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Les Amis d’Alfred Renaudin acquièrent une toile représentant le château

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Publié le mercredi 01 décembre 2021

 

A l’occasion d’une vente aux enchères à l’hôtel des ventes Giraudeau à Tours, une toile, de format 24 X 35 cm, signée A Renaudin, datant de 1890, figurait parmi les très nombreux lots. Sans titre, elle a été notée « ruines » par l’expert de la vente. Mais pour les autochtones du secteur, ce sont bien les ruines du château de Blâmont qu’a voulu représenter l’artiste-peintre. L’association « Les Amis d’Alfred Renaudin », très intéressée par la toile s’est placée sur les rangs en déposant un ordre de vente de 2 000 €. Avec chance, malgré une enchère répétée en salle, elle a pu conclure l’affaire au prix marteau de 1 200 €, sans les frais d’adjudication et de transport. La toile avait été estimée entre 150 et 200 €. Désormais, l’œuvre apportée par son propriétaire lors d’une journée d’expertise et retrouvée comme un trésor de grenier va regagner la Lorraine. En raison de quelques accidents liés au temps principalement, elle passera d’abord entre les mains d’or de Pierre Harcos à Nancy pour un nettoyage, une restauration et un encadrement. L’objectif final de l’association serait un dépôt de l’œuvre à l’hôtel de ville de Blâmont pour le plus grand plaisir de tous, Blâmontois ou non. Même si elle n’apporte rien de nouveau sur la connaissance historique et physique du château puisqu’elle ressemble de près à une ancienne carte postale, la toile est de nouveau un témoignage en couleurs de cet amoureux des vieilles pierres qu’était Alfred Renaudin même dans ses jeunes années. Pour mémoire il existe d’autres toiles référencées représentant sous différents œuvres la clef de voûte de Blâmont.

L’association possède désormais 3 œuvres acquises grâce à la générosité de ses adhérents.

Olivier BENA

 


« Une matinée d’été à Lavaudieu » d’A. Renaudin vendue aux enchères

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Publié le lundi 22 novembre 2021

A quelques jours de la St André, une œuvre d’Alfred Renaudin, représentant l’abbaye de Lavaudieu, a été vendue aux enchères à Howald au Luxembourg par la maison de vente Kanerz Art Luxembourg. Issu de la collection privée d’un expatrié, le tableau est de format classique, 46 X 61 cm. L’huile sur toile est signée en bas à droite et annotée « Lavaudieu 1918 ». Son excellent état a permis une estimation par le commissaire-priseur entre 1 800 et 2 200 €. L’affaire s’est conclue à 1 800 € au coup de marteau.

Au bord de la Senouire, dans un écrin de prairies et de pentes boisées, se niche le village de Lavaudieu qui mérite le label de "plus beau village de France" et dont le charme ne manque pas d’enchanter les visiteurs. Son abbaye, fondée en 1057 par St Robert, le fondateur de La Chaise-Dieu, a accueilli des moniales bénédictines jusqu’à la Révolution. Il en subsiste essentiellement le cloître roman, unique en Auvergne, et le réfectoire, orné d’une grande fresque d’influence byzantine du 12ème siècle, et abritant un christ roman d’une émouvante beauté. L’église recèle aussi un remarquable ensemble de peintures murales de l’Ecole Italienne du 16ème siècle : scènes de la Passion, unique et très curieuse allégorie de la Mort Noire.

C’est sans doute pour toutes ces raisons que Renaudin a dû être subjugué par ces lieux pittoresques à son arrivée en Auvergne pour se réfugier à la fin de la Grande Guerre. Il y installe ainsi à plusieurs reprises son chevalet pour faire ressortir la splendeur et les lumières de ce joyau patrimonial qu’entretient avec ténacité l’association Vallis Dei. En 1925, la seule toile envoyée par l’artiste au Salon des Artistes français est une représentation de l’abbaye.

Vallis Dei, via son depuis président d’honneur, Daniel Bailly, est en lien depuis plus de 10 ans avec Olivier Béna, avant même la constitution de l’association des Amis d’A. Renaudin. C’est ainsi qu’en 2012, des contacts avec une commissaire-priseur ont permis l’acquisition d’une toile semblable à cette dernière et datée de 1925, pouvant être celle du salon ? Tout récemment, une œuvre représentant le splendide cloitre (exposée en 2015 à Lunéville et reproduite dans les deux ouvrages d’exposition) de 1918 a été également acquise au prix de 4 500 €. Elles sont exposées dans le petit musée de Lavaudieu dont l’association a la charge. Une 3ème toile appartenant à un collectionneur privé a été exposée à Toul il y a quelques mois et illustre l’une des pages du magnifique livre Alfred Renaudin (1866-1944), toujours en vente auprès de l’association.

Olivier BENA

Lien : association Vallis Dei - les Amis de Lavaudieu: http://www.abbayedelavaudieu.fr/


La toile représentant Lavaudieu a été adjugée à 1 800 €


ART : Alfred Renaudin s’éteignait il y a 77 ans

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Publié le dimanche 07 novembre 2021

Auteur : Olivier BENA

Dans la nuit du 9 au 10 mai 1940, une des premières bombes tombées sur Nancy échoue sur l’arrière de la villa Ambiel, rue Pasteur, où se situe également l’atelier du maître. La famille Renaudin quitte la Lorraine pour rejoindre Fontannes en Haute-Loire, où ils avaient été si bien accueillis à la fin de la Grande Guerre.

Le 23 mai 1940, son gendre, Jean Biet, lieutenant du 43ème régiment d’infanterie coloniale, meurt pour la France à Sedan à 31 ans. La famille avait été également endeuillée avant leur départ précipité par le décès de Mme Zeller le 2 février 1940. Renaudin trouve consolation dans son art et dans l’affection des siens qui l’entourent notamment grâce à la venue au monde de son petit-fils, Jean-François.

Son atelier auvergnat est une modeste grange attenante à la ferme où il habite. Le feu qui a marqué sa vie vient le frapper une ultime fois lorsque le 3 novembre 1942, en fin de soirée, le foin et la paille s’embrasent laissant réduit à néant son univers et cet endroit de création. Tout le labeur produit sur place est détruit de même que toutes les toiles précieuses sauvées lors du bombardement nancéen. C’est le travail de plusieurs années et le meilleur de toute une vie qui partent en fumée ! Très affecté de ces pertes inestimables et irréparables, il accepte l’épreuve comme celles déjà traversées auparavant avec un courage extraordinaire. La seule chose qui selon lui permet de combler ce vide, c’est de travailler davantage. Il reprend de plus belle et continue ses longues et nombreuses séances de peinture en plein air.

Tout s’arrête brusquement lorsque le 7 novembre 1944, à 11h30, alors qu’il s’apprête à terminer une toile aux bords de l’Allier. Il est subitement terrassé par un malaise et s’éteint sans même pouvoir prononcer un seul dernier mot. Il est inhumé provisoirement dans le petit cimetière du village avant que sa dépouille ne puisse être transférée, mi-août 1946, dans le caveau familial Zeller, situé dans le cimetière du bas de Val-et-Châtillon. Son désir, qui était de mourir sans subir la déchéance physique ou morale, a été ainsi réalisé. Il est à présumer que la providence pour laquelle il avait foi lui a offert dans le paradis des peintres une place de grand choix.

Aujourd’hui, 77 ans après sa disparition, l’association « Les Amis d’Alfred Renaudin » perpétue sa mémoire et son œuvre pour une plus juste reconnaissance de son talent au Panthéon des grands artistes. Chaque année, la tombe familiale est entretenue par une membre bénévole et fleurie au moment de la Toussaint, proche de sa date anniversaire de décès.

Olivier BENA

 

A. Renaudin repose auprès de son épouse et de ses 4 filles.


ART - Des recherches en cours sur le maître-verrier Georges Gross

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Publié le mercredi 03 novembre 2021

Auteur : Olivier BENA

Il y a quelques jours, la paroisse a été sollicitée par Odile Robert, née Gross, à propos de recherches en cours sur l’œuvre de son père, le maître-verrier nancéen Georges Gross, suite à la découverte de l’article en ligne dans le bulletin municipal spécial patrimoine religieux de 2013. Situé 12 rue Lionnois, près de l’église saint-Pierre, l’atelier, ancien atelier Janin fondé en 1835, n’a existé que sur une courte durée de 12 ans terminée par une faillite en raison d’un désaccord financier avec un responsable d’église. Toutes les archives ont été détruites volontairement de même que les maquettes et les cartons des vitraux. L’artiste n’a jamais voulu évoquer ce passé douloureux et est décédé en 2001. Pourtant, son style épuré reste très moderne pour notre époque.

En Normandie, Gross a exécuté un certain nombre de vitraux notamment à la chapelle du « Petit Lourdes » à Hérouville-Saint-Clair (Calvados) qui s’apprête à fêter les 140 ans de la consécration de l’édifice en juillet 2022. Une association s’est créée afin de sauvegarder le lieu et de le faire revivre en accueillant pèlerins et touristes. Le frère de Georges Gross était frère des Ecoles Chrétiennes dans la région où sa congrégation était implantée. Frère André Gross l’a alors mis en relation avec le mécène des vitraux de la chapelle posés en 1952 suite à la restauration du lieu endommagé après les dégâts causés lors de la Libération de Caen en juin 1944.

En 1955, le conseil municipal de Val-et-Châtillon décide de pourvoir l’église de nouveaux vitraux à l’initiative des paroissiens et de l’abbé Paul Vittemer. Elle charge Georges Gross de l’exécution d’une série de vitraux suite à un avis donné par la commission diocésaine en charge de la reconstruction des églises après la guerre. La seule exigence imposée est que saint Laurent, saint patron de la paroisse, soit représenté. Le livret diocésain à paraître « Imiter le Christ » reproduit ce dernier page 98.

A cet exemple s’ajoutent de nombreuses verrières exécutées dans des églises du diocèse et au-delà comme Amenoncourt, Ancerviller, Bayon, Bertrichamps, Briey, Herbéviller, Toul, Saulxures-lès-Nancy, …

Olivier Béna

Contact : Olivier Béna, 07 82 56 88 47

Liens :

Association « Le Petit Lourdes » : http://hsc-lepetitlourdes.weebly.com/

Bulletin municipal spécial Patrimoine Religieux de Val-et-Châtillon : http://val-et-chatillon.com/fichiers/files/bulletins/bulletin_JP2013_val.pdf

Blog et diaporama de réalisations de l’atelier Gross : https://paysnatal.blogspot.com/search/label/Gross%20%28Georges%29

 

Saint Laurent distribuant des pains, vitrail de l’atelier Gross :


Une toile parisienne d’Alfred Renaudin vendue aux enchères

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Publié le mardi 02 novembre 2021

Auteur : Olivier BENA

Le 30 octobre dernier, Me Martial Bournier a organisé une vente aux enchères classique à Charleville-Mézières dans les Ardennes. Parmi les lots figurait une toile d’Alfred Renaudin qui est différente de celle vendue aux enchères chez Me Teitgen à Nancy en 2011 en raison de la couche de poussière qui recouvrait la toile. Signée en bas à droite et notée au pinceau « Paris 1927 », l’œuvre en format portrait est de dimensions habituelles, 73 X 51 cm. Elle représente une scène de vie depuis la place du Tertre où l’artiste-peintre semble avoir posé son chevalet pour immortaliser l’instant. Place principale de l’ancien village de Montmartre, dans le quartier de Clignancourt dans le 18ème arr., elle symbolise un des lieux de la capitale les plus visites par les touristes du monde entier et est fameuse pour ses artistes-peintres et ses terrasses.

Elle est longée par la rue Norvins à la gauche du tableau. Le bâtiment faisant l’angle rue Norvins/rue du Mont-Cenis est le fameux « Hôtel du Tertre », également connu sous le nom de « Café Bouscarat ». Il a accueilli toute la Bohème de Montmartre : Picasso, Modigliani, Max Jacob, Erik Satie, et tant d’autres ! En 1930, l’établissement change de propriétaire et devient « la Bohème » ; depuis la fin du confinement, il n’a pas rouvert ses portes.

Le bistrot figuré au centre, existant encore de nos jours, est le « Café de la place du Tertre », plus connu sous le nom du Clairon des chasseurs.

Au centre est également représentée l’église Saint-Pierre ; datant du 12ème siècle, elle est considérée comme l’une des plus anciennes de Paris. Enfin, le Sacré Cœur de Montmartre se dresse au fond. La place du Tertre n’est plus aussi accessible en raison des terrasses de restaurants, qui ont peu à peu remplacé les chevalets des peintres. Cela étant, les arbres sont toujours là, tout comme les bâtiments ! Mise à prix entre 600 et 800 €, le coup de marteau final a fait remporter l’enchère à 3 500 €.

Article rédigé en lien avec Pauline Clement-Bayer, assistante administrative, du « Vieux Monmartre » : Societe d’Histoire et d’Archeologie Le Vieux Montmartre

Olivier BENA

 

Paris et ses monuments ont beaucoup inspiré Alfred Renaudin


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