérer le bronze au début de la Première Guerre Mondiale.
Quel message peut encore apporter cet instrument particulier dans notre société sécularisée ?
Les cloches donnent une partie de l’identité sonore d’un village ou d’un quartier. Elles peuvent souvent être reconnues entre mille par les habitants ! Faites le test quand vous rentrez de vacances. La première sonnerie des cloches signe votre retour au foyer. D’autre part, la pertinence de leur message est conservée : annonciatrices des joies et des peines, marqueurs du temps, les cloches nous lient les uns aux autres. Dans une société où l’isolement est fort, les cloches sont tout sauf inutiles !
Propos recueillis par Olivier Béna.
Dans le cadre du centenaire des cloches de l’église Saint-Laurent, Thibaut Laplace donnera la conférence « le rayonnement des fondeurs de cloches lorrains en Europe du Moyen-Age à la Révolution » le 29 février à 15h à la salle des fêtes de Val-et-Châtillon en lien avec la Municipalité et la paroisse du Bon Père Fourier des Vosges. Ouvert gratuitement à tous.

AMC : poursuivre ses missions jusqu’en 2022
Publié le lundi 27 janvier 2020
L’assemblée générale ordinaire a rassemblé à la salle des fêtes les membres de la section sous la présidence de Roland Dal Martello. Josiane Tallotte, maire, et Olivier Béna, maire adjoint délégué aux cérémonies patriotiques et correspondant défense, ont participé à la réunion annuelle statutaire dont ils sont sympathisants. Une minute de silence a été observé en mémoire de Paul Pierre, qui fut porte-drapeau de la section pendant 20 ans, de Lise Freyermouth, qui s’occupait de la vente du bleuet, et de Juliette Chatel. Une intention particulière a été ajoutée pour les soldats français Morts pour la France en 2019, notamment les 13 militaires tués au Mali. Le rapport moral a égrainé les très nombreuses cérémonies ou réunions auxquelles la section a participé. C’est un véritable marathon qui permet comme l’a souligné Josiane Tallotte de porter haut les couleurs du drapeau de l’AMC et le nom de la commune. Le rapport financier a démontré que les réserves amassées par les ainés s’amenuisent d’année en année notamment en raison de la faible part de la cotisation conservée par la section. Le président a mis en perspective les difficultés rencontrées par la section notamment le vieillissement des adhérents, le manque de recrutement et les maigres recettes. Il espère poursuivre les missions jusqu’en 2022 où la section fêtera son centenaire de même que celui du Monument aux Morts. Pour 2020, plusieurs rendez-vous sont déjà proposés mais sous réserve de la nouvelle municipalité : 8 mai, 80ème anniversaire de l’Appel du 18 juin et des événements du Trou Marmot, cérémonie à la stèle de la Fourchue Eau et le 11 novembre. Dans son intervention, Olivier Béna a dressé le bilan de l’action communale dans le domaine patriotique : rénovation du Monument aux Morts, cérémonies diverses maintenues, recensement et géolocalisation des tombes de Morts pour la France du cimetière, tout en regrettant la faible participation des jeunes générations dans les commémorations.
Olivier BENA
La section compte actuellement 16 membres.
Un vase peint par Renaudin vendu à Drouot
Publié le jeudi 19 décembre 2019
Parmi les dernières ventes de l’année 2019, les commissaires-priseurs Boisgirard et Antonini ont proposé un catalogue exceptionnel à l’hôtel Drouot à Paris, où figurait un rare et important vase polychrome peint par Alfred Renaudin. D’une hauteur de 108,5 cm, à haut col évasé, le lot, en camaïeu bleu blanc, est décoré de chrysanthèmes et de papillons. Datant du début des années 1890, il rappelle l’époque où Alfred Renaudin a travaillé aux faïenceries Keller et Guérin de Lunéville. S’intéressant à la décoration, il y entre comme apprenti céramiste en 1881 à l’âge de 15 ans. Il est placé dans les mains expertes du vieux maître France qui n’a pas grande difficulté à lui enseigner toutes les ficelles de l’art du feu. Étonnamment doué, il possède alors le feu sacré qui donne à l’individu une envie impétueuse de peindre et de dessiner. Révélant très vite de brillantes dispositions, il suscite l’intérêt de ses patrons, mais de l’un de leurs amis, le baron Maurice de Ravinel, grand collectionneur et connaisseur d’art, qui anime un atelier d’art où le jeune Renaudin est vite intégré. Estimé entre 2 000 et 4 000 €, le vase a été adjugé au coup de marteau à la somme de 4 800 €. Rappelons qu’un autre vase à chrysanthèmes et papillons a été détruit lors de l’incendie du château de Lunéville en janvier 2003.
Olivier BENA
ce rare vase peint par Renaudin a été vendu 4 800 €
Réunion de travail du Comité de Cirey-sur-Vezouze du Souvenir Français à Bertrambois
Publié le samedi 16 novembre 2019
Samedi 9 novembre 2019
Après une cérémonie et un dépôt de gerbes au Monument aux Morts, les adhérents ont rejoint la salle communale pour la réunion de travail conduite par le président du comité, Jean-Noël Jolé. Elle s’est déroulée en présence du maire de Bertrambois, Alain Biondi, de deux maire-adjoints, Agnès Renck et Fabien Retz, de Thibault Bazin, député de la 4ème circonscription de Meurthe-et-Moselle, de Rose-Marie Falque et Michel Marchal, conseillers départementaux, de Philippe Arnould, président de la Comcom de Vezouze en Piémont, et de Pascal Solofrizzo, Délégué Général de Meurthe-et-Moselle. De nombreuses associations patriotiques étaient représentées par leur président et/ou porte-drapeau de même que plusieurs actuels ou anciens élus.
Après un accueil du maire et l’évocation de l’histoire de Bertrambois notamment le Monument des Passeurs, érigé en 1973 à la mémoire des événements de la 2ème guerre mondiale, une minute de silence a été observée à la mémoire de Jean-Marie Halvick, Lise Freyermuth et d’Edith Hostert mais aussi en mémoire des victimes des OPEX à la veille de l’inauguration du Monument national dans le Parc André-Citroën à Paris. Olivier Béna a lu le compte-rendu de la précédente journée de travail qui s’était déroulée à Tanconville, le 12 octobre 2018.

Le rapport moral et le rapport d’activités du comité a laissé apparaître la présence du Comité et de son drapeau à de nombreuses cérémonies sur l’ex-canton et le secteur. Le Comité compte 76 adhérents. En 2017-2018, le Souvenir Français a participé financièrement à la rénovation du Monument aux Morts de Val-et-Châtillon, l’achat de deux livres pour la médiathèque de Cirey-sur-Vezouze et le collège. Le Comité a également financé une sortie mémorielle pour les élèves de 3ème au Struthof et au Mémorial Alsace-Moselle.
La trésorière, Ghislaine Collin, a donné lecture du rapport financier du comité sur l’exercice de 15 mois entre le 1er octobre 2017 et le 31 décembre 2018. La quête nationale 2018 du Souvenir Français a réuni en tout 630,72 € (contre 570,58 € en 2017) dont une part de 50 % est reversée à la Délégation Générale.
Olivier Béna, 1er vice-président, a ensuite partagé quelques réflexions suite à la réunion des 10 délégations du Grand-Est à la Maison de la Région à Strasbourg le 26 septembre 2019 sous la présidence du Président-Général du Souvenir Français, Serge Barcellini. Bien que le nombre d’adhérents soit confortable, il invite les adhérents à parrainer proches ou amis pour consolider la base vieilissante. De même, l’abonnement à la revue, au prix de 5 € par an, peut être souscrit. A l’occasion du 80ème anniversaire des années de la 2ème guerre mondiale, un livret est édité année par année. Il est à espérer que le Lt Bonnefoy y figurera dans celui de 1940. Olivier Béna appelle urgemment les maires à localiser les tombes de Morts pour la France dans les cimetières communaux. Le C.G.A. Serge Barcellini martèle sans cesse qu’ « aucune tombe d’un Mort pour la France ne doit disparaître ». A Bertrambois, il y a urgence à sauvegarder les sépultures du Lt Bonnefoy et de Georges Weisbecker, saint-cyrien et chevalier de la Légion d’honneur. C’est le sens même de la géolocalisation, système utilisant les nouvelles technologies, des tombes des Morts pour la France. Le Délégué Général est venu présenter aux élus de la Comcom l’application en mai 2019 à la salle fêtes de Cirey-sur-Vezouze. La Commune de Val-et-Châtillon a été la première sur le secteur à se lancer dans ce chantier ; gageons que d’autres Communes emboîteront le pas dans cette aventure passionnante. Le rosier de la Mémoire est désormais le nouveau symbole floral spécialement dédié au Souvenir Français.

Dans son intervention, le Délégué Général a rappelé l’historique du Souvenir Français et son A.D.N. qu’est la préservation des sépultures de Morts pour la France. Il a insisté sur la transmission du flambeau aux jeunes générations par le biais des sorties pédagogiques. Le Souvenir Français, créé en 1887, sera la plus grande association mémorielle du 21ème siècle. Il a donné également le calendrier des prochaines cérémonies notamment en 2020 à l’occasion du 150ème anniversaire de la Guerre de 1870. Il est également revenu sur les cérémonies en mémoire des OPEX dans le Département quelques jours avant l’inauguration du monument national. De 2014 à 2018, 6 585 élèves de tous niveaux scolaires se sont rendus sur des lieux de Mémoire, représentant ainsi un financement du Souvenir Français à hauteur de 46 996,30 €. La période du Centenaire a vu également la rénovation de très nombreux monuments aux morts débouchant sur une aide financière du Souvenir Français pour les communes à hauteur de 71 501,32 €.
Le député Thibault Bazin a félicité le Comité pour son investissement et son souci constant d’assister aux cérémonies dans tous les villages car ce sont à chaque fois d’autres visages et d’autres histoires qui sont à honorer. Il a évoqué le Monument pour les OPEX à Paris en rappelant qu’aujourd’hui encore la France se trouve sur le théâtre d’opérations militaires dans le monde et qu’à chaque instant nos valeureux soldats sont menacés et parfois meurent encore pour la France. Il y a constamment à renforcer le lien Etat-Nation car les Poilus semblent bien loin mais la réalité est bien présente notamment avec le Régiment de Lunéville.
Mme Rose-Marie Falque et M. Michel Marchal ont également pris la parole pour féliciter le Comité mais aussi pour témoigner de leur expérience personnelle. Mme Falque a invité le Délégué Général à venir présenter la géolocalisation à l’association des Maires 54. M. Marchal a partagé son expérience sur Djibouti et la paix maintenue sur place grâce à l’intervention militaire de très nombreux pays.
M. Philippe Arnould a souligné l’action du Souvenir Français présent dans 3 Comités sur la Comcom. Il a également démontré que le grand nombre de cérémonies s’explique par un manque de héros auxquels la population pourrait s’identifier comme ce fut le cas pour les générations précédentes.

En conclusion, le Délégué Général a remis officiellement le chèque de 300 € à Alain Biondi, maire de Bertrambois, confirmant la participation du Souvenir Français à la rénovation du socle du Monument aux Morts.
Un repas convivial réunissant une trentaine de personnes s’est ensuite déroulé au café de la forêt de Bertrambois.
Olivier Béna,
1er vice-président du Comité local du Souvenir Français
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