Par Olivier BENA

La Société « Les Gas du Val »

La première photo des Gars du Val

Faisant écho à la création de l’Union Saint Bernard (U.S.B.) à Cirey-sur-Vezouze en 1906, la Société « Les Gas du Val » est fondée en 1909 par l’abbé Deviot, qui fut curé du Val de 1896 à 1910. Bien que ses débuts furent modestes, la Société allait très vite se développer animée par son entrain, sa valeur et ses succès. Elle était composée à la fois de la musique mais aussi de la gymnastique.

Dirigée par la suite par l’abbé Filippi, venu à Val aidé l’abbé Deviot à partir de 1908, la Société devait très rapidement entrer dans une phase d’activités qui lui valut une grande renommée. Rattachée à l’Union Drouot (F.G.S.P.F.) le 10 janvier 1909, la Société a participé notamment aux concours de Lunéville, Nancy et Blâmont.C’est surtout grâce aux efforts et à la mise en œuvre de l’abbé Remy, que le groupement connut tant d’ampleur et de perfection avant guerre.

Avant la Première Guerre Mondiale, elle a participé à de nombreux concours et laissait toujours aux membres du jury une forte impression de discipline, de vigueur et de science gymnique.

En effet, l’abbé Filippi a donné à la Société le meilleur de son temps : il s’est consacré de toute son âme à la direction morale de ses jeunes et communiquait à la Société son inlassable activité. Son moniteur général, Monsieur Gustave Gigleux, avait su, d’autre part, former une élite de gymnastes qui ne craignaient pas de rencontrer les sociétés les plus anciennes de la région.

L’abbé Mercier, successeur de l’abbé Filippi, s’est lui aussi consacré avec beaucoup de dévouement envers la Société.

La guerre de 1914-1918 devait malheureusement arrêter ce bel essor. De même que la Société dispersa ses médailles, ses palmes,

son drapeau, elle dispersa également ses membres sur les différents points du front de bataille. La France demanda de nombreux sacrifices aux Gas du Val. Ils surent les lui accorder en puisant dans les leçons qui leur avaient été données : le courage, la force, l’abnégation.

Au lendemain de la guerre, tout était à refaire, tout était à reconstruire. Certes, la ligne de conduite avait été tracée avant la guerre. Il suffisait de rassembler les débris et de poursuivre la route où elle avait si brillamment cheminé jadis.

De nouvelles difficultés allaient surgir où il fallut un grand courage pour les affronter : des difficultés financières, matérielles et de réorganisation. Mais l’abbé Seel, curé du Val, aidé de son dévoué moniteur général Gigleux, retroussèrent leurs manches afin de vite se remettre à la tâche et enregistrer des résultats très encourageants. Ayant adjoint la Préparation militaire à son programme, la Société « Les Gas du Val » fut reconnue par l’Etat le 1er août 1922, sous le n°10 320. Elle participa de nouveau à de nombreux concours dont celui de Nancy en 1924 où elle obtint une médaille d’or.

Hélas, la Société fut frappée par le destin : le 12 octobre 1924, la mort devait lui ravir son cher moniteur Gigleux. Très marquée par le décès de celui qui avait tant œuvré pour la Société, un moment de doute s’installa et on crut que la Société allait péricliter. Douloureusement éprouvée, elle se redressa tel un géant et fit face au Devoir en trouvant une nouvelle énergie et une nouvelle volonté. Soutenue par son Conseil et son Président de l’époque, M. Farner, animée par l’abbé Seel, et dirigée par M. Camille Colson, nouvellement nommé moniteur général, elle retrouva vite sa belle activité. Elle obtint de nombreuses récompenses aux différents auxquels elle participa.

Olivier BENA

 

Retrouvez quelques photographies de l’exposition qui eut lieu en mai 2010 :

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

Merci à toutes les personnes qui ont prêté des documents.