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Une vue de Vézelise d’Alfred Renaudin vendue 410 €

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Publié le mercredi 23 mars 2022

Auteur : Olivier BENA


La petite aquarelle représente les bords du Brénon à Vézelise.

 

A l’occasion d’une vente de lots d’arts graphiques proposée par Mes Rouillac de l’hôtel des ventes de Vendôme figurait une aquarelle d’Alfred Renaudin représentant Vézelise et la rivière du Brénon.

D’un format de 17 X 24,5 cm, l’œuvre est issue de la collection du Dr Émile Simon, médecin-chef à hôpital de Lunéville autour de 1900. Elle a été mise en vente par ses descendants installés en Touraine.

Signée en bas à droite mais non datée, elle a très certainement été offerte par l’artiste-peintre comme il le faisait en remerciements ou par amitié.

Les couleurs très claires apportent une grande luminosité à l’ensemble de la composition. En 1907, Renaudin envoie une toile quasi similaire intitulée « Journée d’octobre à Vézelise » pour l’exposition du Salon des Artistes Français. L’année suivante, en 1908, il est classé Hors Concours.

L’association « Les Amis d’Alfred Renaudin » dénombre plusieurs œuvres exécutées à différentes époques et toutes centrées autour du Brénon. C’est le cas du vieux moulin présenté en 1923 à ce même salon parisien ou encore diverses représentations en contresens du cours d’eau, affluent du Madon. Estimée entre 150 et 300 €, le coup de marteau a conclu la vente au prix de 410 €.

Olivier BENA


La faïencerie K&G au tournant 1900 en conférence

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Publié le mardi 15 mars 2022

L’association « Les Amis d’Alfred Renaudin » organisera sa 1ère conférence de l’année 2022 à la salle de l’Ecureuil, quai de Strasbourg à Lunéville, sur le thème de la faïencerie.

Présentée par Pierre-Philippe Arnould, étudiant en droit et en histoire de l’art, cette dernière analysera la situation de la célèbre manufacture Keller et Guérin au tournant 1900.

Pourriez-vous évoquer succinctement l’historique de la faïencerie K & G ?

Désignée comme la cité cavalière, Lunéville n’en est pas moins la cité faïencière. Depuis la fin du 17ème siècle, les premiers potiers et faïenciers apparaissent. Plusieurs établissements ouvriront ensuite. Les origines de la manufacture Keller et Guérin sont à trouver dans l’implantation de la faïencerie de Jacques Chambrette (fils) en 1731. Sous la protection des ducs de Lorraine, la manufacture se développe et étend sa renommée. Mais Lunéville souffre de la fiscalité propre à la Lorraine ce qui pousse Jacques Chambrette à ouvrir une seconde manufacture à Saint-Clément alors territoire des Trois-Évêchés où les taxes douanières sont moindres. Après la mort de Chambrette, la manufacture décline. Son fils Gabriel garde celle de Lunéville tandis que Charles Loyal rachète celle de Saint-Clément qui devient alors établissement indépendant. Après un fort déclin de l’activité, la faïencerie de Lunéville est rachetée par Sébastien Keller en 1786. La manufacture ne sera dénommée Keller & Guérin qu’à partir de 1832. Les progrès techniques acquis par la faïencerie lui permettent de se développer tout au long du 19ème siècle. La réunification de Lunéville et Saint-Clément intervient en 1892 à un moment où elles dominent la production faïencière française. C’est aussi à cette époque qu’un atelier d’art sous la conduite du baron de Ravinel est créé et voit la collaboration de nombreux artistes. Une émulation sans précédent qui permet à la faïencerie de produire des pièces originales, d’une grande qualité artistique avec des formes et décors permis par une recherche technique à la pointe.

Pourquoi vous attachez-vous à cette période particulière du tournant 1900 ?

Cette période concentre les influences artistiques en vogue. La manufacture s’inscrit pleinement dans la sphère d’influence de l’École de Nancy. La participation de certains artistes l’atteste. Mais c’est surtout la recherche stylistique inédite qui permet de produire une variété que beaucoup n’imaginent pas. Bénéficiant de cette influence nancéienne, l’Art nouveau qui s’y développe en garde les caractéristiques : rigueur botanique, recherche à partir des formes organiques conjuguées avec un décor végétal élégant. L’observation de la nature devient une source d’inspiration inépuisable. La manufacture a su tirer profit de ce goût nouveau tant dans sa production artistique que dans sa production industrielle, faisant entrer cet art dans tous les foyers. Mais cette production novatrice n’est pas au goût de tous. D’autres préféreront les pièces plus classiques avec les pastiches de style rocaille et Louis XVI.

Rupture ? Continuité ?

Il y a durant cette période une rupture stylistique dans les formes et décors permise aussi par une rupture technique. La forme d’inspiration végétale est inédite. Les techniques de décor permettent aussi une production industrialisée, notamment grâce au vapo (aérographe). Toutefois, ce renouveau n’apparaît pas ex nihilo. L’Art nouveau trouve ses sources dans le gothique flamboyant et les décors floraux du Moyen Âge. Le japonisme qui l’a précédé reste une source d’inspiration. L’Art nouveau n’apparaît finalement pas tant en rupture. De plus, les styles précédents perdurent. La production de pastiches Louis XVI et rocaille reste importante et continue de plaire. Deux types de production cohabitent, pas forcément pour les mêmes publics.

Quels types de pièces présenterez-vous aux participants ?

Ayant travaillé à partir de la collection K&G du Musée de l’École de Nancy, j’ai surtout étudié ce corpus. Ma collection se rapprochant de beaucoup de pièces étudiées, je pourrai ainsi présenter des faïences variées datant de cette période : de pots couverts de style Louis XVI à des flammés Art nouveau en passant par des vases joignant forme et décor original. Quelques dizaines de pièces de cette époque pour un panorama de la production vers 1900. C’est toujours tellement préférable de voir les pièces en vrai, de pouvoir en apprécier les formes et les couleurs réelles que sur un écran ou un livre.

Les mesures sanitaires appliquées seront celles en vigueur au moment de la conférence. La jauge de 100 participants ne pourra être dépassée. Des pièces en faïence seront également exposées et décryptées. Conférence gratuite et ouverte à tous.

Propos recueillis Par Olivier BENA

Informations et renseignements auprès de l’association : 07 82 56 88 47

 


« Les Amis d’Alfred Renaudin » ont 10 ans !

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Publié le lundi 07 mars 2022

Auteur : Olivier BENA


Après 10 ans d’existence, les Amis d’A. Renaudin fourmillent toujours autant de projets.

 

Voici déjà une décennie que la belle aventure a été lancée (le 17 mars 2012) quelques mois seulement après l’inauguration de l’Esplanade Renaudin (derrière la salle des fêtes) et des journées du Patrimoine qui lui avaient été en partie consacrées. Depuis, beaucoup de chemin a été parcouru !

Forte de ses plus de 100 membres, l’association poursuit ses missions. Le principal objectif est de faire connaître et reconnaître l’artiste-peintre, inhumé au cimetière communal, parmi les grands artistes lorrains de son temps, dont beaucoup sont hélas tombés dans l’oubli.

Chaque année, l’association a l’occasion de proposer plusieurs conférences de grande qualité gratuites et ouvertes à tous autour de thèmes toujours en lien avec l’art. Cette offre de culture populaire devrait permettre de décentraliser les musées et lieux d’exposition à la campagne, mais ne rencontre pas toujours le public escompté.

De même, le recensement des œuvres et documents ainsi que le lien avec les salles de vente et divers antiquaires ont permis d’enrichir graduellement le catalogue raisonné de Renaudin. Il n’est pas une semaine sans que des nouveautés surgissent dont ne sait où. La cote de vente des toiles augmente sans cesse car l’existence de l’association et les différentes publications attirent l’œil des amateurs et des collectionneurs.

Deux expositions, et surtout deux ouvrages, en 2015 à Lunéville et en 2020/2021 à Toul, ont trouvé un public curieux de la peinture sincère et fidèle d’Alfred Renaudin.

La cohésion de l’association repose sur les rencontres lors des assemblées générales mais aussi de la sortie annuelle « Sur les traces d’Alfred Renaudin », qui conduira les adhérents à St Nicolas de Port le 25 juin prochain. Afin de localiser sa tombe, une plaque sera bientôt apposée au cimetière en accord avec la Municipalité. L’ultime défi à relever serait la création d’une salle muséale dans le Lunévillois mettant en lumière les talents du « chantre de la ruralité » mais aussi de ses contemporains, à l’image du musée Georges de la Tour à Vic-sur-Seille.

Olivier BENA


La paroisse de nouveau sur Messes.info

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Publié le vendredi 04 mars 2022

Depuis l’entrée en Carême, la paroisse du Bon Père Fourier des Vosges est de nouveau sur le site Messes.info. Ce lien permet de trouver directement le calendrier des messes et des offices célébrés dans la paroisse. Cette application existait déjà en 2013 mais avait dû être retirée ayant un coût mensuel non négligeable. Désormais pris en charge par le diocèse de Nancy-Toul, la paroisse peut donc en bénéficier sans aucun obstacle. Pour y accéder, il existe trois possibilités : le site paroissial, le site https://messes.info/ ou l’application plus fonctionnelle pour Smartphone. Cette nouvelle initiative est l’étape ultime d’information après le site internet paroissial, le feuillet affiché dans les vitrines des églises ou encore le partenariat avec le bloc-notes de l’Est Républicain.


Une toile parisienne de Renaudin adjugée 9 600 €

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Publié le mercredi 23 février 2022

Un effet Notre Dame de Paris a-t-il enflammé le prix d’adjudication ?

 

Dans les 300 lots du catalogue de la 21ème vente consacrée aux artistes lorrains et du Grand-Est chez Est-Enchères à Metz, Mes Thomas et Bock proposaient des œuvres de Gilles Fabre, Adrienne Jouclard, Jacques Majorelle ou encore Paul-Emile Colin.

Parmi elles, se trouvait une œuvre d’A. Renaudin, déjà connue sous d’autres formats, représentant une vue parisienne depuis le quai Saint-Michel dans le 5ème arr. de la capitale. Datant de 1917, au moment où la famille Renaudin fait étape à Paris avant de rejoindre Fontannes pour la fin de la Grande Guerre, elle est de format classique 51 X 72 cm.

L’eau est une nouvelle fois le thème principal du tableau puisqu’elle est dépeinte dans un ciel bleu clair mais quelque peu nuageux, mais également à travers les reflets de la scène dans la Seine qui longe le quai.

Au milieu de l’ensemble se dessine le pont St-Michel, reliant la place du même nom (sur la rive gauche) au Bd du Palais sur l’île de la Cité. Cet édifice date initialement de 1378 et a été reconstruit plusieurs fois. Le pont actuel (1857) est long de 62 m et large de 30 m et comprend trois arches en plein cintre. Au centre de l’imposte de chaque pile figure un « N », rappelant l’emblème impérial de Napoléon III.

Dans le fond gauche, derrière des arbres, se dresse la cathédrale Notre-Dame, ses deux tours facilement identifiables et la flèche de Viollet-le-Duc, réduite en cendres lors de l’incendie du 15 avril 2019. De part et d’autre de la toile se situent des Parisiens assis sur les quais ou encore des barques voguant sur le fleuve. Quelques petites touches de peinture laissent également entrevoir des personnages traversant le pont.

Mise à prix à 3 000 €, le coup de marteau final a conclu la vente à 9 600 €.

Olivier BENA


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